Ce que mange un expat en huit questions

Les copains de France comme les collègues thaïs nous ont souvent posé la question de ce que mange un expat, au quotidien… Quand nous vivions à Shanghai, dans les supermarchés, les inconnus Chinois n’hésitaient même pas à aller fouiller notre chariot pour savoir ce que nous pouvions bien acheter (oui oui, mais on s’habitue… c’est fait gentiment). Au début je trouvais ça bizarre, parce qu’on ne s’est jamais tellement questionnés sur le sujet et les choses se sont faites naturellement…

Mais en fait, il est vrai qu’en vivant au croisement de plusieurs cultures, nos habitudes alimentaires se sont forcément adaptées et ont évolué pour créer notre environnement culinaire spécifique… Bref, un petit point sur le sujet, que j’ai écrit avec grand plaisir… parce que chez nous, on adore la bouffe, la manger et en parler!

 

1. T’en as pas marre du riz?

Ben oui! Enfin moi oui! Je n’ai jamais aimé ni la texture ni le gout du riz, et après la première année en Chine ben j’ai arrêté le riz! Je fais quelques exceptions pour le riz gluant thaï, ou des desserts à base de riz, mais c’est tout. Ca étonne toujours nos amis locaux qui du coup se disent que je dois avoir faim, mais finalement, les plats de légumes et de viande, c’est bien meilleur!

Khao Niao Mamuang

Papa-Tout-Terrain c’est tout le contraire. Il mange du riz tous les jours depuis qu’on s’est rencontrés et il en est ravi. L’autre jour, il me disait que quand on quitterait l’Asie, il faudrait absolument acheter un « rice cooker » avant de partir, parce que le riz allait trop lui manquer.

Les enfants, ils mangent du riz tous les jours aussi, mais ce n’est pas vraiment une référence, parce qu’eux, on pourrait les nourrir que de pâtes et de riz en ce moment. C’est des enfants, quoi.

 

2. Alors vous mangez « thaï » à tous les repas?

Ben non. On peut aimer son pays d’expatriation sans en déguster les spécialités tout le temps. Je mets d’ailleurs au défi n’importe quel Français de France, de notre génération, de manger de la blanquette ou du cassoulet tous les jours! Le plaisir est dans la variété. Nous passons du thaï au mexicain au chinois au français, sans méthode, au gré de nos envies et des ingrédients sur lesquels nous tombons.

En revanche, il est vrai que la base de notre alimentation ici est thaïe. Le midi c est cantine locale pour tout le monde. En week-end et en voyage, c’est souvent thaï aussi, parce que facile à trouver et très bon!… Et le soir, si on n’a pas le temps de cuisiner, on rapporte de la nourriture locale des petits marchés du coin!

Repas Thai rapporte du marche

 

3. Et vous cuisinez souvent « thaï »?

Non plus. Jamais en fait. C’est très simple et pas cher d‘acheter de bons plats locaux sur des marchés ou dans des restaurants, à emporter. Même nos collègues thaïs font ça, parce que préparer la cuisine traditionnelle est plutôt chronophage. Avec le temps, finalement, on a appris à faire un certain nombre de plats d’ici, qu’ on garde sous le coude pour faire goûter à la famille et aux copains quand on rentre en France, et qu’on refera quand on aura quitté la Thaïlande et que la bouffe d’ici nous manquera!

Plat Thai

 

4. Ben, vous cuisinez jamais, alors?

Chez nous si, on cuisine beaucoup, parce qu’on doit avouer qu’on a un petit faible pour tout ce qui est de manger et pour la convivialité des repas en famille et entre amis. Les soirs de semaine, on cuisine à l’occidentale parce que ça va plus vite: on est bien entrainés. Comme tout le monde, on fait des quiches, des gratins, des soupes chaudes et froides, des pâtes, des salades, des pizzas. On fait tout « maison » car les plats préparés ne sont pas très répandus, ici, et qu’en plus on trouve ça pas très bon. On limite juste un peu l’utilisation du fromage, parce qu’on ne trouve pas beaucoup de variétés, et que les prix ne sont pas en rapport avec la qualité.

Tomates Farcies

 

5. Vous trouvez de tout ici?

Quand on cherche vraiment, on trouve de tout, mais ça peut coûter cher et il faut parfois faire beaucoup de kilomètres. Du coup, on restreint notre cuisine aux ingrédients qu’on trouve facilement. Pour la viande, par exemple, on finit par surtout manger du poulet, car les autres viandes sont plus difficiles à trouver, ou alors médiocres. Il y a bien sur des boucheries spécialisées avec d’excellents morceaux, mais à raison de cent kilomètres l’aller-retour, le bilan carbone est plutôt élevé! Au fil du temps nous glissons donc vers de plus en plus de repas végétariens.

On passe au vegetarien...

En revanche, c’est parfois un plaisir de retrouver des spécialités de chez nous. Une fois tous les deux ou trois mois, nous faisons une grande expédition dans un supermarché plus occidentalisé et rapportons boudin noir et boudin blanc, pâtes feuilletées, camembert, chocolat, tarte aux pommes et saucisson. C’est souvent notre bon plan des week-ends de découragement ou de déprime!

 

6. Il ne vous manque rien alors?

Presque rien, et ce qu’on ne trouve pas facilement, on a des petits trucs pour compenser. A chaque fois qu’on rentre en France, on bourre la valise de « pâtés-de-Mamie-Tout-Terrain », qui prépare avec amour terrines et rillettes à notre intention. De France, nous rapportons aussi de la pâte à sucre et des déco pour les gâteaux d’anniversaire, moments primordiaux de la vie des enfants. Ca justifie bien le poids dans la valise.

Vive la pate a sucre!

Et des morilles, pour les jours exceptionnels, parce que c’est léger et très bon!

Magrets de Canard aux morilles

Nous faisons régulièrement notre pain. A Shanghai on en trouvait du bon, ici on cherche toujours… en même temps c est pas long, ce n’est pas très difficile, et ça épate les copains. Ça marche aussi pour la brioche, le pain viennois et les bretzels… Un délice!

Pain Maison

Et pour finir, j’ai appris à faire les rillettes de canard (ou de poulet en désespoir de cause) et le pâté en croûte. Ca date de ma première grossesse, parce qu’on n’était pas sûrs du respect de la chaîne du froid dans les commerces chinois et qu’on ne voulait pas prendre de risques sanitaires. Apres, j’ai aussi voulu acheter un cochon entier, pour en faire des pâtés, mais Papa-Tout-Terrain a refusé. Il parait que c’était une lubie de femme enceinte… Dommage, j’aurais trouvé ça cool. Et vous, l’idée ne vous a jamais caressé l’esprit?

 

7. Et vous buvez quoi?

De l’eau comme tout le monde. Et puis du thé et de l’eau chaude depuis la Chine. Et puis des noix de cocos depuis la Thaïlande. Et de la bière, qui est légère et fruitée en Asie. Elle est très bonne mais pas vraiment forte!

Mercurey Premier Cru

En Chine le vin était un peu cher mais pas trop. En Thaïlande c’est la loose, car il y a des taxes très prohibitives à l’importation d’alcool. C’est à peine si à 20 euros on a une bouteille de super piquette! Ar ailleurs, le vin se conserve mal, ici, à cause de la chaleur… Du coup, nous rapportons un tout petit peu d’excellents vins de France, que nous réservons seulement aux très grandes occasions (merci aux Grand-Parents-Tout-Terrain pour les cadeaux!!!)

Chateau-Chalon 2006

En parallèle, on s’est mis aux digestifs, fort taxés aussi, mais qu’on consomme forcément en quantités moindres… et puis entre les enfants-qui-dorment-pas-la-nuit, les grossesses et les allaitements, c’est pas comme si on avait l’occasion de picoler beaucoup!

 

8. Vous mangez quoi quand vous rentrez en France?

Nous avons beaucoup de chance parce les Grands-Parents-Tout-Terrain sont de fins cuisiniers et mettent toujours les petits plats dans les grands pour nous recevoir. Ils connaissent les plats que nous aimons et qui nous font plaisir. Ils nous gâtent ainsi dès la descente de l’avion et jusqu’ au dernier jour! Nous avons beaucoup de plaisir à passer de beaux moments conviviaux, à table, en retrouvant la famille! Du coup, c’est bizarre, on repart toujours avec plus de kilos qu’on était venus…

 

Et vous quelles sont vos spécialités et vos spécificités culinaires? Ça vous arrive de manger « thaï »?

 

Bonus

Scolarisés dans une école américaine, les enfants découvrent aussi, petit à petit, les « spécialités » d’outre-Atlantique. Récemment, je leur ai préparé un plat de « jelly », qu’ils ne connaissaient pas… vous savez, c’est ce dessert qui fait « blop blop » dès que ça bouge un peu. Petit-Deux a sauté de joie: « Oh, un dessert à caresser! ». Je ne sais pas d’où lui vient l’idée, mais effectivement, à chaque fois qu’on lui propose de la jelly, il prend le temps de la caresser longuement, avant de l’engloutir!

 

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Le Sanctuaire de Phimai

Nous profitons d’un long week-end et de l’invitation au mariage de P’Kung pour visiter une partie du sud de l’Isan que nous ne connaissons pas encore. Direction le parc historique et le sanctuaire de Phimai, puis le musée national de Phimai . En chemin, nous découvrirons aussi, par hasard, les vestiges du village préhistorique de Ban Prasat, qui valent le détour si l’on est dans le coin.

 

Le Sanctuaire de Phimai en Pratique:

  • Coordonnées GPS: 15°13’08.2″N 102°29’40.5″E
  • Prix adulte: 100 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents. Un dépliant –de qualité- en français nous a été fourni en même temps que le ticket.
  • Prix enfant: au jugé, nos enfants (3 et 5 ans) sont entrés gratuitement
  • Ouverture de 7h30 à 18h.
  • Durée de l’activité: Prévoir 1 à 2 bonnes heures, en fonction de son amour des vestiges Khmers. Privilégier une visite tôt le matin pour limiter la chaleur et éviter les visiteurs sur les photos.

 

La saison des pluies l’impose, nous nous couvrons d’anti-moustique avant d’entamer la visite. Le temps est orageux et l’air humide: un climat idéal pour se faire piquer!

« Il y a plein de grosses pierres qui attendent des petits garçons! »… Les enfants qui trainaient des pieds en sortant de la voiture sautent de joie et se précipitent à l’entrée du site. Décidément, ils aiment autant que nous les ruines khmères!

 

Le sanctuaire de Phimai: un complexe majeur de la période khmère

Construit aux 11 et 12eme siècles, le sanctuaire de Phimai est l‘un des temples khmers les plus importants de Thaïlande. Il est construit en grès, et non en latérite comme la plupart des édifices religieux de la région de la même époque. Le grès est un matériau plus dur, moins aisé à travailler, mais plus noble, ce qui reflète le caractère d’exception de Phimai. Du coup, le bâtiment vieilli différemment, aussi, et a tendance à s’effriter, alors que la latérite, elle, se creuse de petits cratères.

Ce sanctuaire majeur est situé à l’extrême limite d’une longue route sacrée qui traversait le Royaume khmer et reliait Phimai à Angkor. C’est sans doute la raison pour laquelle le complexe de temple de Phimai est orienté vers le sud, sud-est: il « regarde » dans la direction d’Angkor.

Bêtement, je ne retrouve plus le dépliant reçu sur le site, et qui en proposait une carte très lisible et pertinente. Je crois l’avoir donné à Papa-Tout-Terrain ou mis dans une poche quand Petit-Deux a insisté pour que je lui serve de monture « parce qu’il y a des cailouuuuuuux, par teeeeeeeerre! ». Oui, il est toujours sensible de l’orteil on avait oublié de le chausser de baskets. Bref, j’ai emprunté un plan sur le site de Korat Magazine, qui permettra de se repérer:

Phimai Historical Park - Map

On entre par le sud. Sur la gauche, un « petit » bâtiment annexe, nommé Klang Ngoen sur le plan, était destiné à abriter les familles royales qui s’y habillaient, avant les processions religieuses. L’édifice n’a rien d’exceptionnel. En revanche, par sa taille, la finesse de ses linteaux et la largeur de ses couloirs de circulation, il préfigure déjà l’immensité somptueuse du sanctuaire tout entier.

Phimai - Klang Ngoen

 

Une architecture classique de la période angkorienne

Les garçons sont très impatients d’entamer enfin les choses sérieuses. Déjà, ils ont rejoint, en courant, le pont aux nâgas, qui donne accès au gopura sud de l’enceinte extérieure. Les parents aussi ont adopté le pas de course pour suivre les marmailloux. Et ne pas les perdre entre deux murs antiques. En réalité, donc, les photos datent du trajet retour. Mais permettez-moi une pause narrative pour placer quelques mots. Le pont aux nâgas symbolise le lien et le passage entre le monde des mortels et le monde des dieux. C’est un motif que l’on retrouve très fréquemment dans les édifices Hindous. Le nâga, qui a une, cinq ou sept têtes joue un rôle de gardien et de médiateur entre la terre et le ciel.

Phimai - Pont aux Nagas

Depuis, et après une intéressante discussion avec notre nounou, j’ai découvert que le nâga était également présent dans certains édifices bouddhistes de Thaïlande, où il est considéré comme un animal sacré.

Nous sommes étonnés par l‘excellent état de préservation des sculptures. Nous ne saurons le fin mot de l’histoire qu’un peu plus tard, lorsque nous tomberons par hasard sur la « réserve à Nâgas »: un champ de serpents bétonnés, aux structures en acier, et méthodiquement ordonnés en rangées disciplinées, prêts à remplacer un congénère détérioré. De toute évidence, depuis les restaurations initiées dans les années 1960, beaucoup des sculptures originales ont été déplacées au musée National de Phimai et remplacées par des copies, ce qui est, somme toute, très cohérent en termes de conservation du patrimoine.

Phimai - Pont aux Nagas et Gopura

Nous entrons dans la première enceinte par le gopura sud. Le gopura est un élément typique de l’architecture hindouiste, qui consiste en une entrée dans l’enceinte sacrée. Il représente la grandeur des dieux. Au fil des siècles, il tend de plus en plus souvent à la démesure, avec profusion de sculptures et de décorations. Le complexe de Phimai ayant deux enceintes imbriquées, l’on franchit donc deux gopuras successivement avant d’atteindre le sanctuaire. Chacune des enceintes est en réalité dotée de quatre gopura, soit un par mur d’enceinte.

Phimai - Passage Central entre l'enceinte exterieure et l'enceinte exterieure du complexe

Toujours au pas de course, nous atteignons le passage central, qui mène à l’enceinte intérieure de l’édifice. J’arrive à mettre la main sur Petit-Deux qui accepte mollement de m’attendre. Petit-Un, de la voix, tente d’exciter son frère en l’intéressant à de nouvelles découvertes. Je souffle comme un vieux buffle en fin de labour. Décidément, le marathon n’est pas d’actualité pour moi à six mois de grossesse! Derrière le deuxième gopura, plus grand et plus somptueux, on commence à deviner les Prangs du sanctuaire central. La perspective et l’alignement architectural sont étonnants et magnifiques. Papa-Tout-Terrain me fait remarquer que si nous étions seul sur le site, l’on pourrait voir le sanctuaire central depuis le pont aux nâgas, et sans doute même depuis l’entrée de l’allée principale.

Phimai - Sanctuaire Central

 

La somptueuse enceinte intérieure du sanctuaire de Phimai

Nous atteignons enfin la partie la plus centrale du complexe. La zone comporte deux Prangs, une bibliothèque ainsi que le sanctuaire principal. Si les bâtiments annexes et l’enceinte extérieure sont de grès rose, les édifices religieux principaux ont été bâtis dans un grès gris très clair, qui leur confère encore une majesté plus grande. Les Prangs sont magnifiquement ornés de sculptures aux motifs religieux. Tout comme les nâgas, ce sont certainement des copies, car nous en retrouverons des rangées sagement alignées à côté des serpents.

Phimai - Sanctuaire Central

Cela ne retire rien à la noblesse et a l’éclat architectural des bâtiments. Certains linteaux sont sculptés avec une finesse et une élégance que nous avons rarement rencontrées jusqu’ alors. Les encadrements des ouvertures, des gopuras et mêmes des allées de circulation des enceintes, sont adroitement décorés de personnages mi religieux, mi facétieux.

Phimai - Linteau de porte

Ca y est, on a perdu Petit-Deux! Il était là il y a deux secondes. Il voulait partir à droite, pendant que Petit-Un développait les raisons pour lesquelles il souhaitait visiter la galerie d’enceinte, sur la gauche. Je n’ai pas entendu pas grand-chose des raisons de Petit-Un. Il se trouve déjà à une bonne cinquantaine de mètres, et ne vois plus Petit-Deux. Papa-Tout-Terrain part à sa recherche. Sans succès. Heureusement l’asticot réapparaît quelques secondes plus tard, fort content de lui, après avoir fait seul le tour de la bibliothèque.

Nos enfants commencent à apprécier une certaine indépendance lors des visites, mais n’ont pas toujours le réflexe de nous avertir de leurs explorations, ce qui nous cause souvent des sueurs froides. Ils ne sont que deux mais nous passons toujours une bonne partie de nos visites à compter « Un, deux… c’est bon! »… « Un, deux… c’est bon! »… « Un… Ou est deux?… Ah, deux, c’est bon… » J’imagine que c’est le lot de tous les parents, mais avez-vous été jusqu’à vraiment égarer des enfants en visite? Et comment leur avez-vous appris à s’éloigner, dans le respect de consignes élémentaires de sécurité?

Phimai - Le Sanctuaire Central

Nous retournons au point de départ par le chemin des écoliers. Nous zigzaguons entre les zones architecturales centrales et les allées qui longent l’enceinte extérieure. La finesse et l’omniprésence des bas-reliefs, sur tous les bâtiments, jusqu’aux plus humbles, ne cesse de réjouir nos regards.

Phimai - Mur de l'enceinte exterieure

Le Musée National de Phimai

Le Musée National de Phimai en Pratique

  • Coordonnées GPS: 15°13’29.4″N 102°29’40.0″E
  • Prix adulte: 100 THB pour les étrangers, 20 THB pour les Thaï. Dans l’empressement, on a payé le prix « étranger » sans demander le prix « thaï »… Bon, en même temps, on participe ainsi à la préservation de ce très beau patrimoine.
  • Prix enfant: gratuit
  • Ouverture de 9h00 à 16h00.
  • Durée de l’activité: 35 minutes au pas de course, poussés par les enfants et l’heure de fermeture. Dans l’idéal, compter plutôt une heure à une heure et demie.

 

Nous complétons notre découverte du sanctuaire de Phimai par la visite du musée de la ville, après une pause glacée. Petit-Deux a une petite langue et met tant et tant de temps à venir à bout de son cône à la fraise que nous arrivons bien tard et manquons de peu de trouver porte close. Il est vrai aussi que le musée ferme particulièrement tôt, à 16 heures.

Musee National de Phimai - Linteau

Il serait pourtant dommage de le louper! Ses collections sont d’une grande richesse. En particulier ses sculptures et de bas-reliefs khmers, particulièrement bien conservés, restaurés et mis en valeur. La plupart des œuvres datent des 10 aux 13eme siècles, et sont de nature religieuses, principalement influencées par l’Hindouisme. J’ai le plaisir de noter que Petit-Deux connait et reconnait désormais parfaitement les nâgas. En dehors des nâgas et des dragons, il faut admettre que les musées ne sont pas (encore) les terrains de jeux favoris des enfants. Les bâtiments heureusement fournissent escaliers et rampes pour handicapés qui leur permettront de belles glissades, pendant que les parents se passionnent pour des images de Shiva et de Vishnu.

Musee National de Phimai - Linteau

Le musée présente des pièces magnifiques, et propose un panorama très intéressant d’œuvres rapportées de plusieurs temples, majeurs et mineurs, de l’Isan. On y trouve des statues Hindoues et des statues bouddhistes, plus récentes. Et surtout de très nombreux linteaux qui représentent avec force détails et personnes des scènes de cérémonies religieuses. Les œuvres sont bien éclairées et mises en valeur. L’exposition des plus grosses pièces, dans un hangar extérieure, est sans doute, d’ailleurs, encore plus somptueuse

Musee National de Phimai - Fronton

Malheureusement, nous avons eu un peu peine à trouver une cohérence d’ensemble dans l’exposition. Les sculptures sont mélangées avec des armoires et des bijoux, et la progression historique n’est pas évidente. Il ne semble pas y avoir de ségrégation géographique non plus. Même les différentes religions paraissent vouloir se mêler les unes aux autres. Le manque de commentaires d’ordre général, en anglais, vient renforcer ce sentiment de confusion. Avec quelques jours de recul nous avons beaucoup apprécié cette visite, visuellement, mais restons un peu sur notre faim, en regrettant de ne pas en avoir appris plus.

Musee National de Phimai - Vases

 

Autour de Phimai

Nous finissons le musée assez fatigués d’une journée déjà riche en visites et en événements. (Et un peu éprouvés par une maxi-colère de Petit-Deux.) Du coup comme une cruche, j’en oublie la promenade prévue de Sai Ngam, une petite île entièrement recouverte des ramifications d’un banian géant. Les photos avaient pourtant l’air magnifique!… Bref, si vous préparez une excursion à Phimai, ne faites pas comme nous, n’oubliez pas bêtement cette étape!

Sur le chemin du retour vers Korat, nous faisons enfin une dernière halte à Prasat Hin Phanomwan, un ancien sanctuaire khmer, désormais totalement dédié à la religion et aux cérémonies bouddhistes. On va dire que c’est la nature, mais j’ai un peu honte d’avouer que je m’étais endormie en route… Bref je n’ai pas eu l’énergie de descendre de la voiture pour visiter le site. A la place, j’ai mangé un bonbon « hamburger » avec Petit-Deux, tout en gardant un œil sur Petit-Un, qui n’avait même pas daigné se réveiller.

Prasat Hin Phanomwan

Papa-Tout-Terrain a été plus courageux, et a apprécié le détour. Il a été très impressionné par les énormes Bouddhas installées dans les allées et les sanctuaires principaux, et par l‘intensité du culte qui leur était rendu.

Prasat Hin Phanomwan

 

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P’Kung’s Wedding

There was a very special day last week-end: P’Kung’s wedding day! I had known P’Kung since last year, when she joined our « Customer Service » team. Together, we went through hardships and also met great successes. But most importantly, at all times, P’Kung had brightened our team’s atmosphere with her nice smile and her great kindness. I was really happy to know P’Kung was about to get married and even happier to be invited to join, for this very special day. This was the first time we were invited to a traditional Thai wedding!

It seems that wedding ceremonies are traditionally organized in the brides’ hometowns. That is why P’Kung was going to get married in Nakhon Ratchasima. This was good news for us: apart from its capital, we like this region a lot for its nice landscape, its fascinating history and cultural heritage, as well as for its handicrafts.

P’Kung and her future husband recently had a traditional Thai house built there, around which wedding party had been planned. Wedding ceremony by itself would mainly be organized inside the house. Related activities such as meals, music and dancing would be arranged in the nearby garden.

It is the beginning of rainy season. Luckily the sun is shining for P’Kung’s big day! The night before, a huge thunderstorm has washed away all clouds and nicely refreshed atmosphere. The ground is just a little muddy, so we are invited to wear casual shoes, which makes us feel comfortable immediately.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries et l'equipe du Customer Service

I am really happy to see again the whole « Customer Service » team! Everyone from the team is wearing matching Thai traditional clothes. How beautiful they are! With a great kindness, Noon will guide us during all wedding activities and explain for us the different steps of the traditional ceremony, in Thailand. On the very morning, she says, the groom came to the bride’s house, and had to cross a symbolic fence of braided flowers hold by guests, keeping him away from his future wife.

We are led to the newlyweds’ bedroom. Inside, P’Kung and P’O’s house is bright and new and really pleasant. Rooms are spacious and sunny. And very busy too. Family, friends and neighbors are there to congratulate and praise the couple. The living-room has been dedicated to receive foods and offerings brought earlier to the bride and groom, in procession. It looks like we missed the beginning of ceremonies…

Our children are in very good hands. My nice colleagues help them taking off their shoes and climbing up the stairs. Surrounded with so many beautiful young ladies, our boys look really happy, though somehow impressed.

Mariage Traditionnel Thai - les enfants sont bien entoures

At last, we meet up with P’Kung. She is a beautiful bride, in her traditional golden dress! Even more, she radiates happiness. On her forehead, three dots have been drawn as a blessing, with a paste of powder and water. We are both pregnant of around the same term, and pregnancy really suits P’Kung. Since early in the morning, Little-Two has been expecting to see the bride. All the way, he could not help speaking about her (and we all know that Little-Two can talk a lot…)… but, still, I am quite surprised to see him jump on P’Kung’s lap and kiss her on both cheeks!

Petit-Deux embrasse la mariee

It is the first time I meet with P’O, the groom. Kindness and serenity are radiating from his face. I like him immediately. I wish him the greatest happiness, for himself and his family. In the meanwhile, Little-One is very busy taking pictures with my pretty colleagues. After usual congratulations and blessings, wedding ceremony is carried on under the house, in an open space where traditional wedding scenery has been arranged.

The newlyweds are seated in front of their audience, the groom on the right side. They are crowned with white circlets, linked together with a thread representing bounds which shall attach them together forever, for the good and for the bad. Then, the groom fastens a gold necklace around the bride’s neck, symbolizing financial safety and stability he commits to bring to his future family.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries

Then come the bride’s and the groom’s parents. They praise and bless the young couple, by pouring scented water on their hands, with a shell. They are followed by family, friends, neighbors and relatives, who will proceed to the same ritual. Noon explains us she will not join this ceremonial, as you must be older than the newlyweds to be allowed to.

Mariage Traditionnel Thai - On verse l'eau benite sur les mains des maries_1

I am getting a little tired. My colleagues kindly propose me to sit among older ladies from the assembly, with the boys by my side. Children have been placed close to a really big box, containing small gifts for guests. They are very excited to help unwrapping gifts from the box. In parallel, they hunt for bugs to give to Noon, who will gently keep collecting them with the greatest patience.

Mariage Traditionnel Thai - La ceremonie

It is our turn to give our blessing to the young couple. We carefully observe preceding guests, so as to avoid mistakes. I am going first, together with Little-One. The latter is responsible for carrying our wedding gift, in an envelope. One of my young colleagues provides us with a shell, full of scented water. Little-One enthusiastically grabs it and pours water… on flowers placed besides the groom. Everybody tries to restrain his laughter. Our second try, on the groom’s hands, is much better. And then comes the brides’. Our envelope is a little wet, but we did not do so badly, after all!

Mariage Traditionnel Thai - Felicitations aux maries

Then, we receive as a gift a lovely colorful towel, nicely wrapped in a glass, and decorated with a pretty bow. We will be happy to bring back home this cute souvenir from P’Kung’s wedding! After a few more pictures, wedding ceremony comes to an end. It is now time for sharing wedding meal together. Noon explains us that the bride and groom’s relatives have spent the whole night cooking. What a huge piece of work! But its result is superb! All dishes are excellent! A large glowing pink fish is particularly exquisite. I am very happy to get the chance and spend some more time with « Customer Service » team, sharing this great lunch. A few moments later, even P’Kung can join us! Almost everybody is here!

Le repas de mariage traditionnel Thai

Little-One has been hearing music playing for some time. He cannot wait to go dancing. Though his Dad has escorted his to the dance floor, he seems much more interested in my lovely colleagues –to which he will keep referring for all week-end! After a little while, he is even invited to join dancers and singers, on the stage! What a great experience!

Mariage Traditionnel Thai - Le bal

Wedding party is almost finished. As Noon explained us, traditional weddings in Thailand will take place in the morning. Tired with so many discoveries and nice encounters, our children need a nap, anyway. From our side, we have been really happy to join and share P’Kung and P’O’s joy. My husband has taken many great pictures, and we will keep really great memories of their wedding!

… After coming back home, the children could not help opening their towels-gifts… and loved them! They found them so soft and smooth that they now sleep together with them!

Thank you so much, P’Kung and P’O! We wish you the greatest happiness for your future family!

 


By exception, I wrote this article in both French and English, as a great thanks to P’Kung, her new husband, and all my great colleagues from « Customer Service » team! It was so good to see you all again! Thank you all for the really nice time we had together! Thank you!!!


To French Version – Article en français

 

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Le mariage de P’Kung

Ce week-end est un week-end spécial: celui du mariage de P’Kung. J’ai connu P’Kung l’année dernière, lorsqu’elle a rejoint notre équipe du « Customer Service ». Ensemble, nous avons traversé des difficultés, et connu de belles réussites. Par tout temps, P’Kung illuminait l’équipe de son sourire et de sa bienveillance. Aussi étais-je heureuse d’apprendre qu’elle allait se marier, et plus heureuse encore qu’elle nous invite à partager ce jour si spécial. C’était la première fois que nous étions invités à un mariage traditionnel en Thaïlande.

Il est semble-t-il de coutume d’organiser la cérémonie dans la région d’origine de la mariée. P’Kung s’est donc mariée à Nakhon Ratchasima. Ça tombe bien: en dehors de la capitale provinciale, c’est une région que nous aimons beaucoup: nous la trouvons très belle pour ses paysages, et très riche pour son histoire, sa culture et son artisanat.

Là-bas, P’Kung et son futur mari se sont fait construire une belle maison traditionnelle, autour de laquelle a lieu la fête. La cérémonie du mariage sera principalement organisée dans la maison. Les réjouissantes annexes, le repas, la musique et le bal auront lieu sous un chapiteau installé juste à côté.

C’est le début de la saison des pluies, mais par chance, le ciel nous épargnera durant les réjouissances. La veille en revanche, un énorme orage a délavé les environs, rafraîchi l’atmosphère et rendu boueux le terrain alentour. On nous invite donc à déambuler en tongs. Nous n’en n’avons pas, ce qui règle la question, mais nous nous sentons tout de suite à l’aise, devant la gentillesse conviviale de nos hôtes.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries et l'equipe du Customer Service

Je retrouve avec grand plaisir toute l’équipe du « Customer Service ». Tous ont revêtu des costumes Thaï traditionnels et assortis. Comme ils sont beaux! Noon a la gentillesse de nous guider durant tout le mariage et de commenter les différentes étapes de la cérémonie traditionnelle. Elle nous explique que le matin même, le marié s’est rendu dans la maison de la mariée, et qu’il a symboliquement dû franchir une barrière de fleurs tressées, qui le séparait de sa future femme.

On nous conduit à l’entrée de la chambre des futurs époux. L’intérieur de la maison de P’Kung et P’O est très agréable: tout neuf et de bois blond. Les pièces sont grandes et lumineuses. Très occupées aussi. La famille, les amis et les voisins se pressent, nombreux, pour présenter leurs respects aux mariés. Une pièce a été organisée pour recevoir les offrandes de nourriture. Je crois que nous avons loupé le début de la cérémonie, pendant laquelle nourriture et cadeaux ont été apportés en procession au jeune couple.

Les enfants sont entre de très bonnes mains. Mes collègues les aident à retirer leurs chaussures, à grimper les escaliers. Entourés de tant de si jolies jeunes femmes, les garçons sont tout sourire, quoi qu’un peu impressionnés.

Mariage Traditionnel Thai - les enfants sont bien entoures

Nous retrouvons enfin P’Kung. Elle est une très belle mariée, dans sa robe traditionnelle dorée. Et surtout, elle rayonne. Trois points d’une pâte à base de talc ont été tracés sur son front, en guise de bénédiction. Comme moi, elle est enceinte et nos bébés arriveront à peu près en même temps. La grossesse lui va très bien! Depuis le matin, Petit-Deux attendait de voir enfin la mariée. Dans la voiture, il ne parlait que d’elle (on l’on sait tous qu’il peut parler beaucoup…). A ma grande surprise, il se jette dans ses bras et l’embrasse.

Petit-Deux embrasse la mariee

C’est la première fois que je rencontre le marié. Son visage respire la gentillesse et la sérénité. Il me plait bien. Je lui souhaite beaucoup de bonheur dans sa nouvelle famille. Pendant ce temps, Petit-Un est très occupé à se faire photographier au milieu de mes jolies collègues. Apres les félicitations d’usage, le mariage se poursuit sous la maison, un espace ouvert sur l’extérieur, et où a été installé le décor de la cérémonie.

Les futurs époux s’installent sur le devant de la scène, le marié à droite, comme c’est la tradition. Des couronnes blanches, reliées par un fil, sont déposées sur leurs têtes. Le lien symbolise leur attachement pour toujours, pour le meilleur et pour le pire. Au micro, les Papas des mariés se relaient pour remercier les invités et adresser leurs félicitations au jeune couple. Le marié attache ensuite au cou de son épouse un collier d’or, qui représente la sécurité financière et la stabilité qu’il apportera à sa nouvelle famille.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries

Puis, les parents des époux bénissent tour à tour le jeune couple, en leur versant sur les mains de l’eau parfumée, à l’aide d’un coquillage. Ensuite viennent la famille, les voisins et les proches. Noon m’explique qu’elle ne pourra pas prendre part à cette partie de la cérémonie, car pour cela, il faut être plus âgé que les mariés.

Mariage Traditionnel Thai - On verse l'eau benite sur les mains des maries_1

Je fatigue un peu. Mes collègues me proposent gentiment de m’assoir au milieu des vieilles dames de l’assemblée. Les enfants sont installés à mes côtés, tout près d’un grand carton qui sert de réserve aux petits cadeaux destinés aux invités. Ils participent avec grand plaisir au déballage du carton, et en profitent pour réunir les insectes qu’ils trouvent et les offrir à Noon, qui les collectionne avec beaucoup de gentillesse.

Mariage Traditionnel Thai - La ceremonie

C’est notre tour de donner notre bénédiction aux jeunes époux. On regarde bien les invites qui nous précèdent, histoire de ne pas faire de bêtises. Petit-Un m’accompagne. Il est chargé de porter l’enveloppe qui contient notre cadeau de mariage. Une jeune collègue nous tend un coquillage plein d’eau. Dans l’enthousiasme, Petit-Un s’en empare… et arrose généreusement le bouquet de fleur placé sous les mains du marié. Tout le monde étouffe un fou rire. On recommence sur les mains du marié. Puis de la mariée. L’enveloppe a un peu pris l’eau mais le cœur y est. On ne s’est pas trop mal débrouillés.

Mariage Traditionnel Thai - Felicitations aux maries

On nous offre ensuite en cadeau une serviette joliment enroulée dans un verre et décorée d’un nœud. Nous serons ravis de rapporter à la maison cet adorable souvenir du mariage. Apres quelques séances photos, la cérémonie du mariage se clôture et l’on nous propose de passer à table.

Le repas de mariage traditionnel Thai

Noon m’explique que des proches des mariés ont cuisiné toute la nuit, en prévision de la fête. Quel travail, mais le résultat est à la hauteur! Tous les plats sont excellents! Un énorme poisson aux reflets rosés et brillants est particulièrement succulent! J’ai le plaisir de retrouver toute l’équipe du « Customer Service » autour du repas, et d’échanger les dernières nouvelles. P’Kung vient également nous retrouver. Nous sommes presque au complet!

Déjà, Petit-Un ne tient plus en place. Sous charmante escorte, il rejoint la piste de danse. Papa-Tout-Terrain le suit de loin, mais il n’a d’yeux que pour mes jolies collègues, dont il parlera tout le week-end. Quelques instants plus tard, Petit-Un est même invité à danser sur la scène qu’animent un chanteur et sa troupe de danseuses.

Mariage Traditionnel Thai - Le bal

Les festivités du mariage tirent à leur fin. Comme Noon me l’a expliqué, les mariages traditionnels ont lieu le matin, en Thaïlande. Epuisés par toutes ces jolies rencontres et ces découvertes, les enfants commencent d’ailleurs à fatiguer. La sieste sera bienvenue! De notre côté, nous sommes ravis d’avoir pu venir, pour partager le bonheur de P’Kung et P’O. Papa-Tout-Terrain a fait de nombreuses et très belles photos du mariage! Nous repartons avec de très beaux souvenirs!…

… Quant aux jolies serviettes qui nous ont été offertes en cadeau, par les mariés… les garçons n’ont pas résisté au plaisir de les ouvrir, et ils les ont trouvées tellement douces que maintenant ils dorment avec!

Merci P’Kung et P’O! Tous nos vœux de bonheur pour votre belle famille!

 

 


Une fois n’est pas coutume… cet article est en français et en anglais, en guise de remerciement pour P’Kung, son époux, et toute l’équipe du « Customer Service ». C’était un très grand plaisir de tous vous retrouver! Merci mille fois pour ces beaux moments partages avec vous!


To English Version – Article en anglais

 

 

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Laques de Birmanie: le hsun ok

« Mamaaaaan! » Je lève les yeux de mon plat de lasagnes, un peu rassurée d’entendre les enfants après de longs moments de silence. Toutes les Mamans du monde savent bien que trop de tranquillité est souvent synonyme d’une bêtise en préparation. Petit-Un pousse Petit-Deux du coude. C’est visiblement lui qui sera en charge de formuler la demande. Sans doute parce qu’il est le plus petit, les enfants ont dû estimer qu’il aurait plus de chances de succès.

« Maman, on peut prendre ton gâteau d’anniversaire dans la chambre? » Quatre petits yeux me dardent, implorants. Ce n’est pas mon anniversaire et je n’ai pas fait de gâteau. De quoi parlent-ils? Bien à son rôle, Petit-Deux me prend par la main et me conduit sur les lieux du crime. « Aghhh! Ce n’est pas du tout du tout un gâteau d’anniversaire! » Deuxième « Aghhh! », plus sonore, quand je vois les boulettes de pâtes à modeler déjà apprêtées, pour décorer le « gâteau »…

« Qu’est-ce que c’est, alors, si ce n’est pas un gâteau d’anniversaire? », poursuit Petit-Deux, tenace. J’essaie de rassembler mes souvenirs. Il s’agit d’un contenant de laque, provenant de Birmanie. Papa-Tout-Terrain l’avait déniché dans une petite échoppe du sud de Pattaya, qui importe des meubles de Bali et du Myanmar, et que nous fréquentons régulièrement. Ce jour-là, rien n’avait retenu notre attention. Le vendeur, déçu, nous avait alors introduits dans sa réserve, une pièce sombre et biscornue, pleine de bric-à-brac et de moustiques, et dans laquelle on ne pouvait s’orienter qu’à la lampe de poche. Tout y était bien trop fragile pour nos éléphants de garçons, qui avaient alors été installés en arrière-boutique, sur le lit du vendeur, et devant un dessin anime de chats.

Hsun ok

Nous avions questionné le commerçant sur les origines et la destination de cette grosse boite articulée en deux éléments, et dont la forme nous intriguait. Il s’agissait semble-t-il d’un cadeau de mariage traditionnel, et qui était ensuite utilisé, dans les familles birmanes, pour porter aux temples des offrandes de riz et des fruits. Ces énormes réceptacles étaient transportés sur la tête. Celui-ci –de fabrication récente- provenait sans doute de la région de Bagan, centre historique du travail de la laque, dans le pays.

Notre interlocuteur est ensuite revenu sur le travail de la laque. Arrivées de Chine autour du seizième siècle, les techniques de laquage se sont progressivement implantées dans l’industrie birmane, jusqu’à devenir un pilier de ses arts traditionnels. Au début du vingtième siècle, la laque était non seulement utilisée pour la réalisation de contenants pour les offrandes religieuses, mais aussi pour certaines vaisselles du quotidien.

Hsun ok

« Il faut souvent près de six mois pour la confection d’un objet laqué« , a ajouté notre interlocuteur. On façonne d’abord une base de bambou, à laquelle on confère la forme voulue. Nous le confirmons en soupesant l’objet: il est étonnamment léger. L’artisan étale ensuite une première couche d’une pâte de résine d’arbre et de sable. La matériau d’origine est plutôt orangé, mais foncera au séchage, pour devenir rouge ou noir. On laisse sécher une dizaine de jours avant d’appliquer une seconde couche, qui doit à son tour sécher, ainsi de suite jusqu’ à atteindre sept à douze couches, selon la qualité de l’objet.

Toutes les couches sont appliquées à la main, pour plus de précision et de finesse. Les dernières couches sont recouvertes d’une pâte plus fine, à base de cendres et de résine, cette fois ci. Les décorations sont ensuite gravées à la main, avant le passage d’une dernière couche de protection, transparente.

Hsun ok

« Ça ne vaut pas grand-chose », conclut le commerçant en haussant les épaules, « on en trouve partout… » Il nous en propose un bon prix que nous acceptons. Nous ne connaissons pas la valeur de l’objet mais en apprécions sa finesse. Satisfait d’avoir tout de même fait affaire, notre vendeur lustre l’objet au cirage transparent avant de nous le remettre. Depuis lors, il trône au centre de la table de notre salle à manger… et nous ignorions que depuis lors, les enfants le prenaient pour un gâteau d’anniversaire.

Fouiller dans mes souvenirs a aiguisé ma curiosité. Quelques recherches Google plus tard, je découvre que ce type de vaisselle est un classique de l’artisanat birman, et que l’objet se nomme hsun ok. De la forme d’un large stupa (édifice religieux bouddhiste), le hsun ok servait de contenant pour les offrandes religieuses, mais aussi de récipient à la table des familles royales. Sa forme semble très codifiée: une large base qui se resserre un en pied de colonnettes, puis s’évase à nouveau pour former une large panse destinée aux offrandes. Le couvercle enfin s’élève en un ou plusieurs bulbes décoratifs, surplombés d’élégantes moulures tournées.

Hsun ok

Mes explications culturelles et techniques ont d’abord intéressé les garçons… puis nettement moins à partir du moment où ils ont compris qu’ils n’auraient pas l’autorisation de décorer notre hsun ok de pâte à modeler, de toute façon. On a finalement ressorti la base « gâteau » en plastique de Play-Doh, cadeau des Grands-Parents-Tout-Terrain. Au moment où je vous écris, l’entreprise artistique des enfants est d’ailleurs en bonne voie: boulettes et boudins multicolores constellent désormais les différents étages de leur pâtisserie…

Hsun ok

… De retour à mes lasagnes, je me prends à rêver d’une expédition prochaine en Birmanie, à la découverte des fabriques de laque de Bagan…

Hsun ok

 

 

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Comment protéger bébé par fortes chaleurs

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Revue des points essentiels pour protéger son bébé ou son enfant de la chaleur, à la maison comme en voyage. Adoptez les bons comportements et sachez reconnaître les signes d’alerte en cas de coup de chaleur!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Bien hydrater bébé est primordial, par temps chaud
  • Les activités à l’extérieur par fortes températures
  • Quid du portage par fortes chaleurs?
  • S’organiser en intérieur, quand il fait chaud
  • Comment habiller bébé par fortes chaleurs
  • Bébé a trop chaud: les signes d’alerte
 Comment protéger bébé par fortes chaleurs – Télécharger en PDF

 

Fiche Pratique – Comment protéger bébé par fortes chaleurs

On recommande de conserver la chambre de bébé entre 18 et 20 degrés. Mais voilà, vous habitez dans un pays chaud, vous êtes en voyage sous les tropiques, ou alors c’est tout simplement l’été à la maison! Il y a de quoi se faire des nœuds au cerveau, d’autant qu’il est souvent carrément impossible –et impensable- d’espérer faire redescendre la température!

Pas de panique, des tas de bébés et d’enfants vivent et grandissent très bien dans les zones tropicales et subtropicales. Les températures préconisées en France sont surtout des repères pour s’orienter en hiver –et prévenir des risques liés aux pièces surchauffées.

Pour l’été ou sous des climats chauds, il importe surtout d’éviter les écarts de température trop importants entre intérieur et extérieur. En parallèle, surveillez toujours la température corporelle de bébé et veillez à ce qu’il ne se déshydrate pas.

 

Cette Fiche Pratique rappelle les principales règles à suivre, en cas de fortes chaleurs, pour sécuriser votre bébé ou votre enfant à la maison comme dans ses activités en extérieur, en se centrant en particulier sur les problématiques récurrentes de l’hydratation, l’habillement, et le portage.

 

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Cette Fiche Pratique vous a servi? Vous avez des questions? Vous souhaitez l’enrichir?… Laissez vos témoignages en commentaire!

 

Balade en Thailande par temps chaud

 

 


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Le Parc National Namtok Phlio – Chanthaburi

 

Le Parc Namtok Phlio en Pratique

  • Coordonnées GPS: 12°31’40.5″N 102°10’45.9″E
  • Prix adulte: 200 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents.
  • Prix enfant: 100 THB. Petit-Un, 5 ans, a payé. Petit-Deux, 3 ans, était gratuit -décision au jugé visuel par la vendeuse de tickets.
  • Ouverture de 7h à 17h.
  • Durée de l’activité: entre une bonne heure pour voir le principal et une journée pour une balade étoffée suivie d’une baignade paisible au milieu des poissons.
  • Précautions: bien s’équiper pour la balade, d’autant que le chemin est peu fréquenté (eau, répulsif moustique, chaussures fermées et pantalons, bâton de rando)

La découverte des lieux

C’est le week-end. Nous arrivons au Parc Naturel de Namtok Phlio en milieu de matinée. Il fait déjà très chaud et très humide, mais il semble que beaucoup des visiteurs n’aient pas encore commencé leur journée, car le parking est encore presque vide.

Une fois n’est pas coutume, on se gare à l’extérieur de la réserve naturelle et l’on n’y pénètre qu’à pied. Google Map ne propose qu’un seul accès, mais il existe en réalité six entrées au parc, qui correspondent chacune à une balade, et souvent à une cascade. Faute de mieux, j’ai photographié la carte affichée sur le site. Elle nous permettra de mieux nous orienter si nous revenons!

Plan du Parc National de Namtok Phlio

Pour rejoindre la cascade « Phlio », trois options s’offrent à nous:

  • Une route goudronnée et droite d’environ 500 mètres, avec dénivelé d’environ 100 mètres
  • Un « nature trail » à travers la jungle, pour profiter de la nature et peut-être découvrir la faune locale
  • Une voiturette de golf pour relier la cascade via la route goudronnée, sans se fatiguer

Plan d'acces a Namtok Phlio

Petit-Un et Petit-Deux tentent sans succès de me convaincre que la voiture de golf est le meilleur choix. Papa-Tout-Terrain est dans un état proche du liquide, à cause de l’humidité, et me laisse décider. Je choisis la voie la plus difficile, celle qui doit mener au paradis: le « nature trail« . Petit-Deux a des chaussures fermées et j’ai des chips dans le sac: nous sommes bien équipés!

Plan du Nature Trail - Namtok Phlio

 

En route sur le Nature Trail

Le sentier commence sur un petit pont qui enjambe le bas de la cascade. L’eau est transparente et regorge de gros poissons aux couleurs sombres. Une famille locale en visite s’est déjà installée, fesses dans l’eau, bien décidée à profiter de la fraicheur des lieux. Ça donne envie! Vivement qu’on arrive au sommet! Les enfants tentent de négocier un plongeon sans balade. Refus parental. On se baignera quand on sera en haut… mais bien tenté!

Poissons et Visiteurs - Namtok Phlio

Dès le début, ça monte dur! Puis ça descend dur! Puis ça remonte. Le chemin est assez irrégulier, avec beaucoup de pierres instables. Pas facile pour les enfants, mais ils sont vaillants. Papa-Tout-Terrain regrette d’avoir oublié son bâton de rando, pour nous protéger des serpents. Il s’en taille un, de fortune, dans le corps d’un bambou. Les enfants veulent aussi le leur. Papa-Tout-Terrain sait toujours trouver de bons bâtons: une fois de plus, il assume sa tâche avec succès. Les garçons sont ravis et tâtent le terrain de leur bout de bois. Ils tâtent tant et tant que ça n’avance plus. Nous devons nous fâcher et les menacer de confiscation pour remettre la marmaille en route.

La végétation alterne, suivant l’altitude. En bas, près de la cascade, les végétaux sont sombres, vivaces et touffus, comme dans la jungle. Des lianes tombent sur le chemin. Cela plait beaucoup à Petit-Un, qui nous demande de l’appeler « Spiderman ». Lorsque l’on s’élève, on pénètre dans des forêts de bambous, épaisses, mais lumineuses et sèches. Le sol est rendu glissant par le tapis de feuilles desséchées qui jonche le sol. Petit-Deux trébuche plusieurs fois. Il commence à bougonner. A la chute suivante, je crie, joviale: « Banana Man! ». Curieusement, ça lui plait énormément. Il continuera toute la promenade avec fierté, au cri de « Banana Man », sans plus se plaindre ni se décourager! Par crainte de voir son titre perdre en valeur, Petit-Un se rebaptise alors « Spiderman Man ». Et ça marche aussi pour le faire avancer.

Nature Trail - Namtok Phlio

Les zones de bambous sont superbes, presque aussi belles que les forets que j’avais traversées en Chine. Malheureusement, zone « bambou » ou zone « jungle », il y a pas mal de moustiques et j’ai oublié les répulsifs. Je commence à m’inquiéter. Autre point pas très rassurant, depuis une demi-heure que nous sommes partis, nous n’avons croisé aucun promeneur. Nous savons que les zones peu fréquentées augmentent les risques de rencontrer des serpents. Nous sommes d’autant plus prudents mais regrettons de ne pas mieux nous être équipés. Il faut dire que rien de ce que j’avais lu à propos de ce parc ne laissait présager un environnement aussi sauvage. Heureusement tout de même, nous avons apporté de l’eau à profusion… et tant mieux, car il fait très chaud et l’on sent que l’on se déshydrate vite!

 

… Et on fait demi-tour…

Le chemin rejoint la cascade. Il faut traverser à gué, sur de gros rochers. C’est beau. Mais ça devient difficile. L’autre côté, avec une paroi pierreuse qui remontre presque à pic est même carrément impraticable. Une corde est sensée aider les promeneurs à se tracter vers le haut. Il n y a que six ou sept mètres à grimper, mais c’est trop risqué pour des enfants qui ne seraient pas le croisement d’Indiana Jones et de Lara Croft. A regret, nous rebroussons chemin. En fait, Papa-Tout-Terrain est plutôt content parce qu’il avait très très chaud. Pour le principe, « Banana Man » et « Spiderman Man », qui avaient jusqu’alors râlé pour rebrousser chemin, protestent qu’ils voudraient continuer la balade.

Nous avons eu chaud en ballade - Namtok Phlio

Nous retrouvons le point de départ, à côté du bas de la cascade et des poissons. Je propose de prendre la route goudronnée pour nous rendre aux chutes d’eau. Les garçons, à qui on a déjà fait le coup une fois, refusent en bloc l’argument de « On nagera avec les poissons quand on aura fini la promenade qui mène aux chutes d’eau! », malgré mon ton enthousiaste. J’interroge Papa-Tout-Terrain du regard. « Comme tu veux… » lance-t-il avec un vague sourire et la tête d’un mec qui va demander le divorce si je lui demande de faire un pas de plus. Je rends les armes. On laisse tomber les chutes d’eaux et on s’arrête aux premiers poissons venus.

 

Barbotage avec les poissons des cascades

Je mets les enfants en slip. Petit-Deux proteste que moi je ne suis pas en culotte et qu’il veut aussi porter un short. On compare la taille de nos jambes et je lui explique que vu la petite taille des siennes, il a tout intérêt à opter pour le slip s’il veut entrer un minimum dans l’eau. Il est sensible à mon argument. Au début, nous faisons bien attention de ne pas mouiller nos vêtements. Les énormes poissons noirs sont partout. De leur queue, ils nous caressent nonchalamment les jambes. Quelques menus fretins nous mordillent les pieds.

Petit-Deux et les Poissons

Très vite, Petit-Un se laisse emporter par son envie irrépressible d’attraper les poissons. Il se jette dans l’eau, glisse, et se relève trempé. Petit-deux suit son exemple. S’ensuit une longue séance de poursuites marines, dont Petit-Un sort bredouille. Il se plaint de ce que les animaux sont trop rapides pour lui et me demande de les lui attraper. Il est déçu quand je lui explique que moi aussi je suis trop lente et conclut que la prochaine fois il apportera une canne à pêche.

Petit-Un et les Poissons

Le soleil tape dur et la faim commence à nous tenailler. Les visiteurs du parc sont désormais très nombreux, et il devient difficile de trouver des emplacements libres, dans l’eau. Nous prenons la direction d’un curieux restaurant dont j’ai entendu parler, et auquel on n’accède que par bateau: la Pu Nim Farm.

Je repars un peu frustrée de notre visite du parc national de Namtok Phlio. Notre balade a été écourtée et nous n’avons pas vu les chutes d’eau. J’ai cependant beaucoup aimé notre –trop courte- promenade. Papa-Tout-Terrain beaucoup moins. Il a eu trop chaud et n’était pas rassuré de n’avoir pas croisé d’autres promeneurs. Les enfants quant à eux ont adoré la baignade au milieu des poissons, et auraient bien fait durer le plaisir… J’espère que nous reviendrons, ne serait-ce que pour profiter des chutes d’eau, cette fois-ci!

 

En bref – Activités au Parc Namtok Phlio

  • Nature Trail: 1,2 kilomètre. La durée de la promenade est évaluée à 45 minutes sur les panneaux d’information du parc. A mi-chemin, nous avons jugé le sentier impraticable pour des enfants. Ouvert de 7h à 16h.
  • Chutes d’eau Phlio: à 500 mètres de l’entrée, on peut les relier via une route goudronnée. Possible location de voiturettes de golf pour les personnes à faible mobilité.
  • Cinq autres randonnées sont possibles dans le parc naturel de Namtok Phlio, par des entrées différentes.

 

 

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Grossesse, Organisation et Administration en Expat’

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Les principaux points de repères administratifs pour bien démarrer sa grossesse à l’étranger

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Assurances et Mutuelles
  • Organiser le suivi médical de sa grossesse
  • Accoucher en France ou à l’étranger?
  • Prime de naissance, CAF et autres allocations
  • Le focus: Gérer les principaux aspects administratifs de la grossesse à la naissance de bébé
Grossesse, Organisation et Administration en Expat’ – Télécharger en PDF

 

Fiche Pratique – Grossesse, Organisation et Administration en Expat’

Ca y est, le test de grossesse est positif! Immense joie. Quelques larmes, même. On se serre dans les bras.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? Par où on commence? Comment ça se passe?

Vous aussi, vous avez connu ce moment où l’on a l’impression que l’on saute dans le vide… et que malgré tous ses désirs, tous ses espoirs de bébés, nourris depuis plusieurs mois déjà… on ne sait finalement pas du tout ce dans quoi l’on s’embarque!

Rassurez-vous, ce n’est pas si difficile que ça. Les premières démarches accomplies, on est progressivement orienté et pris en charge par les établissements de soin, les assurances, et parfois l’employeur. Tout doucement on prend le rythme aussi: les rendez-vous, les certificats, les ordonnances… et l‘on entre pas à pas dans ce que sera bientôt la nouvelle organisation de la famille.

Certes, la gestion administrative de la grossesse à l’étranger est un peu spécifique. Il y a surtout un peu plus d’échanges papiers à prévoir avec l’assurance, et, selon les pays, un encadrement un peu plus distant de la part des structures hospitalières.

Pour vous guider dans les premiers pas de l’organisation de votre grossesse, cette Fiche Pratique vous propose un panorama des principales étapes médicales et administratives à prévoir, jusqu’à l’arrivée de bébé.

 

Si vous avez besoin d’éclaircissements, n’hésitez pas à poster vos questions en commentaires!

 

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Recruter une nounou à l’étranger

Recruter une nounou pour ses enfants est toujours stressant… Choisit-on la bonne personne? L’enfant sera-t-il aussi heureux qu’à la maison? Comment l’adaptation se passera-t-elle? Recruter une nounou à l’étranger n’est pas plus facile… Quid de la différence culturelle? L’enfant se sentira-t-il compris, épanoui?… Arrivera-t-on à imposer ses propres choix éducatifs?…

Finalement, la clé repose sans doute sur les mêmes principes fondamentaux: trouver une nounou à qui l’on fait confiance, nouer une relation transparente et ouverte, communiquer et s’accorder sur des démarches communes, en bonne intelligence…

 

Quelques notes de synthèse issues de notre expérience

Il y a quelques semaines, je vous racontais comment nous avions eu la chance de trouver de merveilleuses Mary Poppins pour nous enfants, en Chine, puis en Thaïlande…

… Et ce week-end, en feuilletant l’énorme dossier « grossesse » dédié à nos deux ainés, je suis justement retombée sur les notes, nerveuses et serrées, prises alors que nous entamions les recherches de notre première nounou, il y a bientôt cinq ans à Shanghai. Ma foi, fidèle à moi-même, j’étais déjà stressée et organisée. Fruits de pas mal de lectures et de longues réflexions avec Papa-Tout-Terrain, on retrouve déjà dans ces synthèses la majorité des points qui me semblent importants aujourd’hui, avec un peu plus de recul et d’expérience.

160510 - Enfants en Ballade

 

Fiches Pratiques pour recruter une nounou à l’étranger

J’ai finalement divisé mes annotations en deux catégories, qui correspondent à deux temps distincts de la recherche et du recrutement d’une nounou:

  • Avant tout, il me semble important de définir ses besoins, ses attentes et ses conditions, en amont de la phase de recherche active. Il s’agit de Préparer le recrutement de la nounou idéale, en se renseignant sur le marché et ses usages, et surtout, en définissant, pour soi, les points primordiaux de la garde d’enfant.
  • Dans un second temps, l’on organise des entretiens avec des candidats potentiels, qu’il importe de sonder avec grand soin pour déterminer non seulement ses qualités intrinsèques, mais aussi définir si l’on saura faire confiance à la personne, quant à l’éducation et la sécurité de son enfant. J’ai proposé d’articuler cette phase autour d’une Grille pour l’Entretien d’Embauche avec une Nounou à l’étranger, qui permette d’envisager le périmètre des points à voir et discuter lors d’une rencontre préalable.

Et vous, comment avez-vous trouvé la nounou de votre enfant? Avez-vous des recommandations à rajouter à mes quelques points?

 

Fiches Pratiques à télécharger:

 

 

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La Région de Pattaya – Chonburi

La province de Chonburi, c’est ici que nous vivons, et par la force des choses, c’est ici que nous nous sommes forgés notre première idée de la Thaïlande… et nous avons détesté!

Chonburi est une ville orientée vers l’industrie, où plus ou moins personne ne vient pour le plaisir. Pattaya est LA ville du tourisme de masse, où nous n’aurions jamais pensé mettre les pieds. Ce n’est pas notre tasse de thé! Bref, quand nous sommes arrivés dans la région, en plus des difficultés liées à notre nouvelle expatriation, l’environnement que nous découvrions ne nous a pas plu du tout…

… et puis petit à petit, au fil de nos balades, nous nous sommes pris à aimer notre province d’accueil

Autour de Chonburi – des activités locales agréables…

C’est d’abord le nord de la province de Chonburi qui nous a plu, parce qu’il regorge de petites activités familiales et sans prétention, surtout fréquentées par les familles Thaï des environs, et où il fait bon conduire nos enfants… J’écrirai les articles au fil de nos futures sorties, car ce sont des endroits que nous fréquentons de temps à autre. D’ici là, voici déjà quelques idées de coins où jeter un coup d’œil:

  • Les mangroves de Chonburi
  • La presqu’île de Ko Loi et son temple chinois, à Si Racha
  • Koh Sichang, une petite île proche de Si Racha
  • L’aquarium de Bang Saen
  • Ang Sila, son temple chinois et ses singes
  • Le Khao Kheow Open Zoo
  • L’observatoire aux papillons proche du Khao Kheow Open Zoo
  • Le réservoir de Bang Phra et son surprenant temple aux singes
  • La pointe de Sattahip, à l’extrême sud de la province

 

Presqu'Ile de Sattahip - Chonburi

 

Les distractions de Pattaya

Pattaya-même, nous nous y rendons rarement. C’est très embouteillé et la ville présente peu d’intérêt, encore moins avec des enfants. On y fait juste un saut, une fois tous les trois mois environ, pour y acheter du saucisson, du boudin et de la pâte feuilletée… Ben oui, on a parfois des besoins à assouvir…

En revanche, les alentours de Pattaya regorgent d’attractions et de distractions organisées à la chaîne pour les touristes de passage… La qualité est inégale mais il ne faut pas cracher dans la soupe: une fois que l’on sait à quoi s’attendre, on peut aussi y passer de bons moments…

Bref, à mon sens, si faire le détour par Pattaya est inutile pour découvrir la Thaïlande, une fois qu’on y est, on peut trouver ici ou là des attractions pour passer des moments agréables…

J’ai souvent pesté, car on trouve parfois peu d’informations sur les activités sympas, en famille, dans notre région. L’un des objectifs de mon blog est justement d’y remédier. Je complèterai donc ma liste de sorties au fil du temps et de nos découvertes… Et si de votre côté, vous avez des idées à partager, n’hésitez pas à me faire signe en commentaire!

 

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