La controverse du barbecue thaï en famille

Papa-Tout-Terrain est intrépide. Mais moins que moi. Si vous lui demandez son avis, il vous dira certainement que je suis une insensée téméraire, adepte des équipées les plus extravagantes avec les enfants. De la naît la controverse. Il m’accuse d’inconscience. Mais pas du tout. C’est lui qui est pusillanime. Jugez plutôt sur pièce, avec l’affaire du barbecue thaï

Nous sommes sortis, affamés, du parc de Khao Phra Wihan. La région est particulièrement reculée. Par bonheur –béni soit Google Map- je déniche un petit restaurant de derrière les fagots, visiblement réputé pour ses barbecues. Papa-Tout-Terrain fait une drôle de tête. Je crois qu’il préférerait manger un riz frit tout bête. Cette entreprise innovante lui semble fort périlleuse.

Barbecue thai des voisins

Il n’a pas forcement tort. Mais j’ai envie de nouveauté! Nous arrivons sur les lieux. C’est très sympathique, en plus! Et rural. Une grosse botte de foin bloque ma porte de voiture. Je me contorsionne pour sortir et délivrer Miss-Trois via le coffre. A moins qu’il ne s’agisse d’un acte manqué de la part de Papa-Tout-Terrain, qui aurait aussi pu garer la voiture ailleurs…

 

L’installation

Nous mangerons dans des cabanons individuels, alignés autour du corps principal de l’établissement. C’est très pimpant! Et un peu chaud, aussi, sous les toits de tôle ondulée. Papa-Tout-Terrain ne dit rien mais n’en pense pas moins. Ca se voit à sa tête. Et vu que c’est mon idée tordue, il me laisse me débrouiller seule avec la serveuse qui ne parle pas un mot d’anglais. Zut, en plus je ne vois pas de menu! Mais que diable allions-nous donc faire dans cette galère?…

Je commande de l’eau, prends un air tres digne, Miss-Trois sous le bras, et pars faire le tour des cahutes environnantes, histoire de voir ce que mangent les autres. Ca ne ressemble à rien de ce que je connais, même s’il s’agit clairement d’un barbecue. Comment est-ce que je vais bien pouvoir commander?… Les voisins ne parlent pas anglais. Alors je mime avec adresse (et toujours Miss-trois à la main) la fille-qui-a-besoin-de-prendre-une-photo-de-leur-table-pour-pouvoir-commander. Je leur fais sûrement un peu peur parce que personne n’ose refuser. Je reviens avec un bon choix de tables couvertes de victuailles. Cela devrait m’inspirer dans la commande.

Barbecue thai des voisins

Quand je retourne à notre cabanon, quelqu’un a disposé sur la table un seau rempli de charbons ardents. La température a grimpé en flèche. On approche sûrement des quarante-cinq degrés. Celsius, bien entendu. Les enfants sont fascinés par les braises. Et Papa-Tout-Terrain a l’air fou de joie.

Miss-Trois semble trouver l’environnement à son goût. Elle se détend. Puis devient tout rouge. Le fumet délicat qui s’échappe alors de sa couche me confirme que c’est un code putois cynique. Mais que diable allions nous bien faire dans cette galère?

 

La commande

La serveuse arrive. Papa-Tout-Terrain prend la tête la plus absente possible. Ca marche, puisque la dame s’adresse à moi du coup. Elle me dit un truc en thaï. Je lui dis un truc en français et lui montre les photos des voisins. Elle me fait signe de la suivre. Chouette, je crois bien que je vais aller choisir en cuisine! Je jette un coup d’œil à Papa-Tout-Terrain qui regarde ses pieds. Je soupire, m’empare du bébé malodorant d’un air dégagé, et emboîte le pas de la jeune femme.

(Si tu me lis mon chéri, je t’aime. Je t’aime tel que tu es et avec tous tes défauts.)

Barbecue thai des voisins

Je me retrouve devant un frigo monumental, juste sous le nez du patron. Il y a des tas de viandes, de poissons et de crustacées. On m’équipe d’une pince et d’un bol et tout s’éclaire: je n’ai plus qu’à choisir ce qu’on va faire griller! Les pinces glissent et le bébé se contorsionne pour attraper des bouts de nourriture au vol. Ma performance est digne d’un sioux acrobate. Le patron me considère d’un œil amusé. Il me rajoute même un gros bout de graisse. Hum, c’est sympa. Ca ne m’inspire pas tellement, mais je le laisse faire poliment.

Je reviens triomphante avec mon bol de viandes. A son regard noir surplombé de petits nuages orageux, je sens tout de suite Papa-Tout-Terrain très chaud. Au sens propre il l’est en tout cas. Il a pris une belle teinte rubiconde à la faveur des braises. Les garçons aussi. « Allez, à table! », je dis d’un air enjoué. « Mon chéri, tu veux bien m’aider à faire cuire la viande? »

Barbecue thai des voisins

 

L’erreur technique

Je n’ai pas le temps de musarder. J’attrape Miss-Trois, la plaque au sol et entreprends de circonscrire l’infection tandis que Petit-Deux lui immobilise les membres supérieurs. Heureusement que notre princesse est un bébé tout-terrain et de bonne composition. Rompue à ces gymnastiques cocasses, elle ne s’offusque en rien de l’environnement insolite.

Sur ces entre-fesses arrive la serveuse, qui a découvert Google translate. Elle me tend son téléphone. Une lingette à un stade avancé d’utilisation dans une main, un bébé pas encore propre dans l’autre, je lui fais signe que ce n’est pas vraiment le moment. Elle fait dire un truc à son téléphone que je ne comprends pas. Je me penche pour lire: Pan*. Hum. Je souris. Elle a l’air un peu paniquée. Elle me montre Papa-Tout-Terrain qui est en train de faire brûler sa viande. Je souris encore. Sourire ca marche à tous les coups.

Elle s’enfuit et revient avec un monsieur et un nouveau barbecue. Elle nous donne une plaque toute propre et plante le bout de graisse au sommet. Ah! Ca n’était donc vraiment pas normal que la viande brûle! Après cet ajustement technique, ca marche drôlement mieux… et c’est même très bon!

Notre barbecue thai

Bien vite, Miss-Trois a retrouvé l’apparence et l’odeur d’un joli bouton de rose. Petit-Un est ravi d’aider aux grillades. Petit-Deux adore la cahute. Et même Papa-Tout-Terrain avouera que la viande n’est pas mal du tout! C’était délicieux et on a bien rigolé! Alors reconnaissez-le, elle était très bien, mon idée, non?

 

*Sur le moment, j’étais bien loin de considérations sémantiques, mais a posteriori, je pense qu’il s’agissait de pan pour poêle en anglais, vu que la nôtre était justement en train de carboniser…

La mauvaise surprise

Ca défile à la maison en ce moment. Et tout ça c’est à cause de Miss-Trois. Miss-Trois est un bébé surprenant de vivacité pour son jeune âge. A tout juste six mois, elle marche à quatre pattes, s’assoit, et se met debout.

*Applaudissements*

Notre nounou est ravie. Le prestige de notre jeune merveille rejaillit sur elle. Du coup elle invite un peu tout le monde, de Thaïlande et de Navarre, à venir assister au prodige. Pour les personnes trop éloignées ou empêchées, elle organise même des événements vidéo. (Ce n’est pas une image ou une exagération, c’est la stricte vérité.)

Bref, à chaque fois que je veux mettre une sandalette dans mon jardin, je me retrouve nez à nez avec un technicien de maintenance ébahi ou un jardinier stupéfait (c’est plutôt des jardinières d’ailleurs) devant l’agilité de notre puce. En dehors des horaires d’apparition publique, la porte de la maison reste entrouverte, pour permettre à l’air et aux regards indiscrets de mieux s’infiltrer.

Tout cela a tendance à me taper sur les nerfs, car je suis plutôt timide, ascendant sauvage.

Cela n’a pas échappé à mes visiteurs. Du coup, pour m’appâter, et par gentillesse aussi, ils viennent rarement les mains vides. L’un apporte des mangues ou des papayes de son jardin, un autre vient avec des épinards, des desserts populaires ou des effilochés d’ananas séché. C’est excellent! Et très bon aussi pour mes bourrelets de grossesse, mais passons.

La mauvaise surprise…

Ce matin, l’adorable ancienne nounou de la petite voisine d’avant m’a apporté deux entremets locaux. Je connaissais le premier de longue date: je cuisinais déjà ce tapioca vert au lait de coco alors que j’étais étudiante et que j’habitais au-dessus d’une épicerie asiatique. (J’étais prédestinée.)

opioca et lait de coco

J’ai eu plus de difficultés à identifier le contenu de la seconde barquette en revanche. Vu la ressemblance des emballages, il était certain qu’il s’agissait d’un dessert. J’ai goûté le riz jaune. C’était du riz gluant. Cuit dans du lait de coco sucré. Ce n’était pas mauvais, mais ils avaient rajouté du curry pour faire jaune, et ce n’était pas indispensable non plus.

2- Dessert thai au riz gluant et...

J’ai ensuite rajouté la poudre marron du dessus pour goûter l’ensemble et en évaluer l’harmonie. (Oui, je fais mes classes chez Etchebest en ce moment.) Eh bien ça a été une très mauvaise surprise! Et pourtant je suis loin d’être une timorée du goût…

Qui sera capable de deviner l’élément principal de cet extraordinaire condiment?

Je rends réponse lundi prochain… et j’envoie un tube de pate de fruit au durian au premier qui aura vu juste d’ici là!

 

… La bonne réponse était: du sucre adjoint d’une poudre de poisson salé et séché… et ça n’était vraiment pas une réussite!

 

Le câlin

Cette anecdote rigolote de l’International Day m’est revenue pendant le week-end. Il y avait beaucoup de parents à l’école ce jour-là. Du coup, et plus encore que d’habitude, les cultures se sont entrechoquées gaiement, dans la confusion et la bonne humeur. En l’espèce, la culture française s’est même particulièrement fait remarquer, à travers mon humble personne.

C’était l’heure du buffet international. J’étais très en retard à cause de Miss-Trois. Une sombre histoire d’odeur suspecte et de changement de couche à la dernière minute. Pour couronner le tout, j’avais dû abandonner ma voiture à huit cent mètres de l’école, tant le parking était pris d’assaut par les visiteurs. J’avais ensuite trimballé comme j’avais pu, sous un soleil le plomb, mes deux énormes plateaux de crêpes, Miss-Trois en porte-bébé, l’appareil photo, le nécessaire de change, la nourriture pour princesse et tout le reste.

Je suis arrivée à la cafétéria à demi-suffoquée, rouge comme une betterave, soufflant comme une baudruche à l’agonie, en nage. J’ai rassemblé ma dignité et filé m’installer au tronçon français du buffet. Par chance, il restait une place libre sous la clim’.

 

Le calin

En vrai, nous étions moins presentable à notre arrivée sur place

 

A peine avais-je séché un peu qu’on surgi trois Mamans Américaines. Nos enfants sont dans la même classe et nous nous voyons souvent. Réservée de nature, je leur dis généralement bonjour de loin. Trop tard nous étions déjà nez à nez! Alors elles m’ont huggée.

Le hug est le salut à l’américaine. C’est très simple à réaliser: l’opération consiste bêtement à se serrer dans les bras l’un de l’autre. Comme un câlin, quoi. Mais c’est un sport que je pratique très rarement.

Du coup je me suis loupée sur la première. Je lui ai balancé par distraction une sorte de bisou entre le cou et l’oreille. Rho zut! J’avais oublié. Pas de bisous pour les Américains. Je me suis vite ressaisie et ai câliné consciencieusement les deux autres, du mieux que je le pouvais.

A la réflexion, elles ont dû me trouver affectueuse. Très affectueuse. A posteriori, j’ai même eu un peu honte en les voyant hugger les suivantes. Une observation poussée m’a clairement révélé qu’un hug dans les règles de l’art n’a rien d’un câlin. On pourrait plutôt décrire ça comme une sorte d’accolade symbolique. Bref, ces pauvres Mamans ont du être un tantinet surprises par mes cajoleries dégoulinantes. Elles sont restées fort urbaines, cela dit, et n’ont rien laissé paraître. (A la réflexion, c’est peut être pire, non?)

Le point positif dans tout ça, c’est que personne ne devrait se risquer à nouveau à vouloir me faire des câlins.

 

Liebsters Awards!!!

La semaine dernière, Maman Délire m’a nommée aux Liebsters Awards. Merci d’avoir pensé à moi! Ca m’a beaucoup touchée. J’étais d’ailleurs tellement contente que j’ai tout de suite téléphoné à Papa-Tout-Terrain pour tout lui raconter, sans penser qu’il était dans une réunion très importante avec un gros client Chilien et que son client était un peu moins enthousiaste que moi, a priori.

Je réexplique le principe des Liebsters Awards pour tante Georgette qui ne lit pas le blog de Maman Délire (et elle a bien tort. D’ailleurs si toi non plus tu ne le lis pas, je t’encourage à y faire un tour, en commençant par exemple par ce billet que j’ai découvert récemment par hasard et qui m’a autant amusée qu’affolée par anticipation)

Le principe est de faire connaitre des blogs qu’on aime en créant une « chaine d’estime » entre blogueurs. Il faut:

  • Écrire 11 choses sur soi
  • Répondre aux 11 questions de la personne qui t’a nominée
  • Nommer à ton tour 11 nouveaux blogs et leur poser 11 questions
  • Mettre des liens vers leur blog & les informer de leur nomination
  • Informer la personne qui t’a nominée que la tâche est accomplie

 

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11 choses sur moi…

  1. J’ai failli ne jamais rencontrer Papa-Tout-Terrain. Je travaillais de nuit à ce moment là et j’avais organisé depuis deux semaines mon remplacement pour la soirée par un chef d’équipe. Au moment où j’arrive sur les lieux de la fête, je reçois un coup de fil de mon chef d’équipe: « Eh, vous pourriez revenir à l’entrepôt tout de suite s’il vous plait? » « QUOI??? » « Ben oui, j’avais oublié, c’est l’anniversaire d’un pote ce soir et je voulais y aller… » Bref, j’ai dit non puisque j’avais l’homme de ma vie à rencontrer ce jour-là.
  2. J’ai le permis de conduire français, le permis chinois et le permis thaï. J’aimerais apprendre à conduire des poids-lourds et des chariots à mats rétractables mais je n’ai jamais pris le temps.
  3. Je suis terrorisée par les enfants (sauf les miens, hein). Quand on me confie un enfant, j’ai terriblement peur de ne pas le rendre dans un état correct, de lui apprendre des gros mots, de déclencher chez lui des réactions inconnues… Du coup, en vertu du principe de précaution, je garde autant de distance que possible avec les petits bouts que je vois, mais avant tout pour leur bien.
  4. Je sais dire « la queue de l’écureuil » en dialecte autrichien. C’est très utile à replacer en société.
  5. J’ai appris le latin et le grec ancien, et je caressais dans ma jeunesse l’espoir de devenir prof de lettres classiques. L’idée d’avoir des élèves m’a fait reculer et je pense que j’ai bien fait (voir point numéro trois).
  6. Je me suis fait confisquer mon appareil photo à Tbilissi après avoir pris en photo l’ambassade américaine en Géorgie. J’étais jeune et tête en l’air et j’ignorais alors qu’il est strictement interdit de photographier les ambassades.
  7. J’ai appris le chinois après avoir rencontré par hasard trois hongkongais tres sympas en Angleterre, mais qui parlaient trop mal anglais pour qu’on arrive à communiquer. Bon,à ce moment-là j’avais un peu sous-estimé la difficulté d’apprendre le chinois. Et en plus j’ai appris le mandarin alors que mes amis parlaient cantonais. Mais il n’y avait pas cantonnais à la fac…
  8. Je mange absolument de tout, y compris les mets les plus exotiques, et j’adore découvrir de nouveaux plats. Il n’y a que deux choses que je déteste depuis l’enfance: le bifteck haché et le poisson pané.

(Bon, je m’arrête à huit. C’est très bien, huit).

 

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Maintenant je réponds aux 11 questions de Maman Délire

  1. Quel est ton plus ancien souvenir d’enfance? Le jour où notre premier four à micro-ondes est arrive à la maison. Il ne marchait pas et mes parents se sont entêtés toute la journée à essayer de faire chauffer des verres d’eau dedans. Et ce ne chauffait pas. J’avais trois ans. A la réflexion, il est follement excitant, mon premier souvenir, non?
  2. Quel métier exerces-tu dans ta vie rêvée? J’adore mon métier actuel et je n’ai pas envie d’en changer. D’ailleurs, si le Dieu du travail voulait bien m’envoyer un nouveau contrat je ne dis pas non. Sinon, j’aurais aimé être producteur de film ou directeur d’aéroport. J’aime bien les fonctions d’organisation et de gestion de flux touffus.
  3. Raclette ou tartiflette? Rhaaa! Les deux mon capitaine! Ca fait un an qu’on n’est pas rentrés en Europe, et je suis en manque de fromage. En manque grave. Raclette, tartiflette, aligot, fondue, nous prenons tout! Avis à nos hôtes des vacances de Noel…
  4. Ton Disney préféré? (mais si t’as forcément un Disney préféré !!) J’ai plein de Disney préférés, mais en ce moment, j’ai surtout plaisir à regarder ceux que kiffent mes garçons, à savoir Le Livre de la Jungle et Merlin l’Enchanteur.
  5. Tu es parachuté sur une île déserte, tu as droit à 3 objets… Petit hommage à ma grand-mère adorée: je prendrai du saucisson et du chocolat. (Vous noterez que c’était une femme de goût!) En troisième élément, je prendrai toute ma famille. (Il me faudra donc beaucoup de saucisson et de chocolat, s’il vous plait).
  6. Quel est le sport que tu détestes le plus? Le tennis. Ca m’ennuie à un tel point que je n’ai toujours pas compris les règles. Il parait cependant que c’est enfantin. Par soucis d’honnêteté, on va donc dire que je n’ai pas cherche à comprendre les règles et que j’ai débranché mon cerveau à chaque fois qu’on a voulu m’expliquer. Je sais juste qu’il faut garder la balle à l’intérieur des traits.
  7. T’as prévu quoi pour le 31? Le 31 nous serons dans l’avion. Du coup pas de fête pour nous. A la place on va faire la police pendant douze heures pour garder les enfants tranquilles. Ca fait partie des petits sacrifices de la vie à l’étranger.
  8. Tu es plutôt réincarnation, paradis, le néant…? (oui elle envoie du lourd celle là !) Je suis néant à donf. A tout hasard… En cas de réincarnation, s’il vous plait, je veux être réincarnée en durian. Ca me fera bien rigoler si je suis mangée par des néophytes. Et puis pour le paradis, on va éviter, si possible. Je préfère l’enfer. Au moins il y a de l’action là-bas!
  9. Ton apéro favori? Avant de connaitre Papa-Tout-Terrain, le Pastis. Maintenant le Ricard. Il parait que par chez lui, c’est trop la honte de servir un Pastis, c’est manquer de respect à ses invites!
  10. Ton péché mignon? Il y en a tellement en fait… Tout le plaisir est de varier. Mais là tout de suite, j’aurais très envie d’une charlotte au chocolat.

 

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… Puis je nomine onze blogs pour les Liebsters Awards…

Ahlàlà, c’est très difficile, car il y a beaucoup de blogs que j’aime! Maman-Délire a très bon goût, d’ailleurs, puisqu’elle a déjà nominé plusieurs blogs qui me plaisent énormément! Alors j’appelle…

  1. Appellation Maman
  2. Belle Mam’
  3. Bibliblog
  4. Caribbeanstyle
  5. Charlotte aux Petits Pois
  6. Le Grand Bond au Milieu
  7. Miss Lune
  8. Nos racines sur 4 continents
  9. Ogresse de Compagnie
  10. Rose comme Trois Pommes
  11. Themetis

 

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… Et mes onze questions seront…

  1. A quelle époque aurais-tu aimé vivre?
  2. Quel est l’endroit au monde qui t’a le plus marqué?
  3. Quels sont tes projets pour 2017?
  4. Quel est ton pire défaut?
  5. Qu’as-tu demande au Père-Noel?
  6. Quels sont les prénoms que tu aimais, mais que tu n’as pas choisis pour tes enfants?
  7. Qu’est ce qui te rend heureuse?
  8. Si tu écrivais un roman, quel en serait le titre?
  9. Quelle est ta recette fétiche? Veux-tu bien la partager avec moi?
  10. Quels sont tes rêves?
  11. Quel a été ton plus grand moment de solitude?

 

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12 kilos de concombres…………………

Ca me désole! Cela fait plus de deux semaines que je n’ai pas écrit la moindre ligne alors que j’aime tant ça. C’est ça le truc quand on a fait plein d’enfants et qu’on a opté pour une existence sinueuse à l’autre bout de la terre! En même temps, rien de pire que chez les autres, d’autant que j’ai la chance d’avoir une dame qui m’aide pour le ménage et les enfants, mais voilà notre vie en quelques chiffres:

  • 23 rendez-vous médicaux…

… depuis la naissance de Miss-Trois, soit un rendez-vous tous les trois jours et demi. D’ailleurs saviez-vous que de l’étranger, on fait toujours les demandes de remboursement en format papier? Quelle belle occasion pour moi de pratiquer la calligraphie (avec une pensée émue pour la nana qui de l’autre côté va recopier mes papelards)!

  • 22 kilos de citrouille…

… hérités de Halloween, et en cours de préparation: en soupe, en veloute, en subrics, en gnocchis, en tarte, en gâteau, en pain, en curry, en graines grillées… restent à tester en gaufres et en houmous! Merci d’avance à Hellocoton de poursuivre ses sélections à base de cucurbitacées (hors salades parce qu’on a trouve ca degueu), et merci à tous ceux qui pourraient m’apporter des idées pour les presque 10 kilos restants!

  • 12 kilos de concombres…

… ingérés en semaine 44. Ca c’est un coup du mari de notre nounou qui est tombé sur une super promo sur les concombres! Et sans me prévenir en plus! C’était la surprise! Bon, heureusement, on aime la salade grecque, le taboulé et le tzatziki!

  • 1 CV tout neuf…

… complètement rénové par une belle inconnue (merci merci!) et déjà envoyé à des dizaines de personnes! Si je ne trouve pas de travail après ça…

  • 6,88 litres de lait maternel…

… au congélateur (et 3 litres supplémentaires a la poubelle après un problème de congélation). Je suis décidément prête à retourner travailler!

On continue aussi nos balades, mais en mode tout-doux, vu qu’on a toujours un malade sur les bras en ce moment. Après les grippes, les fièvres, les crampes inexpliquées, les gastros, on est dans les conjonctivites. Au moins, c’est varié.

Et quand on est coincés à la maison on dessine. Vu que je m’embêtais comme un rat mort en regardant les enfants dessiner, je m’y suis mise aussi. Des rats du coup (mais vivants). Et les anecdotes de notre quotidien. Papa-Tout-Terrain -qui est toujours un amour avec moi- m’a incité à les partager sur le blog parce qu’il les aime bien. Voici donc un premier épisode de nos aventures en dessin…

Au restaurant

Choc des cultures et anecdotes futiles

J’avais commencé un billet intitulé « Le Mirage de la Différence Culturelle »…

En introduction, je revenais sur une anecdote professionnelle qui m’avait particulièrement irritée. Un jeune homme de mes équipes avait refusé d’accomplir une tâche simple, réalisable suivant des critères totalement objectifs, en prétextant la différence culturelle. Mais mille milliards de mille sabords, ouvrir un Excel et faire un bon sang de diable de calcul, c’est pas une question de différence culturelle! Il suffit de le faire au lieu de passer trois heures à m’expliquer pourquoi c’est pas possible! D’une, c’est possible et de deux, le temps de trouver des excuses pour ne pas le faire, ce calcul, il aurait déjà été fini!

En l’occurrence, en creusant un peu, il s’est avéré que le jeune homme n’avait pas compris l’exercice. Plutôt que de demander et de risquer de se sentir pris en défaut, il avait préféré se réfugier derrière la notion assez vague de différence culturelle, qui n’avait rien à voir avec le schmilblick.

Je poursuivais mon billet en constatant que, même si on ne peut pas la nier, il est rare que la différence culturelle constitue un réel obstacle à la communication dans des contextes multinationaux. On s’adapte et on fait avec.

En revanche, ces différences et autres anecdotes futiles sont souvent dégainées pour servir des desseins cachés:

Je cherchais une conclusion, quand j’ai réalisé que vraiment, ce genre de réflexions philosophiques n’était pas pour moi. En revanche, j’avais encore tout un tas d’anecdotes marrantes à placer quelque part, mais je ne savais pas tellement où.

Qu’auriez vous fait à ma place?

J’ai effacé mon billet qui était bof de toute façon. Et j’ai ouvert une nouvelle catégorie sur mon menu: Choc des cultures et autres anecdotes futiles. Tadam!

Dormeurs de rue, en Chine

… Et j’espère bien commencer à vous y raconter ma vie dès la semaine prochaine.

Finalement, la différence culturelle, c’est un peu mon fond de commerce… (Tonnerre de Brest, mais je l’avais, ma conclusion!…)

La Débandade


Je me suis beaucoup amusée à lire la récente déferlante d’analyses sur la mère parfaite dans les blogs. Pour ceux qui ont loupé le début de l’affaire, tout a commencé par un article –discutable- du Monde, qui dénonçait la dictature de la mère parfaite. De nombreuses reprises personnelles de blogueuses y ont fait écho, qui dévoilaient une grande variété de filtres sur le monde de la parentalité. J’ai ri en découvrant la scientifique classification de Miss Lune, j’ai été émue par l’évocation réaliste et juste de Maman Louve et je me suis dit « mais bon sang, c’est ça! » à la conclusion de Mme Elle de La belle Vie Family.

Comme souvent, j’ai profité du week-end dernier pour faire ma petite revue de presse à Papa-Tout-Terrain, dans la voiture –le seul endroit où l’on arrive encore à parler sans être interrompus. Dans un sourire il m’a fait remarquer que nous aussi, dans nos communications via les mails, les réseaux sociaux et maintenant notre blog, nous donnions très certainement l’image d’une existence idyllique et parfaite. Et il a raison!

Ainsi -et parce que j’aime les défis crétins- me suis-je décidée à vous raconter nos moments de solitudes et nos aventures pourries du week-end dernier.

 

Myxomatose

Il faut dire que ça a plutôt bien commencé dans la thématique. Papa-Tout-Terrain s’est levé ce jour-là l’œil aussi gonflé et aussi rouge que s’il s’était battu contre des Anglais ou des Russes. Après l’avoir un peu traité de Quasimodo pour le fun, les enfants et moi l’avons tout de même conduit à l’hôpital.

Les enfants adorent l’hôpital: il y a un escalator et des tas d’ascenseurs. Pendant que Papa-Tout-Terrain s’enregistre, Petit-Un me tire le bras pour faire un tour d’escalator. Petit-Deux, lui, se roule par terre pour qu’on choisisse l’ascenseur. On discute on discute, et on perd Papa-Tout-Terrain. On fait quand même un tour d’escalator. Comme Papa a disparu, Petit-Deux ne moufte pas et nous emboîte le pas pour retrouver le service des conjonctivites. On ne devrait jamais laisser des enfants marcher dans un hôpital, parce qu’un enfant, ça marche en zigzag, à une cadence irrégulière, et ça ne regarde pas devant soi. Bref, je passe mon temps à rattraper l’un ou l’autre de justesse avant qu’il ne télescope un patient. En fin de visite, le bilan n’aura pas été si mauvais: seulement un ou deux malades percutés, et encore, pas gravement atteints.

 

Conjonctivite

Dans l’histoire, on se plante de couloir et une infirmière vient nous récupérer pour nous remettre dans le droit chemin. L’avantage d’en être à notre septième passage à l’hôpital en un mois –dont trois pour conjonctivite-, c’est qu’on est connus comme le loup blanc… et avec la discrétion des enfants, ils ne sont même pas prêts de nous oublier!

Affichage Entreprise - Conjonctivite

Un diagnostic de conjonctivite plus tard, la visite a failli très mal finir quand une infirmière a appuyé sur le bouton de l’ascenseur avant Petit-Deux. Il m’a regardé d’un air scandalisé en s’écriant: « Tu as vu, la dame a appuyé sur le bouton! » Il a fallu laisser l’ascenseur partir –avec l’infirmière- pour recommencer la manœuvre à zéro.

 

Manger un Japonais

Malgré la tête monstrueuse de Papa-Tout-Terrain, nous ne nous sommes pas laissé démonter et avons entrepris d’aller manger au restaurant japonais… Voix courroucée de Petit-Deux: « Non, je ne veux pas manger au restaurant, je veux manger un Japonais!!! ». Oki oki.

Et là, Petit-Un reconnait le centre commercial et se souvient qu’on y a fait un tour de manège, un jour de pluie. « Je veux faire un tour de manège! » « Non! » « Je veux faire un tour de manège! » « Non! » Hoquets et pleurs sur le parking. Il s’effondre, foudroyé, et commence à avancer en mode limace dégoulinante, hurlant et sanglotant. Plusieurs passants le considèrent, d’un œil mi-apitoyé, mi-dégouté. On le charge sous le bras. On remet l’ensemble dans la voiture. Il s’agrippe à la roue. On le pousse à l’intérieur du véhicule en essayant de ne coincer aucun membre à l’extérieur. Dans un sursaut d’énergie, alors qu’il tente une échappée de la dernière chance, on boucle la porte et on clôt le débat en mettant la sécurité enfant. Terrassé, il essuie ses larmes et son nez gluant sur la vitre, histoire d’exposer au monde entier les marques manifestes de son immense malheur.

Embouteillages

« Je veux manger un Japonais » commence à s’égosiller le frère, qui voit que son repas va lui passer sous le nez. On négocie un tour d’ascenseur à la place. Il accepte. A peine de retour à la voiture, il décide néanmoins d’exprimer à son tour sa frustration, à gorge déployée. Concerto de pleurs en la mineur. Sur quarante-cinq minutes de route. Parce que c’est toujours quand les enfants hurlent qu’il y a des embouteillages. Et dire que bientôt on en aura trois comme ça!

 

Se rouler en boule

Bref, on rentre à la maison et y a des jours comme ça ou on à juste envie de se rouler en boule dans le canapé et de plus être dérangé. Sauf que c’est juste incompatible avec le fait d’être parents. Petit-Deux nous le fait bien savoir en courant dans tous les sens, un affreux poulet plumé en plastique à la main, qui fait pouêt-pouêt sans interruption dans un son de volaille mourante.

Alors on met « Les pingouins de Madagascar » et on se roule à quatre et demis sur le canapé. C’est l’histoire d’une pieuvre qui veut se venger de tous les pingouins du monde, parce que les pingouins sont mignons alors qu’elle, elle est moche, et du coup personne ne l’aime. Bref, la pieuvre –qui fait atrocement peur à Petit-Deux- invente une machine qui transforme les pingouins en monstres.

Vers

A ce moment-là, je prends Petit Deux dans les bras –il faut être humain- parce que je veux juste pas bouger et savoir la fin du film. Comme les pingouins monstrueux sont eux aussi devenus moches, les hommes cherchent à les éradiquer. Heureusement, grâce à « l’infinie mignonnerie » du dernier pingouin normal du monde et une utilisation inversée de la machine à monstres, tout le monde reprend son aspect normal et les hommes se remettent à aimer les pingouins, parce qu’ils sont à nouveau beaux. Bravo pour la morale et la tolérance!

 

Plateau télé

Dans la mouvance « on se ramollit en famille », on s’est servi des tartines de tapenade et de mayonnaise devant la télé. De toute façon, on ne peut plus sortir Papa-Tout-Terrain nulle part, avec sa tête de pingouin enragé, et qui continue à empirer, en plus.

Avec ses petites mains, Petit-Deux laisse échapper sa tartine sur le canapé. Cote tapenade bien sûr. Heureusement on a un canapé trop moche en skaï, qui fait vachement transpirer des fesses mais qui est insalissable. Petit-Deux lèche le canapé.

Comme on est très malins, on sert sa tartine de mayonnaise à Petit-Un sur une assiette. La tartine glisse de l’assiette et tombe sur le ventre de Petit-Un, cote mayo, bien sûr. Il me demande de le lécher. Petit-Deux trouve ça marrant et appétissant et se joint à nous. Il se prend une grande baffe de la part de Petit-Un: « Y a que Maman qui a le droit de me lécher! ». Petit-Deux contre-attaque: « I don’t like you anymore! You are not my brother! »… L’anglais ressort parfois dans les moments de colère ou d’excitation. Papa-Tout-Terrain met tout le monde d’accord en essuyant Petit-Un au torchon. Dommage, on commençait tout juste à s’amuser…

 

Orage

Le soir arrive enfin. Il fait chaud et humide. Normal, c’est la saison des pluies. Ce genre de climat a souvent un impact direct sur l’humeur des enfants. Ça n’a pas loupé aujourd’hui. Allez, zou, tous au lit, demain sera un jour meilleur!

Inondations

Au loin on entend l’orage. Petit-Deux revient, tout tremblant, dans notre chambre: « J’ai peur, il y a le ciel qui est en colère! ». C’est malin, il a peur de l’orage depuis qu’on lui a expliqué que le ciel était sûrement en colère parce qu’il jouait trop avec l’Ipad, un jour où nous étions a cours d’arguments. Le positif c’est qu’il ne joue plus à l’Ipad. Mais là il a peur, il ne veut plus dormir, et en plus il veut rester avec nous.

 

Transpirations

On lui fait une place dans le lit et on essaye de s’installer tant bien que mal, et de façon pas trop inconfortable. La pluie tambourine sur le toit en un grondement formidable. Pan, cette fois-ci c’est le courant qui saute. Et la clim, par voie de conséquence. Petit-Deux est effrayé. Il teste tous les interrupteurs de la chambre puis revient se blottir contre moi. Il est chaud et collant. Je ne peux même pas le renvoyer contre son père, rapport à la conjonctivite. Il transpire sacrement de la tête. Et il arrête pas de bouger et de me caresser avec sa paume toute moite. Et cerise sur le gâteau, de l’intérieur, le bébé qui n’aime pas se sentir serré y va de ses coups de pied. Le thermomètre indique 37 degrés.

Inondations

« Tut-tu-tu-ti-ta-tah! » On se réveille en sursaut. C’est bon signe, ça veut dire qu’on s’était endormis, à force. L’électricité est revenue. On a un appareil qui fait « Tut-tu-tu-ti-ta-tah! » super fort à chaque fois qu’on le branche. Et Petit-Deux avait laissé la lumière principale allumée, aussi. Ça ne l’a même pas réveillé, lui. Il dort confortablement installé, les pieds contre la tête de Papa-Tout-Terrain… Qu’il est mignon quand il dort!…

 

Always Look on the Bright Side of Life

(Allez voir ou revoir la vidéo des Monty Python pour le plaisir…)

Pour conclure, et malgré le week-end un poil pourri, tout n’est pas à jeter! De jolis moments et la « mignonnerie infinie » de nos enfants viennent toujours nous rappeler le bonheur d’être ensemble, même entre deux éclats de loose magistraux.

Prenons par exemple ce cafard, qui a traversé notre cuisine dimanche après-midi. Un cafard énorme, gras et brillant, qui devait bien faire la moitié de la longueur de ma main. Bon, les cafards, c’est presque devenus nos copains depuis la Thaïlande. Ils continuent à nous dégoûter un peu, mais on partage notre maison avec eux –pas le choix!- et on en croise bien un ou deux tous les jours…

Serpent

Eh bien devant ce cafard de trop, Petit-Un, qui a un bon sens de l’humour, a parfaitement réagi… Le voilà qui pousse un cri perçant et se perche sur une chaise, mort de rire! Par mimétisme Petit-Deux, qui a eu un peu peur, lui, quand même, se réfugie également en hauteur. Vu le potentiel de rigolade, je leur emboite le pas! Et d’enchaîner sur des hurlements stridents pour rameuter Papa-Tout-Terrain à grands éclats de voix.

Quand notre sauveur arrive, l’œil toujours gonflé mais en plus un peu interloqué, il nous retrouve tous debout sur la table de la cuisine, les bras en l’air, en slip pour les garçons, et pointant du doigt la bestiole, d’un air malicieusement apeuré! Ayant vaillamment jeté l’animal dehors, notre héros sera acclamé et porté en triomphe par la foule en délire, qui ne parvient même plus à reprendre haleine a force de scander son nom!

 

… Comme quoi, la famille parfaite, c’est vraiment pas nous mais… « Nobody’s perfect »!

 

Crevaison

Note à moi-même:

Quand tout merdouille, toujours penser à prendre des photos histoire de pouvoir illustrer un hypothétique article sur mon blog. Du coup désolée, j’ai juste fait au mieux pour égayer mon texte de quelques-uns de nos vieux clichés dans la thématique…

 

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