Souvenir de France

Connaissez-vous Rochefort-Montagne? C’est un petit village de 925 âmes, dans le Puy-de-Dôme. Frais et joli comme tout. Nous l’avons découvert cet été lorsque nous avons manqué d’y tomber en panne. On a voulu faire les malins en évitant une éternité d’attente à la station service de l’autoroute. Et on s’est dit qu’on allait profiter des beaux paysages d’Auvergne, plutôt. (Pensée à Amélie – allez à tout prix voir ce dessin, je l’adore!)

Sauf qu’on était un peu juste en essence. Et qu’en montagne on consomme un peu plus. Du coup on a d’abord coupé la clim. Puis roulé à trente à l’heure. Puis retenu notre souffle. On se préparait psychologiquement à pousser quand on a atteint le Carrefour Contact qui allait nous sauver.

Ou presque. Parce que là, pas moyen d’ouvrir le réservoir de la bagnole de loc’. Le mode d’emploi de la voiture était en italien. On a fait appel à mon latin et un dictionnaire en ligne. En vain. On a appelé le service client du loueur qui n’a pas répondu, parce c’était le week-end du 15 août. On a demandé de l’aide au mec de la station service. Mais c’était un étudiant remplaçant qui n’avait même pas le permis. Du coup, il a su se montrer aussi gentil qu’inutile.

Ca commençait à gronder dans les rangs des enfants. L’heure du goûter était passée depuis bien longtemps, et attendre patiemment devant un réservoir rétif ne fait pas partie de leurs qualités. On a chargé Papa-Tout-Terrain de trouver une solution. (Je ne voyais plus trop laquelle.) Et moi, les trois enfants sous le bras, je suis partie acheter le quatre heure.

Souvenir de France

Mais comment en sommes nous arrivés là?

Pour comprendre les racines de cette anecdote, remontons à quelques jours auparavant, à notre arrivée chez les grands parents. Premier repas. Fatigue et décalage horaire. Ca râlouille un peu en bout de table, côté enfants. C’est là qu’intervient ma Maman, qui aurait dû travailler dans le marketing. Ou devenir gourou. « Les enfants, j’ai quelque chose de très spécial pour vous… quelque chose d’unique… que dis-je, d’inouï! »… (Je trahis un peu ses mots parce qu’en vrai c’était mieux fait.) « Vous voulez voir? C’est du sucre en morceaux français pour votre yaourt! »

Coup de chance, ce fleuron de la confiserie occidentale n’existe pas en Thaïlande. Les enfants n’avaient jamais vu un morceau de sucre de leur vie. Présentation à grand renfort de battements de tambour. Observation passionnée. Dégustation exaltée. Depuis ce jour, les licornes n’ont plus qu’à aller se rhabiller: les garçons ont découvert leur Graal!

Souvenir de France

Rien n’a bien entendu pu faire revenir à la raison ces adorables souriceaux, d’un naturel fort entêté. J’ai donc choisi moi-même le goûter. Des tartelettes Bonne-Maman à la framboise. (Elles sont divines!) Il ne faut jamais renoncer à se faire du bien.

Puis j’ai cédé sur le sucre en morceaux « à emporter ». Je ne suis pas un monstre, tout de même.

« Ces enfants n’habitent pas en France »

… ai-je lancé en guise d’excuse au curieux qui nous observait depuis le debut de la scène. Au bord de la syncope, il m’a regardée incrédule. J’ai laissé tomber. Chacun ses problèmes.

Quand on est retournés au parking, Papa-Tout-Terrain avait réussi à ouvrir le réservoir. C’était tout simple en fait. Le dernier mec qui avait fait le plein avait forcé comme un âne en refermant la molette. Il suffisait de faire la même chose, en sens inverse. Heureusement que Papa-Tout-Terrain est tres fort.

Quant à notre sucre en morceaux, bien sûr, on l’a rapporté en Thaïlande… Et à la maison, ce beau souvenir de France nous a ouvert les portes d’une ère gastronomique unique et nouvelle. Inégalable et inégalée.

Souvenir de France

… si c’est pas du snobisme, ça!

 

Vendredi Soir

Tous les parents du monde le savent, le vendredi soir est un moment tendu. Il y a la fatigue accumulée de la semaine, chez les petits et chez les grands. Et puis, c’est toujours le jour où on a un peu trop tardé à mettre en route le repas du soir. Le jour où Papa rentrera tard du travail, à cause du pic d’embouteillages hebdomadaire. Le jour où le bébé n’a pas assez fait la sieste, comme de par hasard…

Le vendredi soir, c’est aussi le soir où les enfants savent qu’ils vont pouvoir en profiter un peu plus. Le soir où « pas d’écran » se transforme en « dix minutes seulement ». Le soir où l’on cuisine plus souvent du pain frais, des pizzas et parfois un gâteau. Peut-être proposera-t-on même des noix de cajou en apéro, pour traîner avant de passer à table. Ou alors, peut-être les petits pourront-ils manger devant « Le Livre de la Jungle » à la télé, pour laisser (enfin) les grands discuter tranquillement. En bref, comme le résume assez bien Petit-Un d’une expression qu’il adore, le vendredi c’est souvent « la fête du slip »!

Nous voilà donc vendredi soir …

Vendredi soir

Evidemment, il s’agissait d’un appel super important, avec une souris super importante. Et qui ne pouvait pas souffrir le moindre délai. Mais qu’est-ce qu’elles ont, les souris super importantes, à toujours appeler le vendredi soir à 18h53? Je suis sûre qu’elles n’ont pas d’enfants, elles!

Naturellement, j’ai commencé par sérieusement gourmander les garçons. Il s’est avéré qu’en toute bonne foi, ils n’avaient pas compris que si MON téléphone sonnait sur LEUR temps de jeu, c’est à MOI que revenait la priorité. C’est vrai que c’est tordu, comme logique.

Toutes choses mises au point, il fallait malheureusement vraiment que je la rappelle, cette souris super importante. Heureusement, dans ces cas-là, on fait jouer la solidarité familiale…

Vendredi soir

Oui, je le confesse, j’ai fait pleurer Miss-Trois pour justifier mes appels manqués. Et, du même coup, écourter le coup de fil qui s’est ensuivi. (On était vendredi soir, je vous le rappelle.)

Papa-Tout-Terrain a mis un petit moment à comprendre mon dessin. Jamais il n’a fait pleurer un enfant pour abréger une situation inconfortable. Du coup, est-ce que je dois culpabiliser? Ou est-ce qu’à vous aussi, ça vous est déjà arrivé?

 

L’accroc

C’est la saison humide.

Il pleut tout le temps. (Je l’ai déjà évoqué l’année dernière. Je ne recommence pas: je ne vais pas me plaindre tous les ans.)

Bref, impossible de faire sécher la lessive. Tout sent le renfermé. Je n’ai plus un habit propre. Enfin si, il me reste un short avec un accroc au niveau de la fesse droite, stigmate d’un clou mal enfoncé dans notre parquet capricieux. Celui-là, il m’a déjà coûté trois fonds de culotte!

Petit-Deux n’est guère mieux loti. En plus de la saison des pluies, il n’arrête pas de grandir. C’est très contrariant pour sa garde robe: elle refuse de le suivre.

accroc

J’ai raclé les fonds de tiroir de son ainé, et je lui ai finalement trouvé un truc. J’ai dû déployer des trésors d’éloquence, parce que porter des fringues de son frère c’est nul et ça pue. Pire, il y avait un trou à la fesse droite. Vives protestations. Petit-Deux est tatillon. Il déteste porter des vêtements abîmés. Idée de génie, je lui montre mon propre accroc. Direct, ça change la donne! On est copains de trous! On se fait des clins d’œil, on se les regarde et on se les compare. Quelle complicité!

Là-dessus arrive Madame Ito, ma voisine japonaise parfaite.

(Je vous en ai parlé ici, et j’ai également évoqué Monsieur Ito là). En plus d’être vraiment très gentille, Madame Ito est toujours bien habillée et bien coiffée. C’est naturel chez elle. Quand elle marche, on dirait qu’elle flotte dans l’air. Quand elle parle on dirait qu’elle chante. Elle ne transpire pas à grosses gouttes quand il fait chaud. Et ne halète pas comme un phoque par temps de canicule, quand elle court après ses enfants. D’ailleurs, même ses enfants sont parfaits, policés, organisés, bien habillés et bien coiffés. Sans tâches de sauce tomate ou de Nutella. Sans miettes de gâteau dans les cheveux.

Les garçons et moi aimons beaucoup la famille Ito. Nous nous réjouissions depuis plusieurs jours de l’activité « pâte à sel », justement prévue pour l’après-midi. En prévision, depuis le matin, j’avais rangé, poli, briqué la maison. J’étais plutôt contente du résultat. Jusqu’à ce que je réalise qu’on avait une semaine de boîtes de pot de yaourts vides, en évidence sur l’étagère, rapport à un projet de science en cours. Qu’il faisait cinquante degrés parce que j’avais oublié de remettre la clim après avoir découpé des confettis de papier vitrail. Papier vitrail dont il restait d’ailleurs des petits bouts dans le coin à côté de l’armoire. J’avais mal regardé. Les coins, c’est traître.

accroc

De toute façon, c’était trop tard.

La famille Ito était là. J’ai discrètement récupéré les ciseaux avec lesquels Miss-Trois était en train de jouer. Quand il n’y a pas de témoins, je la laisse faire: ça l’occupe bien et elle ne se coupe pas trop. Mais du coup, ça l’a frustrée. Elle est partie déterrer un goûter vieux de quelques jours dans les plis du canapé. Crotte. J’avais mal regardé. Le canapé, c’est traître. D’un air dégagé, j’ai fait disparaître le pain mâchonné. Je suis une maîtresse de maison en carton. Et pourtant je m’étais appliquée.

On est passés à notre activité bricolage. Mon point fort. J’avais bien anticipé. Géré les proportions, les coloris et les mélanges. La pâte à sel, je maîtrise drôlement bien! Madame Ito a eu l’air très positivement impressionnée! Tout rentrait dans l’ordre. Du coup, profitant d’un instant de relâche, Petit-Deux, qui aime vraiment beaucoup Madame Ito, s’est mis à tailler la bavette…

accroc

La formidable méprise du parc aquatique

J’avais très envie de partager avec vous cette anecdote du parc aquatique, que je trouve vraiment tordante.

Et aujourd’hui, c’est l’occasion ou jamais, vu le vide intersidéral de la semaine qui vient de s’écouler. Il fait gris et humide et orage en continue en ce moment. Il est bien difficile de sortir au sec, car nous voila de retour dans la période de la mousson, avec ses inondations, ses moustiques et ses fièvres intermittentes. A ce propos, si vous ne savez pas encore tout des tracas et poilades de la saison des pluies, je vous encourage à retourner lire mon billet de l’année dernière qui était plein d’anecdotes rigolotes.

Cerise sur la gâteau, la pluie nous a apporté la grippe. J’ai passé la moitié de la semaine à agoniser au fond de mon lit. Prenant la suite de Miss-Trois qui m’a gentiment cédé ses microbes, la bourrique. Maintenant c’est au tour de Papa-Tout-Terrain, le pauvre. Et de Petit-Deux, peut-être. Il sur la tangente. Miss-Trois vient en parallèle d’en reprendre pour un tour. Et moi j’ai renouvelé mon abonnement biannuel auprès de l’hôpital local. Youhou!

Bref, retournons à nos toboggans…

Au parc aquatique

Le secret de Petit-Un

Ca y est! Je crois que nous avons réussi à percer à jour le secret de Petit-Un…

Il y a quelques semaines, je m’extasiais ici de la capacité de notre aîné à séduire les Mamies thaïes grâce à quelques phrases bien placées. Et avec un vocabulaire objectivement très limité.

Mais ce week-end, avec Papa-Tout-Terrain, nous sommes enfin parvenus à lever le voile sur sa technique secrète et incroyablement scientifique pour draguer les vieilles dames…

Le secret de Petit-Un

En résumé, il lui suffit de dire n’importe quelle phrase qui lui passe par la tête, dans une langue connue ou inconnue, pour faire tomber toutes les dames. Ca ne marche qu’à condition, bien sûr, d’avoir une toute mignonne bouille de souriceau adorable.

A force de compliments, le dit souriceau semble d’ailleurs s’être convaincu de ses talents innés de linguiste. Alors que Miss-Trois soufflait sa première bougie le week-end dernier, son grand frère s’est proposé pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Et en version multilingue, s’il vous plaît!

Le secret de Petit-Un

C’est dommage, mais on a dû l’interrompre juste avant qu’il ne commence la version coréenne. Parce que Miss-Trois était sur le point de manger la bougie.

J’avais terminé ces quelques lignes, juste avant d’aller récupérer Petit-Deux à l’école… Et par une curieuse coïncidence, en chemin, mon cadet m’a à son tour gratifiée d’une grande leçon de communication interculturelle…

Le secret de Petit-Deux

C’est rigolo, on dirait que pour les plus jeunes, ne pas se comprendre est aussi une façon d’échanger. Je soupçonne d’ailleurs que ce mode de fonctionnement soit à l’origine de la facilité des enfants à acquérir de nouvelles langues. (Et de la difficulté des adultes à faire de même, pfff…)

 

 

Retour de vacances en famille

Voila, c’est fait! Veni, vidi, vici. Nous sommes partis. Nous avons profité. Et nous voila (déjà) de retour de vacances.

Ca vous semble banal, des vacances en France? Rien de plus exotique au contraire!

C’était pour nous l’occasion privilégiée de (re)découvrir tout ce qu’on ne verra jamais en Thaïlande…
  • On a cueilli des tomates, des mûres, des pommes, des pêches, des poires, des framboises et même une courgette!
  • Pique-niqué d’un bout de Saint Nectaire partagé en famille, à même le morceau, vu qu’on n’avait pas de couteau. (Et autant dire que chacun s’est battu –bébé compris- jusqu’à la croûte, pour ne pas en perdre une miette!)
  • Cherché (mais pas trouvé) des champignons
  • Cherché (et trouvé) les œufs des poules
  • Vu de tout mignons lapinous qui venaient de naître
  • Découvert que les ronces ça pique et que les orties ça gratte
  • Acheté « Boule et Bill » dans une brocante
  • Mis un jean, et même un pull, une fois!
  • Bu de la Suze (oui oui), de délicieux pinards, et de la liqueur de Vieille Prune remontée de la cave
  • Siroté l’eau à même le robinet, l’eau du bain, et l’eau de la pataugeoire
  • Laissé les portes et les fenêtres ouvertes tout le temps, sans crainte des serpents
  • Fait de la confiture maison et de la compote avec les fruits du jardin. (Et ça n’était ni des bananes ni des papayes.)
  • Cerise sur le gâteau, on s’est même fait piquer par une guêpe et par une tique

Avion - Retour de vacances

… Et surtout, on a profité de la famille et du plaisir de laisser glisser sur nous les journées en ne faisant rien qu’à prendre du bon temps…
  • On a fait du vélo, joué aux quilles, fait la roue, construit des bateaux d’écorces et on les a fait naviguer dans les ruisseaux
  • Ecouté des histoires sur les genoux des grands parents
  • Fêté les anniversaires passés, présents et futurs
  • Joué à la bataille, aux dames, au Scrabble, au Super Cluedo et à la belote (respect à la sainte qui a entrepris d’enseigner ça à trois minis excites comme des puces)
  • Câliné et serré dans nos bras les petits nouveaux et adorables bébés qu’on ne connaissait pas encore. Et ceux qu’on connaissait déjà, aussi.
  • Ri, batifolé, joué, et cuisiné des gâteaux en mangeant la moitié de la pâte avant de les faire cuire

… Bref, on n’a rien fait de spécial, mais ces petits riens, c’est tout un monde, pour nous. C’est l’énergie et l’amour de nos proches dont on fait des réserves pour tenir jusqu’à la prochaine fois. Et on repart bien sur un peu tristes, mais tout regonflés de ces éclats de bonheur et de ces beaux moments partagés!

Puis voilà, on est de retour de vacances

…et bien vite, on a retrouvé l’Asie qu’on aime et le pays du sourire…

A l'aeroport - Retour de vacances

Comment traumatiser son coiffeur…

Je ne taris jamais d’éloges quant à la gentillesse des Thaïs vis-à-vis de nos enfants. En voila un exemple tout mignon, vécu le week-end dernier… ou comment traumatiser son coiffeur avec ses marmailloux…

Passage chez le coiffeur. On nous attribue un jeune homme inconnu, pour couper les cheveux des enfants. Il est nouveau. Tout jeune, très design, mais un peu impressionné par nos charmantes têtes blondes. Je soupçonne que ce ne soit un bizutage de la part de ses collègues, qui l’observent en papotant tranquillement et viennent faire des selfies avec Miss-Trois.

Bref, notre moussaillon-coiffeur a un peu galéré, mais a fait preuve d’une gentillesse extrême à l’égard de nos sauvageons…

… D’autant que Petit-Un ne lui a pas facilité la tâche…

Comment traumatiser son coiffeur

 

 

Où l’on cause de la petite graine …

Avec les vacances scolaires, les enfants restent beaucoup entre eux. Tant et si bien que la tension monte parfois un peu vite. Les noms d’oiseaux pourraient fuser, mais Maman est là qui veille au grain. Et qui, ô malheur, comprend même les grossièretés en anglais! Jamais à court de créativité lorsqu’il s’agit d’irriter leur prochain, les garçons ont, du coup, développé un nouveau concept, celui de la petite graine …

La petite graine, c’est le bébé. Celui qui est trop petit pour prétendre aux activités intéressantes ou à l’autonomie.

Mais où s’arrêtera l’escalade sémantique?…

La petite graine

 

 

Papa est en voyage d’affaires

Même si c’est assez rare, dans la famille, on n’aime pas beaucoup quand Papa est en voyage d’affaires.

Heureusement aussi, les enfants ont le sens pratique. Passée la contrariété de l’annonce, vient le temps des « commandes » et des exhortations… Pour rien au monde, Petit-Deux ne louperait un ascenseur, tandis que Petit-Un est toujours aussi fan des avions!

Papa-Tout-Terrain a finalement voyagé avec une grande « liste de courses » à rapporter à la maison!

Business Trip

 

Invitation chez notre voisin japonais

 

Quelques temps forts de l’invitation chez notre voisin japonais, le week-end dernier….

Recevoir la famille Tout-Terrain a mis à rude épreuve le savoir-vivre de notre adorable ami… mais le challenge a été relevé avec beaucoup de succès!

… Le Japonais est le blond de l’humanité…

Je l’écrivais déjà il y a quelques temps… mais ça se confirme!

 

invitation chez notre voisin japonais