Réussir une nuit d’hôtel avec des enfants


A la suite de la naissance de Petit-Deux, qui ne dormait jamais, Papa-Tout-Terrain a été un peu traumatisé et a longtemps refusé les nuits à l’hôtel: « … Et si c’était pire, encore?… » Pas de découragement! Une nuit hors de la maison change certes des cadres habituels, mais les jeunes enfants se réjouiront très vite de ces nouvelles expériences, pour peu que les parents aussi les envisagent sereinement et avec plaisir!

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Grâce à quelques petits trucs faciles à mettre en œuvre, anticiper l’organisation et le changement de paysage d’une nuit à l’hôtel vous permettra de partager de nouvelles expériences en famille, qui enthousiasmeront petits et grands!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Bien planifier en amont
  • Comment gérer le bain à l’hôtel?
  • Qu’est-ce qu’on mangera?
  • Comment s’organiser pour le couchage?
  • Le check-out et le départ
  • Le Focus: Quelles solutions d’hébergement avec des enfants? –chambre d’hôtel avec ou sans lit d’appoint, suite ou « junior suite », chambres d’hôtel communicantes, chambre dans un Appart’Hôtel, chambre ou logement loué via Airbnb, échange de maisons…

 

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Fiche Pratique – Réussir une nuit d’hôtel avec de jeunes enfants

Comme souvent en excursion avec nos enfants, notre philosophie est de voyager « avec » nos petits, et non « pour » eux. Que change finalement cette sémantique pointilleuse?…

Dans l’idée, nous ne souhaitons pas organiser nos sorties en fonction des enfants. A la place, nous tentons plutôt de nous simplifier la vie, de laisser de côté nos habitudes et d’apprécier les changements de notre environnement quotidien, pour le plaisir de chacun. Pas de Chocopics au petit déjeuner?… les enfants ont appris à raffoler de la bouillie de riz aromatisée à l’ail des petits déjeuners thaïs. C’est même devenu maintenant le petit « plus » de nos week-ends de balades.

 

Cette Fiche Pratique reprend et synthétise nos astuces et nos habitudes à l’hôtel, pour conserver quelques points de repères aux enfants tout en leur transmettant l’excitation et l’enthousiasme de la découverte!

 

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L'Hotel de l'Amour

Photo: L’Hôtel de l’Amour en Thaïlande (Buriram), où nous avons été traités comme des rois!

 


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Le voyage en avion avec de jeunes enfants

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Comment s’organiser sans se compliquer la vie et comment planifier un voyage sur un vol long-courrier avec bébé, en toute sérénité!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Que mettre dans le bagage à main?
  • Qu’est-ce qu’on mange?
  • Comment est-ce qu’on dort?
  • Comment se distraire sans s’embêter?
  • Le Focus: Les temps principaux du voyage – avant le vol, à l’aéroport, en cabine, en vol, le décollage et l’atterrissage
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Fiche Pratique – Le Voyage en avion avec de jeunes enfants

Les voyages en avion ont toujours un caractère un peu exceptionnel… Il est donc bien normal que cette perspective inquiète les jeunes parents, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un vol long-courrier: comment va-t-on s’organiser pour ne pas s’emmêler les pinceaux entre bébé, les bagages et les documents de vols? Comment l’enfant acceptera-t-il d’être ballotté un peu partout dans l’aéroport? De quelle façon gérer l’ennui et l’oisiveté pendant le temps du vol? Comment éviter de déranger les autres voyageurs?

Voyager en avion avec des enfants_2

De l’autre côté du miroir, il suffit que je me replonge dans mes souvenirs de petite fille ou que je repense aux yeux brillants d’excitation de mes enfants pour me rappeler que finalement, les petits, eux, se font une fête de prendre l’avion… et franchement, pour un parent, un vol long-courrier peut être clairement agréable, à condition de s’être un peu organisé en amont!

Chez les Tout-Terrain, nous avons commencé tôt: à 28 jours, nous embarquions déjà Petit-Un pour un Shanghai-Paris… et retour. Le vol a été parfait. Notre bébé n’avait jamais si bien dormi depuis sa naissance –et nous non plus!… et lors des périodes de veille, il a contemplé avec beaucoup d’intérêt le signal lumineux « No Smoking » qui surplombait son bassinet.

Voyager en avion avec des enfants_1

 

Cette Fiche Pratique est le fruit de nos expériences et de nos ratés, de nos trouvailles, de nos déconvenues et de nos astuces qui sont devenues routine, après cinq ans de voyages ici et là, avec des petits. De la préparation du bagage à main au pré-enregistrement, de la gestion des repas au sommeil et aux activités en avion, nous balayons les principaux aspects du vol en proposant des solutions pratiques pour répondre à tous les doutes qui pourraient tout naturellement tracasser les jeunes parents.

 

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… Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous référer à l’article Prendre l’Avion avec un bébé

 


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Comment protéger bébé par fortes chaleurs

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Revue des points essentiels pour protéger son bébé ou son enfant de la chaleur, à la maison comme en voyage. Adoptez les bons comportements et sachez reconnaître les signes d’alerte en cas de coup de chaleur!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Bien hydrater bébé est primordial, par temps chaud
  • Les activités à l’extérieur par fortes températures
  • Quid du portage par fortes chaleurs?
  • S’organiser en intérieur, quand il fait chaud
  • Comment habiller bébé par fortes chaleurs
  • Bébé a trop chaud: les signes d’alerte
 Comment protéger bébé par fortes chaleurs – Télécharger en PDF

 

Fiche Pratique – Comment protéger bébé par fortes chaleurs

On recommande de conserver la chambre de bébé entre 18 et 20 degrés. Mais voilà, vous habitez dans un pays chaud, vous êtes en voyage sous les tropiques, ou alors c’est tout simplement l’été à la maison! Il y a de quoi se faire des nœuds au cerveau, d’autant qu’il est souvent carrément impossible –et impensable- d’espérer faire redescendre la température!

Pas de panique, des tas de bébés et d’enfants vivent et grandissent très bien dans les zones tropicales et subtropicales. Les températures préconisées en France sont surtout des repères pour s’orienter en hiver –et prévenir des risques liés aux pièces surchauffées.

Pour l’été ou sous des climats chauds, il importe surtout d’éviter les écarts de température trop importants entre intérieur et extérieur. En parallèle, surveillez toujours la température corporelle de bébé et veillez à ce qu’il ne se déshydrate pas.

 

Cette Fiche Pratique rappelle les principales règles à suivre, en cas de fortes chaleurs, pour sécuriser votre bébé ou votre enfant à la maison comme dans ses activités en extérieur, en se centrant en particulier sur les problématiques récurrentes de l’hydratation, l’habillement, et le portage.

 

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Balade en Thailande par temps chaud

 

 


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Les enfants responsables de leurs valises – On a testé!

 

Pour la première fois, lors de notre tout récent tour de l’Isan, au nord-est de la Thaïlande, nous avons proposé aux enfants d’être en charge de leurs propres valises. Notre offre a remporté un franc succès. Malgré de petits soucis de mise en place, l’expérience a été concluante et a soutenu l’intérêt des garçons pendant toute la durée du séjour, tout en allégeant (un peu) la logistique pour les parents.

 

Premiers ennuis avec la liste des valises

Lors de notre dernière excursion, nous avions préparé les bagages un jour avant le départ, ce qui avait causé une énorme frustration pour les enfants. Une fois les valises prêtes, pourquoi ne pouvait-on pas enfin partir? Et pire encore, pourquoi fallait-il retourner une journée à l’école? Bref, cette fois-ci, nous avons opté pour un paquetage de dernière minute, qui a mieux répondu à la perception temporelle de nos petits-grands.

Liste des Valises Enfant

J’avais préparé le terrain à l’avance: une liste détaillée du contenu des valises en lettres et en dessin, à l’attention des enfants. Le nombre des tenues n’était pas spécifié, histoire de proposer une réflexion commune. J’ai revu, comme une formalité, l’ensemble des documents avec les enfants. A la fin de mon exposé, je n’ai lu que l’incompréhension dans leurs yeux… On a donc repris plus lentement… et surtout, il allait falloir adapter la méthode! Les principaux points de blocage:

  • Les enfants n’ont pas compris la vision matricielle proposée. Ils ont eu beaucoup de difficultés à se repérer dans le tableau et n’ont pas compris l’organisation en colonnes et en lignes. Présentation à clarifier mais conserver. Il me semble que cette compétence est à leur portée et leur sera utile.
  • J’avais prévu seize types d’accessoires par valise. C’est beaucoup trop. C’est très long à préparer et cela nuit d’autant à la lisibilité de la liste. Petit-Un (quatre ans et demi) a eu la concentration de préparer une petite dizaine d’éléments et Petit-Deux (trois ans) a laissé tomber après cinq. Sur des valises « week-end », je pense pouvoir laisser l’intégralité de la préparation aux enfants, mais pour des séjours longs, je leur proposerai pour l’instant une répartition des tâches.
  • La réflexion sur le nombre de tenues à prévoir en fonction de la durée du voyage n’a pas du tout intéressé les garçons. La fait qu’un seul accessoire de chaque type ne soit dessiné, a encore rajouté à la confusion. Combien de slips pour neuf jours de voyage? « Un. » « Aujourd’hui tu as besoin de combien de slips? » « Un. » « Et demain? » « Un. » Alors pendant deux jours tu as besoin de combien de slips? » « Un. » « Mais voyons, aujourd’hui un, demain un, ça fait deux… » « Mais t’as dessine qu’un seul slip… »J’ai finalement rempli les cases toute seule… et les enfants ont été incapables de me relire… je ne dessine pas les chiffres comme à l’école américaine qu’ils fréquentent. Bref, la prochaine fois je pré-imprimer ces champs!

Ca commençait plutôt mal. J’ai donc repris les listes des garçons et leur ai indiqué pas à pas la marche à suivre. « Nous avons besoin de neuf tee-shirts… allez chercher neuf tee-shirts!… »

 

Préparation du contenu des bagages

Les garçons ont donc choisi leurs neuf tee-shirts, avec un plaisir évident. Puis les shorts. Les chemises. Les slips. Pour finir par les chaussettes. Apres Petit-Deux a lâché prise. Puis le pull, le pantalon, les pyjamas, le doudou, et la Grand-Un a également abandonné, mais le principal y était!

Ensemble, nous avons coché la liste au fil de l’eau, en fonction des éléments préparés. Grand-Un a écrit un premier « OK », puis s’est rabattu sur de grand « X », moins contraignants. Petit-Deux a écrit certains « O » du « OK », car c’est une lettre qu’il affectionne particulièrement. Je trouve plaisant d’intégrer leur apprentissage de l’écriture dans des situations de la vie réelle.

Exercice d'ecriture

Les garçons ont choisi ensemble certains vêtements pour s’accorder et s’habiller pareil. Ils ont choisi des habits offerts par leurs grands-parents, des habits un peu trop petits qui leurs rappelaient de bons moments, et des habits qu’ils aimaient tout simplement. Alors bien sûr, quand le tee-shirt arrivait à la valise, je devais souvent un peu le replier… Que quand Grand-Un a fièrement décompté ses dix-sept tee-shirts, on a dû un peu négocier pour en laisser certains… Bien sûr, aussi, que quand Petit-Deux a choisi des chaussettes taille six mois –que j’avais eu la flemme de ranger dans les cartons « bébé »- j’ai été obligée de réexpliquer un peu, tests à l’appui, le principe et les notions de taille…

Ca y est, les enfants ont fini leurs valises!

On a tout rangé dans de petites valises qui nous servent habituellement de bagages à main en avion. Elles roulent et gardent une taille adaptée aux enfants. Tout de suite, ça a été le coup de foudre. Les valises ont été promenées aux quatre coins de la maison, ont servi d’accessoires, grandeur nature, pour jouer à l’aéroport et à l’enregistrement des bagages. A mon insu, Petit-Deux a rajouté un collier de perles multicolores ainsi que son short pour le lendemain, en boule, et que j’ai cherché plusieurs jours.

 

Les enfants responsables de leurs valises pendant le séjour

Pendant un peu plus d’une semaine, les garçons ont assume avec grand sérieux la responsabilité qui leur était confiée. Ils ont toujours tiré leurs valises d’un lieu à l’autre, ont chaque soir sorti leurs pyjamas et choisi leurs tenues tous les matins. Ils connaissaient bien le contenu de leurs bagages et s’en sont très bien tirés. J’ai pensé un peu tard à initier un « sac de linge sale » et à en expliquer l’usage. A ne pas oublier pour la prochaine fois: ça aide conserver une bonne tenue des bagages. Globalement pour moi, la logistique des vacances a été clairement allégée.

Les Valises sont pretes!

En pendant de cette autonomie nouvelle, nous nous sommes employés à respecter ou du moins accepter les goûts et choix des garçons, qui ont parfois opté pour des habits bien mal assortis ou peu adaptés, mais auxquels ils tenaient…

Au jour 6 par exemple, Petit-Un a avisé le pull rangé au fond de la valise, au cas où. Il faisait 38 degrés dehors ce jour-là, et la température est par la suite montée à 42. « J’ai froid, a-t-il déclaré, je veux mettre un pull aujourd’hui« . Et Petit-Deux de s’écrier que lui aussi voulait un pull. Nous avons expliqué que nous trouvions qu’il faisait tout de même plutôt chaud, avons montré le soleil, lu ensemble le thermomètre de la voiture qui indiquait un chiffre élevé, mais rien ne les en a fait démordre. Ils sont partis avec leurs pulls.

De dix minutes en dix minutes, nous tâtions le terrain pour vérifier si le pull était toujours indispensable. Petit-Deux n’a pas tenu longtemps. Petit-Un a été plus coriace, puis s’est résolu, en fin de matinée, à quitter sa pelisse avec regret: « mais je l’aime, mon pull, parce qu’il est très beau ». Une fois rassuré sur la beauté du polo qui était sous le pull, il n’a pas semblé fâche de retrouver un peu de relative fraicheur. Bref, s’habiller en adéquation avec son environnement, ça s’apprend aussi et ça se teste, en incluant quelques ratés!

Les Tresors Rapportes par Petit-Deux

En bonus, les garçons ont adoré pouvoir rassembler leurs souvenirs en un espace qui leur était propre. Petits cadeaux, savons d’hôtel, billets des musées… ils ont tout conservé et ont eu grand plaisir à retrouver leurs trésors, une fois de retour à la maison!

 

En conclusion

Une expérience, des responsabilités et un apprentissage tout neuf qui ont ravi les enfants et que les parents ont apprécié. Cela a demandé de notre part un encadrement différemment réparti, mais finalement pas plus contraignant qu’autrement. Et puis surtout, on garde au fond des yeux le sourire fier de nos petits-grands, à chaque fois qu’ils nous disaient: « Attends, c’est MOI qui prend MA valise »…

La prochaine fois, c’est dit, on remet ça, mais il va falloir que je retravaille mes listes et ma méthodologie!

 

 

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Voyager en Thaïlande avec des enfants?

Comme tout heureux propriétaire d’une adorable marmaille, nous voyageons désormais un peu moins légers et un peu plus préparés… Mais qu’en est-il au pays des sourires? A nos yeux, si l’envie vous tient, foncez! La Thaïlande avec des enfants est une destination facile à planifier, facile à vivre au quotidien, et très sûre, par-dessus le marché. Revenons ensemble sur les points clés d’un voyage…

 

Le trajet long-courrier en avion

Pas de panique avant un vol long-courrier: l’avion offre une pléiade de distractions, et finalement le trajet passe vite. Pour peu que l’on s’organise à l’avance et que l’on voyage léger, prendre un avion avec un bébé ne présente aucun obstacle majeur. Par la suite, pour les « petits-grand » (3-6 ans), un vol est source de divertissements multiples. Il suffit d’anticiper quelques activités complémentaires pour meubler les possibles moments de creux. Je n’ai pas l’expérience propre des plus grands, mais ils me semblent bien autonomes en vol: entre l’écran de l’avion, les repas, les lectures personnelles ou autres Pads, il me semble ne jamais les entendre.

Je recommande toutefois de réserver des vols directs par des compagnies aériennes reconnues, pour éviter les complications inutiles. Pour bénéficier des tarifs les plus bas, il est conseillé de réserver si possible cinq à six mois à l’avance, de voler hors vacances scolaires, et plutôt en milieu de semaine. Air France propose un panorama pratique de ses tarifs, sur six mois. On le trouve facilement via des moteurs de recherche avec des mots clés de type « billet d’avion Air France Paris Bangkok »:

Tarifs Air France par dates

Capture d’écran du site d’Air France – http://www.airfrance.fr/vols/paris+bangkok

A noter, jusqu’à deux ans, un bébé peut voyager sur les genoux de ses parents et ne paie que 10% du prix du billet. De deux à douze ans, l’enfant paie environ 70% du billet adulte, selon le vol et les conditions tarifaires. Apres deux ans, l’avion devient donc vraiment coûteux. Raison de plus pour voyager avec des moins de deux ans!

 

Le logement

Une fois en Thaïlande, les hôtels sont pléthore, qu’on les réserve à l’avance ou qu’on les trouve sur place. Nous fonctionnons plutôt par réservation, pour vérifier les avis d’autres voyageurs, et éviter les déceptions. L’inverse ne présente pas de risque majeur non plus. Le budget pour l’hôtel dépendra bien sûr du niveau de confort désiré: air conditionné ou non, eau chaude ou non, petit déjeuner occidental ou local, cadre romantico-exotique ou plus dépouillé. En ce qui nous concerne, nous recherchons au moins la clim, qui aide à bien limiter les moustiques.

Les enfants sont la plupart du temps acceptés gratuitement, à condition d’utiliser la literie existante. L’on peut parfois demander des lits d’appoint payants. En ce qui nous concerne, nous optons souvent pour des solutions de type « suite » ou « junior suite », qui offrent plus d’espace, tout en nous permettant de rester groupés.

Dans la mesure du possible, nous évitons les hôtels qui ciblent trop la clientèle étrangère. Ces établissements ont tendance à être chers pour une qualité moindre, et surtout, nous n’avons pas forcément envie de côtoyer des hordes de Russes et de Chinois… car la Thaïlande reste un pays de tourisme de masse. A l’opposé, nous avons souvent d’excellentes expériences dans des hôtels plus familiaux, et à la clientèle plutôt locale. L’ambiance y est généralement très détendue, et même si les personnels ne parlent pas toujours bien anglais, ils cherchent systématiquement à nous rendre service et à nous satisfaire, encore plus parce que nous voyageons avec de jeunes enfants.

 

La nourriture

Une bonne partie de la nourriture locale est très épicée, mais l’on trouve facilement des repas adaptés aux enfants. Les petits déjeuners Thaïs proposent presque systématiquement des sortes de « porridge », à base de bouillon et de riz, qui plaisent bien aux petits. Le pain de mie est également répandu.

Pour les autres repas, on trouvera à peu près partout des riz frits (khao pad kong –aux crevettes, khao pad khai –au poulet), des nouilles sautées (pad thai), des omelettes (Khai chiao), des poissons frits ou du poulet grille. Les plats dits « chinois » ne sont généralement pas épicés non plus. Ils sont issus de l’héritage des migrations chinoises en Thaïlande, au début de vingtième siècle. Il s’agit principalement de viandes ou légumes sautés à la sauce soja ou à la sauce aux huîtres. On peut vérifier que le plat n’est pas piquant en demandant « mai ped » (prononcer « maye pède »).

En solution de dépannage, on peut toujours commander du riz blanc. Pour les cas extrêmes, ou l’on ne trouve pas d anglophone, j’ai une photo de riz blanc sur mon téléphone. Et parce qu’on traite vraiment bien nos enfants, on a toujours des dosettes de ketchup en poche, histoire d’améliorer l’ordinaire. Restent enfin les « 7 Eleven« , superettes ouvertes 24h/24, et que l’on trouve presque partout. L’on peut y acheter du pain de mie ou des raviolis asiatiques, qui plaisent toujours aux petits.

A cela s’ajoute pléthore de fruits exotiques que l’on achète épluchés et prédécoupés. Un sachet coûte 20 à 30 baths, mais les prix peuvent augmenter dans les zones touristiques.

Il faut faire attention de ne boire que de l’eau en bouteille scellée. Ça se trouve absolument partout. Bien se méfier des glaçons, car on ne connait pas la provenance de l’eau. En dehors des grands établissements ou de glaçons faits achetés soi-même, l’idéal est de s’abstenir.

 

Problématique de santé en Thaïlande avec des enfants

Il n y a pas de cabinets médicaux en Thaïlande. On consulte les médecins dans les hôpitaux. Nous sommes toujours –et partout- tombés sur des médecins compétents et à l’écoute, et qui parlaient au moins un minimum d’anglais. Le réseau hospitalier est étroitement maillé. On n’est jamais loin d’un centre de soin, mais les infrastructures sont meilleures dans les grandes villes. Bangkok possède parmi les meilleurs hôpitaux d’Asie.

Avec de très enfants jeunes, évitez les îles mal desservies et loin d’hôpitaux aux standards internationaux. On dit que l’on peut s’éloigner d’une heure de route d’un bon hôpital, par année de l’enfant. Cela semble un équilibre raisonnable.

Un point qui peut être bon à savoir, dans les hôpitaux, les médecins éloignent souvent d’emblée les parents lorsqu’ils ont besoin de pratiquer des soins – nous avons testé la prise de sang, le lavage d’yeux pour une conjonctivite, la radio et le plâtrage d’un bras cassé (bref, on a des enfants, quoi). L’expérience a montré qu’en m’imposant, ma présence n’était finalement pas refusée par le personnel soignant, mais tellement rassurante et réconfortante pour l’enfant…

Pour le reste, mieux veut partir correctement vacciné. En plus des vaccins obligatoires en France, le BCG me paraît important pour l’Asie, de même que l’encéphalite japonaise –qui s’attrape par les moustiques. Les risques sanitaires principaux: les moustiques, les intoxications alimentaires, le soleil, les serpents et les bobos mal soignés. Des précautions minimum doivent permettre de se prémunir contre une majorité d’incidents.

Dans la valise, on pense à emporter des protections efficaces contre les moustiques: anti moustiques pour la peau, les vêtements, les chambres d’hôtel si l’on prévoit des hébergements de bas standing et manches longues pour les soirées. On s’équipe de chapeaux et crèmes solaires de bon indice –ou mieux, on évite de s’exposer au soleil. En cas d’intoxication alimentaire, on évite surtout la déshydratation –et on boit du coca. En cas de fièvre suspecte ou de bobo louche, on n’hésite pas à consulter… Contre les serpents, on évite les chemins peu fréquentés ou herbeux, on regarde ou l’on met les pieds, et l’on prévient bien les enfants. Pas de panique non plus, en dehors des parcs naturels, nous n’avons jamais croisé de serpents en zone touristique.

Les transports sur place

On se déplace facilement –et pour pas cher- en Asie. Pas besoin de véhicule à Bangkok, l’on s’y déplace aisément en taxis, tuk-tuk, ou métro. Pour le reste du pays, si l’on opte pour de l’itinérant avec un petit budget, on se tournera vers des transports locaux: trains, bus, minibus, taxi-motos… Il faut avoir le temps et l’esprit un peu aventurier, mais ça se fait.

Si l’on cherche à gagner en efficacité, fiabilité et rapidité, on louera une voiture ou un minibus, avec ou sans chauffeur.

On peut également conduire soi-même avec un permis international, mais il faut se souvenir qu’on roule à gauche en Thaïlande. L’adaptation n’est somme toute pas si difficile. L’essuie-glace et les clignotants étant inversés, on se mélange juste un peu les pinceaux le premier jour. Dans les voitures manuelles (ce n’est pas la norme en Thaïlande), le changement de vitesse se fait de la main gauche. L’avantage d’une voiture individuelle est une meilleure autonomie. Mais en cas d’accrochage, cela peut aussi représenter des heures de galère.

La conduite n’est ni difficile, ni nerveuse, mais il peut y avoir de l’imprévu sur les routes, dans la mesure où les travaux sont parfois mal signalés, et que les conducteurs locaux peuvent s’arrêter dans des endroits inattendus. Songez enfin à vous équiper d’un bon GPS, pour profiter de votre autonomie et découvrir les routes secondaires! Nous aimons personnellement beaucoup Google Map, bien que certains de nos amis le jugent peu fiables…

Quant aux sièges auto, malheureusement, personne n’en n’utilise ici. A chacun de voir la solution dans laquelle il se sent le plus en confiance. Certaines familles décident par exemple d’apporter leurs sièges auto en avion ou d’en acheter sur place. Pour notre part, quand nous devons faire sans siège auto, je garde les plus petits en écharpe ou porte-bébé physiologique ventral, en prenant garde à bien caler la tête. Nous asseyons ensuite les enfants plus grands avec des ceintures d’adultes, en essayant de les sécuriser au maximum. C’est le rapport sécurité/pratique qui nous semble le plus équilibre, mais chacun aura une vision un peu différente du sujet.

J’ai découvert récemment sur le très astucieux blog des Petits Globes Trotteurs deux solutions alternatives pour la sécurité en voiture: le gilet de sécurité voiture (Ridesafer) et le réhausseur de voyage gonflage (Bubble Bum). Nous n’avons pas testé, mais ces pistes me semblent vraiment intéressantes!

 

Les activités

Le gros des activités en Thaïlande est adapté aux enfants. Paradoxalement, nous profitons peu des plages qui demandent pas mal de surveillance et un constant combat contre une exposition dangereuse au soleil. Notre trio gagnant: parc naturels, ruines et animaux.

 

Il y a beaucoup de parcs naturels en Thaïlande, qui permettent de se balader dans des sentiers fréquentés et bien entretenus, avec donc un risque minoré de rencontrer des animaux suspects. On a cependant souvent l’occasion d’y observer une faune très variée (éléphants, singes, oiseaux, crocodiles, papillons…). L’ambiance des parcs nationaux est familiale et bon enfant. La fréquentation est principalement Thaï. On s’y sent bien.

A noter: prévoir au minimum de l’eau et des chaussures fermées pour les excursions.

 

Il y a beaucoup de ruines Khmer dans le centre et l’est du pays: Ayutthaya, Lopburi, Kampaeng Phet, Sukhothai, sud des provinces de Buriram, Surin et Sisaket… En dehors des sites les plus connus, beaucoup de ces lieux sont peu fréquentés, et l’on apprécie ces découvertes intimistes. Nos enfants aiment à pouvoir divaguer presque librement dans les vestiges, se plaisent à explorer des endroits vaguement mystérieux, et adorent grimper et sauter parmi les vielles pierres.

A noter: éviter les moments de grosse chaleur, dans la journée.

 

Les attractions avec des animaux sont très nombreuses en Thaïlande, et ont toujours beaucoup de succès. Spectacles ou balades avec des éléphants, fermes éducatives, tigres, crocodiles, serpents, singes… Les jardins zoologiques offrent souvent grande proximité avec les animaux. Nos enfants adorent nourrir les animaux de la ferme ou les éléphants.

A noter: bien surveiller les petits, car ils ont souvent la possibilité de voir les animaux de très très près.

Sur la question des animaux sauvages retenus en captivité pour le divertissement des touristes, subsiste tout de même une forte question d’éthique. Je tends personnellement à éviter de plus en plus souvent ces lieux, et réfléchis à la façon dont présenter ces problématiques aux enfants: comment leur faire découvrir de grands animaux sans pouvoir les leur montrer? Comment leur inculquer le respect des êtres vivants alors qu’on les voit malheureux et en captivité?… Je crois qu’il en va la de la réflexion intime de chacun, et la mienne est toujours en cours…

 

L’accueil

En Thaïlande, et encore plus avec des enfants. Vous serez bien accueillis. Il faut toutefois faire une distinction entre les zones les plus touristiques et les régions plus reculées. Aller dans un endroit touristique, c’est comme visiter Paris quand on est Chinois. C’est une valeur sûre, et l’environnement répond à un minimum syndical en termes d’intérêt, de beauté des sites, d’hébergement et d’accueil. Cela dit vous restez un touriste parmi d’autres, l’on vous fait des prix de touriste, et l’on vous propose des attractions de touristes. C’est un peu cher mais confortable pour un séjour pépère sur la plage.

Cependant à mon sens, c’est si vous avez l’occasion de sortir des zones balnéaires que vous pourrez découvrir les aspects les plus enchanteurs du pays, et en particulier des gens magnifiques. Il sera peut être difficile de trouver un steak frites, ou un interlocuteur anglophone… Mais on vous accueillera avec des sourires non feints, on se mettra en quatre pour vous, on fera tout pour mettre vos enfants à l’aise… Attendez-vous juste à ce que les vieilles Mamies (surtout) essayent –avec gentillesse- de toucher vos enfants… les gens sont curieux et ont le contact facile, ce qui ne plaît pas à tous les petits!

Astuce: dans les marchés ou autres lieux très fréquentés, j’installe souvent Petit Deux en porte-bébé ventral pour le protéger des mains baladeuses.

Un patre et ses boeufs en Thailande

 

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Les enfants font leurs valises

Petit-Un a bientôt cinq ans et Petit-Deux un peu plus de trois ans. Ils aiment gagner chaque jour en autonomie, et prendre de nouvelles responsabilités. Bref, nous avons deux petits garçons heureux de grandir. Grande première pour les vacances qui arrivent: chacun se chargera de préparer ses propres valises.
Comme les enfants commencent à s’intéresser aux supports écrits, aux mots et aux sonorités, nous avons préparé pour eux une liste du contenu attendu de leurs bagages. Nous reverrons le document en famille avant de lancer le projet!
Evidemment, nous envisageons plus cette activité comme un jeu que comme une obligation… Ne participeront que les volontaires… et tout volontaires qu’ils soient, nous ne les laisserons pas partir à poil s’ils oublient tous les slips, par erreur! Nous prévoyons bien sur une révision finale des valises avant le départ, et une session de rattrapage en cas d’oubli accidentel!

Valise

 

… Je reviendrai dans quelques temps pour un retour d’expérience sur le sujet.

 

Temporairement, je partage notre première version de la « Liste des Bagages Enfants ». Je prévois de la rallonger et l’optimiser pour mieux répondre aux soucis méthodologiques rencontrés par les garçons. J’ai juste besoin d’un poil de temps et d’une solution technique…

Liste Valise Enfant pour les Enfants

 

 

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