8 bonnes raisons d’allaiter en voyage

Pour ceux qui me connaissent un peu, je suis une Maman allaitante convaincue, quoi que je n’en parle pas tant que ça. A mon sens, allaiter est un choix intime, et il n’est pas évident pour moi de lever le voile sur ce pan personnel de mes relations avec bébé. Bref, j’ai toujours apprécié d’allaiter en voyage, un peu partout, en Chine, en Malaisie, en Thaïlande, en Indonésie, en France, au Vietnam, en balade, sur des plages, sur des bateaux, sur des lits, des canapés, des matelas, des tapis, dans des musées, des taxis, des ascenseurs, des tuk-tuks, des marchés… à peu près n’importe où, où nos pas nous ont portés, avec nos marmailloux.

Petit-Trois suivra bientôt le même chemin, je l’espère, pour de nouveaux moments de complicité partagés! Et au-delà des bienfaits de l’allaitement maternel, un bébé qui tête en voyage, c’est non seulement très pratique, mais aussi l’occasion de rencontres et d’échanges sympas! Petit florilège de toutes les bonnes raisons de téter par monts et par vaux…

 

Tetee dans le parc naturel de Khao Laem Ya

 

1. Rien faire: tout est prêt

Besoin de téter? Pouf, un bébé, un sein, et c’est prêt! Rien à réchauffer, rien à préparer, rien à laver! L’allaitement maternel est l’arme ultime de qui veut voyager léger!

 

2. Un petit casse-croute, toujours à porte de main

On s’est perdus en route et on est en retard? On n’a pas pris assez d’eau en balade? Le magasin de la dernière chance est fermé? Des fourmis ont grignoté tout le goûter? Besoin d’une solution de secours?… Pas de soucis, sans aucune logistique préalable, une petite tétée peut vous sauver la mise!

 

3. Moins de risques de déshydratation (pour les bébés non diversifiés)

Par temps chaud, un bébé allaité à la demande sait gérer ses besoins d’hydratation. Le lait de début de tétée hydrate, et sa composition devient de plus en plus nourrissante au fil de l’allaitement. Par grande chaleur, un nourrisson demandera donc le sein plus fréquemment, mais pour des tétées plus courtes: faites-lui confiance!

 

4. Idéal pour les enfants malades ou patraques

Les changements du voyage ont détraqué l’estomac de bébé? Il est patraque ou déboussolé et ne veut plus manger? Ou pire, même plus boire? Une bonne tétée est digeste et rassurante, et permet souvent de repartir du bon pied!

 

5. Limiter les douleurs d’oreilles liées aux variations de pression en avion

Pour le décollage et l’atterrissage, mettez bébé au sein! La succion permettra de soulager l’inconfort ou les douleurs aux oreilles qu’il pourrait ressentir, à cause des variations de pression.

(Pour les Maman qui n’allaitent pas, un bon biberon marche aussi.)

 

6. Contre les petits maux du quotidien…

Un petit eczéma ou des rougeurs à cause de la chaleur? Un nez un peu bouché ou des yeux qui commencent à couler? Quelques gouttes de lait maternel dans les yeux, le nez ou sur la peau peuvent apaiser des débuts de conjonctivite, de rhinite ou les petites irritations de bébé!

 

7. Un peu de réconfort dans des contextes inconnus

Bébé n’est pas serein dans un environnement qu’il ne connaît pas? Trop de stimulations l’ont excité ou angoissé? Rien de tel qu’une petite tétée pour l’apaiser! Tout contre Maman, il retrouve des odeurs connues, il caresse un grain de peau familier, il est à l’écart du bruit et du mouvement, et s’apaise en un clin d’œil.

 

8. L’occasion de jolies rencontres

Une vieille Chinoise de Xi’an… Elle m’a taillé la bavette et raconté que son fils, le grand et fort beau gars qui travaille là-bas, elle l’a allaité jusqu’à trois ans, et que surtout, je dois faire téter mon bébé le plus longtemps possible, pour qu’il devienne grand et fort comme ça…

Une jeune femme Thaï, frêle et timide, dans un magasin de meubles de Chiang Mai… Elle m’a invitée à m’assoir à ses côtés pour une tétée « en double … Et son sourire, et ses yeux brillants de fierté, alors qu’elle me présentait, son premier fils, de quelques jours seulement…

Un serveur aux gestes maladroits, dans un grand restaurant de Shanghai… Il nous a apporté une couverture, de peur que Petit-Un et moi ne nous refroidissions…

 

Allaiter en voyage, ce n’est pas plus compliqué qu’à la maison, et surtout, me semble-t-il, c’est la solution la plus simple, logistiquement parlant. Tentez le coup, allez-y, et laissez-vous aller… Rien n’empêche de changer d’avis si ça ne vous convient pas, car finalement, c’est entre votre bébé et vous que tout se joue!

 

Questions Pratiques – Allaiter en Voyage…

  • Allaiter publiquement n’est pas acceptable dans toutes les cultures. Les capes d’allaitement proposent une alternative pratique pour allaiter presque partout, et en toute discrétion.
  • Certaines Mamans ont besoin d’un minimum d’intimité pour allaiter… glissez un paréo ou un grand châle dans votre sac de change… c’est toujours pratique pour une tête inopinée, ou pour changer des petites fesses à l’improviste
  • Les slings, porte-bébés (physio) et autres écharpes sont des alliés de choix pour les tétées de voyage. Plus besoin même de s’arrêter: bébé sera comblé sans même interrompre les activités des plus grands!

 

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Grossesse, Organisation et Administration en Expat’

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Les principaux points de repères administratifs pour bien démarrer sa grossesse à l’étranger

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Assurances et Mutuelles
  • Organiser le suivi médical de sa grossesse
  • Accoucher en France ou à l’étranger?
  • Prime de naissance, CAF et autres allocations
  • Le focus: Gérer les principaux aspects administratifs de la grossesse à la naissance de bébé
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Fiche Pratique – Grossesse, Organisation et Administration en Expat’

Ca y est, le test de grossesse est positif! Immense joie. Quelques larmes, même. On se serre dans les bras.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? Par où on commence? Comment ça se passe?

Vous aussi, vous avez connu ce moment où l’on a l’impression que l’on saute dans le vide… et que malgré tous ses désirs, tous ses espoirs de bébés, nourris depuis plusieurs mois déjà… on ne sait finalement pas du tout ce dans quoi l’on s’embarque!

Rassurez-vous, ce n’est pas si difficile que ça. Les premières démarches accomplies, on est progressivement orienté et pris en charge par les établissements de soin, les assurances, et parfois l’employeur. Tout doucement on prend le rythme aussi: les rendez-vous, les certificats, les ordonnances… et l‘on entre pas à pas dans ce que sera bientôt la nouvelle organisation de la famille.

Certes, la gestion administrative de la grossesse à l’étranger est un peu spécifique. Il y a surtout un peu plus d’échanges papiers à prévoir avec l’assurance, et, selon les pays, un encadrement un peu plus distant de la part des structures hospitalières.

Pour vous guider dans les premiers pas de l’organisation de votre grossesse, cette Fiche Pratique vous propose un panorama des principales étapes médicales et administratives à prévoir, jusqu’à l’arrivée de bébé.

 

Si vous avez besoin d’éclaircissements, n’hésitez pas à poster vos questions en commentaires!

 

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Recruter une nounou à l’étranger

Recruter une nounou pour ses enfants est toujours stressant… Choisit-on la bonne personne? L’enfant sera-t-il aussi heureux qu’à la maison? Comment l’adaptation se passera-t-elle? Recruter une nounou à l’étranger n’est pas plus facile… Quid de la différence culturelle? L’enfant se sentira-t-il compris, épanoui?… Arrivera-t-on à imposer ses propres choix éducatifs?…

Finalement, la clé repose sans doute sur les mêmes principes fondamentaux: trouver une nounou à qui l’on fait confiance, nouer une relation transparente et ouverte, communiquer et s’accorder sur des démarches communes, en bonne intelligence…

 

Quelques notes de synthèse issues de notre expérience

Il y a quelques semaines, je vous racontais comment nous avions eu la chance de trouver de merveilleuses Mary Poppins pour nous enfants, en Chine, puis en Thaïlande…

… Et ce week-end, en feuilletant l’énorme dossier « grossesse » dédié à nos deux ainés, je suis justement retombée sur les notes, nerveuses et serrées, prises alors que nous entamions les recherches de notre première nounou, il y a bientôt cinq ans à Shanghai. Ma foi, fidèle à moi-même, j’étais déjà stressée et organisée. Fruits de pas mal de lectures et de longues réflexions avec Papa-Tout-Terrain, on retrouve déjà dans ces synthèses la majorité des points qui me semblent importants aujourd’hui, avec un peu plus de recul et d’expérience.

160510 - Enfants en Ballade

 

Fiches Pratiques pour recruter une nounou à l’étranger

J’ai finalement divisé mes annotations en deux catégories, qui correspondent à deux temps distincts de la recherche et du recrutement d’une nounou:

  • Avant tout, il me semble important de définir ses besoins, ses attentes et ses conditions, en amont de la phase de recherche active. Il s’agit de Préparer le recrutement de la nounou idéale, en se renseignant sur le marché et ses usages, et surtout, en définissant, pour soi, les points primordiaux de la garde d’enfant.
  • Dans un second temps, l’on organise des entretiens avec des candidats potentiels, qu’il importe de sonder avec grand soin pour déterminer non seulement ses qualités intrinsèques, mais aussi définir si l’on saura faire confiance à la personne, quant à l’éducation et la sécurité de son enfant. J’ai proposé d’articuler cette phase autour d’une Grille pour l’Entretien d’Embauche avec une Nounou à l’étranger, qui permette d’envisager le périmètre des points à voir et discuter lors d’une rencontre préalable.

Et vous, comment avez-vous trouvé la nounou de votre enfant? Avez-vous des recommandations à rajouter à mes quelques points?

 

Fiches Pratiques à télécharger:

 

 

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Trouver une Mary Poppins à l’étranger

On lui confie ce qu’on a de plus précieux: nos enfants. On attend d’elle qu’elle soit là pour eux, là pour nous, et qu’elle nous représente en toutes circonstances. Pas facile de recruter une « nanny » parfaite, et d’entretenir, dans les deux sens, une relation sereine sur le long terme. Voici les petits trucs issus de notre expérience… et finalement, on ne s’en n’est pas trop mal sortis, puisque nous avons trouvé deux perles, d’abord en Chine, puis maintenant en Thaïlande.

 

Recruter une nounou

A chaque marché ses spécificités, son offre et sa demande propres. Commencez par vous rapprocher des familles étrangères à proximité pour connaître les façons de faire, les niveaux de salaires, les attributions habituelles des nounous, ce qui vous permettra à votre tour de formuler le périmètre de vos attentes. A Shanghai, nous étions passés par une agence de recrutement spécialisée, et il semble que cette possibilité existe dans la plupart des grandes villes. Quand nous sommes arrivés dans notre campagne thaïlandaise en revanche, il a fallu nous tourner vers des intermédiaires: d’autres nounous qui nous présentaient ensuite leurs copines.

Un entretien avec la ou les candidat(e)s est primordial, avant de prendre sa décision. Dans l’idéal, préparez à l’avance une grille de vos questions, de vos exigences minimum et de vos limites en termes de conditions et de salaires. En Chine, notre agent était en charge de la traduction lors des rencontres, et nous avions étudié chaque point en détail. Après avoir soumis une bonne demi-douzaine de candidates à un questionnaire détaillé, nous avons finalement opté pour la personne entre les bras de qui Petit-Un avait eu l’air de se sentir bien immédiatement.

En Thaïlande, je n’avais pas de traducteur, seulement une intermédiaire à l’anglais très approximatif. Au bout d’une bonne demi-heure, j’avais juste compris que ma candidate avait deux grands adolescents, et l’air de bonne volonté. J’en ai déduit qu’elle avait réussi à élever au moins deux enfants en les gardant entiers, ce qui était un point positif. Le feeling passait bien, Petit-Deux l’avait visiblement tolérée (c’était déjà énorme pour Petit-Deux) et comme je n’avais pas encore trouvé de travail, je savais que je resterais à la maison encore quelques semaines pour veiller au grain. Nous avons donc tente –et parfaitement réussi- l’aventure ensemble.

Nos choix finalement ont été moins rationnels qu’intuitifs, mais en définitive c’est sur des valeurs relationnelles que se construit ensuite le quotidien avec une nanny. Dès l’accord de principe, et afin de partir sur des bases saines, il est décisif de bien se mettre d’accord sur les conditions de l’embauche: salaire, horaires et durée du travail, bonus, rémunération des heures supplémentaires, conditions d’augmentation, congés annuels… En Chine comme en Thaïlande, peu de nannies ont un contrat de travail, mais l’accord conclu est une sorte de gentleman agreement qu’il convient de respecter de part et d’autre.

Il est très recommandé de demander une visite médicale, préalable au début de l’activité. Beaucoup d’hôpitaux proposent des check-up en package, à ces fins. Il y a en général au moins vérification pour le VIH, diverses hépatites, et la tuberculose (très important dans les pays asiatiques en développement).

 

Quelles taches lui confier?

Chacun déterminera ses priorités pour sa nounou, en fonction de la situation familiale. Chez nous la question ne s’est guère posée, car les deux parents Tout-Terrain ont toujours travaillé à plein temps, avec des horaires assez long. La priorité numéro un est donc celle de s’occuper des enfants: finir de les préparer pour l’école si besoin, les récupérer après l’école, les faire manger, et organiser des activités et rencontres avec les copains pour les temps de loisir. Nous avons tendance à insister sur l’aspect socialisation pour deux raisons: d’abord, nous trouvons nos enfants plus épanouis s ils ne fonctionnent pas uniquement en circuit fermé, à la maison, et d’autre part, beaucoup de nounous préfèrent elles aussi pouvoir sortir, rencontrer leurs homologues, discuter, échanger… bref, ne pas être coupées du monde.

Quand les enfants sont à l’école ou dorment pour les plus petits, les nannies sont généralement en charge du gros du ménage. A chacun son niveau d’exigence. Chez nous, il suffit que ce soit vivable, mais nous ne regarderons pas la poussière sur le dessus du congélateur (bon, le jour où il y a eu des cafards morts là-haut, on a fait une petite réflexion, toute de même…).

Les culottes sechent

En raison de nos nombreux enfants –deux c’est « nombreux » en Chine- et de nos longs horaires, nous avons proposé à nos nannies de leur recruter une petite main, en charge de l’entretien de la maison. A Shanghai comme en Thaïlande, l’expérience s’est mal finie, avec crêpage de chignons à la clé: « tu nettoies mal! », « les enfants que tu devrais garder salissent tout ce que je nettoie! »… La morale de l’histoire est que dans les deux cas, nos nannies d’origine préféraient faire le travail, mais pour un salaire augmenté. Au final, ces petites problématiques se résolvent plutôt facilement via une communication régulière et franche.

Dans beaucoup de familles, les nannies sont aussi en charge des repas, et parfois même des courses. Comme les personnes qui travaillent pour les familles étrangères sont souvent spécialisées sur le marché « expat », beaucoup de nounous ont acquis des compétences culinaires qui dépassent les spécialités locales: des lasagne au kimchi, en passant par le bœuf bourguignon ou la quiche. C’est pratique pour gagner du temps… Chez nous, on aime trop cuisiner en famille pour déléguer ca a quiconque! Pourtant, peut être une fois par mois, notre cordon bleu nous fait la surprise de nous préparer des rouleaux de printemps, de la salade de papaye ou un curry Massaman. C’est exceptionnel, et du coup toujours très plaisant!

Salade de Papaye

Enfin, à force de bonne entente et de confiance acquise, notre nounou a progressivement pris sous sa responsabilité la gestion de l’ensemble des petits tracas de la maison: vérifier, gérer et payer les factures, organiser les petits travaux de maintenance, commander des bidons d’eau ou des fruits pour les enfants… Elle a, à sa disposition permanente, une boite de menue monnaie pour les dépenses du quotidien, ce qui est bien plus pratique pour tout le monde!

 

Quel salaire? Et comment entretenir de bonnes relations?

On rencontre deux types de stratégies salariales, chez les expats. Certains estiment qu’il n’est pas logique que le salaire de leur nanny ne dépasse le salaire moyen local, d’autres ont le raisonnement inverse. Nous faisons plutôt partie de la seconde catégorie. Payer à notre nanny un salaire élevé pour le marché nous permet en premier lieu de nous assurer de sa stabilité à son poste. En Thaïlande comme en Chine, l’on change facilement d’emploi. A salaire égal, les employés sont vite tentés d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, si bien que l’industrie compte des taux de turnover de l’ordre de 15 à 20%, parfois plus. Cet aspect est d’autant plus primordial chez nous, où les deux parents travaillent.

Le salaire ne représente cependant qu’un aspect d’une relation sereine avec une nounou. A notre départ de Chine, nous avons découvert avec stupéfaction qu’ayant –contractuellement- mal indexé les hausses de salaires sur le coût de la vie, la rémunération de notre nounou était passée dans une tranche basse, sans même qu’elle ne nous en informât. Sans doute parce qu’elle se sentait bien chez nous et surtout dans notre environnement. Nous sommes en particulier absents toute la journée. Cela laisse à nos nannies le loisir d’inviter à tout moment d’autres enfants et leurs nounous, pour jouer ou le temps d’un repas. La famille de notre nanny passe aussi chez nous régulièrement, sans que cela ne nous pose problème. Son mari vient parfois déjeuner –et apporte toujours une surprise aux enfants, sa fille passe souvent faire ses devoirs en sortant de l’école, avant de jouer avec les petits… Finalement, l’équilibre se trouve par des arrangements réciproques, qui rendent le quotidien plus agréables à tous, et permettent l’établissement d’une profonde confiance mutuelle.

Crepes

 

Quelles limites poser?

Bien sûr, la question se pose à chaque fois que l’on confie à un tiers la responsabilité de son ou de ses enfants, mais a l’étranger, il me semble que la problématique est exacerbée, dans la mesure où les différences culturelles peuvent lourdement influer sur les usages et la façon dont on élève les enfants.

En Chine par exemple, un enfant dont l’on prend bien soin est beaucoup nourri… beaucoup trop à mon sens. En outre, il est de bon ton que les bébés et les jeunes enfants, à partir de trois mois, consomment au moins un œuf par jour. Notre nounou m’expliquait avec regret que dans son jeune âge, sa fille avait manqué de nourritures suffisamment riches, ce qui expliquait sa petite taille. Entre autres raisons, beaucoup de Chinois ont connu la faim ou tout du moins les privations, et veulent inverser la tendance pour les générations suivantes. Le sujet tenait très à cœur à notre nounou, et il m’a toujours été très difficile de la pousser à réduire les quantités des repas.

Avec notre nounou actuelle, les sujets de désaccord que j’ai pu rencontrer étaient moins graves, mais parfois source d’étonnement. Ainsi, durant notre première année en Thaïlande, elle habillait nos deux tout le jour –et tous les jours- en pyjama. J’avais fait deux piles, « vêtements de jour » et « vêtements de nuit », expliqué et réexpliqué… En vain. A la maison ou à l’extérieur, ils ne portaient que des pyjamas – changés et lavés le matin et le soir. Rien de grave donc. J’avais juste un peu honte vis-à-vis des voisins… Ca faisait style les parents qui n’achètent pas de vêtements « civils » à leurs enfants. A force, nous avons compris que la nounou considérait nos vêtements de jour comme trop inconfortables. Nous avons un peu modifié la garde-robe avec le temps, et la question s’est résolue d’elle-même.

Les Chaussettes sechent

Il est finalement primordial de savoir être pragmatique, de fixer des limites pour les quelques points sur lesquels on ne veut pas transiger, et de rester flexible sur le reste. Par exemple, chez nous, les exigences fondamentales consistent en des repas un minimum équilibrés, et pas ou très peu de télévision.

Ces principes pacifiques et modérés sont d’autant plus importants en Asie, où l’on évite en général les conflits frontaux. Celui qui se fâche a rarement gain de cause, et si l’interlocuteur se tait, cela signifie plutôt qu’il fera bien ce qu’il veut, une fois l’orage passé. De même, si quelqu’un m’affirme que « c’est une question de culture », tous les voyants sont au rouge: en clair, mon opinion ne sera simplement pas respectée. D’où l’intérêt de choisir ses batailles et de les prioriser. Et finalement, si l’on confie ses enfants à une nounou, c’est déjà qu’on accepte qu’elle élève nos enfants pour nous en notre absence, et qu’on lui fait assez confiance pour prendre les bonnes décisions à notre place, non?

 

Et les questions linguistiques?

Curieusement, la barrière de la langue s’est toujours très vite estompée, dans nos expériences. On part sur l’accord de principe fondamental de faire le meilleur pour les enfants, et l’on fait tout pour s’entendre et se comprendre au mieux. Au pire on utilise Google image, des gestes, des exemples, mais on s’en sort toujours. Dans les mauvais jours, nos nounous n’ont pas donné aux enfants que j’avais préparé pour eux au frigo ou oublié de repasser une chemise urgente… bref, pas la fin du monde, quoi!

Quant à nos (petits) enfants, ils s’embêtaient encore moins, et ont au début utilisé n’importe quelle langue un peu au pif, avec leurs nouveaux interlocuteurs. A notre arrivée en Thaïlande, ils communiquaient ainsi en majorité en anglais avec leur nounou, mais complétaient au besoin avec des mots français, des mots thaï, du dialecte thaï (j’ai ainsi appris que « slip » se disait « slip » dans un dialecte de la frontière du Laos), et des mots inventés. Ca, entre parenthèse, ça a été un grand étonnement pour moi de les entendre parler tous les trois en utilisant un mot clairement ni français ni anglais, de poser la question de s’il s’agissait d’un mot thaï, et de m’entendre répondre que non pas du tout, c’était juste un mot qu’ils utilisaient ensemble, dans tel ou tel contexte!

Avec le temps, le recours à l’anglais pour la maison et les copains s est uniformisé, tandis que le thaï est généralement utilisé avec les intervenants extérieurs locaux et pour les chansons.

 

En conclusion bonus, je ne résiste pas au plaisir de vous raconter cette anecdote, qui date du temps où nous étions en Chine… Un matin alors que je partais pour mon usine, notre nounou, une dame respectable d’une cinquantaine d’année, me lance un « Je t’aime! » sonore, dans le couloir. « Comment? Plait-il? »… Elle m’avait entendu, chaque jour, répéter ces mots à Papa-Tout-Terrain, lorsqu’ il s’en allait travailler, et en avait déduit que c’était une façon de se souhaiter une bonne journée…

 

 

Fiches Pratiques à télécharger:

 

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Prendre l’avion avec un bébé

Les longs voyages en avion sont une petite aventure, et encore plus avec un bébé. Mais en laissant de côté ses appréhensions pas forcement rationnelles, et surtout en s’organisant un peu, un vol avec un tres jeune enfant n’est pas bien compliqué.

Il n y a pas d’âge minimum pour prendre l’avion pour un bébé en bonne santé, mais il est généralement recommandé d’attendre une semaine après la naissance, et d’avoir fait les premiers vaccins. Pour les trajets internationaux hors Union Européenne, votre enfant aura de toute façon besoin de son propre passeport, qui demande généralement plusieurs semaines, pour être établi. Chez nous, Petit-Un a connu son premier vol à vingt-huit jours, et Petit-Deux a quatre mois.

A l'aeroport

 

Réserver un bassinet bébé avant le départ

Le bassinet est le petit panier dans lequel le bébé dormira pendant le vol. Il est fixé juste devant le siège des parents. Pour le décollage, l’atterrissage et en cas de turbulences, le bébé doit rejoindre les genoux de ses parents. Cet équipement rajoute un vrai confort au temps de vol: le bébé aura son « lit » et vous pourrez vous reposer les bras.

Le bassinet se réserve d’abord au pré-enregistrement Internet, 48 heures avant le vol. Au moment de l’enregistrement, pensez cependant à bien le rappeler au personnel de la compagnie. Selon les compagnies, il y a un poids, une taille et/ou un âge maximum pour avoir droit au bassinet. Si vous y tenez, vérifiez les conditions à l’avance, histoire de « raccourcir » votre enfant d’un ou deux centimètres au besoin, lorsqu’ on vous posera la question.

 

Bien réfléchir au contenu du bagage à main

Le bébé a droit à « son » bagage à main, en plus de celui du parent. Je trouve qu’il est plus efficace de séparer les affaires du bébé pour les avoir à portée de main très rapidement. Moins le bagage à main est volumineux, plus c’est pratique, mais gare à ne rien oublier d’essentiel. Point principal: ne pas lésiner sur les couches. Le vol détraque parfois le transit des petits… plusieurs fois, nous avons dû jeter quelques bodys irrécupérables et malodorants dans les toilettes d’avions ou d’aéroports. Prévoir donc aussi des vêtements de rechange, des mouchoirs et des lingettes en grand nombre -en l’espèce, je privilégie l’efficacité à l’écologie. Rajouter enfin du Doliprane enfant, qui existe maintenant en mini dosettes toutes légères: je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours pendant les trajets en avion que nos enfants faisaient de nouvelles dents et la gentille poussée de fièvre qui va avec…

On pensera bien sûr au Doudou. Pour les bébés non allaités, on n’oubliera pas biberons et/ou sucettes. Il y a souvent des petits pots fournis dans l’avion, mais pas toujours. Je prends donc généralement quelques gourdes de compote ou de soupe, qui évitent le transport et la manipulation de cuillères. A peu près tout le reste se trouve aisément durant le vol. Les boissons, les biscuits, petits pains et snacks sont soit en libre-service, soit s’obtiennent sur demande auprès du personnel de bord. On peut facilement solliciter des couvertures et coussins supplémentaires en cas de besoin

Coussin et couvertures

Poussette ou Porte-Bébé?

Selon les aéroports, la poussette va ou non jusqu’à la porte d’embarquement, et se récupère soit en descente de l’avion, soit avec les bagages -après la douane et avoir parcouru à pieds les dédales de couloirs de l’aéroport. A moins de bien connaitre les procédures des aéroports de départ et d’arrivée, je trouve qu’il est plus simple de planifier sans poussette que de se la voir retirée à un moment pas pratique. Chez nous, on met donc la poussette en bagage en soute et on compte sur les porte-bébés physiologiques, écharpes de portage et autres slings. Pour un tout petit, privilégier le sling ou l’écharpe, mais attention de savoir assez correctement manœuvrer la bête pour se sentir à son aise. Egalement en vol, un porte-bébé physiologique (ou autre écharpe) sera bien pratique, au cas où votre bébé ait besoin de ressentir le bercement de la marche. Je ne regrette jamais d’en avoir glissé un dans le bagage à main!

 

A l’aéroport

Arrivez en avance pour l’enregistrement des bagages. En cas de problème avec votre pré-enregistrement sur Internet, le personnel pourra rattraper le coup –et fera le maximum pour vous si vous avez des enfants – mais personne ne pourra plus vous aider si l’avion est déjà plein. Au moment de la confirmation des sièges, rappelez bien que vous aurez besoin d’un bassinet pour bébé.

A l’étape suivante,  je trouve toujours le contrôle de sécurité stressant, quand il faut faire vite et se déshabiller avec un bébé dans les pattes. D’ailleurs, le personnel n’est souvent pas aimable. Là on est contents ne n’avoir pas trop de bagages, pas de liquides, pas de ceinture, des chaussures plates qui ne sonnent pas… Pour éviter les liquides, on peut prendre des gourdes pour enfant vides, que l’on remplit au besoin, ou sinon acheter de l’eau après le passage sécurité.

Pour l’embarquement, les familles avec des bébés ou de très jeunes enfants ont la priorité pour entrer dans l’avion. N’hésitez pas: c’est bien plus pratique d’installer bagages et enfants tant que l’appareil est quasi vide.

Embarquement

 

Le décollage et l’atterrissage

Dans la plupart des compagnies, le personnel de bord vous fournira une ceinture bébé, qui permet d’attacher votre enfant sur les genoux, pour le décollage et l’atterrissage. Certaines compagnies estiment que la ceinture peut représenter un risque pour l’enfant (risque pour les os du bassin en cas de choc) et ne proposent pas de ceinture enfant. Je ne partage pas leur avis et estime qu’une chute représenterait un risque supérieur pour l’enfant. Dans ces cas-là, j’utilise un porte-bébé.

Au décollage et surtout à l’atterrissage, votre enfant est susceptible d’avoir mal aux oreilles à cause des variations de pression. La meilleure solution est faire téter votre enfant: biberon, sein ou sucette. Ces différentes solutions ont visiblement toutes fonctionné sur nos enfants. En tout cas, nous n’avons jamais rencontre ce type de douleurs.

 

Les activités en vol

A vingt-huit jours, Petit-Un a passé la moitié de son premier vol à observer le signe lumineux « no smoking », et l’autre moitié du vol à dormir. Le ronron de l’avion berce généralement bien, et même Petit-Deux, qui ne dormait jamais dans la vraie vie, a fait de belles siestes dans les airs.

Sur un vol long, la question des distractions devient problématique à partir du moment où l’enfant commence à savoir se déplacer. Un petit qui déambule sans arrêt dans les allées de l’avion est assez pénible pour les autres voyageurs. Il faut donc trouver à l’occuper autrement et gagner du temps. Les repas et le grignotage constituent un bon divertissement, avec des « découvertes » à répartir dans le temps: couverts, lingette parfumée, biscuits ou bout de pain… Un truc qui a bien marché chez nous c’était les céréales: une boite mini de Chocapics à grignoter a l’unité, ça dure vraiment longtemps!

Les boissons sont a disposition pendant les vols long courrier

Côte activités en tant que telles, le collage de gommettes fonctionne toujours très bien: nous utilisons pour cela les grosse gommettes rondes qui s’achètent par plaques et ne reviennent vraiment pas cher. Pensez aussi à de petites lectures si votre enfant aime ça. L’Ipad –ou autre écran- nous a également parfois dépannés: pour ces âges, on peut trouver quelques applications de musique ou comptines pour les tout-petits. Nous avons aussi une appli « Fireworks », que mon âme d enfant et moi-même apprécions autant que ma progéniture: il s’agit tout simplement de faire exploser des feux d’artifices en collant son doigt sur l’écran.

Dans les cas quasi désespérés, l’activité ultime, c’est d’aller changer la couche

 

Changer bébé en vol

Bien que petits, presque toutes les toilettes d’avion disposent de tables à langer. Le personnel de bord garde les cabines propres et je n’ai jamais rencontré de souci particulier. Plus encore, si votre petit a vraiment besoin de se rafraichir les idées, le change est une récréation à recommander.

Table a langer dans l avion

D’abord, on est tout seul dans les toilettes et on n’embête pas les autres voyageurs –à condition de ne pas faire ça dans les deux dernières heures du vol, quand tout le monde cherche à passer aux toilettes. Il y a plein de boutons et de petites portes, dans les toilettes, qui distribuent les serviettes douces pour se moucher, les serviettes rêches pour s’essuyer les mains, le papier WC en rouleau, le parfum, le savon… Il y a des voyants lumineux. Un miroir. On peut se laver les mains trois fois si le cœur nous en dit… Bref, ce n’est pas le paradis, mais une bouffée d’oxygène certaine, au cas où!

Toilettes de l'avion

 

Les compagnies où les enfants sont les bienvenus

Les compagnies d’Asie du Sud Est comme Thaï Airways et Malaysia Airlines sont vraiment très « Kids Friendly« . Le personnel de bord est plaisant et très arrangeant pour les enfants. Dans la mesure du possible, ils essayent toujours de trouver des sièges supplémentaires pour rendre le vol plus agréable. J’ai en revanche un moins bon souvenir de Vietnam Airlines, mais je ne sais plus pourquoi. Nous sommes peut être mal tombés.

On voyage bien aussi, avec un bébé, chez Air France, mais on sent les personnels de bord plus stressés et moins flexibles. Enceinte et avec deux enfants de deux ans et demi et quatre ans, on m’a refusé un embarquement prioritaire, car je n’avais plus de bébé de moins de deux ans. A prix égal, nous privilégions donc Thaï Airways.

En revanche lorsque nous habitions en Chine, nous évitions plutôt les compagnies chinoises, pour les long-courriers. Les personnels étaient certes très prévenants, mais les Chinois ont l’habitude de peu dormir, de beaucoup discuter, plaisanter, jouer aux cartes, se promener, manger (…) pendant les vols. En un mot, ces voyages étaient généralement bruyants et n’aidaient pas à la sérénité des enfants.

 

 

Vous penserez sûrement à d’autres trucs utiles à partager… Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus!

D’autre part, si vous avez des applis pas cher à recommander, et qui ont eu du succès auprès de vos enfants, je noterai vos idées avec plaisir… pour des tests en famille dès notre prochain voyage!

 

 

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