Grossesse, Organisation et Administration en Expat’

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Les principaux points de repères administratifs pour bien démarrer sa grossesse à l’étranger

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Assurances et Mutuelles
  • Organiser le suivi médical de sa grossesse
  • Accoucher en France ou à l’étranger?
  • Prime de naissance, CAF et autres allocations
  • Le focus: Gérer les principaux aspects administratifs de la grossesse à la naissance de bébé
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Fiche Pratique – Grossesse, Organisation et Administration en Expat’

Ca y est, le test de grossesse est positif! Immense joie. Quelques larmes, même. On se serre dans les bras.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? Par où on commence? Comment ça se passe?

Vous aussi, vous avez connu ce moment où l’on a l’impression que l’on saute dans le vide… et que malgré tous ses désirs, tous ses espoirs de bébés, nourris depuis plusieurs mois déjà… on ne sait finalement pas du tout ce dans quoi l’on s’embarque!

Rassurez-vous, ce n’est pas si difficile que ça. Les premières démarches accomplies, on est progressivement orienté et pris en charge par les établissements de soin, les assurances, et parfois l’employeur. Tout doucement on prend le rythme aussi: les rendez-vous, les certificats, les ordonnances… et l‘on entre pas à pas dans ce que sera bientôt la nouvelle organisation de la famille.

Certes, la gestion administrative de la grossesse à l’étranger est un peu spécifique. Il y a surtout un peu plus d’échanges papiers à prévoir avec l’assurance, et, selon les pays, un encadrement un peu plus distant de la part des structures hospitalières.

Pour vous guider dans les premiers pas de l’organisation de votre grossesse, cette Fiche Pratique vous propose un panorama des principales étapes médicales et administratives à prévoir, jusqu’à l’arrivée de bébé.

 

Si vous avez besoin d’éclaircissements, n’hésitez pas à poster vos questions en commentaires!

 

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Recruter une nounou à l’étranger

Recruter une nounou pour ses enfants est toujours stressant… Choisit-on la bonne personne? L’enfant sera-t-il aussi heureux qu’à la maison? Comment l’adaptation se passera-t-elle? Recruter une nounou à l’étranger n’est pas plus facile… Quid de la différence culturelle? L’enfant se sentira-t-il compris, épanoui?… Arrivera-t-on à imposer ses propres choix éducatifs?…

Finalement, la clé repose sans doute sur les mêmes principes fondamentaux: trouver une nounou à qui l’on fait confiance, nouer une relation transparente et ouverte, communiquer et s’accorder sur des démarches communes, en bonne intelligence…

 

Quelques notes de synthèse issues de notre expérience

Il y a quelques semaines, je vous racontais comment nous avions eu la chance de trouver de merveilleuses Mary Poppins pour nous enfants, en Chine, puis en Thaïlande…

… Et ce week-end, en feuilletant l’énorme dossier « grossesse » dédié à nos deux ainés, je suis justement retombée sur les notes, nerveuses et serrées, prises alors que nous entamions les recherches de notre première nounou, il y a bientôt cinq ans à Shanghai. Ma foi, fidèle à moi-même, j’étais déjà stressée et organisée. Fruits de pas mal de lectures et de longues réflexions avec Papa-Tout-Terrain, on retrouve déjà dans ces synthèses la majorité des points qui me semblent importants aujourd’hui, avec un peu plus de recul et d’expérience.

160510 - Enfants en Ballade

 

Fiches Pratiques pour recruter une nounou à l’étranger

J’ai finalement divisé mes annotations en deux catégories, qui correspondent à deux temps distincts de la recherche et du recrutement d’une nounou:

  • Avant tout, il me semble important de définir ses besoins, ses attentes et ses conditions, en amont de la phase de recherche active. Il s’agit de Préparer le recrutement de la nounou idéale, en se renseignant sur le marché et ses usages, et surtout, en définissant, pour soi, les points primordiaux de la garde d’enfant.
  • Dans un second temps, l’on organise des entretiens avec des candidats potentiels, qu’il importe de sonder avec grand soin pour déterminer non seulement ses qualités intrinsèques, mais aussi définir si l’on saura faire confiance à la personne, quant à l’éducation et la sécurité de son enfant. J’ai proposé d’articuler cette phase autour d’une Grille pour l’Entretien d’Embauche avec une Nounou à l’étranger, qui permette d’envisager le périmètre des points à voir et discuter lors d’une rencontre préalable.

Et vous, comment avez-vous trouvé la nounou de votre enfant? Avez-vous des recommandations à rajouter à mes quelques points?

 

Fiches Pratiques à télécharger:

 

 

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Songkran: festivités du nouvel an Thaï

Songkran est une fête du calendrier bouddhiste, qui célèbre l’unité familiale, le renouveau et la purification. Renouveau et purification, parce que Songkran marque le retour de la saison humide. C’est le moment où la végétation sèche recommence à verdir. La fête dure traditionnellement trois jours, et ses dates dépendaient à l’origine du calendrier lunaire. Les contraintes de l’industrie moderne ont finalement mené à fixer les festivités sur la période du 13 au 15 avril. C’est moins poétique mais plus pratique pour les entreprises. Dans les faits, les célébrations s’étendent au moins sur une semaine. Cette semaine-là, tout le pays s’arrête, toutes les usines ferment et toutes les administrations suspendent leurs activités. Il y a deux ans, en visite dans le nord du pays, nous avions bien des difficultés à seulement trouver des restaurants ouverts.

Procession religieuse pendant Songkran

Songkran est avant tout une fête familiale. Plusieurs jours avant le début des congés officiels, les ouvriers de mon usine commencent petit à petit à s’absenter. Ils rentrent dans leurs provinces natales, voir leurs parents. Et les axes routiers sont de plus en plus congestionnés. On sent flotter une ambiance d’avant Noel. Chacun veut boucler ses activités au plus vite, et tous ont déjà un peu l’esprit occupé par les fêtes à venir. Mes clients locaux nous pressent pour refaire leurs stocks avant les congés. Mes contacts étrangers insistent pour qu’on boucle toutes les expéditions avant la fermeture des douanes. Au bureau, mes équipes rapportent plus volontiers des grignotages à partager, et s’échangent des décorations et images bouddhistes.

Songkran - Jeux d'eau

 

Songkran à l’usine

A la veille des congés, mon entreprise invitera un groupe de neuf moines, pour procéder aux cérémonies et aux bénédictions d’usage.

Les moine bouddhistes a l'usine

Nous irons d’abord nous incliner devant l’autel de Brahma, dont mes collègues estiment qu’il apportera bonne fortune et affaires florissantes à la société. Puis nous adresserons une prière à la maison des esprits. Ils ne faut pas oublier les esprits! Même s’ils sont moins influents et donc objectivement secondaire. Ce sont toujours des cérémonies gaies et colorées, avec des fleurs, beaucoup d’encens, et où l’on gratifie les divinités de nourritures variées et appétissantes -que l’équipe se partage après, surtout pour les snacks sucrés.

Priere a La Maison des Esprits

Dans un deuxième temps, nous procéderons aux offrandes de nourritures aux moines bouddhistes, suivi d’un temps de prières chantées et d’une procession. Heureusement que les religions sont très ouvertes ici, et que les collègues sont flattés de me voir me joindre à eux, avec ma tête de française, Parce que globalement, je ne me sens jamais très à ma place dans ces cérémonies ou l’on prie des divinités qui ne sont pas les miennes. J’en ai discuté avec un collègue qui m’ont proposé une réponse assez savoureuse: « Mieux vaut pour toi prier en plus les divinités bouddhistes, c’est une sécurité supplémentaire, finalement. Moi par exemple, pour ne prendre aucun risque, je vais de temps en temps faire des prières chez les hindous et les catholiques… on ne sait jamais. » C’est une position pragmatique.

L'on presente ses Respects devant l'autel de Brahma

 

Renouveau et rituels de purification

Le tout se conclura par les rites de purification. On aspergera d’eau une statue de bouddha, pour éloigner la malchance. Puis l’on versera de l’eau sur mains des managers, en signe de purification. Toujours dans le cadre de ces cérémonies, l’année dernière, mes équipes m’avaient également marqué le visage d’un mélange d’huile parfumée et de talc. Selon le degré de détente au sein de l’entreprise, les célébrations peuvent se terminer en bataille d’eau générale, avec pistolets à eau et tout.

Les enfants fêteront également Songkran à l’école. On nous demande des crocs, des vêtements de rechange et des serviettes de bain pour ce vendredi.

Songkran - Jeux d'eau

 

La Thaïlande sur les routes

Puis, dès que possible, chacun prendra la route pour rejoindre sa famille. Cette immense transhumance concerne tout le monde, et conduit à des embouteillages énormes. Il y a deux ans, il nous avait fallu six heures pour traverser la métropole de Bangkok. En cette période, les routes sont spécialement dangereuses et les accidents nombreux, d’autant que les conducteurs n’hésitent pas à boire de l’alcool pour profiter de la fête. Généralement, mieux vaut éviter de rouler la nuit.

En parallèle, durant les festivités, les villes s’organisent autour de leurs polices et de citoyens volontaires pour dresser des barrages filtrants destinés à stopper les automobilistes les plus avinés. Toujours lors de notre précédant périple de Songkran, j’ai souvenir que nous avions été copieusement arrêtés pour des contrôles… qui avaient parfois fini en séance photos avec nos blondinets! Je ne serais d’ailleurs pas surprise d’apprendre que quelque part entre Lampang et Chiang Mai, ma famille trône en bonne place sur les plaquettes de communication de la police locale…

Songkran - Jeux d'eau

 

Songkran et les jeux d’eau

Une fois chacun chez soi, viendra ensuite le clou du spectacle: le moment des jeux d’eau! (Je passe sous silence les célébrations et les repas familiaux que je nous n’avons malheureusement pas l’occasion de connaître). Pour faire durer la fête, les villes s’organisent en mettant en place des festivités tournantes. Dans la province ou nous vivons, chaque jour durant une semaine, une nouvelle ville héberge les jeux d’eau et les fêtards. L’on voit les locaux passer en pickup d’une localité à l’autre, avec un immense bidon d’eau, des pistolets en plastiques, et la moitié de la famille dans le coffre. Les jeunes gens sont les plus enragés. Ils vont jusqu’à remplir leurs réserves d’eau de glaçons, histoire de bien rafraîchir les idées de leurs adversaires!

Songkran - Jeux d'eau

 

Des celebrations bon enfant et familiales

Moins chaotiques mais plus authentiques, j’avais aussi beaucoup aimé traverser les séances plus familiales de jeux d’eaux, dans les très petits villages ou sur les routes de campagne. Les familles, toutes générations confondues, se réunissent autour de leur entrée. Avec à boire et à manger. Et surtout bien armées de bidons, de pistolets et de seaux, pour asperger promeneurs et véhicules de passage. Nous sommes d’ailleurs tombés sur des enfants tout petits qui nous balançaient déjà des seaux d’eau avec une vigueur stupéfiante!… Parfois encore, nous avons été arrêtés pour des « travaux » de purification sur notre voiture, à l’aide d’une boue à base de talc coloré et d’eau. La voiture est rentrée chamarrée, et tellement marquée d’anecdotes et de jolis souvenirs que nous avons presque regretté de devoir la faire laver!

Notre voiture pendant Songkran 2014

La plupart des photos de l’article datent de Songkran 2014. Au détour de nos découvertes de cette année, je raconterai et illustrerai notre Songkran 2016 dans de prochains posts. Je craignais seulement d’avoir moins le temps et le loisir de revenir sur ces points culturels, qui me paraissent dignes de quelques lignes.

 

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Trouver une Mary Poppins à l’étranger

On lui confie ce qu’on a de plus précieux: nos enfants. On attend d’elle qu’elle soit là pour eux, là pour nous, et qu’elle nous représente en toutes circonstances. Pas facile de recruter une « nanny » parfaite, et d’entretenir, dans les deux sens, une relation sereine sur le long terme. Voici les petits trucs issus de notre expérience… et finalement, on ne s’en n’est pas trop mal sortis, puisque nous avons trouvé deux perles, d’abord en Chine, puis maintenant en Thaïlande.

 

Recruter une nounou

A chaque marché ses spécificités, son offre et sa demande propres. Commencez par vous rapprocher des familles étrangères à proximité pour connaître les façons de faire, les niveaux de salaires, les attributions habituelles des nounous, ce qui vous permettra à votre tour de formuler le périmètre de vos attentes. A Shanghai, nous étions passés par une agence de recrutement spécialisée, et il semble que cette possibilité existe dans la plupart des grandes villes. Quand nous sommes arrivés dans notre campagne thaïlandaise en revanche, il a fallu nous tourner vers des intermédiaires: d’autres nounous qui nous présentaient ensuite leurs copines.

Un entretien avec la ou les candidat(e)s est primordial, avant de prendre sa décision. Dans l’idéal, préparez à l’avance une grille de vos questions, de vos exigences minimum et de vos limites en termes de conditions et de salaires. En Chine, notre agent était en charge de la traduction lors des rencontres, et nous avions étudié chaque point en détail. Après avoir soumis une bonne demi-douzaine de candidates à un questionnaire détaillé, nous avons finalement opté pour la personne entre les bras de qui Petit-Un avait eu l’air de se sentir bien immédiatement.

En Thaïlande, je n’avais pas de traducteur, seulement une intermédiaire à l’anglais très approximatif. Au bout d’une bonne demi-heure, j’avais juste compris que ma candidate avait deux grands adolescents, et l’air de bonne volonté. J’en ai déduit qu’elle avait réussi à élever au moins deux enfants en les gardant entiers, ce qui était un point positif. Le feeling passait bien, Petit-Deux l’avait visiblement tolérée (c’était déjà énorme pour Petit-Deux) et comme je n’avais pas encore trouvé de travail, je savais que je resterais à la maison encore quelques semaines pour veiller au grain. Nous avons donc tente –et parfaitement réussi- l’aventure ensemble.

Nos choix finalement ont été moins rationnels qu’intuitifs, mais en définitive c’est sur des valeurs relationnelles que se construit ensuite le quotidien avec une nanny. Dès l’accord de principe, et afin de partir sur des bases saines, il est décisif de bien se mettre d’accord sur les conditions de l’embauche: salaire, horaires et durée du travail, bonus, rémunération des heures supplémentaires, conditions d’augmentation, congés annuels… En Chine comme en Thaïlande, peu de nannies ont un contrat de travail, mais l’accord conclu est une sorte de gentleman agreement qu’il convient de respecter de part et d’autre.

Il est très recommandé de demander une visite médicale, préalable au début de l’activité. Beaucoup d’hôpitaux proposent des check-up en package, à ces fins. Il y a en général au moins vérification pour le VIH, diverses hépatites, et la tuberculose (très important dans les pays asiatiques en développement).

 

Quelles taches lui confier?

Chacun déterminera ses priorités pour sa nounou, en fonction de la situation familiale. Chez nous la question ne s’est guère posée, car les deux parents Tout-Terrain ont toujours travaillé à plein temps, avec des horaires assez long. La priorité numéro un est donc celle de s’occuper des enfants: finir de les préparer pour l’école si besoin, les récupérer après l’école, les faire manger, et organiser des activités et rencontres avec les copains pour les temps de loisir. Nous avons tendance à insister sur l’aspect socialisation pour deux raisons: d’abord, nous trouvons nos enfants plus épanouis s ils ne fonctionnent pas uniquement en circuit fermé, à la maison, et d’autre part, beaucoup de nounous préfèrent elles aussi pouvoir sortir, rencontrer leurs homologues, discuter, échanger… bref, ne pas être coupées du monde.

Quand les enfants sont à l’école ou dorment pour les plus petits, les nannies sont généralement en charge du gros du ménage. A chacun son niveau d’exigence. Chez nous, il suffit que ce soit vivable, mais nous ne regarderons pas la poussière sur le dessus du congélateur (bon, le jour où il y a eu des cafards morts là-haut, on a fait une petite réflexion, toute de même…).

Les culottes sechent

En raison de nos nombreux enfants –deux c’est « nombreux » en Chine- et de nos longs horaires, nous avons proposé à nos nannies de leur recruter une petite main, en charge de l’entretien de la maison. A Shanghai comme en Thaïlande, l’expérience s’est mal finie, avec crêpage de chignons à la clé: « tu nettoies mal! », « les enfants que tu devrais garder salissent tout ce que je nettoie! »… La morale de l’histoire est que dans les deux cas, nos nannies d’origine préféraient faire le travail, mais pour un salaire augmenté. Au final, ces petites problématiques se résolvent plutôt facilement via une communication régulière et franche.

Dans beaucoup de familles, les nannies sont aussi en charge des repas, et parfois même des courses. Comme les personnes qui travaillent pour les familles étrangères sont souvent spécialisées sur le marché « expat », beaucoup de nounous ont acquis des compétences culinaires qui dépassent les spécialités locales: des lasagne au kimchi, en passant par le bœuf bourguignon ou la quiche. C’est pratique pour gagner du temps… Chez nous, on aime trop cuisiner en famille pour déléguer ca a quiconque! Pourtant, peut être une fois par mois, notre cordon bleu nous fait la surprise de nous préparer des rouleaux de printemps, de la salade de papaye ou un curry Massaman. C’est exceptionnel, et du coup toujours très plaisant!

Salade de Papaye

Enfin, à force de bonne entente et de confiance acquise, notre nounou a progressivement pris sous sa responsabilité la gestion de l’ensemble des petits tracas de la maison: vérifier, gérer et payer les factures, organiser les petits travaux de maintenance, commander des bidons d’eau ou des fruits pour les enfants… Elle a, à sa disposition permanente, une boite de menue monnaie pour les dépenses du quotidien, ce qui est bien plus pratique pour tout le monde!

 

Quel salaire? Et comment entretenir de bonnes relations?

On rencontre deux types de stratégies salariales, chez les expats. Certains estiment qu’il n’est pas logique que le salaire de leur nanny ne dépasse le salaire moyen local, d’autres ont le raisonnement inverse. Nous faisons plutôt partie de la seconde catégorie. Payer à notre nanny un salaire élevé pour le marché nous permet en premier lieu de nous assurer de sa stabilité à son poste. En Thaïlande comme en Chine, l’on change facilement d’emploi. A salaire égal, les employés sont vite tentés d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, si bien que l’industrie compte des taux de turnover de l’ordre de 15 à 20%, parfois plus. Cet aspect est d’autant plus primordial chez nous, où les deux parents travaillent.

Le salaire ne représente cependant qu’un aspect d’une relation sereine avec une nounou. A notre départ de Chine, nous avons découvert avec stupéfaction qu’ayant –contractuellement- mal indexé les hausses de salaires sur le coût de la vie, la rémunération de notre nounou était passée dans une tranche basse, sans même qu’elle ne nous en informât. Sans doute parce qu’elle se sentait bien chez nous et surtout dans notre environnement. Nous sommes en particulier absents toute la journée. Cela laisse à nos nannies le loisir d’inviter à tout moment d’autres enfants et leurs nounous, pour jouer ou le temps d’un repas. La famille de notre nanny passe aussi chez nous régulièrement, sans que cela ne nous pose problème. Son mari vient parfois déjeuner –et apporte toujours une surprise aux enfants, sa fille passe souvent faire ses devoirs en sortant de l’école, avant de jouer avec les petits… Finalement, l’équilibre se trouve par des arrangements réciproques, qui rendent le quotidien plus agréables à tous, et permettent l’établissement d’une profonde confiance mutuelle.

Crepes

 

Quelles limites poser?

Bien sûr, la question se pose à chaque fois que l’on confie à un tiers la responsabilité de son ou de ses enfants, mais a l’étranger, il me semble que la problématique est exacerbée, dans la mesure où les différences culturelles peuvent lourdement influer sur les usages et la façon dont on élève les enfants.

En Chine par exemple, un enfant dont l’on prend bien soin est beaucoup nourri… beaucoup trop à mon sens. En outre, il est de bon ton que les bébés et les jeunes enfants, à partir de trois mois, consomment au moins un œuf par jour. Notre nounou m’expliquait avec regret que dans son jeune âge, sa fille avait manqué de nourritures suffisamment riches, ce qui expliquait sa petite taille. Entre autres raisons, beaucoup de Chinois ont connu la faim ou tout du moins les privations, et veulent inverser la tendance pour les générations suivantes. Le sujet tenait très à cœur à notre nounou, et il m’a toujours été très difficile de la pousser à réduire les quantités des repas.

Avec notre nounou actuelle, les sujets de désaccord que j’ai pu rencontrer étaient moins graves, mais parfois source d’étonnement. Ainsi, durant notre première année en Thaïlande, elle habillait nos deux tout le jour –et tous les jours- en pyjama. J’avais fait deux piles, « vêtements de jour » et « vêtements de nuit », expliqué et réexpliqué… En vain. A la maison ou à l’extérieur, ils ne portaient que des pyjamas – changés et lavés le matin et le soir. Rien de grave donc. J’avais juste un peu honte vis-à-vis des voisins… Ca faisait style les parents qui n’achètent pas de vêtements « civils » à leurs enfants. A force, nous avons compris que la nounou considérait nos vêtements de jour comme trop inconfortables. Nous avons un peu modifié la garde-robe avec le temps, et la question s’est résolue d’elle-même.

Les Chaussettes sechent

Il est finalement primordial de savoir être pragmatique, de fixer des limites pour les quelques points sur lesquels on ne veut pas transiger, et de rester flexible sur le reste. Par exemple, chez nous, les exigences fondamentales consistent en des repas un minimum équilibrés, et pas ou très peu de télévision.

Ces principes pacifiques et modérés sont d’autant plus importants en Asie, où l’on évite en général les conflits frontaux. Celui qui se fâche a rarement gain de cause, et si l’interlocuteur se tait, cela signifie plutôt qu’il fera bien ce qu’il veut, une fois l’orage passé. De même, si quelqu’un m’affirme que « c’est une question de culture », tous les voyants sont au rouge: en clair, mon opinion ne sera simplement pas respectée. D’où l’intérêt de choisir ses batailles et de les prioriser. Et finalement, si l’on confie ses enfants à une nounou, c’est déjà qu’on accepte qu’elle élève nos enfants pour nous en notre absence, et qu’on lui fait assez confiance pour prendre les bonnes décisions à notre place, non?

 

Et les questions linguistiques?

Curieusement, la barrière de la langue s’est toujours très vite estompée, dans nos expériences. On part sur l’accord de principe fondamental de faire le meilleur pour les enfants, et l’on fait tout pour s’entendre et se comprendre au mieux. Au pire on utilise Google image, des gestes, des exemples, mais on s’en sort toujours. Dans les mauvais jours, nos nounous n’ont pas donné aux enfants que j’avais préparé pour eux au frigo ou oublié de repasser une chemise urgente… bref, pas la fin du monde, quoi!

Quant à nos (petits) enfants, ils s’embêtaient encore moins, et ont au début utilisé n’importe quelle langue un peu au pif, avec leurs nouveaux interlocuteurs. A notre arrivée en Thaïlande, ils communiquaient ainsi en majorité en anglais avec leur nounou, mais complétaient au besoin avec des mots français, des mots thaï, du dialecte thaï (j’ai ainsi appris que « slip » se disait « slip » dans un dialecte de la frontière du Laos), et des mots inventés. Ca, entre parenthèse, ça a été un grand étonnement pour moi de les entendre parler tous les trois en utilisant un mot clairement ni français ni anglais, de poser la question de s’il s’agissait d’un mot thaï, et de m’entendre répondre que non pas du tout, c’était juste un mot qu’ils utilisaient ensemble, dans tel ou tel contexte!

Avec le temps, le recours à l’anglais pour la maison et les copains s est uniformisé, tandis que le thaï est généralement utilisé avec les intervenants extérieurs locaux et pour les chansons.

 

En conclusion bonus, je ne résiste pas au plaisir de vous raconter cette anecdote, qui date du temps où nous étions en Chine… Un matin alors que je partais pour mon usine, notre nounou, une dame respectable d’une cinquantaine d’année, me lance un « Je t’aime! » sonore, dans le couloir. « Comment? Plait-il? »… Elle m’avait entendu, chaque jour, répéter ces mots à Papa-Tout-Terrain, lorsqu’ il s’en allait travailler, et en avait déduit que c’était une façon de se souhaiter une bonne journée…

 

 

Fiches Pratiques à télécharger:

 

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Prendre l’avion avec un bébé

Les longs voyages en avion sont une petite aventure, et encore plus avec un bébé. Mais en laissant de côté ses appréhensions pas forcement rationnelles, et surtout en s’organisant un peu, un vol avec un tres jeune enfant n’est pas bien compliqué.

Il n y a pas d’âge minimum pour prendre l’avion pour un bébé en bonne santé, mais il est généralement recommandé d’attendre une semaine après la naissance, et d’avoir fait les premiers vaccins. Pour les trajets internationaux hors Union Européenne, votre enfant aura de toute façon besoin de son propre passeport, qui demande généralement plusieurs semaines, pour être établi. Chez nous, Petit-Un a connu son premier vol à vingt-huit jours, et Petit-Deux a quatre mois.

A l'aeroport

 

Réserver un bassinet bébé avant le départ

Le bassinet est le petit panier dans lequel le bébé dormira pendant le vol. Il est fixé juste devant le siège des parents. Pour le décollage, l’atterrissage et en cas de turbulences, le bébé doit rejoindre les genoux de ses parents. Cet équipement rajoute un vrai confort au temps de vol: le bébé aura son « lit » et vous pourrez vous reposer les bras.

Le bassinet se réserve d’abord au pré-enregistrement Internet, 48 heures avant le vol. Au moment de l’enregistrement, pensez cependant à bien le rappeler au personnel de la compagnie. Selon les compagnies, il y a un poids, une taille et/ou un âge maximum pour avoir droit au bassinet. Si vous y tenez, vérifiez les conditions à l’avance, histoire de « raccourcir » votre enfant d’un ou deux centimètres au besoin, lorsqu’ on vous posera la question.

 

Bien réfléchir au contenu du bagage à main

Le bébé a droit à « son » bagage à main, en plus de celui du parent. Je trouve qu’il est plus efficace de séparer les affaires du bébé pour les avoir à portée de main très rapidement. Moins le bagage à main est volumineux, plus c’est pratique, mais gare à ne rien oublier d’essentiel. Point principal: ne pas lésiner sur les couches. Le vol détraque parfois le transit des petits… plusieurs fois, nous avons dû jeter quelques bodys irrécupérables et malodorants dans les toilettes d’avions ou d’aéroports. Prévoir donc aussi des vêtements de rechange, des mouchoirs et des lingettes en grand nombre -en l’espèce, je privilégie l’efficacité à l’écologie. Rajouter enfin du Doliprane enfant, qui existe maintenant en mini dosettes toutes légères: je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours pendant les trajets en avion que nos enfants faisaient de nouvelles dents et la gentille poussée de fièvre qui va avec…

On pensera bien sûr au Doudou. Pour les bébés non allaités, on n’oubliera pas biberons et/ou sucettes. Il y a souvent des petits pots fournis dans l’avion, mais pas toujours. Je prends donc généralement quelques gourdes de compote ou de soupe, qui évitent le transport et la manipulation de cuillères. A peu près tout le reste se trouve aisément durant le vol. Les boissons, les biscuits, petits pains et snacks sont soit en libre-service, soit s’obtiennent sur demande auprès du personnel de bord. On peut facilement solliciter des couvertures et coussins supplémentaires en cas de besoin

Coussin et couvertures

Poussette ou Porte-Bébé?

Selon les aéroports, la poussette va ou non jusqu’à la porte d’embarquement, et se récupère soit en descente de l’avion, soit avec les bagages -après la douane et avoir parcouru à pieds les dédales de couloirs de l’aéroport. A moins de bien connaitre les procédures des aéroports de départ et d’arrivée, je trouve qu’il est plus simple de planifier sans poussette que de se la voir retirée à un moment pas pratique. Chez nous, on met donc la poussette en bagage en soute et on compte sur les porte-bébés physiologiques, écharpes de portage et autres slings. Pour un tout petit, privilégier le sling ou l’écharpe, mais attention de savoir assez correctement manœuvrer la bête pour se sentir à son aise. Egalement en vol, un porte-bébé physiologique (ou autre écharpe) sera bien pratique, au cas où votre bébé ait besoin de ressentir le bercement de la marche. Je ne regrette jamais d’en avoir glissé un dans le bagage à main!

 

A l’aéroport

Arrivez en avance pour l’enregistrement des bagages. En cas de problème avec votre pré-enregistrement sur Internet, le personnel pourra rattraper le coup –et fera le maximum pour vous si vous avez des enfants – mais personne ne pourra plus vous aider si l’avion est déjà plein. Au moment de la confirmation des sièges, rappelez bien que vous aurez besoin d’un bassinet pour bébé.

A l’étape suivante,  je trouve toujours le contrôle de sécurité stressant, quand il faut faire vite et se déshabiller avec un bébé dans les pattes. D’ailleurs, le personnel n’est souvent pas aimable. Là on est contents ne n’avoir pas trop de bagages, pas de liquides, pas de ceinture, des chaussures plates qui ne sonnent pas… Pour éviter les liquides, on peut prendre des gourdes pour enfant vides, que l’on remplit au besoin, ou sinon acheter de l’eau après le passage sécurité.

Pour l’embarquement, les familles avec des bébés ou de très jeunes enfants ont la priorité pour entrer dans l’avion. N’hésitez pas: c’est bien plus pratique d’installer bagages et enfants tant que l’appareil est quasi vide.

Embarquement

 

Le décollage et l’atterrissage

Dans la plupart des compagnies, le personnel de bord vous fournira une ceinture bébé, qui permet d’attacher votre enfant sur les genoux, pour le décollage et l’atterrissage. Certaines compagnies estiment que la ceinture peut représenter un risque pour l’enfant (risque pour les os du bassin en cas de choc) et ne proposent pas de ceinture enfant. Je ne partage pas leur avis et estime qu’une chute représenterait un risque supérieur pour l’enfant. Dans ces cas-là, j’utilise un porte-bébé.

Au décollage et surtout à l’atterrissage, votre enfant est susceptible d’avoir mal aux oreilles à cause des variations de pression. La meilleure solution est faire téter votre enfant: biberon, sein ou sucette. Ces différentes solutions ont visiblement toutes fonctionné sur nos enfants. En tout cas, nous n’avons jamais rencontre ce type de douleurs.

 

Les activités en vol

A vingt-huit jours, Petit-Un a passé la moitié de son premier vol à observer le signe lumineux « no smoking », et l’autre moitié du vol à dormir. Le ronron de l’avion berce généralement bien, et même Petit-Deux, qui ne dormait jamais dans la vraie vie, a fait de belles siestes dans les airs.

Sur un vol long, la question des distractions devient problématique à partir du moment où l’enfant commence à savoir se déplacer. Un petit qui déambule sans arrêt dans les allées de l’avion est assez pénible pour les autres voyageurs. Il faut donc trouver à l’occuper autrement et gagner du temps. Les repas et le grignotage constituent un bon divertissement, avec des « découvertes » à répartir dans le temps: couverts, lingette parfumée, biscuits ou bout de pain… Un truc qui a bien marché chez nous c’était les céréales: une boite mini de Chocapics à grignoter a l’unité, ça dure vraiment longtemps!

Les boissons sont a disposition pendant les vols long courrier

Côte activités en tant que telles, le collage de gommettes fonctionne toujours très bien: nous utilisons pour cela les grosse gommettes rondes qui s’achètent par plaques et ne reviennent vraiment pas cher. Pensez aussi à de petites lectures si votre enfant aime ça. L’Ipad –ou autre écran- nous a également parfois dépannés: pour ces âges, on peut trouver quelques applications de musique ou comptines pour les tout-petits. Nous avons aussi une appli « Fireworks », que mon âme d enfant et moi-même apprécions autant que ma progéniture: il s’agit tout simplement de faire exploser des feux d’artifices en collant son doigt sur l’écran.

Dans les cas quasi désespérés, l’activité ultime, c’est d’aller changer la couche

 

Changer bébé en vol

Bien que petits, presque toutes les toilettes d’avion disposent de tables à langer. Le personnel de bord garde les cabines propres et je n’ai jamais rencontré de souci particulier. Plus encore, si votre petit a vraiment besoin de se rafraichir les idées, le change est une récréation à recommander.

Table a langer dans l avion

D’abord, on est tout seul dans les toilettes et on n’embête pas les autres voyageurs –à condition de ne pas faire ça dans les deux dernières heures du vol, quand tout le monde cherche à passer aux toilettes. Il y a plein de boutons et de petites portes, dans les toilettes, qui distribuent les serviettes douces pour se moucher, les serviettes rêches pour s’essuyer les mains, le papier WC en rouleau, le parfum, le savon… Il y a des voyants lumineux. Un miroir. On peut se laver les mains trois fois si le cœur nous en dit… Bref, ce n’est pas le paradis, mais une bouffée d’oxygène certaine, au cas où!

Toilettes de l'avion

 

Les compagnies où les enfants sont les bienvenus

Les compagnies d’Asie du Sud Est comme Thaï Airways et Malaysia Airlines sont vraiment très « Kids Friendly« . Le personnel de bord est plaisant et très arrangeant pour les enfants. Dans la mesure du possible, ils essayent toujours de trouver des sièges supplémentaires pour rendre le vol plus agréable. J’ai en revanche un moins bon souvenir de Vietnam Airlines, mais je ne sais plus pourquoi. Nous sommes peut être mal tombés.

On voyage bien aussi, avec un bébé, chez Air France, mais on sent les personnels de bord plus stressés et moins flexibles. Enceinte et avec deux enfants de deux ans et demi et quatre ans, on m’a refusé un embarquement prioritaire, car je n’avais plus de bébé de moins de deux ans. A prix égal, nous privilégions donc Thaï Airways.

En revanche lorsque nous habitions en Chine, nous évitions plutôt les compagnies chinoises, pour les long-courriers. Les personnels étaient certes très prévenants, mais les Chinois ont l’habitude de peu dormir, de beaucoup discuter, plaisanter, jouer aux cartes, se promener, manger (…) pendant les vols. En un mot, ces voyages étaient généralement bruyants et n’aidaient pas à la sérénité des enfants.

 

 

Vous penserez sûrement à d’autres trucs utiles à partager… Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus!

D’autre part, si vous avez des applis pas cher à recommander, et qui ont eu du succès auprès de vos enfants, je noterai vos idées avec plaisir… pour des tests en famille dès notre prochain voyage!

 

 

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