Mes débuts en Chine

Shanghai - quartier traditionnel - 2012

Je voulais vous parler de mes premiers voisins de Shanghai. Un couple de petits vieux tout ratatinés, adorablement souriants, curieux comme de petites fouines affectueuses, et authentiques comme on n’en verra bientôt plus à Shanghai. Mais pour comprendre mes voisins, il vous faut d’abord connaître mes débuts en Chine, mon quartier chinois, mon appartement, comment j’y ai atterri, et combien j’y ai souffert du froid et de la proximité « à la communiste ». Voici, en vrac, de beaux souvenirs et quelques anecdotes honteuses de ma découverte de la Chine. Mes voisins, eux, suivrons au prochain numéro.

Cette histoire a commencé en août 2004, quand je suis arrivée à Shanghai pour y étudier. Dans le taxi qui m’a ramenée de l’aéroport, j’ai entamé la conversation en mandarin avec le chauffeur, un escroc fort avenant. Il ne m’a fallu que quelques phrases pour découvrir que j’étais tout bonnement incompréhensible pour un Chinois normal.

Et j’ai payé ma course trois fois le prix normal.

 

Premières galères de mes débuts en Chine

Les premiers mois, j’ai vécu dans une résidence universitaire pour étrangers. C’est là que m’avaient aiguillée les organisateurs de mon échange. Ce que j’ignorais alors, c’est que je ne serais pas mélangée aux étudiants chinois. A l’origine, cette ségrégation prenait certainement ses racines dans des risques de déviance politique. La Chine s’ouvrait déjà beaucoup en 2004, et là n’était plus vraiment la question. J’ai toujours pu fréquenter tous les Chinois que je voulais, et conversé librement avec eux. En revanche, les chambres pour étrangers étaient simples ou doubles, quand les étudiants chinois vivaient à dix ou douze. Et ils n’avaient pas le chauffage.

Lilong - Shanghai - 2012

Mon absence de chinois et moi-même avons d’abord connu des temps difficiles. Les premières semaines, je n’ai pas réussi à trouver la cantine de l’université. Ni à la demander. J’ai découvert en revanche, un marché tout proche, qui me permettait de m’approvisionner en carottes. Que je mangeais crues. J’ai un jour tenté une sortie au restaurant. Faute de pouvoir déchiffrer la carte, j’ai montré à la serveuse une ligne au hasard. Elle m’a posé des tas de questions incompréhensibles. J’ai opiné du bonnet, d’un air décidé. Alors elle m’a servi un Coca. Et c’est tout. J’ai conclu, de retour chez moi, en un somptueux dessert de carottes crues.

Quelques mois plus tard, ayant travaillé le chinois d’arrache-pied, j’avais beaucoup progressé. La proximité avec les autres étrangers était très sympathique, mais je commençais à regretter de ne pas fréquenter de « vrais » Shanghaïens au quotidien. J’ai alors décidé de m’installer seule, dans un petit quartier modeste à côté de mon université.

 

L’accord du Parti Communiste

Il a d’abord fallu que j’obtienne l’autorisation de la branche locale du Parti Communiste. On ne s’installe pas n’ importe où sans l’aval du Parti. A l’endroit qu’on m’avait indiqué pour le rendez-vous, je suis tombée sur une grosse matrone rubiconde qui prenait un air important.

Comme il faisait très froid, elle m’a servi un verre de thé. Elle a sorti un de ces immense thermos qu’on voit partout en Chine traditionnelle. On y conserve l’eau, bouillie le matin, pour tous les besoins de la journée. Elle a versé l’eau dans un verre tout mou, tellement le plastique était fin. Puis déposé une pincée de feuilles de thé sur le tout. J’étais une invitée de marque: aux gens ordinaires, on n’offre que de l’eau chaude.

Ca ne m’arrangeait pas tellement cela dit, car la consommation de ce genre de boisson n’est pas aisée. Point de sachet ou de passoire: on faut composer avec les feuilles. Qui se jettent dans la bouche dès la première gorgée. Les Chinois les crachent par terre. Moi pas. Je n’arrive pas à me débarrasser de mes habitudes d’étrangère. J’essaie seulement de repousser les intruses avec la langue. Ou en soufflant du nez. (Habilement à cause du verre mollasson.) Au pire, j’avale discrètement. Tout en poursuivant ma conversation d’un air dégagé.

Shanghai - quartier traditionnel - 2012

Après une première impression plutôt autoritaire, la dame s’est finalement montrée gentille à mon égard. Et surtout très curieuse de qui je pouvais être. Pas pour moi personnellement, mais pour l’Occident que je représentais. Elle m’a en particulier posé cette question savoureuse pour qui a déjà parcouru le monde: « Alors, vous parlez l’étranger? »

Au terme de l’entretien, magnanime, la représentante du Comite de Quartier m’accordait l’autorisation de m’installer sur ses terres.

 

Les lilong, quartiers traditionnels de Shanghai

J’allais donc habiter dans un lilong, un quartier traditionnel de Shanghai organisé à la sauce communiste. Concrètement, un lilong est un gros pâté de maisons entouré de grilles, avec de vieux gardes décoratifs aux entrées. A l’intérieur, des allées rectilignes et toutes semblables. Bordées de bâtiments robustes, carrés et gris. Tous identiques. Sur la face nord des bâtiments, des escaliers mènent aux appartements. Toutes les fenêtres donnent sur le sud. Elles sont équipées d’un grand cadre métallique horizontal, sur lequel on couche de longues perches de bambou pour faire sécher son linge.

L’organisation urbaine communiste visait à l’origine à limiter les mobilités géographiques. Chaque quartier était équipé de l’ensemble des services nécessaires au quotidien. On y trouvait tout: l’épicerie, le cordonnier, la cantine, le dispensaire, l’école… Pas besoin d’aller plus loin. Et puis, hors de son quartier, on perdait ses droits à la gratuite scolaire et médicale.

Les gens qui vivent dans les lilong y habitent généralement depuis longtemps. Ils n’ont pas acheté leur logement: il leur a été distribue par l’Etat. Au jour où la propriété privée a été reconnue, l’appartement qu’ils occupaient est devenu le leur. A Shanghai, où le prix de l’immobilier a flambé, des tas de gens sont ainsi devenus riches sans lever le petit doigt. Aujourd’hui, beaucoup de lilong ont vieilli. Ce sont surtout des personnes âgées qui les habitent. Certains appartements vides servent d’adresse pour domicilier un enfant dans une « bonne » zone scolaire.

Shanghai - quartier traditionnel - 2012

Nombreux lilong sont désormais en passe d’être détruits. C’est triste pour l’esprit de quartier. Mais compréhensible pour des questions de confort et de sécurité. Le jour où le quartier sera racheté pour être « réhabilité », ce sera le jackpot pour les habitants. En l’attente, beaucoup de Chinois conservent leur appartement. Même s’il est vide et hors d’état d’être utilisé.

 

A la recherche d’un cocon douillet

Un agent immobilier m’a fait visiter des dizaines d’appartements. Il était ravi de promener une étrangère et me présentait toujours à des tas de gens. J’étais au moins aussi ravie que lui. C’était pour moi une chance inespérée de visiter les intérieurs de « vrais » Chinois. Et l’occasion de papoter dans mon mandarin approximatif. Je lui racontais ma vie qu’il racontait ensuite à qui voulait l’entendre. En shanghaïen, souvent, parce que la vieille génération ne parlait pas toujours mandarin.

Une question revenait souvent. Est ce que j’étais mariée? (Non.) Comprenez un peu: il ne fallait pas que je devienne trop vieille. J’avais l’air bien en âge. D’ailleurs, si j’étais intéressée, il y avait plusieurs beaux partis à me présenter: de jeunes hommes qui possédaient une voiture! (Seuls 1 à 2% des Shanghaïens possédait alors une voiture.) C’était un signe évident de richesse, et donc, un facteur d’attractivité majeur auprès des fiancées potentielles. L’argument de vente n’a pas suffi à me convaincre: je suis très fleur bleue. J’ai décliné poliment.

J’avais de grandes espérances, quant à mon futur appartement. Mais j’ai vite revu mes prétentions à la baisse, une fois confrontée à la réalité de quelques visites. Il me faudrait d’abord me résigner à avoir froid. Les montants des fenêtres n’étaient jamais découpés droit, et laissaient passer plusieurs millimètres d’un froid cinglant et sifflant, entre les interstices d’avec les murs. Les portes ne fermaient pas jusqu’au plancher, non plus. A quoi bon, dans ces conditions? Et souvent, la cuisine, avec brûleurs au gaz, était ouverte sur l’extérieur, par crainte des accidents. Pourquoi se gêner…

Shanghai - quartier traditionnel - 2012

 

Le froid

Il est normal à Shanghai d’avoir froid l’hiver. Dans les années soixante, les communistes n’avaient pas assez de charbon pour chauffer tout le pays. Ils ont alors découpé la Chine en deux. Le nord serait chauffé. (Ce n’est que justice pour les habitants de Harbin qui subissent des températures de trente degrés en dessous de zéro.) Mais point de chauffage pour le sud. Par malchance, Shanghai s’est retrouvée tout au nord du sud. Pourtant, il y fait plutôt froid l’hiver. Et humide, aussi. Bref, un climat idéal!…

 

Les Shanghaïens sont habitués à ces conditions glaciales. Ils vivent six mois de l’année en doudoune molletonnée et en bonnet, dans leur appartement. J’ai parfois été invitée à manger chez des locaux: on passe à table en manteau, en bonnet et avec des mitaines. (Les gants, ce n’est vraiment pas pratique pour manœuvrer les baguettes!)

 

Je ne vous cacherai pas que j’ai eu les plus grandes difficultés à m’habituer au froid chez moi. Certains jours ont été franchement rudes. Je garde en particulier un traumatisme vivace de la fois où j’ai retrouvé un bol d’eau qui avait congelé… dans l’évier de ma cuisine.

Par bonheur, j’avais tout de même un appartement « climatisé », ce qui n’était pas systématique dans mon quartier. En utilisant la climatisation en mode inversé, je pouvais chauffer la chambre à une quinzaine de degrés. C’était suffisant pour survivre. Et aussi pour faire littéralement suffoquer une amie chinoise en visite. Par politesse, j’avais poussé un peu la clim. Mais par politesse, elle avait refusé. Par politesse toujours, j’avais laissé le chaud. Je l’avais vue alors tourner au rouge pivoine, puis se dévêtir couche après couche d’une superposition incroyable d’habits molletonnés, avant de me supplier d’éteindre le chauffage. Ce n’était pas de la politesse, donc. Elle avait vraiment très chaud.

 

Cuisine et salle de bain: le grand luxe!

J’ai trouvé mon appartement en quelques jours, grâce à la patience et au zèle de mon agent immobilier. Sans surprise, j’y étais mal chauffée. Mais mon ange gardien avait néanmoins fait des merveilles en me dénichant un endroit équipé de la fine fleur du confort moderne: une cuisine et une salle de bains.

Au cours des premières visites, j’avais en effet découvert avec stupéfaction que de nombreux appartement ne possédaient pas de cuisine. Dans ces cas-là, le couloir d’accès était équipé de deux ou trois brûleurs à gaz, partagés avec les voisins directs, et sur lequel chacun cuisinait à tour de rôle. L’évier était soit dans la maison, soit également sur le palier. Malgré mon esprit aventurier, je n’ai pas franchi le pas. La notion de ce qui est privé était trop importante à mes yeux. Recadrage avec l’agent. Tant que vous y êtes, ça serait super sympa aussi d’avoir une salle de bain, d’ailleurs…

Je ne l’avais jamais réalisé avant… Mais à la réflexion… Ca alors, c’est vrai que je n’avais pas vu de salle de bain chez la plupart de mes amis shanghaïens! En y regardant mieux, lors des invitations chez mes copains chinois, les produits pour se laver étaient la plupart du temps rangés en rang d’oignon le long de l’évier. Et en sortant des toilettes, on m’orientait vers le point d’eau de la cuisine, pour me laver les mains. D’ailleurs, après avoir fait le tour des lieux (les appartements de la Chine communiste sont vraiment tout petits), il ne restait de toute évidence aucune porte cachée, qui aurait pu dissimuler une salle d’eau.

Shanghai - quartier traditionnel - 2012

 

Prête à emménager

Bref, l’appartement dégoté par mon agent m’a sur le moment semblé un petit miracle. J’avais une chambre, un salon, et une pièce centrale de vie, dans laquelle avaient été découpées à la serpe une petite cuisine et une minuscule salle de bains. Les cloisons étaient mal finies et un peu bancales, mais le confort moderne était là!

Mon appartement devait compter trente ou trente-cinq mètres carrés. Soit cinquante-cinq mètres carrés sur le contrat, car en Chine, on compte aussi la surface des murs, le palier, et le paillasson des voisins. « Mais c’est un logement pour au moins quatre personnes! », me feront remarquer des voisins. « Vous devez vous y sentir seule… » Dans cette Chine si densément peuplée, la promiscuité est en effet la norme.

A l’heure de mon installation, je crois que j’étais attendue dans le voisinage comme une riche étrangère un peu excentrique… Je pense ne pas les avoir déçus. Moi en tout cas, je n’ai pas été déçue…

 

(La suite est ici…)

 

 

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33 pensées sur “Mes débuts en Chine”

  1. Il m’a fallut du temps pour pouvoir lire attentivement car c’est passionnant (comme toujours avec toi 🙂 ). Je ne te suis pas depuis très longtemps alors je vais me permettre trois questions : comment as tu atterri en Chine ? (tu dis que c’est un long combat, mais étais ce pour le travail, les études ou autre chose)
    Pourquoi la chine ? (Etais ce CE pays ou tu avais envie de n’importe quel pays différent)
    Est ce qeu Papa Tout Terrain faisait partie de l’équation ? (j’ai la sensation que non, mais du coup je suis très curieuse de savoir comment vous en êtes arrivés là… ce qui est peut être dans la suite de l’histoire)

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui me touche beaucoup! En fait je n’ai pas évoqué la plupart de tes questions sur le blog… Voici donc en avant-premiere…
      – Je suis arrivée en Chine lors d’un échange universitaire. Depuis plusieurs années j’étudiais le chinois et je voulais absolument partir en Chine. Il a fallu pendant deux ans que je travaille avec mon université afin de parvenir a faire signer des accords bilatéraux avec une université de Chine, qui n’existaient pas jusqu’alors. Puis mon retard a été annule pour cause de grippe aviaire. Et finalement repousse a un an plus tard. J’ai donc beaucoup attendu mon depart…
      – La Chine… par complet hasard au depart. Partie en séjour linguistique de mon université, j’ai rencontre un groupe d’étudiants chinois super sympas… mais avec qui je ne pouvais pas vraiment communiquer, faute de langue commune. Ils parlaient vraiment peu d’anglais. Je me suis dis que c’était trop bete, alors des mon retour en France, je me suis mise au chinois. (Bon, ca a l’air simple comme ca mais j’ai drôlement galéré a apprendre le chinois 🙂 )
      – Papa-Tout-Terrain je l’ai rencontre… en Chine. Mais bien plus tard, alors que nous travaillions tous les deux a Shanghai. Ce plaisir a découvrir l’autre bout du monde, nous l’avions déjà séparément, avant de nous connaitre… Nous sommes donc également heureux la ou nous sommes, car nous avons tous deux, profondément ancre en nous, ce gout d’aller voir ailleurs 🙂

      1. Merci beaucoup pour tes réponses. Et je suis impatiente de lire la suite de ton « historique » 🙂
        On sent que tu es aussi passionnée que volontaire et je sais d’expérience que la « vraie » personnalité ressort toujours dans les écrits. Ce qui me donne envie d’encore plus te connaitre de fait 😉
        Bonne journée

      2. Merci beaucoup pour ce tres gentil compliment! Il m’a beaucoup touchee 🙂
        « Volontaire », j’essaie de faire au mieux… Quant a « passionnée », dire l’inverse serait mentir 😉
        Une belle journee a toi!

  2. Waou.. on est loin des échanges Érasmus en résidence étudiante à Barcelone…
    Le bol d’eau gelé dans l’évier…. brrrrrrrrrr !!!

    héhhé hâte de luire la suite de tes aventures de riche occidentale excentrique !! 😀

    1. Je l’ai vraiment voulu cet echange… je me suis battue presque deux ans, avant, pour pouvoir partir en Chine… du coup, malgre les difficultes, c’etait vraiment ce que je voulais et j’ai adore… quand il y a la motivation… 😉
      Tu es partie en ERASMUS a Barcelone?

  3. Oh Mon Dieu !!! Je n’aurai vraiment pas pu … (Déjà je déteste avoir froid)
    J’adore le passage « 35m² c’est un appartement pour 4 » …
    Et j’avoue, pour notre voyage de noce, nous avons passé 3 jours en Chine, mais en dehors de la Grande Muraille (où nous étions seuls un matin de mars à 6h), nous avions un guide pas top et ne gardons pas un souvenir impérissable du pays … La pensée unique, c’est très déstabilisant … Par exemple, le premier repas, notre guide nous a demandé ce que nous souhaitions boire et à partir de là nous à toujours servi la même chose (idéal quand en début de grossesse tu ne supportes plus les sodas mais que tu as du en prendre un la première fois faute d’eau disponible …)

    1. Depuis que nous avons quitte Shanghai, j’ai egalement developpe une tres grand hostilite a l’egard du froid. Ce froid m’a beaucoup marque.
      Je connais peu de personnes ayant ete seduites par la Chine, au retour d’un voyage touristique. Je pense que le tourisme a la Chinoise n’est pas tres agreable pour les Occidentaux… et que les Chinois de leur cote n’ont pas franchement envie de changer pour quelques etrangers… parce que le gros des revenus touristiques vient du tourisme interieur, aujourd’hui, pas des Europeens.

  4. Wouaaaah, quelle aventure cette Chine authentique que vous avez connue !! C’est sûr qu’à côté notre mode de vie ultra-privilégié à Lujiazui est de la roupie de sansonnet… J’ai hâte de lire la suite !

      1. Ah oui, 1200 kuais de loyer, je pense qu’à part dans un dortoir d’usine de banlieue ça ne doit plus se trouver nulle part à Shanghai un truc pareil 😉

    1. Meme si ca n’a pas ete facile tous les jours, c’est l’une des plus belles experiences que j’aie vecues. Je me suis beaucoup construite, en Chine, et j’en garde des souvenirs extraordinaires!
      (En meme temps il faut aussi garder en memoire que je faisais partie des hyper privilegies, quand je vivais en Chine… donc ce qui etait galere pour moi etait mille fois plus galere pour les Chinois modestes…)

  5. J’ai ouvert ton article ce matin et j’arrive enfin à le lire ! Et j’ai bien fait … Je te remercie pour ce partage et je n’imaginais pas la Chine comme ça. Franchement, tu es une Warrior ! Même pas peur 😀 J’ai hâte de découvrir la suite.

    1. Oh, merci! Ton compliment me touche beaucoup!
      J’ai beaucoup de plaisir a evoquer la Chine, que j’aime tant, pour partager un peu de ce que j’y ai vecu dans une periode qui appartient presque deja a un lointain passe.

    1. Merci 🙂 C’est en cours. J’en ai ecrit de grand bouts et j’ai tellement de souvenirs qui me reviennent que je n’arrete pas de me couper la parole a moi-meme, a l’ecrit 😉 …
      (Avec les vacances des enfants, mon temps libre est tres limite, helas… Mais c’est bon, aussi, de profiter d’eux 🙂 )

  6. Tu es courageuse Cocotte ! On avait vu les Hutong à Pékin où même les toilettes étaient partagés, je trouvais la proximité étouffante… Je commence à comprendre ton attachement à la Chine, tu l’as vraiment vécu à fond !

    1. Oh, les toilettes partagees et sans portes… ma bete noire!!! Cette proximite est effectivement tres difficile a vivre pour des Ocidentaux… La premiere destination que l’on decouvre, a l’etranger, est je crois celle que l’on vit le plus « a fond », et pour qui on garde toujours une tendresse particuliere. J’ai en tout cas rencontre pas mal d’expats pour qui c’etait le cas… et je crois que quelque part, c’est aussi un peu ton cas, dans ta relation a la France, non?…

      1. J’avais jamais vu ça comme ça pour la France mais tu as sans doute raison 😉
        Les voyages en car où tout le monde va aux toilettes en même temps et regarde mon popotin noir sans s’en cacher, ça me hante toujours ! Tu as raison, la Chine ce n’est pas fait pour le tourisme international !!!

      2. Ah oui, les Chinois ne sont pas du tout ni discrets ni bienveillants, quand ils sont curieux de quelque chose. Mon mari, qui est poilu s’est plusieurs fois fait caresser les bras par des inconnus… Mais dans les toilettes… je comprends que ca reste un souvenir horrible!

Un petit commentaire me fait toujours plaisir...