J’ai testé pour vous… la vie à l’hôtel avec trois enfants

Les enfants et moi, on est devenus potes avec toutes les femmes de ménage. (Et même le mec de la maintenance depuis qu’ils ont détraqué les rideaux et le miroir.) Les femmes de ménage connaissent nos âges et nos habitudes. Elles me regardent d’un œil étonné faire nos lessives et mitonner nos petits plats. Elles me demandent parfois comment je fais, avec trois enfants, pour ne pas en oublier un ici ou là. Dans le pays de l’enfant unique –bien que la politique ait été récemment assouplie- les familles nombreuses intriguent toujours.

 

La vie à l’hôtel avec trois enfants, un quotidien en dehors des normes…

Ca fait plus d’un mois qu’on vit à l’hôtel. Il nous reste encore au moins deux semaines à tirer. Au début c’était rigolo, c’était une nouvelle aventure. Après c’est devenu le quotidien, juste, en un peu plus compliqué. La journée il y a l’école, le boulot, les courses et les lessives. Le soir, les devoirs, les bains, l’histoire et au dodo.

Alors bien sûr, on fait un peu tâche, ici. Dans cet hôtel d’une banlieue industrielle de Nanjing, ils sont plus habitués aux ingénieurs en business trip qu’aux familles à enfants multiples. On l’a tout de suite vu le soir où on est arrivés à minuit passé, avec nos treize valises et notre progéniture. Miss-Trois gémissait de fatigue. Le manager nous a accueillis et installés. Il était très avenant. « Et maintenant, si vous voulez bien vous rassembler et sourire, on va faire une petite photo. J’aime beaucoup faire des photos avec les clients qui viennent pour de longs séjours… » Il a bien dû voir que moi je ne souriais pas tellement, parce que finalement il nous a dit d’aller coucher nos enfants. Une sage suggestion.

Mais, quand même, une demi-heure plus tard, alors qu’on venait tout juste d’endormir tout le monde, il est revenu frapper à la porte pour nous offrir un plateau de fruits. « C’est pour vous souhaiter la bienvenue! » Clairement, ce mec n’a pas d’enfants.

 

Où l’on apprend à s’organiser dans des conditions temporaires

En toute objectivité, l’hôtel est très confortable et tout le monde est très gentil avec nous. Mais c’est un hôtel. Pas la maison, quoi. J’ai retrouvé une cuisine de la taille de quand j’étais étudiante. Sauf que maintenant je fais à manger pour cinq. Et en respectant le dogme du « cinq fruits et légumes »… soient vingt-cinq fruits et légumes par jour! Yavait même pas de poubelle dans la kitchenette au début. Même que les femmes de ménage ont un peu paniqué quand elles ont vu mon tas d’épluchures. Alors elles m’ont upgradée illico et donné un sac poubelle en bonus!

J’ai cinq bols, deux saladiers, cinq paires de baguettes, une louche et quelques cuillères pour faire tourner la baraque. Et la dame de la réception a fait une drôle de tête quand je lui ai demandé une casserole, comme indiqué sur le dépliant. Par sagesse, je me cantonne aux plats bouillis, et aux légumes pas trop odorants, vu que je suis la seule cliente à faire sa popote. Parfois en rigolant, j’imagine l’odeur que ça ferait l’étage si je nous cuisinais un bon gros chou-fleur ou un poisson frit! Du coup, les jioazi, les raviolis chinois sont devenus des alliés de choix. Je les achète congelés et les mets à l’honneur sur notre table au moins un soir sur deux!

 

Les succès mitigés de mes premières expéditions « repas »…

Pour pimenter le quotidien, je rapporte parfois des plats de l’extérieur. Mon premier essai a été désastreux. Au sortir de l’école, j’ai traîné trois enfants affamés et fatigués, à la recherche de notre pitance. Je suis arrivée à l’heure du coup de feu. Des clients qui se pressaient pour commander. Plus une table de libre. J’ai dû jouer des coudes pour obtenir quelques bouillons aux nouilles et des pains vapeur à emporter. Au milieu des lamentations de Miss-Trois qui ne souffre ni l’attente, ni les foules. J’ai hérité de deux soupes brûlantes dans des récipients qui ne fermaient pas, dans des sacs plastiques tout mous. La serveuse a fait semblant de ne pas me comprendre quand je lui ai dit que c’était un problème. Trois fois. J’ai eu envie de pleurer alors je suis partie. Quand les garçons m’ont bousculée pour entrer dans la chambre, j’ai renversé la soupe.

Restaurant - Nanjing

Cela dit, les enfants ont adoré le repas. Ils se sont resservis plus qu’à l’habitude. Et il n’en n’est plus assez resté pour Papa-Tout-Terrain, qui a dû finir de se caler avec des pistaches, cadeau de son entreprise pour le Nouvel An Chinois. Une aubaine!

 

Du bon choix horaire…

Forte de cette expérience ratée, j’ai décidé d’organiser les repas dans la journée, à l’heure où les garçons sont en cours. Surfant sur une logistique allégée, me voici à trois heures de l’après-midi devant un restaurant proche de l’école. (Les élèves sont relâchés à trois heures quarante.) « Mais ma petite dame, on ne cuisine pas, à c’heure! Y a pas un client qui veut manger au milieu de l’après-midi! Du coup on n’a pas de cuisinier! » Même réponse dans tous les boui-bouis voisins. Ce soir-là, on a encore mangé des jiaozi.

Restaurant - Nanjing_2

Je n’ai point rendu les armes pour autant. Au troisième jour, j’ai décidé, du coup, de m’approvisionner pendant le créneau de midi. Midi, ça ne tombe pas très bien, c’est l’heure de la sieste de Miss-Trois. Mais c’est aussi l’heure où le reste du monde mange. Je ne pouvais pas me tromper! Il n’y a pas grand-chose d’intéressant du côté de l’hôtel, alors d’un coup de métro, j’ai relié un petit quartier voisin bien plus pittoresque.

 

Le restaurant tant attendu…

Bon, en fait, j’avais pas très bien évalué les distances sur la carte. Il restait encore un bon kilomètre à parcourir à pied. Au milieu d’une immense route d’aspect communiste, déserte de piétons. Le paysage n’était pas très intéressant, alors Miss-Trois a profité du ballottement de mes pas pour piquer un roupillon. Faut dire qu’en plus, elle n’avait pas très bien dormi la nuit précédente. A deux heures et demie du matin, elle s’était rendu compte que son pyjama avait des poches et ça l’avait mise en joie. Elle m’avait parlé de ses poches pendant plus de deux heures. Même qu’elle voulait des pièces pour mettre dans ses poches. Mais moi je ne voulais que dormir.

Bref, au petit matin, les poches, c’est moi qui les avais sous les yeux. Dans la fatigue et l’emballement, du coup, j’avais comme une cruche oublié d’emporter une poussette ou un porte-bébé. Alors Miss-Trois s’était juste mollement endormie en transverse, et moi je n’avais plus qu’à la porter comme un sac de pomme de terre sur mon avenue sans fin. Elle était drôlement lourde, tout de même.

Metro de Nanjing

Notre curieux équipage a finalement atteint un petit restaurant de spécialités de l’ouest de la Chine, à l’heure du déjeuner des usines alentours. Dire que nous ne sommes pas passées inaperçues au milieu de ces ouvriers mastiquant vite et fumant serait un euphémisme. J’étais ravie tout de même. Enfin de vrais plats chinois pour le repas du soir! J’ai commandé généreusement. Des légumes sautés, du tofu épicé, du riz parfumé, et un énorme ragout de poulet traditionnel. Ca nous ferait plusieurs jours. Et puis bon, chargée comme ça, je rentrerais en taxi…

 

Le pays où l’on n’attrape des taxis qu’avec un téléphone…

Sauf qu’à la sortie il n’y avait pas de taxi. Avec mes kilos de poulet et Miss-Trois sur la hanche, j’ai eu beau héler à tout va, personne ne s’est arrêté. Toujours cette histoire d’appli absolument nécessaire pour appeler les chauffeurs. A toute vitesse, j’ai élaboré une stratégie d’urgence en avisant un abribus un peu plus loin sur l’avenue déserte. Coup de bol, l’un des itinéraires reliait bien mon hôtel!

Festin a Emporter - hôtel avec trois enfants

Moi, ma fille et ma volaille, on se retrouve donc a attendre le bus. Longtemps quand même. Arrive un vieux monsieur. Comme il n’y a pas beaucoup de distractions alentour, on en profite pour faire connaissance. Il est retraité. Il s’embêtait alors il est passé dans une bibliothèque pas loin. (Ou peut-il diable y avoir une bibliothèque au milieu de ce nulle part?) Il rentre chez lui dans un quartier que je ne connais pas, mais de toute évidence dans la même direction que moi. Oh! Un bus! Il s’approche, portes grandes ouvertes. Je reprends mon poulet, fouille mes poches pour trouver de l’argent… Pouf, le chauffeur a déjà redémarré, nous laissant en plan, le vieux monsieur et moi. Je le regarde d’un air hébété. « On a mis trop de temps à monter. » Il n’a même pas l’air fâché. Bon.

Puisqu’on est partis pour passer encore un peu de temps ensemble, je lui raconte aussi ma vie. Après de longs instants surgit un autre véhicule à l’horizon. Dans les starting-blocks comme au départ d’un cent mètre, je cours en direction du bus dès qu’il entre dans le champ de l’abribus.

 

Dans le bus…

Mon premier objectif atteint, une nouvelle épreuve m’attend à l’intérieur. Je ne sais pas comment payer. Il y a dix ans à Shanghai, on montait par l’arrière et on donnait l’argent à une petite vieille dame assise à côté de la fenêtre. Maintenant et ici, on monte devant et on met les pièces dans une boite rouillée à proximité du chauffeur. Ou on paye avec l’appli de son portable. La Chine est pleine de paradoxes.

Les passagers commencent à râler. Je fais visiblement perdre du temps. Le vieux monsieur avec moi s’interpose. « Laissez-la s’assoir, elle a un bébé! » Je murmure des remerciements en les bénissant intérieurement. Le chauffeur du bus conduit son bolide. Ca se couche sévère dans les tournants! Une vieille voisine flatte Miss-Trois qui se réfugie direct dans mon giron. J’explique qu’elle est timide et qu’elle se réveille tout juste. « Oh!!! Elle parle chinois! Vous venez du Xinjiang? »

Le Xinjiang est la province musulmane de l’extrême ouest de la Chine. Dans cette région, certaines personnes n’ont pas les yeux bridés et parlent mandarin avec un accent marqué, souvent sans prononcer les tons. Comme moi. (C’est pas pour les copier, c’est que je ne sais pas faire autrement.) Du coup quand on me voit, on me catégorise direct comme « étrangère », puis quand on m’entend, on me re-catégorise parfois comme chinoise du Xinjiang. D’abord, c’est plutôt flatteur, et puis ca en dit long sur la diversité des accents et des dialectes de Chine.

Metro de Nanjing

« Pas du tout, reprend le vieux monsieur, elle est Française et même qu’elle a trois enfants! » Le silence se fait autour de lui, alors qu’il raconte avec force détails, réels et parfois inventés, tout ce qu’il sait de moi.

 

Tout est bien qui finit bien…

Un peu préoccupée, je scrute le paysage par la fenêtre, de peur de manquer l’arrêt de mon hôtel. J’ai d’ailleurs toutes les raisons de m’inquiéter: le bus ne ralentit même pas à proximité des emplacements balisés et poursuit sa course chaotique à une vitesse folle. (Ce n’est peut-être pas si rapide que ça en réalité, mais vu l’état des suspensions du véhicule, le ressenti est démultiplié.) Si je ne saute pas en marche au bon endroit, je vais me retrouver au fond de la campagne chinoise avec mon poulet et Miss-Trois, je serai bien incapable de jamais revenir, et dans plusieurs années, on ne retrouvera que nos os.

« C’est là! », je m’écrie très fort en voyant se découper la silhouette de mon building. Et ça marche! « C’est là! », reprennent en chœur tous les petits vieux du bus qui écoutaient mon histoire. « C’est là! C’est là! Arrêtez-vous! », enjoignent-ils le chauffard, en une joyeuse cacophonie. « Attendez bien qu’elles soient descendues pour redémarrer! » « Il y a un bébé, alors doucement! »

Je me confonds en remerciements. Tous ces vieux messieurs et vieilles dames adorables m’ont vraiment rendu un grand service. Alors que je pose enfin pied à terre, telle Shiva portant un enfant, un repas de huit plats, un sac à dos et un ragout poulet, la petite voix flutée de Miss-Trois se fend le brouhaha: « Xiexie« ! (Ca veut dire merci en chinois, s’il est besoin de traduire.) L’enthousiasme ambiant est à son paroxysme. Ravie de son effet, elle salue de la main son petit monde avec une bienveillance digne d’un monarque, alors que le bus s’efface sur l’horizon.

 

Rester résolument optimiste…

… Et puis bon, tous comptes faits, heureusement qu’on ne la vit pas si mal, la vie à l’hôtel, parce que j’ai failli avoir une attaque quand j’ai visité le chantier de notre appartement, qui doit nous être livré dans deux semaines… Pour l’anecdote, et d’après l’agent immobilier, les travaux de décoration auraient prétendument commencé il y a près d’un mois et demi…

Travaux

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30 réflexions sur « J’ai testé pour vous… la vie à l’hôtel avec trois enfants »

    1. Pour la decoration de l’appart, on est assez mal tombes avec le Nouvel An Chinois au milieu. C’est la seule occasion de l’annee durant laquelle les ouvriers rentrent chez eux, souvent, si bien qu’ils prennent des vacances prolongees… d’ou une penurie de main-d’oeuvre a ce moment la… N’empeche que pour nous c’est pas pratique… Heureusement, on en voit le bout. On emmenage dimanche, youhou!

  1. Super cet article ! Je crois qu’il rappelle plein plein plein de souvenirs à toutes ces familles (plus ou moins fournies en marmaille) qui passent de trop longues semaines dans un hotel en attendant que la « maison » soit prête/disponible !
    En tous cas, moi, ça me parle !!!
    Je compatis complètement au périple de ravitaillement avec un piou dans les bras (vivement qu’elle soit à l’école ou pas ?). Et bravo pour ton indestructible enthousiasme.
    Oui, ça se sent que tu es contente d’être en Chine à nouveau ! 😉

    1. C’est rigolo, je pense souvent a toi depuis notre arrivee ici en me disant que tu as du traverser a peu pres la meme chose 😀 … C’est vrai que c’est le lot de pas mal de familles expat, et plus la tribu est grande, plus il y a d’embuches. (Tu as donc mon respect eternel…) Pour l’instant, rien n’arrive malgre tout a entamer ma bon humeur et mon plaisir d’etre de retour en Chine!

  2. Mais que j’aime lire vos aventures ! Je dois bien avouer que cette histoire de repas m’a bien fait rire 🙂 Par contre, humm comment dire, les travaux de « décoration » semblent avoir un poil de retard non ? 😉

    1. Merci 🙂 Ca me rend si contente de partager nos minuscules aventures a la redecouverte de la Chine 🙂
      Pour les travaux de decoration, aussi surprenant que cela puisse paraitre, le chantier nous sera livre avec trois jours de retard seulement. C’est pas mal du tout! Les Chinois ont vraiment une bonne puissance de feu, en terme de travail et de resultat. C’est toujours une agreable surprise 🙂

  3. Belle expédition ! J’espère que les prochaines seront moins chaotiques…Je me suis reconnue dans ta petite balade en portant miss 3, je me fais avoir à chaque fois : nan, je prends pas la poussette, c’est pas loin, il va marcher…Tu parles !! Gros bisous

    1. Oh merci 🙂 Les choses commencent a se mettre en place tout doucement heureusement!
      Pour la poussette, c’est effectivement un grand classique… meme au troisieme, on continue a se faire avoir regulierement 😉

  4. Magnifique récit, merci pour le partage de ces moments de quotidien si différents ! Et de nous faire revivre l’aventure de la découverte… Comme Miss-Trois à grandie… ! Je n’ose même pas imaginer les deux autres ! Fais-leur de gros bisous, à tous…

    1. Oh merci pour ce petit coucou qui nous a tous beaucoup touches! Nous sommes en plein dans l’aventure en ce moment… Je crois que cela avait fini par nous manquer un peu, parfois 😉
      Des bises a tout le monde chez vous <3

  5. Quelles aventures…C’est toujours un plaisir de te lire et de découvrir vos déboires, j’espère quand même que ça va s’arranger pour l’appartement…

    1. Merci 🙂 Pour l’appartement, on ne peut que croiser les doigts… Mais pour tout le reste, on profite deja pleinement de nous retrouvailles avec la Chine et ca nous donne plein d’une belle energie 🙂

  6. Bravo pour ce récit de votre épopée ! Vous m’avez fait sourire, rire, amusée… Que d’émotions durant ce séjour familiale longue durée à l’hôtel. Encore merci pour ce récit que j’ai dévoré d’une traite…

    1. Oh merci! Vive les raviolis et je ne m’en lasse pas… Apres avoir du les « rouler » a la main pendant cinq ans en Thailande, je peux enfin les acheter tout fait et c’est un luxe!
      Merci aussi pour tes encouragements! Heureusement, le plaisir de retrouver ce pays que nous aimons nous fait passer outre plein de petits tracas finalement sans importance 🙂

  7. En travaillant nuits et jours, les ouvriers auront peut-être fini dans 2 semaines et vous pourrez camper dans votre nouvel appart…. 😉
    Bon, ça a l’air de vous changer de la Thaïlande ! Comment les enfants le vivent ?

    En tous cas, bravo pour votre écriture enthousiaste et optimiste, quelle que soient les conditions !

    Une lectrice assidue.

    1. Merci pour votre gentil message encourageant! Meme si je ne suis pas tres optimiste sur l’appart, il est vrai qu’en Chine les chantiers peuvent avancer tres vite, et qu’on pourrait avoir une bonne surprise 🙂
      A notre suite, les enfants sont contents d’etre en Chine. Petit-Un a la palme du bonheur. Il est enthousiaste de tout, aime tout, et apprecie, je crois, de retrouver le pays ou il est ne. Petit-Deux aime l’environnement, la langue, la cuisine, les gens… mais commence a trouver ca long de n’avoir ni maison, ni affaires personnelles, ni intimite. Miss-Trois vit avec moi et a mon rythme a plein temps. Nous sortons beaucoup et nous amusons bien. Je crois qu’elle aime avoir sa Maman pour elle seule de longs moments. Elle n’en demande pas tellement plus. 🙂
      Une belle journee a vous!

  8. Oh merde j’ai tant ris et à la fois j’étais quand même peinée pour toi de toutes ces mésaventures. Mais j’avoue j’ai ris 😀 Courage à vous ! (mais effectivement, ça me semble compromis pour la livraison dans deux semaines)

    1. Non non, je te rassure, il faut juste en rire… D’abord parce que rien n’entame mon plaisir d’etre en Chine, et que vraiment ca me rend heureuse… Et aussi, parce qu’on l’a bien cherche. Avec Papa-Tout-Terrain, c’est notre septieme demenagement a l’international… on avait donc une bonne idee des galeres qui nous attendaient, et on a accepte en toute connaissance de cause 😀

    1. En fait je triche… je suis tellement heureuse d’etre de retour en Chine que mon quota de tolerance aux petites galeres est démultiplié (pour l’instant). Mais vivement tout de meme qu’on emmenage, oui!

Un petit commentaire me fait toujours plaisir...