La nounou, la France et nous

La France vue de Thailande

« Les Brésiliens passent leur vie à se promener en petite culotte. » Voici ce que m’expliquait notre nounou, quelques semaines après notre arrivée en Thaïlande. A priori, elle avait été employée par une famille venue du Brésil, il y a longtemps. Je me suis immédiatement fait une note à moi-même: ne surtout jamais se promener en petite culotte dans la maison sous peine de devenir une nue célèbre…

Curieusement, l’anecdote est souvent revenue plusieurs fois à mes oreilles, depuis. Via des sources variées. Pas plus tard que lundi, devant le toboggan, Khun Chai m’expliquait que son ancienne patronne brésilienne ne portait jamais de pantalon à la maison. Ni de jupe, hein! Il en suffit de si peu, pour créer une légende urbaine. (Et je me demande d’ailleurs qui est ce loup blanc ayant vraiment travaillé chez des naturistes latins…)

Cet événement m’a plongée dans une profonde rêverie. En transposant à notre famille, quelle idée notre nounou pouvait-elle bien se faire de la France? Au-delà du discours policé qu’elle tient face à moi, je sais bien qu’elle vit tous les jours dans notre intimité. Je revois son visage étonné devant les tartines de Nutella du petit déjeuner ou ma persistance à vouloir tout recycler. Et tous ces petits riens un peu farfelus, qui viennent craqueler notre image plutôt lisse, de prime abord. Au gré de nos péripéties sans conséquence, voici ce que pourrait être un portrait de la France, dans l’esprit de notre nounou…

La France en Thailande

 

La nounou, la France et le sucré

Ca commence dès le matin, à l’heure où les garçons sont attablés devant leurs tartines de Nutella. Ou un bol de Chocapic. « Oh la la!, s’exclame-t-elle, French people eat very sweet! »

En Thaïlande, le petit déjeuner est généralement salé: une soupe, un porridge, ou n’importe quel plat de résistance. Bref, c’est un repas comme les autres. Mais les Thaïs brouillent les pistes. Il y a malgré tout du sucre un peu partout. Pour adoucir les goûts et rendre la nourriture plus savoureuse. Il y a du sucre dans la soupe de nouille, le Pad Thaï, le curry massaman, les viandes grillées, dans de nombreuses sauces, dans le café, la salade de papaye, les sandwiches et même dans les légumes sautés! Récemment, une collègue de mon mari disait d’un plat de pâtes qu’il avait « un gout étranger », parce qu’il n’était que salé. Et ca ne lui plaisait pas.

« Oh oui, mais tout ca, ca ne compte pas », m’a expliqué notre nounou.

Et elle a poursuivi: « Vous, par contre, les Français, vous mangez vraiment très sucré. » Cette constatation de sa part a profondément modifié sa façon de nourrir mes enfants. Ils rentrent de l’école? Elle leur propose une glace. Un diner à improviser pour eux? Ce sera des tartines de miel. Quant à Miss-Trois, elle a failli déjeuner hier d’un (excellent) gâteau maison, aux fruits de la passion. Et c’est tout.

Hauts cris de ma part. « Mais ce n’est pas un repas! » Il leur faut des légumes. Et du riz. De la viande, même, si vous voulez. Puis un yaourt. Puis un petit peu de gâteau, seulement, à la fin. En Thaïlande, il n’y a généralement que le plat principal. Le concept de services successif ne l’a pas convaincue. Elle a haussé les épaules: « But you, French people, eat very sweet… »

French people eat sweet - Halloween

 

La nounou, la France et les pâtes

Cette discussion, nous l’avons eue mille fois déjà et nous l’aurons mille fois encore.

Et l’on ne peut pas trop lui en vouloir, à notre nounou, parce qu’entre les cultures, elle y perd un peu ses repères et sa notion du bon goût. Je lui demande de faire cuire des pates? Cinquante minutes plus tard, elles bouillent encore dans l’eau saumâtre. Dégoutée, je retire de la casserole un tas informe, tremblotant et blop-blopant. « Vous avez oublié les pâtes? » « Ben non. Elles sont dures, vos pâtes. Alors il faut qu’elles cuisent longtemps. Longtemps-longtemps. Vous croyez vraiment qu’elles sont déjà cuites? » Pauvre monsieur Barilla! Il doit encore s’en retourner dans sa tombe…

Depuis, c’est moi qui fait cuire les pâtes. Mais c’est elle qui fait cuire le riz. (Elle a beaucoup rigolé en me voyant faire, les premières fois). Chacun ses spécialités!

… Pour les pâtes, de toute façon, ce n’est pas grave, parce que Khun Nee frappait à la porte: « Je vous ai apporté des cupcakes pour le dîner des enfants: je sais que les Français ne mangent que des trucs sucrés… »

 

Ces Français qui affament leurs enfants…

Autre pays, autre problématique. En Chine, ce n’est pas moins de sept repas que Petit-Un devait ingérer quotidiennement en l’espace de douze heures. Un petit déjeuner. Deux collations du matin. Un déjeuner. Deux collations de l’après-midi. Et un dîner. Je trouvais ca trop. « Mais un enfant, il faut que ça mange! Et puis, s’il n’est pas gros, les autres nounous vont dire que je m’occupe mal de lui… »

Autres problématiques car à l’époque de la fermeture de la Chine communiste, notre nounou avait eu faim. Elle avait craint, souvent, aussi, de ne pas pouvoir assez nourrir sa fille. Un parent avec un enfant bien portant, alors, était un bon parent. Pour ma part, j’ai plusieurs fois été réprimandée dans la rue par quelque Mamie désœuvrée: « Mais il est trop maigre, votre petit garçon! »

L’enfant, il fallait le nourrir à tout prix. Las de rester dans sa chaise haute, Petit-Un avait droit de jouer de courir et de sauter, tandis que sa nounou le poursuivait, une cuillère à la main, garante de la bonne nutrition.

Mille fois nous en avons discuté. Une collation, pas deux. C’est bien assez. Il n’a pas faim. Ca se voit… J’ai inventé des recommandations du corps médical. Des exhortations de ma belle-mère (pardon Mamie, c’était pour la bonne cause). En vain.

A l’issue de nos congés en France, Petit-Un rentrait toujours amaigri. « Mais vous ne lui avez pas donné assez à manger! Regardez, il est devenu tout creux et tout mou! Vraiment, je ne comprends pas pourquoi les parents français affament ainsi leurs enfants… »

 

La nounou, la France et l’environnement

Revenons en Thailande. Sensibles à notre impact sur l’environnement, nous essayons de trier et recycler au quotidien. Dans le quartier, une vieille dame fouille régulièrement les poubelles pour récupérer les plastiques, les cartons et les métaux, avant de les revendre au poids, à des usines spécialisées. Nous avons souhaité pré-trier pour elle, en amont. Stupéfaction de notre nounou: cette dame le fait très bien toute seule. Pourquoi vous voudriez faire ça? La vieille dame aussi est étonnée. Je pense qu’elle craint qu’il n’y ait anguille sous roche. Elle fait son possible pour éviter de me croiser…

Des médicaments périmés? « Ah non… ici les hôpitaux ne les reprennent pas. Mais donnez-les à Khun Mac. Il trouvera bien à les revendre… » Depuis, j’ai un tas de médicaments planqué dans ma penderie. Je ne sais pas quoi en faire… Les piles? « Bah non… ca n’existe pas, les containers spéciaux. » Alors je stocke aussi…

Le reste d’huile de friture? « Un trou au fond du jardin, et ce sera parfait… »

Ou l'on cherche des vers de terre pour la peche...

« Comment ça? Vous voulez laver votre maison avec du vinaigre blanc? Mais vous ne voulez plus vous en servir pour manger, alors? »

« Et on ne peut même pas utiliser des pesticides avec un gros « X » rouge sur la boite, dans la maison, pour se débarrasser des fourmis?… Mais alors, on ne peut rien faire pour lutter contre toutes les bestioles?… »

Bref, on ne se comprend pas sur tout… Mais notre réputation est établie désormais. Une famille d’originaux compliqués. Ils ne font pas confiance aux produits modernes, mais tiennent beaucoup à leurs ordures et ne s’en détachent pas comme ca. Après tout, c’est un peu incompréhensible, mais ce doit être un truc de Français…

 

La nounou, la France et le français

Au-delà de nos habitudes, notre nounou a également appris le français par bribes. « Saucisse » est arrivé en premier. Suivi de « ascenseur », bien sûr, la faute à Petit-Deux. Ca le fait beaucoup rire, d’ailleurs, de le répéter ensuite, avec l’accent thaï. « Gnocchis », le plat préféré de Petit-Un. « Croque-Carotte », car c’est une question de priorités. Et « slip », car en dialecte du nord est de Thaïlande, « slip » se dit « slip », alors ca nous fait un mot commun.

La France vue de Thailande

Petit-Deux a bien compris le parti qu’il pouvait tirer des incompatibilités linguistiques. Avec la nounou, il joue au jeu des sept familles. « Mais seulement en français, parce que c’est un jeu français! » « Mais voyons, proteste sa gardienne, tu sais bien que je ne parle pas français. » « Ca n’est pas grave. Ne vous inquiétez pas, je vais vous aider. Pour commencer, montrez-moi vos cartes. Hum, c’est bien. Maintenant répétez: Dans la famille française je voudrais le fils! » Curieusement, Petit-Deux finit toujours par gagner…

Et pour finir, le sacro-saint « ça va? » (prononce chavah). Il est passé dans notre langue vernaculaire au quotidien, que ce soit au milieu de l’anglais ou du thai. C’est toujours du plus bel effet auprès de nos visiteurs français!

 

Piquer un lama…

J’en viens à mes pires hontes linguistiques. Il est des jours où l’on est fatigué. Où l’on dit des bêtises. Et où ces bêtises passent à la postérité. Hélas.

Vous souvenez vous de ce lama, kidnappé il y a quelques années par un groupe de sales jeunes, puis promené dans le tram de Bordeaux? A l’issue d’une journée épuisante, Papa-Tout-Terrain et moi-même, très amusés par cette non-information, avions transformé l’anecdote en une comptine toute personnelle: « Piquer un lama, piquer un lama, piquer un lama c’est non non non! »

L’air entraînant, le rythme et les répétitions ont tout de suite séduit notre nounou. Elle a tout retenu. Aujourd’hui encore, pour écarter Miss-Trois d’un objet interdit, je l’entends souvent chantonner: « Piquer un lama, piquer un lama, piquer un lama c’est non non non! » Et pourtant, ce n’est pas faute de lui avoir expliqué l’inavouable… Bref, en présence de francophones, je prends généralement un air absent… Ca? Du français?… Non…Les Francais, ce peuple incomprehensible...

 

Du scatologique…

Une autre expression, guère plus glorieuse, a été très largement relayée en Chine, grâce aux efforts Petit-Un… Petit-Deux venait de naitre. Je profitais alors de mon congé maternité pour accompagner la nounou dans sa sortie biquotidienne à la salle de jeu du quartier. Chacun s’y retrouvait et papotait gaiement, en jetant un coup d’œil sur les tout-petits qui gambadaient au milieu des jeux.

Soudain, Petit-Un rejoint le groupe des adultes d’un pas pressé: « caca mou! » Je rougis, regarde mes pieds et me prépare à une sortie discrète et efficace. J’entrevois un frémissement pressé dans les rangs des nounous qui s’exclament alors, toutes en cœur: « Caca mou! Caca mou! Caca mou! » La bourrique avait briefé toute la résidence.

Je rougis d’avance, rien qu’à penser qu’une de ces dames puisse un jour travailler pour une famille française, et vouloir faire montre de ses connaissances linguistiques…

 

… et du romantique!

« Je t’aime! » s’est exclamé un jour notre nounou chinoise, en français, au moment où je fermais la porte pour partir au travail. Crotte! Qu’est ce que c’est que cette histoire?… Je suis déjà à la bourre, en plus… Je rouvre la porte. « Qu’est ce que vous venez de me dire? » Avec un sourire un peu gêné et timide, elle me répète: « Je t’aime… »

(La dame en question a cinquante-cinq ans, un mari et une fille de mon âge.)

Je fronce les sourcils. Je lui demande en chinois si elle sait ce qu’elle est en train de me dire. Cette fois-ci, son regard est plein de fierté. Oui, bien sûr, elle le sait. Elle m’a dit au revoir en français. Elle a bien écouté et c’est exactement ce que je dis à Petit-Un, tous les matins, avant de partir au travail.

 

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39 pensées sur “La nounou, la France et nous”

  1. Super article ! C’est une question intéressante de savoir comment on est perçus en tant que Français par les autochtones. Par exemple au Japon, il arrive qu’un propriétaire refuse de louer sa maison à un étranger. S’il est déjà allé en France, il doit penser que les Français sont très sales par rapport aux Japonais… Bonjour l’image que l’on donne !
    Je comprends ta nanny qui te dit « je t’aime » en partant, moi c’est ce que j’ai dit à mon médecin japonais en croyant lui dire « elle tousse » … mais parce que les deux mots se ressemblent 😉

    1. En meme temps, accepter de louer sa maison a des etrangers represente toujours un inconnu, j’imagine… surtout pour les gens qui ne sont jamais sortis de leur pays! Meme si je ne le cautionne pas, je dirais que ca peut se comprendre, quelque part, aussi…
      Je me souviens tres bien de l’episode avec ton medecin. Ca m’avais beaucoup fait rire… Et apres, tu t’etonnes que les Francais aient une drole de reputation au Japon… 😉

  2. Coucou, je découvre ton Blog et je l’ai parcouru avec plaisir. Je suis installée sur Phuket avec mon mari depuis 4 ans (sans enfants) donc c’est rigolo de voir les similitudes des situations rencontrées 😀
    Vous êtes à quel endroit? Car c’est vrai que vous avez l’air plus dans l’ambiance campagne que nous à Phuket.
    Je suis aussi allée à la pharmacie donner les médicaments périmés et la pharmacienne ne comprenait pas pourquoi je lui ramenait.. Elle m’a dit bein mettez les à la poubelle!
    Et je garde aussi les piles dans une boite… apparemment un magasin de plongée les récupérerait mais bon… si c’est aussi pour les mettre à la poubelle! lol
    Bref, au plaisir de continuer à te lire 🙂

    1. Bonjour Kathleen, et merci pour ton petit mot! Oui, c’est tres amusant de retrouver la proximite des situations! Du coup je suis allee faire un tour sur votre blog… Quelle aventure extraordinaire que votre depart sur un coup de tete et votre installation! Vous avez l’air d’avoir vraiment appris a connaitre et aimer la Thailande de l’interieur… Quelle belle experience!
      De notre cote, nous vivons sur la cote est de Thailande, dans la province de Chonburi. Du fait de nos emplois respectifs, nous sommes situes dans une region industrielle, mais effectivement, nous avons choisi de nous eloigner du centre-ville, pour une meilleure qualite de vie, avec les enfants.
      Au plaisir de te relire!

    1. Oh, merci 🙂
      … J’ai d’ailleurs souvent pense a vous lors de l’ecriture de mon billet… Rencontrez vous les memes types d’incomprehension avec votre ayi? En particulier sur la nourriture?… Je me souviens m’etre battue des jours et des jours pour que la notre arrete de faire manger deux oeufs par jour a mon fils qui n’avait pas un an… AAh, rien que d’y repenser, ca me donne des sueurs froides…

    1. Oh oui, en dehors des anecdotes ou l’on sent un brin d’enervement (soit generalement quand on veut faire bouffer des trucs sans queue ni tete a mes enfants), je trouve ces incomprehensions culturelles super mignonnes! Meme si on n’est pas toujours sur la meme longueur d’ondes, chacun fait son possible pour se comprendre ou s’interpreter, en essayant de rester ouvert a l’autre… c’est chouette!
      Et pour etre tout a fait honnete, l’histoire du caca mou, je l’ai trouvee hyper cute, parce que j’ai ressenti a ce moment la que toutes les nounous s’inquietaient et prenaient soin de mon fils, au parc… pas seulement notre nounou. C’etait plein de prevenance de leur part, et pas parce que j’etais la, mais parce qu’elles avaient toutes une vraie relation avec Petit-Un… Bref, c’etait chouette! (Ai-je deja dit que les gens, en Chine, pouvaient etre tres tres chouettes?…)

  3. Impressionnant vos provisions de sucrerie ! Je peux comprendre la confusion de la nounou
    Ton article est hilarant (mention spéciale pour le caca moi). C’est intéressant toutes ces différences et la tendance à faire des raccourcis !

    1. Merci 🙂
      En realite, les provisions de sucreries etaient pour Halloween. On a toujours beaucoup de passage pour Halloween, alors on prevoit large 😉 … en revanche, comme on limite les bonbons pour nos enfants (oui oui), Papa-Tout-Terrain apporte toujours le restant a ses collegues de bureau le lendemain 😉
      D’ailleurs, les photos sont en relation avec le sujet, mais pas forcement en relation directe… Le trou dans la terre, c’etait pour chercher des vers de terre pour la peche, pas pour enterrer notre huile de friture, bien sur 😉

  4. Salut les expat !
    c’est toujours un plaisir de te lire et de repenser aux bons moments passés avec vous il y a quelques mois. Bravo pour tes billets, toujours autant rafraîchissants et amusants. On voit tellement les scènes en te lisant.
    Embrasse bien tout la famille pour nous, et à bientôt

    1. Oh, merci pour ton petit mot! Ca me fait super plaisir! Nous pensons souvent a vous, aussi, et les garcons nous demandent souvent si on peut inviter vos enfants quand on prevoit quelque chose de special a la maison… 🙂
      Des becs a vous tous!

    1. C’est tout a faire ca, et les pauvres doivent en plus se soumettre aux demandes variees d’une famille a l’autre… Ca n’est pas facile pour elles non plus… D’apres les bruits qui courent, c’est chez les Coreens qu’il est le plus difficile de travailler… En revanche, les « nannies » sont plutot contentes, quand elles trouvent une place chez des Francais (meme s’il paraitrait que les Americains sont encore mieux) 😉

  5. C’est très rigolo tout ça ! C’est vrai que l’on doit se demander un peu quelle image on doit donner parfois avec ces différences culturelles énormes ! J’adore l’anecdote du lama et du caca mou ! Et le coup du je t’aime est génial !

    Virginie

    1. Oh, merci!
      Je crois qu’on donne souvent des images tres inattendues de nous-memes, parce que les autres cultures s’attarderont sur des details que nous, on juge anodins… Quand j’etais en Chine, au debut, je faisais la bise a mon directeur, parce qu’il etait francais… Et du coup, pendant six ans, on m’a demande si j’etais la femme du patron… car bien sur on ne fait jamais la bise, en Chine 😀 Moi j’avais meme pas « remarque » que je lui faisais la bise, c’etait naturel… mais pour mes equipes, c’etait tellement etonnant que c’est entre dans la legende, meme tres longtemps apres le depart de ce hierarchique. (Bref, aujourd’hui je ne fais plus jamais la bise…)

    1. Oh, merci 🙂
      La valise de bonbons etait en preparation d’Halloween, en realite, mais j’ai cherche des photos d’archive en relation avec mon propos 😉
      Quant au masque de beaute… il faudra en cherir le souvenir… Papa-Tout-Terrain me trouvait vraiment trop trop moche, alors j’ai retire la photo…

  6. Coucou!
    Tes articles sont toujours extraordinaires, j’adore découvrir nos différences culturelles avec la Thaïlande (même si parfois, il suffit de changer de région en France pour trouver aussi d’énormes différences). Ce que tu racontes est très « scenaristique », j’imagine tout à fait une BD à la Riad Sattouf, ou un film tendre et rigolo 😉
    Une question: comment se passe l’éducation de tes garçons à l’école? Est-ce qu’ils vont dans une école thaï ou bien française?
    A bientôt,
    Bisous!

    1. Oh, merci pour tes compliments! C’est vraiment super gentil!
      Pour les garcons, ils sont pour l’instant scolarises dans une ecole americaine. L’ecole thai etait difficile a envisager, a la fois pour la communication avec les enseignants, le suivi des devoirs, et parce que nous ne resterons pas toujours en Thailande… la transition d’avec une ecole thaie serait clairement tres difficile. Pour l’ecole francaise, il n’y en a pas a proximite… Alors que notre ecole est a cinq minutes de la maison. C’est un etablissement tres familial, qui aide bien les enfants a l’acquisition de l’anglais… on est en ravis 🙂
      Une belle journee a toi 🙂

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