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Juin 27

Mes voisins de Chine

Je suis entrée dans mon appartement chinois un jour glacé de janvier. J’ai traversé mon nouveau quartier en tirant une valise qui pesait un dragon mort. Et deux ou trois sacs. Cet événement palpitant a alimenté quelques minutes la gouaille des matrones du quartier. Qu’est-ce qu’il pouvait y avoir de si lourd dans les valises d’un étranger? Elles m’ont ensuite sitôt oubliée.

J’ai monté les quatre étages de mes escaliers de bois qui craquaient.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

J’ai posé à terre mon monceau de paquets. Et me suis enfin attaquée aux serrures compliquées de ma double porte. Tout le monde a deux portes. Une porte normale. Généralement mal ajustée et pas isolante. Et une porte à barreaux métalliques. Celle-ci devait me protéger des voleurs, très redoutés en Chine, rapport aux messages alarmants des medias. Cela dit, le métal, léger et de mauvaise qualité, ne pourrait sans doute pas résister à une petite cuillère…

 

Première introduction

J’ai d’abord traîné la valise à l’intérieur. Et suis ressortie pour… Tiens, il y a quelqu’un chez moi! Deux, même. Deux personnes très âgées, qui apparaissent en ombres chinoises et en chaussettes, dans mon entrée. Ils m’observent avec intérêt. La dame a poussé l’un de mes sacs à l’intérieur.

Je leur dit bonjour en mandarin. Ils restent de marbre. Ils continuent à me dévisager. J’esquisse un sourire un peu crispé. Et sors chercher mes derniers sacs. La vieille dame se rapproche d’un cabas mal fermé, dont elle soulève une languette. Du bout des doigts, l’air de rien. Elle observe attentivement l’intérieur, se déplaçant tout autour pour essayer d’en voir plus sans trop toucher. Le vieux monsieur, lui, est passionné par l’architecture intérieure de mon appartement. Il fait pivoter les portes, observe les moulures et tape sur les murs. Ca sonne creux.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

A force de persistance, je finis par comprendre qu’ils sont mes voisins de palier. Tant bien que mal, ils apprennent à leur tour que je suis française et que je m’appelle Bailan.

 

Mon prénom chinois

En Chine, je m’appelle Bailan. Mon nom a été choisi par une amie sichuanaise, en France, avant mon départ. Bai veut dire blanc, et Lan veut dire orchidée. J’ai été baptisée ainsi parce que les caractères chinois sont faciles à écrire. (Mon amie Fangfang est très avisée!) Et pour la consonance d’avec mon nom de baptême.

Bailan

C’était cool et exotique d’avoir un nom chinois. Mais je ne pensais pas vraiment en faire usage. Après tout, en France, mes copains chinois avaient tous gardé leurs noms d’origine.

Installation à l’université. Démarches pour l’obtention d’un visa longue durée. « Votre nom? » La dame de l’immigration a le teint jaune d’un vieux journal, la voix monocorde et le visage las. Je donne mon nom français. « Votre nom chinois… » Euh… Sans réponse, elle transcrit alors phonétiquement mon patronyme français en caractères. « Recopiez ça ici… » Pfff, il y a sept idéogrammes, tous plus compliqués les uns que les autres. Je ruine son premier formulaire. Madame, je peux encore changer de nom, en fait?

Bailan avait ressurgi, et ne devait plus me quitter. J’ai changé de nom du jour au lendemain. Dans l’administration, à l’université, sur le contrat de mon logement, à la banque, auprès de mes copains, et plus tard au travail… C’est une expérience curieuse et déstabilisante que de devenir quelqu’un d’autre, en l’espace de quelques jours.

Petite fille a Xitang

Ce prénom fait aujourd’hui vraiment partie de moi. Il est tombé en désuétude depuis notre installation en Thaïlande. Mais je l’entends toujours avec un serrement de cœur. Il est la partie chinoise de moi-même.

 

Les petites habitudes de mes voisins de Chine

Je reprends. Dans tout ça, mes voisins sont encore au milieu de mon appartement. Sans intention de regagner leurs pénates. La dame, plus expressive, m’a même invitée d’un geste à démarrer mon déballage.

Bon. J’ai laissé la porte ouverte. De toute façon il fait aussi froid dehors que dedans. Et entamé quelques menus travaux. Déplacé la fontaine à eau. (On ne boit pas au robinet en Chine). Puis bougé la table, aussi. Pas le canapé parce qu’il y avait le mari dessus. La dame a filé dans la cuisine. Regardé dans mes placards. Ils étaient vides, naturellement.

Je passe un coup dans la salle de bain. Un froufroutement léger. Puis un claquement de porte. Je sors la tête: ils sont partis. Ils devaient en avoir assez et sont partis. Sans dire au revoir. Car la politesse chinoise ne s’encombre pas de ces contingences.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

Plus gênant, ils s’intéressaient à mes poubelles. Ils n’étaient pas les seuls: d’autres curieux du quartier également. Quand je descendais mon petit sac, ils m’apostrophaient. Vidaient ma poubelle sous mes yeux. Puis l’observaient. Récupéraient parfois des matériaux qui seraient revendus ou recyclés. Enfin, remettaient le tout dans le sac et me le rendaient. Mais ça, je n’aimais pas. J’ai fini par descendre mes ordures la nuit. Ou les cacher dans mon sac de cours, et les jeter sur le chemin de l’université.

Un jour seulement ils sont revenus, pour montrer mon appartement à leur fille.

Toutes les nuits, je les entendais ronfler.

 

Mes voisins de Chine et l’électricité

Mais un soir, mes voisins m’ont vraiment sauvé la mise.

Mes parents et ma sœur étaient en visite. L’hiver était glacial. Nous avions démarré deux clims, histoire de nous réchauffer un peu avant de dormir. Il n’a pas fallu une minute avant le blackout. Le système électrique de mon appartement n’avait pas supporté l’utilisation parallèle de deux appareils de chauffage.

Mon père et moi sortons en pyjama sur le palier, pour jeter un coup d’œil aux fusibles. J’avais déjà remarqué que même sans clim, mon compteur tournait à toute vitesse, par rapport à celui des voisins. A coup sûr ils ne se chauffaient pas et n’avais pas d’ordinateur. A posteriori, je crois qu’ils ne devaient pas non plus être équipés de la télé. Ni d’un frigo. Seules leur restait la lumière et la radio.

Nous admirons mon archaïque tableau électrique. Qui semble tout droit venu de l’antiquité. Il est équipé de fusibles à l’ancienne: de petits compartiments de porcelaine, sur lesquels sont tendus des fils de plomb, qui fondent en cas de surintensité électrique. (Merci Papa pour l’explication magistrale!) Bref, il nous faut un nouveau fil.Vieux fusiblesSource

 

Où le naturel revient au galop…

Attirés par le tintamarre, les voisins montrent le bout de leur nez. Oh! Encore plus d’étrangers! Alors là, ça vaut carrément le coup! Mort de rire, le monsieur constate que nous n’avons plus l’électricité.

Il disparaît chez lui alors que sa femme sort. Elle est toute ronde dans son pyjama molletonné. Elle aperçoit ma mère, s’approche d’elle et la pointe du doigt. Je fais les présentations sommaires. « Elle a quel âge? » Aiguillée par la curiosité, la vieille dame a su trouver quelques mots de mandarin. Je date ma mère. Puis mon père. Satisfaite, la vénérable voisine fait un petit tour du propriétaire avant de repartir sans un mot.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

 

Le sauvetage héroïque de mon chauffe-eau

Au lendemain, il faisait très froid dans l’appartement. Une petite douche pour se revigorer? Avec sa fenêtre qui ne ferme pas, on se sent ragaillardi dès l’entrée! Cela m’a bien valu de sauter quelques toilettes matinales, par baisse aiguë de motivation…

Par ailleurs, mon chauffe-eau était capricieux. Parfois il m’ébouillantait dès les premières secondes. Les mauvais jours, je devais attendre de longues minutes avant qu’il ne consente à accomplir son office. Ou pas. Chaque semaine, il devenait plus lunatique. Je vivais ma douche matinale comme un châtiment.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

C’est une époque où l’on utilisait encore les dictionnaires papier. C’était lent. J’avais donc préparé le vocabulaire technique. Et pré-écrit une longue tirade explicative. Ca sonne. Puis ça décroche. Je me lance d’un seul trait. Sans reprendre ma respiration. Ouf, j’ai tout expliqué! Une voix résonne au bout de la ligne. « Mais vous êtes qui? » « Et vous voulez quoi? » Crotte il n’a rien compris!

Je recommence, je reformule, mais je manque de mots. J’ai chaud et je transpire. Je termine la conversation en tee-shirt. Le visage empourpré. Il a compris! Je dois donc ouvrir la machine du diable, en extraire la batterie défectueuse et la faire remplacer. Il me remboursera.

Je cours les échoppes sombres. On me renvoie d’ici et de là. La batterie est d’un modèle coréen rare et ancestral. Enorme. Un vieux commerçant diligent et bidouilleur me prend finalement sous son aile. Il appelle deux ou trois amis. Me trouve la précieuse. Je l’installe en retenant mon souffle. Victoire: j’ai rétabli l’eau chaude!

 

Le casse-tête du linge humide

Plus de linge propre? J’avais la chance d’être équipée d’une machine à laver, confort dont jouissaient bien peu de mes voisins. Elle fonctionnait à l’eau froide. Ca ne lavait pas si bien. Surtout les jours où l’eau était très jaune. Mais ça lavait quand même. On pouvait l’ouvrir en plein fonctionnement, à n’importe quel moment, puis regarder les habits et la mousse tourner.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

 

Menues hontes de voisinage

Les habits tenaient par des pinces à linge spéciales, à l’accroche bombée. Mais dont le mécanisme n’était pas toujours suffisamment rigide. Je tiens la perche à bout de bras. Mais un coup de vent emporte alors un tee-shirt, qui se prend dans le chambranle. Il se détache. Je rentre la perche. Je descends mes quatre étages à toute allure avant qu’un voisin ne remarque la chute. Si j’arrive trop tard, deux ou trois commères sont déjà attroupées et commentent l’objet. Je dois alors fendre la foule et récupérer mon bien, la queue entre les jambes, sous les rires joyeux des badauds.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

 

Le debut d’une longue histoire

Je suis rentrée en France six mois plus tard.

De cette année, j’ai gardé le plaisir et le goût de vivre ailleurs. De m’arrêter et de regarder. Sourire aux badauds. Observer le petit vendeur du bas de l’immeuble, qui dépèce et vend ses serpents pour faire de la soupe. Parfois chercher des heures comment faire un double de clé ou acheter un tournevis. Rapporter mes bouteilles de bière à la mémé du bas qui en tirera un demi yuan. S’arrêter ensuite auprès des vendeurs de rue et essayer les spécialités inconnues. Mêmes nauséabondes.

Mes voisins de Chine - Xitang - octobre 2010

De cette année, j’ai aussi gardé le goût de la découverte et de l’inattendu. Le plaisir de s’ouvrir à l’autre. Même si ça prend du temps. Pour moi du moins.

De cette année j’ai gardé un profond amour de la Chine. J’y suis retournée et j’en suis repartie plusieurs fois: les hasards de la vie. Trois ans plus tard, j’y ai rencontré Papa-Tout-Terrain. Il atterrissait alors tout juste à Shanghai. A notre premier rendez-vous, je l’ai invité dans un boui-boui d’un quartier populaire. Manger avec les doigts des écrevisses épicées. On les décortiquait à la main, les bras chaussés d’immenses gants en sacs plastiques. Il n’y avait pas un étranger à la ronde. Il m’a crue folle, ce jour-là. Mais j’ai quand même fini par l’épouser.

 

 

 

Note: J’ai malheureusement perdu l’ensemble de mes photos de Shanghai, de cette époque. La majorité des illustrations de ce billet sont donc des photos de Xitang, une jolie ville d’eau, proche de Shanghai.

 

 

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(32 commentaires)

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  1. Johanna Lara

    Très beau récit ! C’est étonnant ce histoire de nom! Et Bailan est à la fois un prénom et un patronyme ? C’était ton identité oficielle alors?!
    Ton ouverture d’esprit me fascine ! Ici, on a tellement l’habitude que tout dépote, que le moindre petit accroc est source de contrariété, c’est bon de se souvenir que notre confort matériel estun luxe!

    1. Maman-Tout-Terrain

      Techniquement, Bai est mon nom de famille et Lan mon prenom. Le nom de famille est herite du pere et on n’en change pas en se mariant. Dans la vie quotidienne on utilise le nom et le prenom (dans cet ordre). Jamais le prenom tout seul. Ou sinon le nom de famille et un « titre »: xiao Bai (=petite/jeune Bai), lao Bai (=vieille/grande Bai), Bai ayi (tante/grande-mere/vieille amie Bai)… pour les plus courants. Je suis souvent insatiable quand je parle de la Chine… alors j’ai coupe de grandes parties explicatives de mon recit 😉
      Objectivement en ce qui me concerne, j’ai enormement gagne en confort materiel… et c’etait beaucoup plus facile de gerer tout ca sans enfants 😉 En revanche c’est vrai que grace a ca, j’ai moins d’apprehensions a aller « partout » en famille 🙂

  2. Pamela Salvador

    Genial, je ne savais pas les chinois si différent. J’ai passé 10 jours pres de Wuhan pour présenter la recherche pour mon master. Les gens étaient des professeurs,de l’industrie, ou des étudiants comme moi (surtout des hommes en ingénierie). Je crois qu’ils se sentaient mal que je ne parle pas à une fille, alors un des étudiants m’as dit de sortir manger le midi avec sa petite amie. Elle ne parlais pas 2 mots en anglais, mais avait un dictionnaire électrique, nous sommes partis. Elle m’a emmenée dans un petit resto avec vue sur le lac et très charmant. Le vivier de l’entrée avec des serpents, grenouilles, poissons, anguilles, écrevisses..et autre bêtes que je ne voulait pas trop gouter, je lui dit que je suis végétarienne ( j’ai aussi des allergies à beaucoup de poissons, alors c’est plus sûr comme ça) . Elle ordonne pour moi, comme je ne peux lire. Je me retrouve face à face avec un plat d’ yeux de poissons! Il faut être poli, alors je goûte assez nerveuse! Il se trouve que c’était délicieux. J’ai ensuite compris en rentrant aux USA, et visitant la section des congelés chez le magasin chinoi, j’avais mangé des graines de lotus bouilli!

    1. Maman-Tout-Terrain

      Hahaha! Ta comparaison des graines de lotus avec des yeux m’a beaucoup amusee! Mais j’imagine a quel point la scene a du te destabiliser, ma pauvre!!! Cela dit tu as bien raison: ce plat est excellent!

  3. Maman BCBG

    Eh bien que d’aventures… ! On dirait que chaque geste du quotidien est une petite lutte (et une petite victoire 😉 ) Mais je n’ai pas compris, du coup, comment tes voisins t’ont sauvé la mise ? Ce sont eux qui vous ont aidé à changer les fils de plombs ?

    1. Maman-Tout-Terrain

      Oui, effectivement, les voisins m’ont sauvee en me permettant de retablir l’electricite, en cette nuit ou nous en avions bien besoin. Ils m’ont procure les fils de plomb et les accessoires de bricolage. Et si je me souviens bien, mon vieux voisin m’avait donne quelques explications sommaires qui nous avaient bien aides 🙂
      Chaque geste du quotidien est une petite lutte… C’est tout a fait ca! Ca reste toujours un peu le cas dans notre vie a l’etranger, mais je crois que cela fait partie de ce qui fait le charme de notre vie… Car quand tout commence a « rouler trop bien », en general, on evoque la question d’aller voir ailleurs 😉

  4. Tara B.

    Merci de partager ces premiers moments de Chine avec vous.. On se sent tout nostalgique de ces moments enfuis, qui ont sûrement été durs parfois mais qui sentent le temps disparu d’une autre Chine. Xie xie nin Bai Lan ! (vous avez vu ? je vous vouvoie même en chinois 😉 )

    1. Maman-Tout-Terrain

      Ca alors! Je crois bien que vous etes la premiere a me vouvoyer en mandarin! Je vous en remercie, car sinon j’aurais etudie cette formule en pure perte 😉
      Je garde effectivement de nombreux souvenirs emus de cette Chine qui disparait… Je n’appellerai pas ca de la nostalgie, pourtant, car je ne regrette en rien ces moments revolus. On decouvre d’autres vies, d’autres endroits, d’autres choses, tout est different, mais tout aussi beau 🙂 Je pourrai sans doute ecrire presque la meme chose de la Thailande, dans quinze ans 🙂
      (PS: pardon de ne revenir que bien tard… les enfants m’ont un peu retenue, ces temps-ci… vous savez ce que c’est je crois 😉 )

  5. Caro

    Article très intéressant, tu as vraiment plongé dans le quotidien et presque l’esprit des chinois, c’est passionnant !

    1. Maman-Tout-Terrain

      Oh, merci! Je suis ravie que ce billet t’ai plu! Il me tenait vraiment a coeur et j’ai eu beaucoup de plaisir a l’ecrire…
      Une belle journee a toi 🙂

  6. MumChérie

    Comme c’est intéressant ce mélange d’intrusion et d’entraide…

    1. Maman-Tout-Terrain

      🙂 Malheureusement, je trouve que cette solidarite se perd dans les quartier modernes et plus chics, ou j’ai vecu par la suite. Les gens continuent a jeter un oeil pour savoir ce qu’il se passe chez leurs voisins, mais personne n’a jamais offert de nous aider quand nous avions de petits soucis du quotidien, lies a la langue, en particulier…
      Vivre dans ces lilongs a vraiment ete une experience humaine formidable, a mes yeux 🙂 …
      (PS: Mille excuses de revenir si tard… mes enfants en vacances sont tres chronophages )

  7. bibliblogueuse

    Extra, ce récit, on s’y croirait ! Je ne savais pas les Chinois si moqueurs et si indiscrets. Et j’ignorais qu’on pouvait manger des écrevisses avec des gants, cela m’a bien fait rire ! Concernant ta machine à laver, sais-tu qu’au Japon aussi, elles lavent à froid (c’est-à-dire mal) et qu’on peut les ouvrir en cours de route ? Elles abiment aussi pas mal les vêtements fragiles. Je déteste ma machine à laver ! Mes voisins japonais, à mon arrivée, ont été très discrets, c’est moi qui ai sonné chez eux pour me présenter, comme c’est la coutume ici, avec un petit cadeau.

    1. Maman-Tout-Terrain

      Merci 🙂 (Et pardon de repasser si tard… les enfants, les vacances et tout ca… enfin je crois que tu vois 😉 )
      Je ne dirais pas que les Chinois sont moqueurs. Ils sont « rigoleurs ». Ils regardent les situations sans aucune gene et rient s’ils trouvent ca marrant. Je dirais qu’ils ont plutot une attitude decomplexee vis a vis de l’observation des autres 🙂 … Alors bien sur, parfois cela me mettait mal a l’aise, mais ce n’etait en rien l’objectif, je pense.
      J’ignorais en revanche que les machine a laver japonaises lavaient egalement a l’eau froide. (Je suis tres decue du Japon, sur ce coup, je dois dire!) C’est aussi le cas en Thailande. Mais cela fait si longtemps que je suis habituee. Si je ne deteste pas ma machine a laver, du coup, mais je revere totalement celle de mes parents, quand je rentre en France 😉

  8. Maristochat Bellemam

    Merci beaucoup pour ces articles passionnants que je lis avec énormément de plaisir et qui me font voyager.

    1. Maman-Tout-Terrain

      Oh merci! Ca me touche beaucoup! J’ai eu beaucoup de plaisir a ecrire ce billet. Je me remémore toujours ces premiers moments de ma vie a l’etranger avec nostalgie 🙂

  9. lullarea

    Merci Bailan de me faire voyager. Je trouve que ce nom te va très bien. (enfin à la copine de mes souvenirs 😉 )

    1. Maman-Tout-Terrain

      Oh merci! C’est un super beau compliment. Tu me touches beaucoup 🙂

  10. Madame Bobette

    Et bien, que d’aventures! Merci de nous faire découvrir tout ça! Je ne m’attendais pas à autant de différences! Je pense que je n’aurais pas réussi à me faire à autant de dépaysement mais ça doit être une aventure humaine extra, j’en doute pas!!

    1. Maman-Tout-Terrain

      Oh! Merci beaucoup pour tes gentils mots!
      C’etait un voyage initiatique formidable -pour moi-, mais je comprends tout a fait que ce genre d’aventure n’attire pas tout le monde. Avant mon depart, j’avais eu quelques discussion passionnante avec de tres bons amis qui n’etaient pas du tout interesses par une experience a l’autre bout du monde… J’avais ete etonnee de pouvoir avoir des gouts si divergeants avec des amis si proches… Mais finalement, cette diversite est formidablement enrchissante egalement 🙂
      (PS: Desolee de revenir apres tant de temps… les vacances de enfants impactent beaucoup ma disponibilite 🙂 )

  11. 3 enfants en 3ans

    Merci pour la suite de ce récit 🙂
    As tu pu avoir de l’eau chaude ?
    Tout cela doit te paraitre une autre vie aujourd’hui

    1. Maman-Tout-Terrain

      🙂
      Apres avoir repare mon chauffe-eau, oui, j’ai fini par avoir de l’eau chaude regulierement. Si j’avais su je l’aurais fait avant, parce que j’ai eu de l’eau glacee presque tout l’hiver 😉
      Aujourd’hui nous avons la chance de vivre dans des conditions beaucoup plus confortables. Tout est tellement facile par comparaison. Mais en meme temps, je crois que nous ne permettrions pas de vivre a l’etranger avec de jeunes enfants et tant d’incertitudes quand a l’environnement 🙂
      (PS: Mille excuses, je me fais tres rare: les enfants sont en vacances, alors je passe mes journees a jouer a Croque-Carotte!)

  12. Zazimutine

    Mais c’est dingue d’avoir vécu tout cela toute seule et si jeune, il a du t’en falloir du courage! Tu ne t’es jamais demandée ce que tu fichais dans cette galère? Je reconnais bien là le style des chinois en tout cas, que j’ai expérimenté lors d’un voyage absolument incroyable de 3 semaines en 2006 😉

    1. Maman-Tout-Terrain

      Ca me fait plaisir d’avoir pu te rappeler les sensations que tu as eues de la Chine 🙂 … C’est si difficile a expliquer!…
      Je ne suis pas sure d’avoir ete « courageuse », en fait… J’etais folle de joie d’etre en Chine, un peu inconsciente des galeres qui m’attendaient, et je prenais les problemes au jour le jour. J’espere que mes enfants pourront vivre des experiences similaires, quand ils auront un peu grandi!
      (PS: Mille excuses de revenir si tard… mes marmailloux en vacances sont tres chronophages )

  13. chroniquesdameliejeanne

    Et bien…ça c’est de l’immersion!!

    1. Maman-Tout-Terrain

      🙂 Oh oui!… mais c’est exactement ce que je cherchais… malgre des coups de mou, je ne l’ai jamais regrette 😀

  14. Anne

    Un récit très intéressant!
    Ca colle assez bien avec l’image que je me suis faite lors de mon voyage en Chine. Je crois que je n’aurais pas tenu 6 mois tant c’est différent! Mais je suis contente de l’avoir découvert et je comprends que tu sois heureuse de l’avoir vécu!

    1. Maman-Tout-Terrain

      Oh merci!
      Je n’avais pas réalisé que tu avais voyagé en Chine. Je suis passée relire tes anciens billets du coup… Que de belles photos (comme toujours!) et quel plaisir de retrouver des paysages connus 😉
      La Chine est effectivement tres differente, mais c’est souvent la gentillesse des gens qui m’a aidee a tenir le coup dans les jours les plus difficiles!
      (PS: Mille excuses de revenir si tard… mes enfants en vacances sont tres chronophages )

      1. Anne

        Merci à toi!
        Ah oui, mon fils sera en vacances ce soir, c’est la fin des miennes 😉
        C’est ce qu’on a trouvé dommage en Chine, la grande difficulté à pouvoir parler avec les gens parce qu’on ne peut vraiment pas compter sur l’anglais dont beaucoup récitent des phrases mais ne comprennent pas.

      2. Maman-Tout-Terrain

        Sur ce point, la Chine change tres vite. Dans la « jeune generation » urbaine (soient les p’tits jeunes plus jeunes que moi mettons 😉 ), on parle de mieux en mieux anglais, avec un niveau qui permet de reels echanges, une fois que les personnes ont depasse leurs reserves naturelles.. (Au depart, les Chinois ne parlent souvent pas a coeur ouvert avec un etranger… il faut du temps et gagner la confiance de ses amis ou collegues pour cela). Dans le monde rural, en revanche, je pense que le mandarin sera encore longtemps necessaire… mais finalement, n’est-ce pas egalement le cas des les pays occidentaux?…
        Bonnes vacances en famille, alors 🙂

  15. ellea40ans

    Quel fabuleux récit. Merci

    1. Maman-Tout-Terrain

      Merci a toi de m’avoir lue 🙂 C’est un billet que j’ai eu un plaisir fou a ecrire 🙂
      (PS: Mille excuses de revenir si tard… les enfants en vacances sont plutot chronophages 😉 )

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