Le riz gluant au lait de coco – recette thaï

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

Bonne année! C’est toujours les vacances de Songkran, le Nouvel An Khmer, en Thaïlande!

Pour fêter ça, on va se mettre en cuisine! Je vous propose la recette du riz gluant au lait de coco, qui se déguste généralement avec de la mangue! Il s’agit d’une recette très populaire en Thaïlande, et qui répond au doux nom de khao niao mamuang. Ca a l’air poétique comme ça, mais khao niao veut dire « riz gluant » et mamuang veut dire « mangue ». L’appellation est donc très prosaïque. Quant à la dégustation, c’est une vraie tuerie!

 

Ingrédients pour quatre gourmands

(Il faudra vous y prendre une bonne demi-journée à l’avance, à cause du temps de trempage du riz gluant.)

  • 300 grammes de riz gluant
  • Un demi-litre de lait de coco
  • 150 grammes de sucre de palme
  • Des mangues

 

Trouver les ingrédients principaux…

La base de la recette c’est le riz gluant. Vous pourrez en trouver dans les épiceries asiatiques sous le nom de riz gluant ou « glutinous rice ». Ce riz se cuit un peu différemment du riz normal, et je trouve que son goût est plus fin. C’est un féculent qui se consomme surtout dans le nord-est de la Thaïlande, dans l’Issan, mais également au Laos attenant.

Vous trouverez le lait de coco dans n’importe quel hypermarché. Ne le confondez pas avec l’eau de coco. L’eau de coco est translucide: c’est le liquide qui s’échappe quand on ouvre la noix de coco. C’est très bon mais pas assez gras. Le lait de coco, lui, est blanc. Il est préparé à partir de la pulpe de la noix de coco râpée.

Le sucre de palme, pour finir, est fabriqué à partir des fleurs du palmier à sucre. On l’achète sous forme de petits palets ou parfois d’un gros pain. En Thaïlande, il est vendu sur le bord de la route, dans les zones de palmeraies. Mais sinon, vous en trouverez dans les épiceries asiatiques. Faute de sucre de palme, on peut mettre du sucre roux ou même du sucre blanc. Les deux premiers sont plus parfumés. Mais le sucre blanc permet de présenter à table un riz plus clair, que je trouve esthétique, aussi.

Sucre de palme pour le khao niao mamuang

Au moment de servir votre dessert, si vous avez des mangues, c’est l’occasion ou jamais d’en faire bon usage! Mais sans mangues, j’accompagne le dessert d’autres fruits, comme des lichies en boite pour faire exotique, ou des poires bien parfumées, tout simplement. D’ailleurs, faute de mangues, il m’arrive de servir le dessert sans fruit et ça ne déranger personne à la maison!

 

Lavage et trempage du riz

On commence par laver le riz. On le met dans un grand saladier, on le recouvre d’eau et on touille. Lors des premiers lavages, l’eau va se troubler, car le riz se débarrasse de son amidon et de ses résidus. Ensuite, l’eau reste bien claire.

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

On passe ensuite à la phase de trempage. C’est très important, car sinon le riz ne cuit pas comme il faut. J’en ai fait l’expérience à mes dépends à Noël, alors qu’on m’avait commandé un riz gluant pour vingt-cinq personne et que j’ai voulu faire la maligne et gagner du temps. (Le résultat était vraiment loupé loupé!) En général, je fais tremper une douzaine d’heures.

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

La nounou qui s’est étonnée que je prenne mon riz en photo a ajouté quelques commentaires, du coup. Pour trois cents grammes de riz, elle estime que deux à trois heures de trempage peuvent suffire. Avant de passer à la cuisson, il faut juste vérifier sur un grain de riz qu’il est devenu friable, entre deux doigts. (Mais il faut appuyer drôlement fort, tout de même, je trouve. Même après douze heures de trempage.) En revanche, si l’on peut faire tremper plus longuement, le résultat n’en sera que meilleur!

 

La cuisson du riz

Traditionnellement, le riz gluant se cuit dans une sorte de grand « chapeau » de bambou tressé, que l’on place sur une marmite à la forme particulière, et dans laquelle on fait bouillir de l’eau. Le chapeau confère au riz un petit arrière-goût végétal intéressant. Mais si vous ne possédez rien de tel, vous pouvez utiliser un chinois ou un égouttoir métallique, perché sur une casserole d’eau bouillante. On recouvre le tout d’un couvercle.

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

Ma nounou, qui passait encore par là, m’a fait remarquer que j’ai choisi une casserole beaucoup trop grosse pour mon chapeau. « Vous savez qu’il existe des casseroles beaucoup plus petites? » Effectivement, je les ai vues dans le magasin. Bref, elle me confirme que ça marchera pareil, mais qu’on va galérer à trouver une place dans les placards pour la ranger. Elle n’a pas tort.

Avant de lancer la cuisson, on mouille le chapeau à l’eau, pour éviter qu’il ne brûle.

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

Toutes les dix minutes –ou quand on pense- on secoue le riz. On prend le chapeau en main, et d’un geste de poignet vif et élégant, on essaie de faire se rassembler le riz gluant vers le centre. Très vite va se former une grosse boule qui reste solidaire, et il suffira ensuite de faire tourner la boule. L’objectif est que le riz soit cuit partout pareil. Puis on rebouche avec le couvercle avant de revenir secouer à nouveau un peu plus tard. Le riz est cuit quand il n’est plus croustillant au milieu. Le temps de cuisson oscille entre quinze et quarante-cinq minutes, en fonction de la fraîcheur du riz (le riz tout juste récolté cuit super vite) et de combien de temps vous l’avez laissé tremper (plus il aura trempé longtemps, plus la cuisson en sera rapide).

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

 

Alternatives à la cuisson du riz « dans le chapeau »

Il existe des alternatives qui demandent moins d’équipement et moins de temps. Quand je suis pressée, la cuisson à la cocotte minute –après trempage- fonctionne aussi très bien et va plus vite. Une quinzaine de minutes environ. Mais comme les trous du panier sont assez éloignés les uns des autres, je trouve que la couche inférieure du riz a tendance à se détremper un peu.

Une dernière solution est la cuisson micro-ondes. Après une heure de trempage, on recouvre le riz d’eau et on laisse un petit centimètre en plus, au dessus du riz. On met à cuire cinq minutes au four à micro-ondes. On mélange. Puis on remet en cuisson par tranches de trente seconde, jusqu’à obtention d’un riz satisfaisant. Cette technique est très pratique si l’on veut manger du riz gluant au lait de coco. En revanche, je trouve le résultat trop humide pour être consommé en accompagnement d’un plat salé.

 

La sauce au lait de coco

On met le sucre et le lait de coco dans une casserole à feu doux. L’idéal est de ne pas laisser bouillir le mélange. Le sucre se dissout dans le lait de coco et c’est prêt.

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

Les Thaïs ont l’habitude de saler la préparation. Style beaucoup. Avec une pleine cuillère de sel, quoi. On sent vraiment le goût salé. Mais dans la famille, on préfère sans le sel, et d’ailleurs, tout le monde est d’accord pour dire que mon riz gluant au lait de coco est bien meilleur encore que la recette originale… Alors à vous de voir, hein, je ne veux pas du tout vous influencer…

On verse ensuite la moitié de la sauce encore chaude sur le riz et on mélange. On poêle un peu le riz avec sa sauce au lait de coco histoire que le liquide soit bien absorbé, et c’est prêt!

Preparation du riz gluant au lait de coco - khao niao mamuang

Notre nounou vient de repasser. Elle a dit que c’était très bien que ça sentait bon! (Elle est pourtant plutôt avare en compliments.)

En Thaïlande, le riz gluant peut être servi chaud ou à température ambiante. A la maison, Papa-Tout-Terrain le préfère bien froid. Moi je le trouve toujours bon.

Au moment du service, on proposera une grosse quenelle de riz gluant sucré à côté d’une mangue découpée. Le reste de la sauce au lait de coco est laissé à disposition, pour un assaisonnement au goût.

De toute évidence, je ne suis pas une blogueuse culinaire. En reprenant mes photos a posteriori, je réalise combien la présentation finale est moche moche moche! C’est une catastrophe! Bon, je n’ai que ça alors je vous le mets quand même. Et je vous rajoute aussi une photo de riz gluant du commerce qui est un poil mieux. Mille pardons! Et bon appétit quand même…

Khao niao mamuang du commerce

 

Le riz gluant autrement…

Puisque vous savez maintenant tout de la cuisson du riz gluant, et que vous en aurez bientôt sous la main, je vous recommande de l’essayer également en plat salé. Ca se cuit pareil. Et on peut le manger à la place du riz normal, avec tout. La façon la plus populaire de le déguster, c’est de l’accompagner de poulet grillé au barbecue.

Traditionnellement, le riz gluant se mangera avec les doigts. On forme tout simplement une boulette de la taille d’une bouchée, à laquelle on adjoint un peu de poulet –ou un autre aliment- pour parfumer. C’est le grand délice de nos enfants, et ils en mangent des quantités impressionnantes!

 

 

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4 réflexions sur « Le riz gluant au lait de coco – recette thaï »

  1. Merci pour ces secrets culinaires sur le riz gluant (que j’adore mais ne sait absolument pas préparer). Je pourrais éventuellement me lancer la prochaine fois que je trouverai du riz gluant en vente (je veux dire avec une inscription que je puisse comprendre). Miam miam le khao niao mamuang !

    1. Je vois que vous êtes une connaisseuse… Mais quel dommage, je ne pourrai pas vous aider du tout. Je ne sais pas dire ça en mandarin et je ne vois pas du tout où en trouver à Shanghai. Vous voulez je vous en envoie?

Un petit commentaire me fait toujours plaisir...