Les Vergers tropicaux de Suphattra Land – Rayong

Buffet de fruits

Avec mon tour de taille de cachalot austral, ma mobilité s’est un poil réduite. C’est temporaire, hein. Juste que je suis enceinte. Même Petit-Un l’a remarqué. L’autre jour, en voiture, et avec toute la candeur de ses cinq ans, il m’a lâché de but en blanc un « Maman, moi, je vas être grosse comme toi! » qui lui passait par la tête. Gratuitement!

Nous nous tournons donc ces temps-ci vers des activités adaptées à ma corpulence et à mes capacités physiques. Aussi, notre excursion au parc Suphattra Land de Rayong a-t-elle été l’occasion d’une excellente synthèse entre activité familiale, culturelle, gourmande et reposante! La visite consiste en une découverte –motorisée– des vergers du lieu et des fruits tropicaux qui y poussent, avec dégustations à la clé!

 

Suphattra Land en Pratique

  • Coordonnées GPS: 12°47’59.0″N 101°13’49.0″E
  • Prix « étrangers » – adulte: 400 THB – enfant: 200 THB. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents.
  • Ouverture de 8h à 17h.
  • Durée de l’activité: deux bonnes heures. Nous avons prolongé la journée en direction du vieux de port Rayong, à une trentaine de minutes en voiture.
  • La meilleure saison pour visiter les vergers va de janvier à avril. C’est la haute saison pour la récolte des fruits, le moment où il y en a la plus grande diversité, et c’est aussi l’époque où ils sont les meilleurs.

Découverte des arbres et des fruits

A Suphattra Land, la promenade se fait en bus ouvert. Moment de pure joie pour les enfants. Petit-Deux nous explique que c’est le plus beau jour de sa vie, avec la fois où il avait pris l’ascenseur (lequel?). C’est aussi un moyen de locomotion idéal pour un troisième trimestre de grossesse.

Suppathra Land

On traverse un petit verger aménagé, à la découverte des arbres fruitiers locaux. Il est juste dommage qu’août soit plutôt une saison creuse en l’espèce. Les fruits des arbres sont plutôt clairsemés. Nous observerons beaucoup de feuillages.

Arbre a Durians et Durian

Les plus gros des fruits tropicaux sont toujours source d’étonnement. Les durians pèsent dans les cinq ou six kilos. De par leur poids, leur taille et leurs redoutables piques, ils tuent chaque année quelques passants malchanceux, en tombant de leurs arbres. Le fruit du jaquier semble moins souvent mis en accusation en la matière, de ce que j’en ai lu dans la presse. Et pourtant, cette énorme protubérance vert-jaune peut peser jusqu’à trente-six kilos!

Jacquier et ses fruits

Ça ne se mange pas, mais un peu plus loin, nous tombons sur une plantation d’hévéas. Je l’ignorais jusqu’à récemment: la Thaïlande est le premier pays producteur et exportateur de caoutchouc naturel au monde. Avec l’explosion du marché automobile en Asie, la demande ne cesse de croître et ce commerce est extrêmement profitable. Aujourd’hui, près de 10% de la population Thaï vit directement ou indirectement de cette culture, principalement dans le cadre d’exploitations familiales.

Heveas

 

Premier ravitaillement: le buffet de fruits

La visite est interrompue par la dégustation d’un immense buffet de fruits. L’étalage est magnifique et même hors saison, le choix reste large, parmi les fruits tropicaux. Il y a bien sûr des mangues, que nous adorons tous. Sauf Petit-Un. Il ne mange pas de fruits: c’est contraire à sa religion. Papa-Tout-Terrain a un petit faible pour les beaux fruits du dragon, à la peau rose bonbon et à la chair blanche, douce et sucrée, constellée de petits grains noirs.

Petit-Deux se jette tant et tant sur les mangoustans et les ramboutans qu’il est repéré par les dames du parc. Elles trouvent ça trop mignon, le couvrent de fruits et le prennent en photo. Pour ma part, j’ai un petit faible pour les durians, dont je vous ai parlé en long et en large, dans un récent billet. Ces pauvres fruits sont d’ailleurs exilés sur un étalage spécifique et éloigné, tellement ils sont malodorants!

Buffet de fruits

Par chance, nous sommes seuls quand le bus passe nous reprendre. Le chauffeur est adorable! Il installe les enfants, juste à côté de lui, sur une banquette de co-pilote où ils ont presque l’impression de conduire. Petit-Un est ravi. Il dévore l’environnement du regard, se tortille un peu et lance des blagues au chauffeur. Petit-Deux est sérieux comme un Pape, désireux d’être à la hauteur de la lourde responsabilité qui lui est confiée. A chaque fois que le bus ralentit, il sourit aimablement pour être photographié par le personnel du parc.

Suppathra Land

 

Du bon et du moins bon…

On passe maintenant aux arbres épineux. Nous découvrons le salak, un petit palmier piquant qui prospère sur les sols arides et sur lequel pousse le « fruit du serpent », ou salak (quelle imagination!). On l’appelle « fruit du serpent » en raison de sa peau écaillée. J’avais adoré le goût acidulé de ce fruit à la peau lisse, qui pousse à Bali. La version thaïlandaise en revanche est plutôt momolle, avec une peau pleine de piquants, impossible à éplucher, et un goût marqué de terre. Beurk!

Salak

 

Etonnants fruits tropicaux…

Viennent ensuite les manguiers et les arbres à longane. Ils n’ont pas de fruits: ce n’est pas la saison. Dommage pour Petit-Deux, car le longane est son fruit préféré. « Long-an » veut dire « œil du dragon » en chinois. Extérieurement, ça ressemble à une grosse bille marron, avec un léger duvet. L’intérieur est proche du litchi, en goût et en consistance, avec un noyau similaire, mais le tout est un peu plus petit. Lors de notre précédent passage à Suphattra Land Park, Petit-Deux s’était montré tellement enthousiaste qu’il était vu offrir une branche chargée de fruits, par les jardiniers! Lui et Papa-Tout-Terrain peuvent en manger des tonnes, malgré les rappels à l’ordre de notre nounou: « Attention, c’est une nourriture « chaude » qui déséquilibre les fluides du corps et pourrait vous rendre malade! »

Arbre a Ramboutans

Un peu plus loin, le conducteur de bus nous montre les arbres à mangoustan –un fruit « froid »– et à ramboutan –un autre fruit « chaud ». Avec Papa-Tout-Terrain, on rigole bêtement en regardant les ramboutans… on pense tous les deux a la même chose… Avez-vous déjà vu un ramboutan? C’est rose et poilu… Bref, depuis qu’un collègue nous a expliqué que ces fruits lui évoquaient des testicules, force nous est de constater que la ressemblance est frappante! Papa-Tout-Terrain me souffle: « T’as vu, il y en a plein qui pendent… ». Nouveaux gloussements. Les enfants et le chauffeur de bus se retournent et nous dévisagent d’un air bizarre. On fait des têtes d’ange en essayant de reprendre notre sérieux.

Mangoustan et Ramboutan

 

Deuxième ravitaillement: le buffet de salades

Nous doublons des serres où sont cultivées des salades hors sol. Le chauffeur-guide n’en n’est pas peu fier. Pour nous, ça ne nous semble pas vraiment révolutionnaire. C’est juste des salades, quoi.

Nous atteignons une seconde station de dégustation: la station des salades. Je ne sais pas pourquoi ils ont organisé les étapes en un repas à l’envers. Nous avons droit à des feuillages à volonté et à des salades de papaye locales. C’est délicieux mais ça pique très fort. Certains visiteurs ont été prévoyants, ils déballent un pique-nique de poulet grillé et de riz gluant pour accompagner les plats de végétaux.

Preparation des salades de papaye

Petit-Un est exempté de verdure: il hérite d’une saucisse. En revanche il tombe amoureux de la sauce vinaigrette. Il essaye de nous convaincre d’en rapporter à la maison. En vain. Il faut dire que dans les poches, ça serait salissant. En désespoir de cause, il essaye de récupérer tout ce qui reste au fond de nos assiettes, à l’aide d’une fourchette. Au moins, l’exercice est intéressant en terme de motricité fine!

 

Des abeilles et des ruches

Après un dernier petit tour de bus, vient la dernière étape: celle des abeilles. Sans doute pour la fécondation des fruits, le parc est plein de ruches. Les enfants sont très impatients. Depuis plusieurs semaines, nous lisons et relisons « Les Abeilles » de la collection Mes P’tits Docs, que les enfants adorent. C’est d’ailleurs en partie pour ces insectes que nous avons opté pour une visite de Suphattra Land aujourd’hui –et aussi pour y acheter du miel, dont Papa-Tout-Terrain est très friand.

La ruche et sa planche d'envol

Nous observons une ruche de démonstration. Mais où sont les larves? Et les nymphes? Sans doute dans des cellules, car nous ne les verrons pas. En revanche, les enfants repèrent très vite la reine des abeilles, entourée de ses ouvrières. Nous observons la planche d’envol de la ruche que défendent des abeilles « gardiennes » contre les intrus. Puis nous voyons comment le miel est extrait des rayons, à l’aide d’une centrifugeuse… Avant d’y goûter, bien sûr! Une fois de plus, nous repartirons avec plusieurs kilos de ce délicieux suc, pour nous et pour notre nounou. On espère qu’elle aime ça, d’ailleurs, car on lui en rapporte des brouettes à tous les coups!

Observation de l'interieur de la ruche

 

Fin de journée à Rayong

La visite finie, nous ne sommes qu’à une vingtaine de kilomètres de Rayong. C’est un endroit que j’ai déjà largement évoqué, et que nous aimons beaucoup, pour son port coloré, ses beaux paysages marins, son temple chinois pittoresque et ses excellents restaurants. Malgré le ciel gris et la mer démontée de la saison des pluies, la lumière est belle ce jour-là. Nous y terminerons la journée, à ramasser des coquillages, avant de nous attabler devant quelques nourritures marines fabuleusement accommodées.

Port de Rayong

 

Plage de Rayong

 

Coquillages

 

Decoration du temple chinois de Rayong

 

On a ramasse des coquillages

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