Retour de vacances en famille

Voila, c’est fait! Veni, vidi, vici. Nous sommes partis. Nous avons profité. Et nous voila (déjà) de retour de vacances.

Ca vous semble banal, des vacances en France? Rien de plus exotique au contraire!

C’était pour nous l’occasion privilégiée de (re)découvrir tout ce qu’on ne verra jamais en Thaïlande…
  • On a cueilli des tomates, des mûres, des pommes, des pêches, des poires, des framboises et même une courgette!
  • Pique-niqué d’un bout de Saint Nectaire partagé en famille, à même le morceau, vu qu’on n’avait pas de couteau. (Et autant dire que chacun s’est battu –bébé compris- jusqu’à la croûte, pour ne pas en perdre une miette!)
  • Cherché (mais pas trouvé) des champignons
  • Cherché (et trouvé) les œufs des poules
  • Vu de tout mignons lapinous qui venaient de naître
  • Découvert que les ronces ça pique et que les orties ça gratte
  • Acheté « Boule et Bill » dans une brocante
  • Mis un jean, et même un pull, une fois!
  • Bu de la Suze (oui oui), de délicieux pinards, et de la liqueur de Vieille Prune remontée de la cave
  • Siroté l’eau à même le robinet, l’eau du bain, et l’eau de la pataugeoire
  • Laissé les portes et les fenêtres ouvertes tout le temps, sans crainte des serpents
  • Fait de la confiture maison et de la compote avec les fruits du jardin. (Et ça n’était ni des bananes ni des papayes.)
  • Cerise sur le gâteau, on s’est même fait piquer par une guêpe et par une tique

Avion - Retour de vacances

… Et surtout, on a profité de la famille et du plaisir de laisser glisser sur nous les journées en ne faisant rien qu’à prendre du bon temps…
  • On a fait du vélo, joué aux quilles, fait la roue, construit des bateaux d’écorces et on les a fait naviguer dans les ruisseaux
  • Ecouté des histoires sur les genoux des grands parents
  • Fêté les anniversaires passés, présents et futurs
  • Joué à la bataille, aux dames, au Scrabble, au Super Cluedo et à la belote (respect à la sainte qui a entrepris d’enseigner ça à trois minis excites comme des puces)
  • Câliné et serré dans nos bras les petits nouveaux et adorables bébés qu’on ne connaissait pas encore. Et ceux qu’on connaissait déjà, aussi.
  • Ri, batifolé, joué, et cuisiné des gâteaux en mangeant la moitié de la pâte avant de les faire cuire

… Bref, on n’a rien fait de spécial, mais ces petits riens, c’est tout un monde, pour nous. C’est l’énergie et l’amour de nos proches dont on fait des réserves pour tenir jusqu’à la prochaine fois. Et on repart bien sur un peu tristes, mais tout regonflés de ces éclats de bonheur et de ces beaux moments partagés!

Puis voilà, on est de retour de vacances

…et bien vite, on a retrouvé l’Asie qu’on aime et le pays du sourire…

A l'aeroport - Retour de vacances

Famille et Saucisson – Vacances en France

Malgré une longue disparition des radars de l’Internet, nous sommes bien rentrés de notre triathlon de Noël, après avoir brillé dans les épreuves « charcuteries », « fromages » et « desserts ». Non, nous n’avons pas été happés par le trou d’un Gruyère. Nous ne sommes pas non plus restés collés au fond d’un pot de Cancoillotte. Ni tombés en pâmoison lors d’une confrontation avec un Maroilles bien fait. Il nous a juste fallu cinq semaines pour récupérer et moi, parvenir à sortir un billet.

Comme tout le monde à Noël, on a profité de la famille et mangé de la dinde aux marrons. Et, comme c’est trop rare, on les a savourés à fond. (On n’a pas mangé la famille, c’est une image, bien entendu.) On est rentrés, plein d’étoiles dans les yeux, drôlement fatigués aussi, et avec pas mal de kilos en plus –dans les bagages, mais pas seulement…

Saucisson et pate - Vacances en France

 

C’était plutôt mal parti…

Pourtant, l’épopée de nos vacances en France n’avait pas très bien commencé. Nous avions dû anticiper notre départ in extremis, pour une sombre histoire d’ambassade et de papiers à faire à Paris, pour Miss-Trois. Parce que c’est complètement logique pour un bébé né à Bangkok de devoir demander son visa thaï à Paris. Il paraîtrait même qu’au regard des puristes, notre fille était illégale en Thaïlande depuis sa naissance, puisqu’elle n’avait franchi aucune frontière administrative avant de s’y établir. J’étais folle d’enthousiasme avant même de démarrer.

Nous sommes donc arrivés à Paris. Un jour de froid polaire, avec option pic de pollution, circulation alternée, accident de RER et grève des VTC. A la sortie de l’avion, on avait six heures pour relier l’ambassade de Thaïlande. Dans la théorie, c’était large.

On s’est présentés à l’agence de loc’ pour récupérer la voiture. Notre carte bancaire s’est mise en grève. (Ca doit être l’air de la France.) (Solidarité aux VTC.) Notre banquier n’a jamais répondu au téléphone. (A bas les banques. A bas la finance.) On a mis trois heures à réunir la rançon pour récupérer la caisse. Manque de pot elle était trop petite. Plus le temps de changer. On a pris la voiture et laissé les bagages (à la consigne, quand même). Notre GPS s’est perdu. On s’est guidés en suivant la Tour Eiffel. On a démoulé les enfants qui ont lancé des glapissements psychotiques quand ils ont compris qu’ils allaient devoir marcher dans le froid, pour de vrai. (En marche!)

 

Au fond du trou

C’est ainsi que notre vaillant équipage a triomphalement franchi l’entrée de l’ambassade de Thaïlande en France. Nous avons été chaleureusement reçus par un choc thermique. Curieusement, il faisait plus de trente degrés dans le bâtiment. Peut être pour rappeler la Thaïlande? C’est la patronne des lieux, une morue revêche, qui nous a accueillis. Elle nous a toisés de haut en bas et de droite a gauche (on était nombreux et en rang d’oignons) avant de nous assener gratuitement: « Quand on a un bébé, on le laisse à la maison! » Elle nous a finalement fait nos papiers, visiblement à contrecœur.

(En même temps, on n’avait pas besoin qu’elle nous tamponne le visa dans l’allégresse et les chants grégoriens. Cette dame a d’ailleurs bien fait de ne pas trop puiser dans ses réserves d’amabilité. Vu qu’elle n’en n’avait visiblement pas beaucoup, autant éviter de les disséminer bêtement.)

Premier jour en France - Vacances en France

Après, tout s’est amélioré! D’abord, on a trouvé une superette avec de la charcuterie et des fromages, et même une boulangerie avec du pain. (« Il en faut peu, pour être heureux, lalalalalalalala…« ). Nous avons fait ripaille. Comble du bonheur, aucune fourmi, aucun cafard n’est venu piétiner notre festin. J’étais joie et allégresse!

Le Premier Repas - Vacances en France

Et si nous avons traversé les petites tracasseries ordinaires du décalage horaire…

Premiere nuit en France - Vacances en France

 

Retour aux sources

… les vacances en France, ont vraiment débuté quelques centaines de kilomètres plus tard, quand nous avons enfin retrouvé les murs qui ont bercé mes jeunes années. Nous avons serré contre nous ceux qui nous sont si chers. Qu’il est doux de pouvoir, ensemble, sacrifier aux traditions vieilles de plusieurs générations! De goûter à nouveau aux saveurs de mon enfance. Sortir dans le jardin chercher le Père-Noel. L’attente, tous les sens en éveil. Le tressaillement ancestral en entendant sonner la cloche. Le même enthousiasme impatient quand les adultes nous appellent: « Le Père-Noel est passé! Je crois que j’ai vu un bout d’habit rouge dans la cheminée! »

Les poutres de la chambre ont toujours les chevilles épaisses que je contemplais, enfant, avant de sombrer dans le sommeil. La nuit y a les mêmes bruits d’oiseaux, de rongeurs, les mêmes grincements de vieille grange. Il n’a pas bougé, le coin de pavé centenaire où ma sœur s’était ouvert le front. La grande table où on l’avait recousue n’a même pas changé de place, d’ailleurs.

Charpente - Vacances en France

La maison a grandi avec nous. Au coin du feu, nous nous pelotonnions jadis en d’interminables jeux et de franches rigolades. L’on s’y enflamme aujourd’hui pour la politique et la littérature. La politique nous divise. La littérature nous réunit. A quelques pas de là, nos enfants ont repris nos amusements de jadis. Notre insouciance aussi. Jeux de cartes, de billes, de dames, Scrabble et Monopoly. Je la connais si bien cette ambiance de tripot. On soupire lorsqu’il faut aller diner, on planque un jeu des sept familles sous la table pour faire durer le plaisir avec les cousins… les adultes ne le soupçonneront pas…

Notre caverne d’Ali Baba devient petit à petit l’écrin de beaux souvenirs pour nos enfants. C’est chouette!

Coutumes de France - Vacances en France

Puis nos vacances ont obliqué sur les traces de Papa-Tout-Terrain, petit.

Autres Coutumes de France - Vacances en France

 

Chez Papa-Tout-Terrain

C’est follement amusant de découvrir avec lui les lieux qui ont bercé ses délices et ses joies, enfant. A peine arrivés, il faut sortir ses caisses de Legos, tellement garnies et profondes qu’on n’en voit jamais le bout. Petit-Un est si enthousiaste dans ses travaux de construction Legoesques que nous ne l’en verrons à peine émerger de tout le séjour.

Papa-Tout-Terrain a ressorti son jeu de roulette, aussi, qui captive les enfants. Son tee-shirt dédicacé par les copains d’école, et qui suscite le débat quant à la pertinence d’écrire sur ses habits. Sa photo avec le président Chirac, où il a l’air si minot (Papa-Tout-Terrain… et Chirac aussi à la réflexion). Et puis bien sûr, l’endroit  mythique où mon tendre et cher a marqué un stop artistique, en glissé-arrêté-mais-surtout-glissé, le jour de son permis… qu’il a loupé, d’ailleurs… semble-t-il a cause d’un escroc d’examinateur, malsain et sournois.

Plus encore, j’aime la compagnie de ceux qui lui sont chers. Ceux qui l’ont patiemment entouré, éduqué, aimé et aidé à grandir. Ceux grâce à qui Papa-Tout-Terrain est devenu un homme probe, courageux et aimant. Ceux grâce à qui Papa-Tout-Terrain est devenu mon amoureux. (Mon chéri, les compliments, c’est une avance pour la Saint Valentin, d’acc?)

Et les gâteries sans fin des grands-parents. La bûche à la crème au café, pour douze personnes, s’il vous plaît, achetée religieusement à l’intention de Petit-Un, et de Petit-Un uniquement, puisqu’il est le seul à l’aimer… « Mais il adore tellement ça ce petit… » Et les « crêpe-parties ». Deux fois en six jours. Pour s’assurer que les enfants s’habituent à la gastronomie française. Et la hotte du Père-Noel, si pleine que les coutures ont cédé cette année. (Fallait bien s’y attendre, à force…) Et Princesse-Punk, si petite et déjà couverte de fanfreluches, « parce qu’elle n’a que des frères, la pauvre… »

 

Découvertes et souvenirs…

Les vacances en France, c’est le dépaysement des plus petits, quand les plus grands retrouvent le goût de leurs madeleines d’antan. Certes, nos enfants nous ont parfois pris pour de dangereux illuminés, comme lorsqu’on exultait en revoyant une boîte postale jaune de notre jeunesse ou qu’on s’étouffait de joie devant une poubelle « à la française », avec des planches tout autour… Et je ne vous raconte même pas les « pfffffff » blasés, le jour où on a arrêté toute la troupe pour prendre en photo un banc public. Mais malgré leurs mines blasées, ces petits n’ont heureusement pas encore perdu tout de leurs capacités à s’extasier… Ils ont tant et tant aimé les tunnels qu’on s’est tapé des dizaines de bornes à les faire et les refaire dans les deux sens, rien que pour le plaisir!

Decouvertes de France - Vacances en France

 

Le Boeing 747 de Korat


Petit-Un est passionné d’aviation. Plus tard, il veut conduire des avions. Ou en construire. Ou en avoir. Bref, le projet n’est pas encore très net, mais les contours sont là!

Le jour, il bâtit des parkings en Kapla pour sa collection d’A380 et de Boeing 777. Pendant les siestes de son frère, lui qui n’aime pas tellement l’écriture remplit des pages entières du mot « avion » (à égalité avec « frites »). Il joue presque quotidiennement à l’aéroport avec Petit-Deux. En bon puriste, il ne transige jamais sur les règles: il faut enregistrer les bagages avant de passer la sécurité! Et le soir, il se perd souvent en rêveries dans L’Imagerie des Avions, et demande régulièrement à relire les amusantes aventures de Violette Mirgue: « Tu comprends, il y a un A380! Ça me fait du plaisir, un A380! »

Aussi, le jour où je suis tombée sur un billet intitulé « Un Boeing 747 dans les Rizières« , sur un chouette blog qui parle de coins inédits de Thaïlande, j’ai tout de suite su que c’était pour nous! Quelques mois plus tard, c’est finalement notre virée a Korat, pour le mariage de ma collègue P’Kung, qui nous a fourni l’occasion de ce petit détour.

 

Le Boeing 747 de Korat en Pratique

  • Coordonnées GPS: 14°52’32.9″N 102°02’34.2″E
  • Prix et ouverture: Pour l’instant, le terrain n’est pas clos et l’entrée est libre.
  • Durée de l’activité: un gros quart d’heure ou une petite demie heure pour un bon coup d’œil en se dégourdissant les jambes
  • Note pour ceux qui préparent un voyage en Thaïlande: Korat et Nakhon Ratchasima sont deux noms différents de la même ville. « Korat » est plutôt utilisé à l’oral, alors que vous trouverez presque toujours « Nakhon Ratchasima » indiqué sur les cartes et documents officiels.

 

Dans un coin paumé…

En faisant mes repérages pour la balade, j’avais eu grand-peine à situer les lieux. Peut-être qu’en lisant le thaï j’aurais eu plus de chance, mais pas le temps d’apprendre le thaï pour trouver un avion. D’un article en anglais, j’avais tout de même réussi à conclure que l’avion se situait dans un rayon de quatre kilomètres, en partant de la Suranaree University of Technology, elle-même localisée au sud-ouest de Korat. L’aire d’un cercle étant égale au produit du nombre pi par la longueur du rayon du cercle au carré, ça nous laissait 50,24 kilomètres carrés à explorer. Le tout entouré de champs de manioc et de rizières. En désespoir de cause, je me suis dit que ça devrait être assez plat pour voir un avion de loin.

Sur la route, nous ne dévoilons rien aux garçons, pour le plaisir de les surprendre… et aussi, parce qu’on n’est pas si sûrs que ça de le trouver, notre Boeing! Grand bien nous en a pris. En arrivant à proximité des lieux… rien! Si des champs. Qui ne sont même pas des rizières –et pour le manioc, on ne sait pas trop à quoi ça ressemble. On tourne un peu. Pas d’indications. Très peu de bâtiments. Nous sommes stoppés par une barrière de sécurité défendue par des gardes. Ils nous font signe que l’accès nous est interdit.

« On pourrait leur demander, pour ce que tu sais… », je dis. (On parle en code rapport à la surprise pour les enfants.) « Bonne idée », s’enthousiasme Papa-Tout-Terrain. « Oui, mais moi je peux pas y aller, j’ai peur et je suis timide et je suis fatiguée et je suis enceinte et j’ai faim aussi… alors tu veux bien leur demander?… S’il te plaît? »

 

… Un avion paumé!

Papa-Tout-Terrain soupire, embarque le téléphone avec la photo de l’avion, et s’en va accomplir son devoir de chef de famille. Derrière le pare-brise, je vois le garde étouffer un rire jovial et appeler son copain. L’autre garde rigole aussi, et avec un troisième, ils font de grands gestes pour indiquer une direction imprécise. Ensuite ils escortent Papa-Tout-Terrain à la voiture pour le plaisir de jeter un coup d’œil à la petite famille assemblée. Ils tentent même une photographie des enfants, à la volée.

Le Boeing 747 de Korat

« C’est par là… »La direction n’est effectivement pas très claire, une traduction du thaï aurait été utile, mais c’est mieux que rien. « Les garçons, aidez-nous et ouvrez grand les yeux: on cherche quelque chose! » De façon étonnante, les enfants se prêtent volontiers au jeu… sans nous demander ce que l’on cherche.

« J’ai besoin de faire pipi! » s’écrit soudain Petit-Un, sans avertissement préalable. Au moins c’est le bon moment: on est en pleine campagne. C’est l’occasion de découvrir qu’il a omis le slip en s’habillant. Il s’explique. « Ben non, ça sert à rien, ça ne se voit pas! » Décidément, ce garçon a beaucoup hérité de son père, et en particulier de son esprit rationnel, direct et pragmatique. (Mais Papa-Tout-Terrain porte des sous-vêtements, hein.)

On repart dans notre quête, en commençant à se dire qu’on ne trouvera jamais, quand tout à coup, une lourde silhouette métallique se dessine sur le ciel. Un avion! Petit-Un est au comble du bonheur! Il veut descendre tout de suite, s’avancer, mieux voir… Des étoiles brillent dans ses yeux. On se gare en vitesse.

 

La découverte

L’avion trône, seul, au milieu d’un terrain nu et pelé. Petit-Un est subjugué. Il ne quitte pas l’avion des yeux et traîne son père par le bras, pour s’approcher plus vite. Petit-Deux, malgré de longues négociations, refuse de mettre un pied dehors. Et ce garçon a la tête dure.

Le Boeing 747 de Korat

Çà et là, des familles locales ont abandonné leurs véhicules au milieu de tas de pneus dont on ne comprend pas vraiment l’objet. Tous se pressent pour admirer de plus près le géant des airs. On s’extasie, on rit, on se prend en photo… Il règne une atmosphère de fête de village sur le terrain vague.

Quelques jeunes gens plus hardis ont approché leur pick-up de l’avion. C’est l’un de ces véhicules comme les aiment les Thaïs, « tuné » au possible et transformé en enceinte géante, qui crache une musique de boîte de nuit. Des haut-parleurs colossaux ont été installés dans le coffre. Ils sont éclairés par des néons stroboscopiques aux couleurs bariolées, qui suivent les rythmes de la musique de sauvage. Souvent, des jeunes filles peu vêtues et aux cuisses effilées dansent sur les capots de ces pickups, sans que cela n’affecte en rien l’ambiance familiale et bon enfant de la réunion. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se contentera de la musique.

Le Boeing 747 de Korat

Quelques pas plus loin, un groupe de Mamans entame les préparatifs d’un pique-nique géant, pour un nuage pépiant d’enfants qui les accompagnent. Une natte de bambou est déjà étalée sur le sol. Poulet et riz gluant trônent en bonne place, aux côtés de quelques salades de papaye et de douceurs. Des verres de whisky, d’eau gazeuse et de glaçons sont déjà prêts pour les hommes. C’est la boisson alcoolisée populaire, par excellence. Et ce n’est pas terrible. Les femmes généralement ne boivent pas en public.

 

Une étape plaisante pour qui passe par là

Profitant d’un instant de silence dans brouhaha, l’alarme de notre voiture choisit justement de se mettre à hurler. C’est Petit-Deux, qui vient de décider qu’il devait absolument se dégourdir les jambes « tout de suite », sans même désarmer la sécurité du véhicule. Petit-Trois, mon ventre et moi-même partons en courant en direction du véhicule, sous le regard médusé des mères de famille qui pique-niquent. Elles lancent quelques plaisanteries que je ne comprends pas. Je ne leur en veux pas, je ferais la même chose à leur place!

Nous poursuivons nos découvertes. Au pied du Boeing, un concessionnaire a installé deux énormes motos rutilantes. Quelle formidable exposition! Les badauds se pressent pour être photographiés sur ces monstres de vitesse. Avec un sublime arrière-plan aéronautique, c’est une belle publicité pour le vendeur malin!

Le Boeing 747 de Korat

Un peu plus loin, les enfants restent ébahis, en découvrant les immenses roues de l’avion. C’est la première fois qu’il nous est donné de nous en approcher d’autant! Tout le monde est ravi. Petit-Un râle juste un peu parce qu’il n’y a pas de passerelle, pour atteindre la porte du Boeing… Nous ne pourrons pas pénétrer à bord de l’appareil.

La visite est brève, somme toute, mais mérite le détour, si l’on est dans la région. Grands et petits y ont trouvé leur plaisir. Les enfants se sont réjoui d’avoir vu un avion en vrai, de si près, et ont adoré pouvoir en toucher du doigt la carlingue. Quant à nous, les parents, nous avons été une fois de plus séduits par cette ambiance festive, familiale, populaire, simple et décontractée, de la Thaïlande qu’on aime.

 

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Le voyage en avion avec de jeunes enfants

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Comment s’organiser sans se compliquer la vie et comment planifier un voyage sur un vol long-courrier avec bébé, en toute sérénité!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Que mettre dans le bagage à main?
  • Qu’est-ce qu’on mange?
  • Comment est-ce qu’on dort?
  • Comment se distraire sans s’embêter?
  • Le Focus: Les temps principaux du voyage – avant le vol, à l’aéroport, en cabine, en vol, le décollage et l’atterrissage
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Fiche Pratique – Le Voyage en avion avec de jeunes enfants

Les voyages en avion ont toujours un caractère un peu exceptionnel… Il est donc bien normal que cette perspective inquiète les jeunes parents, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un vol long-courrier: comment va-t-on s’organiser pour ne pas s’emmêler les pinceaux entre bébé, les bagages et les documents de vols? Comment l’enfant acceptera-t-il d’être ballotté un peu partout dans l’aéroport? De quelle façon gérer l’ennui et l’oisiveté pendant le temps du vol? Comment éviter de déranger les autres voyageurs?

Voyager en avion avec des enfants_2

De l’autre côté du miroir, il suffit que je me replonge dans mes souvenirs de petite fille ou que je repense aux yeux brillants d’excitation de mes enfants pour me rappeler que finalement, les petits, eux, se font une fête de prendre l’avion… et franchement, pour un parent, un vol long-courrier peut être clairement agréable, à condition de s’être un peu organisé en amont!

Chez les Tout-Terrain, nous avons commencé tôt: à 28 jours, nous embarquions déjà Petit-Un pour un Shanghai-Paris… et retour. Le vol a été parfait. Notre bébé n’avait jamais si bien dormi depuis sa naissance –et nous non plus!… et lors des périodes de veille, il a contemplé avec beaucoup d’intérêt le signal lumineux « No Smoking » qui surplombait son bassinet.

Voyager en avion avec des enfants_1

 

Cette Fiche Pratique est le fruit de nos expériences et de nos ratés, de nos trouvailles, de nos déconvenues et de nos astuces qui sont devenues routine, après cinq ans de voyages ici et là, avec des petits. De la préparation du bagage à main au pré-enregistrement, de la gestion des repas au sommeil et aux activités en avion, nous balayons les principaux aspects du vol en proposant des solutions pratiques pour répondre à tous les doutes qui pourraient tout naturellement tracasser les jeunes parents.

 

Le voyage en avion avec de jeunes enfants – Télécharger en PDF

 

Cette Fiche Pratique vous a servi? Vous avez des questions? Vous souhaitez l’enrichir?… Laissez vos témoignages en commentaire!

 

… Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous référer à l’article Prendre l’Avion avec un bébé

 


Ça vous intéressera sûrement…

 

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Voyager en Thaïlande avec des enfants?

Comme tout heureux propriétaire d’une adorable marmaille, nous voyageons désormais un peu moins légers et un peu plus préparés… Mais qu’en est-il au pays des sourires? A nos yeux, si l’envie vous tient, foncez! La Thaïlande avec des enfants est une destination facile à planifier, facile à vivre au quotidien, et très sûre, par-dessus le marché. Revenons ensemble sur les points clés d’un voyage…

 

Le trajet long-courrier en avion

Pas de panique avant un vol long-courrier: l’avion offre une pléiade de distractions, et finalement le trajet passe vite. Pour peu que l’on s’organise à l’avance et que l’on voyage léger, prendre un avion avec un bébé ne présente aucun obstacle majeur. Par la suite, pour les « petits-grand » (3-6 ans), un vol est source de divertissements multiples. Il suffit d’anticiper quelques activités complémentaires pour meubler les possibles moments de creux. Je n’ai pas l’expérience propre des plus grands, mais ils me semblent bien autonomes en vol: entre l’écran de l’avion, les repas, les lectures personnelles ou autres Pads, il me semble ne jamais les entendre.

Je recommande toutefois de réserver des vols directs par des compagnies aériennes reconnues, pour éviter les complications inutiles. Pour bénéficier des tarifs les plus bas, il est conseillé de réserver si possible cinq à six mois à l’avance, de voler hors vacances scolaires, et plutôt en milieu de semaine. Air France propose un panorama pratique de ses tarifs, sur six mois. On le trouve facilement via des moteurs de recherche avec des mots clés de type « billet d’avion Air France Paris Bangkok »:

Tarifs Air France par dates

Capture d’écran du site d’Air France – http://www.airfrance.fr/vols/paris+bangkok

A noter, jusqu’à deux ans, un bébé peut voyager sur les genoux de ses parents et ne paie que 10% du prix du billet. De deux à douze ans, l’enfant paie environ 70% du billet adulte, selon le vol et les conditions tarifaires. Apres deux ans, l’avion devient donc vraiment coûteux. Raison de plus pour voyager avec des moins de deux ans!

 

Le logement

Une fois en Thaïlande, les hôtels sont pléthore, qu’on les réserve à l’avance ou qu’on les trouve sur place. Nous fonctionnons plutôt par réservation, pour vérifier les avis d’autres voyageurs, et éviter les déceptions. L’inverse ne présente pas de risque majeur non plus. Le budget pour l’hôtel dépendra bien sûr du niveau de confort désiré: air conditionné ou non, eau chaude ou non, petit déjeuner occidental ou local, cadre romantico-exotique ou plus dépouillé. En ce qui nous concerne, nous recherchons au moins la clim, qui aide à bien limiter les moustiques.

Les enfants sont la plupart du temps acceptés gratuitement, à condition d’utiliser la literie existante. L’on peut parfois demander des lits d’appoint payants. En ce qui nous concerne, nous optons souvent pour des solutions de type « suite » ou « junior suite », qui offrent plus d’espace, tout en nous permettant de rester groupés.

Dans la mesure du possible, nous évitons les hôtels qui ciblent trop la clientèle étrangère. Ces établissements ont tendance à être chers pour une qualité moindre, et surtout, nous n’avons pas forcément envie de côtoyer des hordes de Russes et de Chinois… car la Thaïlande reste un pays de tourisme de masse. A l’opposé, nous avons souvent d’excellentes expériences dans des hôtels plus familiaux, et à la clientèle plutôt locale. L’ambiance y est généralement très détendue, et même si les personnels ne parlent pas toujours bien anglais, ils cherchent systématiquement à nous rendre service et à nous satisfaire, encore plus parce que nous voyageons avec de jeunes enfants.

 

La nourriture

Une bonne partie de la nourriture locale est très épicée, mais l’on trouve facilement des repas adaptés aux enfants. Les petits déjeuners Thaïs proposent presque systématiquement des sortes de « porridge », à base de bouillon et de riz, qui plaisent bien aux petits. Le pain de mie est également répandu.

Pour les autres repas, on trouvera à peu près partout des riz frits (khao pad kong –aux crevettes, khao pad khai –au poulet), des nouilles sautées (pad thai), des omelettes (Khai chiao), des poissons frits ou du poulet grille. Les plats dits « chinois » ne sont généralement pas épicés non plus. Ils sont issus de l’héritage des migrations chinoises en Thaïlande, au début de vingtième siècle. Il s’agit principalement de viandes ou légumes sautés à la sauce soja ou à la sauce aux huîtres. On peut vérifier que le plat n’est pas piquant en demandant « mai ped » (prononcer « maye pède »).

En solution de dépannage, on peut toujours commander du riz blanc. Pour les cas extrêmes, ou l’on ne trouve pas d anglophone, j’ai une photo de riz blanc sur mon téléphone. Et parce qu’on traite vraiment bien nos enfants, on a toujours des dosettes de ketchup en poche, histoire d’améliorer l’ordinaire. Restent enfin les « 7 Eleven« , superettes ouvertes 24h/24, et que l’on trouve presque partout. L’on peut y acheter du pain de mie ou des raviolis asiatiques, qui plaisent toujours aux petits.

A cela s’ajoute pléthore de fruits exotiques que l’on achète épluchés et prédécoupés. Un sachet coûte 20 à 30 baths, mais les prix peuvent augmenter dans les zones touristiques.

Il faut faire attention de ne boire que de l’eau en bouteille scellée. Ça se trouve absolument partout. Bien se méfier des glaçons, car on ne connait pas la provenance de l’eau. En dehors des grands établissements ou de glaçons faits achetés soi-même, l’idéal est de s’abstenir.

 

Problématique de santé en Thaïlande avec des enfants

Il n y a pas de cabinets médicaux en Thaïlande. On consulte les médecins dans les hôpitaux. Nous sommes toujours –et partout- tombés sur des médecins compétents et à l’écoute, et qui parlaient au moins un minimum d’anglais. Le réseau hospitalier est étroitement maillé. On n’est jamais loin d’un centre de soin, mais les infrastructures sont meilleures dans les grandes villes. Bangkok possède parmi les meilleurs hôpitaux d’Asie.

Avec de très enfants jeunes, évitez les îles mal desservies et loin d’hôpitaux aux standards internationaux. On dit que l’on peut s’éloigner d’une heure de route d’un bon hôpital, par année de l’enfant. Cela semble un équilibre raisonnable.

Un point qui peut être bon à savoir, dans les hôpitaux, les médecins éloignent souvent d’emblée les parents lorsqu’ils ont besoin de pratiquer des soins – nous avons testé la prise de sang, le lavage d’yeux pour une conjonctivite, la radio et le plâtrage d’un bras cassé (bref, on a des enfants, quoi). L’expérience a montré qu’en m’imposant, ma présence n’était finalement pas refusée par le personnel soignant, mais tellement rassurante et réconfortante pour l’enfant…

Pour le reste, mieux veut partir correctement vacciné. En plus des vaccins obligatoires en France, le BCG me paraît important pour l’Asie, de même que l’encéphalite japonaise –qui s’attrape par les moustiques. Les risques sanitaires principaux: les moustiques, les intoxications alimentaires, le soleil, les serpents et les bobos mal soignés. Des précautions minimum doivent permettre de se prémunir contre une majorité d’incidents.

Dans la valise, on pense à emporter des protections efficaces contre les moustiques: anti moustiques pour la peau, les vêtements, les chambres d’hôtel si l’on prévoit des hébergements de bas standing et manches longues pour les soirées. On s’équipe de chapeaux et crèmes solaires de bon indice –ou mieux, on évite de s’exposer au soleil. En cas d’intoxication alimentaire, on évite surtout la déshydratation –et on boit du coca. En cas de fièvre suspecte ou de bobo louche, on n’hésite pas à consulter… Contre les serpents, on évite les chemins peu fréquentés ou herbeux, on regarde ou l’on met les pieds, et l’on prévient bien les enfants. Pas de panique non plus, en dehors des parcs naturels, nous n’avons jamais croisé de serpents en zone touristique.

Les transports sur place

On se déplace facilement –et pour pas cher- en Asie. Pas besoin de véhicule à Bangkok, l’on s’y déplace aisément en taxis, tuk-tuk, ou métro. Pour le reste du pays, si l’on opte pour de l’itinérant avec un petit budget, on se tournera vers des transports locaux: trains, bus, minibus, taxi-motos… Il faut avoir le temps et l’esprit un peu aventurier, mais ça se fait.

Si l’on cherche à gagner en efficacité, fiabilité et rapidité, on louera une voiture ou un minibus, avec ou sans chauffeur.

On peut également conduire soi-même avec un permis international, mais il faut se souvenir qu’on roule à gauche en Thaïlande. L’adaptation n’est somme toute pas si difficile. L’essuie-glace et les clignotants étant inversés, on se mélange juste un peu les pinceaux le premier jour. Dans les voitures manuelles (ce n’est pas la norme en Thaïlande), le changement de vitesse se fait de la main gauche. L’avantage d’une voiture individuelle est une meilleure autonomie. Mais en cas d’accrochage, cela peut aussi représenter des heures de galère.

La conduite n’est ni difficile, ni nerveuse, mais il peut y avoir de l’imprévu sur les routes, dans la mesure où les travaux sont parfois mal signalés, et que les conducteurs locaux peuvent s’arrêter dans des endroits inattendus. Songez enfin à vous équiper d’un bon GPS, pour profiter de votre autonomie et découvrir les routes secondaires! Nous aimons personnellement beaucoup Google Map, bien que certains de nos amis le jugent peu fiables…

Quant aux sièges auto, malheureusement, personne n’en n’utilise ici. A chacun de voir la solution dans laquelle il se sent le plus en confiance. Certaines familles décident par exemple d’apporter leurs sièges auto en avion ou d’en acheter sur place. Pour notre part, quand nous devons faire sans siège auto, je garde les plus petits en écharpe ou porte-bébé physiologique ventral, en prenant garde à bien caler la tête. Nous asseyons ensuite les enfants plus grands avec des ceintures d’adultes, en essayant de les sécuriser au maximum. C’est le rapport sécurité/pratique qui nous semble le plus équilibre, mais chacun aura une vision un peu différente du sujet.

J’ai découvert récemment sur le très astucieux blog des Petits Globes Trotteurs deux solutions alternatives pour la sécurité en voiture: le gilet de sécurité voiture (Ridesafer) et le réhausseur de voyage gonflage (Bubble Bum). Nous n’avons pas testé, mais ces pistes me semblent vraiment intéressantes!

 

Les activités

Le gros des activités en Thaïlande est adapté aux enfants. Paradoxalement, nous profitons peu des plages qui demandent pas mal de surveillance et un constant combat contre une exposition dangereuse au soleil. Notre trio gagnant: parc naturels, ruines et animaux.

 

Il y a beaucoup de parcs naturels en Thaïlande, qui permettent de se balader dans des sentiers fréquentés et bien entretenus, avec donc un risque minoré de rencontrer des animaux suspects. On a cependant souvent l’occasion d’y observer une faune très variée (éléphants, singes, oiseaux, crocodiles, papillons…). L’ambiance des parcs nationaux est familiale et bon enfant. La fréquentation est principalement Thaï. On s’y sent bien.

A noter: prévoir au minimum de l’eau et des chaussures fermées pour les excursions.

 

Il y a beaucoup de ruines Khmer dans le centre et l’est du pays: Ayutthaya, Lopburi, Kampaeng Phet, Sukhothai, sud des provinces de Buriram, Surin et Sisaket… En dehors des sites les plus connus, beaucoup de ces lieux sont peu fréquentés, et l’on apprécie ces découvertes intimistes. Nos enfants aiment à pouvoir divaguer presque librement dans les vestiges, se plaisent à explorer des endroits vaguement mystérieux, et adorent grimper et sauter parmi les vielles pierres.

A noter: éviter les moments de grosse chaleur, dans la journée.

 

Les attractions avec des animaux sont très nombreuses en Thaïlande, et ont toujours beaucoup de succès. Spectacles ou balades avec des éléphants, fermes éducatives, tigres, crocodiles, serpents, singes… Les jardins zoologiques offrent souvent grande proximité avec les animaux. Nos enfants adorent nourrir les animaux de la ferme ou les éléphants.

A noter: bien surveiller les petits, car ils ont souvent la possibilité de voir les animaux de très très près.

Sur la question des animaux sauvages retenus en captivité pour le divertissement des touristes, subsiste tout de même une forte question d’éthique. Je tends personnellement à éviter de plus en plus souvent ces lieux, et réfléchis à la façon dont présenter ces problématiques aux enfants: comment leur faire découvrir de grands animaux sans pouvoir les leur montrer? Comment leur inculquer le respect des êtres vivants alors qu’on les voit malheureux et en captivité?… Je crois qu’il en va la de la réflexion intime de chacun, et la mienne est toujours en cours…

 

L’accueil

En Thaïlande, et encore plus avec des enfants. Vous serez bien accueillis. Il faut toutefois faire une distinction entre les zones les plus touristiques et les régions plus reculées. Aller dans un endroit touristique, c’est comme visiter Paris quand on est Chinois. C’est une valeur sûre, et l’environnement répond à un minimum syndical en termes d’intérêt, de beauté des sites, d’hébergement et d’accueil. Cela dit vous restez un touriste parmi d’autres, l’on vous fait des prix de touriste, et l’on vous propose des attractions de touristes. C’est un peu cher mais confortable pour un séjour pépère sur la plage.

Cependant à mon sens, c’est si vous avez l’occasion de sortir des zones balnéaires que vous pourrez découvrir les aspects les plus enchanteurs du pays, et en particulier des gens magnifiques. Il sera peut être difficile de trouver un steak frites, ou un interlocuteur anglophone… Mais on vous accueillera avec des sourires non feints, on se mettra en quatre pour vous, on fera tout pour mettre vos enfants à l’aise… Attendez-vous juste à ce que les vieilles Mamies (surtout) essayent –avec gentillesse- de toucher vos enfants… les gens sont curieux et ont le contact facile, ce qui ne plaît pas à tous les petits!

Astuce: dans les marchés ou autres lieux très fréquentés, j’installe souvent Petit Deux en porte-bébé ventral pour le protéger des mains baladeuses.

Un patre et ses boeufs en Thailande

 

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Prendre l’avion avec un bébé

Les longs voyages en avion sont une petite aventure, et encore plus avec un bébé. Mais en laissant de côté ses appréhensions pas forcement rationnelles, et surtout en s’organisant un peu, un vol avec un tres jeune enfant n’est pas bien compliqué.

Il n y a pas d’âge minimum pour prendre l’avion pour un bébé en bonne santé, mais il est généralement recommandé d’attendre une semaine après la naissance, et d’avoir fait les premiers vaccins. Pour les trajets internationaux hors Union Européenne, votre enfant aura de toute façon besoin de son propre passeport, qui demande généralement plusieurs semaines, pour être établi. Chez nous, Petit-Un a connu son premier vol à vingt-huit jours, et Petit-Deux a quatre mois.

A l'aeroport

 

Réserver un bassinet bébé avant le départ

Le bassinet est le petit panier dans lequel le bébé dormira pendant le vol. Il est fixé juste devant le siège des parents. Pour le décollage, l’atterrissage et en cas de turbulences, le bébé doit rejoindre les genoux de ses parents. Cet équipement rajoute un vrai confort au temps de vol: le bébé aura son « lit » et vous pourrez vous reposer les bras.

Le bassinet se réserve d’abord au pré-enregistrement Internet, 48 heures avant le vol. Au moment de l’enregistrement, pensez cependant à bien le rappeler au personnel de la compagnie. Selon les compagnies, il y a un poids, une taille et/ou un âge maximum pour avoir droit au bassinet. Si vous y tenez, vérifiez les conditions à l’avance, histoire de « raccourcir » votre enfant d’un ou deux centimètres au besoin, lorsqu’ on vous posera la question.

 

Bien réfléchir au contenu du bagage à main

Le bébé a droit à « son » bagage à main, en plus de celui du parent. Je trouve qu’il est plus efficace de séparer les affaires du bébé pour les avoir à portée de main très rapidement. Moins le bagage à main est volumineux, plus c’est pratique, mais gare à ne rien oublier d’essentiel. Point principal: ne pas lésiner sur les couches. Le vol détraque parfois le transit des petits… plusieurs fois, nous avons dû jeter quelques bodys irrécupérables et malodorants dans les toilettes d’avions ou d’aéroports. Prévoir donc aussi des vêtements de rechange, des mouchoirs et des lingettes en grand nombre -en l’espèce, je privilégie l’efficacité à l’écologie. Rajouter enfin du Doliprane enfant, qui existe maintenant en mini dosettes toutes légères: je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours pendant les trajets en avion que nos enfants faisaient de nouvelles dents et la gentille poussée de fièvre qui va avec…

On pensera bien sûr au Doudou. Pour les bébés non allaités, on n’oubliera pas biberons et/ou sucettes. Il y a souvent des petits pots fournis dans l’avion, mais pas toujours. Je prends donc généralement quelques gourdes de compote ou de soupe, qui évitent le transport et la manipulation de cuillères. A peu près tout le reste se trouve aisément durant le vol. Les boissons, les biscuits, petits pains et snacks sont soit en libre-service, soit s’obtiennent sur demande auprès du personnel de bord. On peut facilement solliciter des couvertures et coussins supplémentaires en cas de besoin

Coussin et couvertures

Poussette ou Porte-Bébé?

Selon les aéroports, la poussette va ou non jusqu’à la porte d’embarquement, et se récupère soit en descente de l’avion, soit avec les bagages -après la douane et avoir parcouru à pieds les dédales de couloirs de l’aéroport. A moins de bien connaitre les procédures des aéroports de départ et d’arrivée, je trouve qu’il est plus simple de planifier sans poussette que de se la voir retirée à un moment pas pratique. Chez nous, on met donc la poussette en bagage en soute et on compte sur les porte-bébés physiologiques, écharpes de portage et autres slings. Pour un tout petit, privilégier le sling ou l’écharpe, mais attention de savoir assez correctement manœuvrer la bête pour se sentir à son aise. Egalement en vol, un porte-bébé physiologique (ou autre écharpe) sera bien pratique, au cas où votre bébé ait besoin de ressentir le bercement de la marche. Je ne regrette jamais d’en avoir glissé un dans le bagage à main!

 

A l’aéroport

Arrivez en avance pour l’enregistrement des bagages. En cas de problème avec votre pré-enregistrement sur Internet, le personnel pourra rattraper le coup –et fera le maximum pour vous si vous avez des enfants – mais personne ne pourra plus vous aider si l’avion est déjà plein. Au moment de la confirmation des sièges, rappelez bien que vous aurez besoin d’un bassinet pour bébé.

A l’étape suivante,  je trouve toujours le contrôle de sécurité stressant, quand il faut faire vite et se déshabiller avec un bébé dans les pattes. D’ailleurs, le personnel n’est souvent pas aimable. Là on est contents ne n’avoir pas trop de bagages, pas de liquides, pas de ceinture, des chaussures plates qui ne sonnent pas… Pour éviter les liquides, on peut prendre des gourdes pour enfant vides, que l’on remplit au besoin, ou sinon acheter de l’eau après le passage sécurité.

Pour l’embarquement, les familles avec des bébés ou de très jeunes enfants ont la priorité pour entrer dans l’avion. N’hésitez pas: c’est bien plus pratique d’installer bagages et enfants tant que l’appareil est quasi vide.

Embarquement

 

Le décollage et l’atterrissage

Dans la plupart des compagnies, le personnel de bord vous fournira une ceinture bébé, qui permet d’attacher votre enfant sur les genoux, pour le décollage et l’atterrissage. Certaines compagnies estiment que la ceinture peut représenter un risque pour l’enfant (risque pour les os du bassin en cas de choc) et ne proposent pas de ceinture enfant. Je ne partage pas leur avis et estime qu’une chute représenterait un risque supérieur pour l’enfant. Dans ces cas-là, j’utilise un porte-bébé.

Au décollage et surtout à l’atterrissage, votre enfant est susceptible d’avoir mal aux oreilles à cause des variations de pression. La meilleure solution est faire téter votre enfant: biberon, sein ou sucette. Ces différentes solutions ont visiblement toutes fonctionné sur nos enfants. En tout cas, nous n’avons jamais rencontre ce type de douleurs.

 

Les activités en vol

A vingt-huit jours, Petit-Un a passé la moitié de son premier vol à observer le signe lumineux « no smoking », et l’autre moitié du vol à dormir. Le ronron de l’avion berce généralement bien, et même Petit-Deux, qui ne dormait jamais dans la vraie vie, a fait de belles siestes dans les airs.

Sur un vol long, la question des distractions devient problématique à partir du moment où l’enfant commence à savoir se déplacer. Un petit qui déambule sans arrêt dans les allées de l’avion est assez pénible pour les autres voyageurs. Il faut donc trouver à l’occuper autrement et gagner du temps. Les repas et le grignotage constituent un bon divertissement, avec des « découvertes » à répartir dans le temps: couverts, lingette parfumée, biscuits ou bout de pain… Un truc qui a bien marché chez nous c’était les céréales: une boite mini de Chocapics à grignoter a l’unité, ça dure vraiment longtemps!

Les boissons sont a disposition pendant les vols long courrier

Côte activités en tant que telles, le collage de gommettes fonctionne toujours très bien: nous utilisons pour cela les grosse gommettes rondes qui s’achètent par plaques et ne reviennent vraiment pas cher. Pensez aussi à de petites lectures si votre enfant aime ça. L’Ipad –ou autre écran- nous a également parfois dépannés: pour ces âges, on peut trouver quelques applications de musique ou comptines pour les tout-petits. Nous avons aussi une appli « Fireworks », que mon âme d enfant et moi-même apprécions autant que ma progéniture: il s’agit tout simplement de faire exploser des feux d’artifices en collant son doigt sur l’écran.

Dans les cas quasi désespérés, l’activité ultime, c’est d’aller changer la couche

 

Changer bébé en vol

Bien que petits, presque toutes les toilettes d’avion disposent de tables à langer. Le personnel de bord garde les cabines propres et je n’ai jamais rencontré de souci particulier. Plus encore, si votre petit a vraiment besoin de se rafraichir les idées, le change est une récréation à recommander.

Table a langer dans l avion

D’abord, on est tout seul dans les toilettes et on n’embête pas les autres voyageurs –à condition de ne pas faire ça dans les deux dernières heures du vol, quand tout le monde cherche à passer aux toilettes. Il y a plein de boutons et de petites portes, dans les toilettes, qui distribuent les serviettes douces pour se moucher, les serviettes rêches pour s’essuyer les mains, le papier WC en rouleau, le parfum, le savon… Il y a des voyants lumineux. Un miroir. On peut se laver les mains trois fois si le cœur nous en dit… Bref, ce n’est pas le paradis, mais une bouffée d’oxygène certaine, au cas où!

Toilettes de l'avion

 

Les compagnies où les enfants sont les bienvenus

Les compagnies d’Asie du Sud Est comme Thaï Airways et Malaysia Airlines sont vraiment très « Kids Friendly« . Le personnel de bord est plaisant et très arrangeant pour les enfants. Dans la mesure du possible, ils essayent toujours de trouver des sièges supplémentaires pour rendre le vol plus agréable. J’ai en revanche un moins bon souvenir de Vietnam Airlines, mais je ne sais plus pourquoi. Nous sommes peut être mal tombés.

On voyage bien aussi, avec un bébé, chez Air France, mais on sent les personnels de bord plus stressés et moins flexibles. Enceinte et avec deux enfants de deux ans et demi et quatre ans, on m’a refusé un embarquement prioritaire, car je n’avais plus de bébé de moins de deux ans. A prix égal, nous privilégions donc Thaï Airways.

En revanche lorsque nous habitions en Chine, nous évitions plutôt les compagnies chinoises, pour les long-courriers. Les personnels étaient certes très prévenants, mais les Chinois ont l’habitude de peu dormir, de beaucoup discuter, plaisanter, jouer aux cartes, se promener, manger (…) pendant les vols. En un mot, ces voyages étaient généralement bruyants et n’aidaient pas à la sérénité des enfants.

 

 

Vous penserez sûrement à d’autres trucs utiles à partager… Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus!

D’autre part, si vous avez des applis pas cher à recommander, et qui ont eu du succès auprès de vos enfants, je noterai vos idées avec plaisir… pour des tests en famille dès notre prochain voyage!

 

 

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