Khao Chamao et les p´tites jambes – Rayong

C’est dans le parc naturel de Khao Chamao que nous poursuivons le premier week-end « découverte » de Miss-Trois, notre petite dernière de douze jours tout juste.

Apres une première journée aux accents historiques et militaires, nous avions opté pour une fin de week-end orientée « nature ». Nous dormirons dans un bungalow de bois sombre, près de l’entrée du parc de Khao Chamao. De nos fenêtres, nous y observerons pousser des salades. Nous y téterons en écoutant les petits oiseaux. Et entre deux parties de ballon, les garçons feront ami-ami avec un énorme matou flegmatique, avant d’entamer une collection d’escargots.

 

L’incident

C’est le petit matin. Papa-Tout-Terrain a bouclé les valises dans le calme et la sérénité. Nous sommes prêts à partir en balade.

Notre Bungalow pres de Khao Chamao

On entend soudain un long hurlement animal. C’est Petit-Un. Entre deux râles, il s’obstine à essayer d’assommer son frère. Les deux protagonistes sont immédiatement retenus par le collet, séparés, puis ficelés dans leurs sièges auto. Ils ne bougeront plus. Il est urgent de trouver de quoi dépenser leur énergie. Nous partons. En route, nous menons l’enquête. Il s’avère que Petit-Deux a mordu le dos de son aîné pour une histoire un peu confuse d’escargots.

« Il ne faut jamais mordre son frère quand on est en colère! » On lui demande de présenter ses excuses. Vives protestations. Il marmonne finalement qu’il est désolé. Petit-Un beugle toujours pour la forme, avant de se ressaisir: « Bon, la prochaine fois tu pourras me griffer! ». Echange de regards interloqués entre les parents. Petit-Deux, intéressé, enchaîne: « Tu préfères que je te griffe, la prochaine fois? ». « Oui, reprend l’ainé, mais il ne faut jamais griffer les animaux! »

(De toute évidence, la rationalité adulte n’a pas à s’immiscer dans la logique de nos enfants. Cela dit, si quelqu’un comprend, toute explication -même freudienne- est la bienvenue.)

L’entente est revenue. A nouveau copains comme cochons, les deux frères reprennent le cours de leurs activités normales dans la voiture. A savoir entonner en cœur « On écrit sur les murs » pour la deux-mille-trois-cent-quarante-quatrième fois.

 

Le parc naturel de Khao Chamao

A l’écart des zones fortement touristiques, Khao Chamao comporte la dernière forêt primaire de la région. La végétation tropicale y prospère et l’environnement garde l’authenticité des contrées lointaines et inexplorées.

Des panneaux à l’entrée du parc et sur les routes alentour incitent automobilistes et visiteurs à garder leurs distances avec les éléphants sauvages. Alors que nous en avions vu plusieurs a Khao Yai, nous n’en n’avons pas croisés, ici. En revanche, nous avons vu un beau cobra traverser la route. Il était tellement énorme qu’un scooter a dû s’arrêter pour lui céder le passage.

Il existe peu de documentation en anglais sur le parc, peu fréquenté des étrangers. Au fil du temps, nous y avons découvert deux jolies balades et une grotte. Nous optons pour le chemin qui longe la Klong Pla Kang Waterfall.

Khao Chamao

Longeant de belles cascades poissonneuses au cœur de la forêt tropicale, les sentiers ont tendance à suinter l’humidité une bonne partie de l’année. Il faut donc bien se méfier des moustiques, qui prolifèrent souvent pendant la saison des pluies. Par ailleurs, les chemins, très abrupts en certains endroits, deviennent régulièrement glissants et plus difficilement praticables pour les jeunes enfants. Mieux vaut en tout cas être équipé de bonnes chaussures!

Pour cette fois, nous avons décidé de n’aller que jusque là ou nous mèneraient nos pieds, sans chercher à atteindre les cascades les plus hautes. C’est plus raisonnable et bien moins stressant: nous ferons dans le sportif une autre fois!

 

Départ d’expédition

Nous partons bien équipés: eau, anti moustiques, écharpe de portage, et même des vitamines pour remonter le moral des troupes à courtes pattes, au besoin.

Papa-Tout-Terrain a également acheté à l’entrée du parc deux énormes sacs de nourriture pour poissons. Les enfants sont ravis: il y a enfin un objectif sensé à cette balade!

Il est dix heures. Nous sommes complètement seuls, à l’exception de quelques rangers qui nous regardent passer, un peu interloqués de compter tant d’enfants, et si petits.

Balade a Khao Chamao

Il faut dire que notre cortège attire l’œil. A peine installée dans l’écharpe, Miss-Trois a eu faim. Empourprée, elle est justement en train d’exprimer toute son ire alors que nous dépassons les baraquements de l’entrée du parc. Egalement rouge et luisante de sueur, je me débats avec un pan d’écharpe pour modifier les nœuds et lancer la tétée. Au même moment, Papa-Tout-Terrain boucle un sprint victorieux et récupère enfin la perche a selfie subtilisée par Petit-Deux, pendant que Petit-Un transpire a grosses gouttes en trainant son kilos de nourriture pour poissons qu’il veut porter tout seul.

 

Dans la forêt tropicale

Au niveau de la première cascade, les visiteurs sont priés de laisser bouteilles et nourriture à la garde des rangers, pour éviter de polluer cet environnement préservé. C’est souvent le cas dans les parcs naturels de Thaïlande, qui sont par conséquent très propres. Quel plaisir de retrouver une nature saine et vivante!

(Dans la pratique, avec nos enfants en bas âge, on nous accorde presque toujours la possibilité de conserver une bouteille d’eau –moyennant caution ou non. La caution se récupère en montrant, au retour, que la bouteille d’eau n’a pas été abandonnée dans la nature… et s’il n’y a pas de caution, il faut bien entendu être digne de la confiance qui nous est accordée en rapportant soigneusement ses déchets.)

Passage a gue a Khao Chamao

Nous atteignons un joli passage à gué. Le cours d’eau est à sec mais la traversée de ce joli pont rustique enthousiasme les enfants. La forêt est touffue. Son air humide embaume les essences tropicales. Les bruits mousseux du cours d’eau tout proche nous bercent agréablement. Chaque fois que nous le pouvons, nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil à la cascade. Elle est limpide et très poissonneuse. Et les enfants n’attendent qu’une chose: pouvoir enfin nourrir les carpes! Nous avons le plus grand mal à canaliser leur impatience avec des excuses vaseuses: « Allons plus loin, les poissons sont plus gros et plus beaux, là-bas! »

 

Les petits poissons, dans l’eau…

Nous atteignons une petite cascade que nous connaissons bien pour nous y être déjà reposés. Dans notre souvenir, la difficulté du sentier augmentait ensuite. Nous nous arrêterons donc là pour aujourd’hui: place aux poissons!

On a nourri les poissons de Khao Chamao

Il faut descendre un talus rocheux et escarpé pour atteindre les rives du cours d’eau. Par chance, les enfants sont déjà bien rodés à ce type d’exercice et très disciplinés. Ils écoutent attentivement les explications de Papa-Tout-Terrain, quant au passage à emprunter. Ils savent tâter du pied les gros cailloux et les rochers, pour vérifier qu’ils ne sont ni glissants, ni instables. Dans les passages dangereux, ils obéissent strictement à notre voix et savent s’accroupir ou s’assoir dans un endroit sécurisé en attendant l’adulte qui les guidera. Nous sommes fiers de nos garçons, habiles et raisonnables.

La distribution de nourriture aux poissons est follement amusante. Les grosses carpes se précipitent toutes en même temps. Les plus intrépides et les plus gourmandes finissent même par ne plus toucher l’eau, tant elles sont soulevées par la masse immergée des autres poissons de la cascade. Elles éclaboussent allégrement les enfants de leurs queues frétillantes. L’eau est fraîche. On ne compte plus les joyeuses exclamations: « Ahhh! J’ai reçu une goutte! Papa, Maman, regardez ma goutte! »

On a nourri les poissons de Khao Chamao

Miss-Trois tête un peu avant d’être changée sur un gros caillou. Puis elle repart illico pour un bon somme, sur le cœur de sa Maman. Le bonheur tient à peu de choses, pour un tout petit bébé.

 

Les Thaïes amoureuses

De retour au parking, nous assistons au débarquement d’une vingtaine de jeunes mamies dynamiques et babillantes, qui s’extraient gaiement d’un mini bus. L’une d’elles avise Miss-Trois. Elle alerte le groupe. Tel un seul homme, toutes les dames se retournent et nous fixent. D’abord une, puis deux puis trois puis presque toutes lèvent le bras en notre direction, avec ce geste:

Coeur avec les doigts - Source: Pinterest

Ce n’est pas un signe satanique mais un symbole de cœur. Je m’en souviens très bien, une petite minette un peu fleur bleue du bureau me l’avait expliqué.

Plus hardie que les autres, une mamie à l’allure dynamique et au visage avenant s’approche de nous et demande l’âge de Miss-Trois dans un anglais timide, mais pas si hasardeux que ça. « Douze jours ». La dame retourne auprès de son groupe et diffuse l’information. Nous entendons fuser des « Oh » et des « Ah » stupéfiés. A la mode asiatique, quelques dames étouffent leurs rires étonnés en se cachant la bouche de la paume de leur main. D’autres mains se tendent avec des cœurs pleins les doigts. Puis nouveau conciliabule des curieuses.

La dame revient. « What is her name? » Miss-Trois à un nom inconnu aux bataillons thaïs et trop long pour être prononcé aisément. On répète. La dame bredouille un truc qui ne ressemble pas du tout et s’en retourne informer ses copines. On entend des cris d’allégresse. Encouragées par l’intrépidité de leur copine et par notre apparente inoffensivité, quatre ou cinq mamies supplémentaires viennent à nous. Elles admirent notre merveille. D’ailleurs, qui ne l’admirerait pas? J’apprécie leur délicatesse. Personne ne tente un geste pour toucher le bébé. On se sourit gentiment jusqu’à ce que Miss-Trois brise la sérénité des contemplations: il commence à faire faim!

 

Le lac Ban Khao Hin Dat

Quoi qu’il en soit, il est temps de rentrer. Nous aurons passé un beau week-end mais tenons à garder un rythme tout doux pour nos premières sorties à cinq.

Le Lac Ban Khao Hin Dat

Parce que nous sommes d’incorrigibles curieux, nous nous octroyons juste un dernier détour sur le lac Ban Khao Hin Dat, dont Papa-Tout-Terrain a découvert sur Internet d’extraordinaires photos de coucher de soleil. Egayé de pêcheurs du dimanche, parsemé d’ilots et ouvrant sur les magnifiques montagnes de Khao Chamao, le lac nous aura réservé une bien belle surprise. Il nous faudra à tout prix y revenir, un jour, à la nuit tombante!

Miss-Trois, la Cinquième « Tout-Terrain »

Le 30 août est arrivée notre tant attendue Miss-Trois.

De Tout-Terrain elle porte bien le nom. Une heure et demie après la rupture de la poche des eaux, à l’issue d’une course folle sur les autoroutes de Thaïlande, Miss-Trois a pointé le bout de son joli petit nez rose, pile poil quand nous sommes arrivés à la maternité.

Trois tours de cordon et une hémorragie plus tard, tout le monde va bien. Et nous pouvons confirmer l’excellence des établissements hospitaliers et des équipes soignantes en Thaïlande.

Doucement nous nous préparons pour bientôt à de nouvelles aventures en famille.

Pieds de Miss-Trois

Miss-Trois a reçu le vaccin BCG, à mon sens l’un des plus importants pour se balader en Asie.

Elle et moi faisons des tests « sling » et « écharpe » sur de petites sorties, pour se sentir à l’aise avant de plus longues excursions. Après Petit-Deux, Miss-Trois me semble si petite et légère! Il n’est pas évident pour moi de retrouver les réflexes d’installation d’un nouveau-né.

Prochain défi: la tétée en écharpe. Nous avons bien essayé jeudi en allant chercher les grands frères à l’école. Cela s’est soldé par un échec cuisant. Soit elle est trop haute, soit j’ai les seins trop courts. (Je penche pour la première version.) Elle est toute petiote… ça change mes repères! Nous recommencerons au calme.

En route pour l’aventure!

Papa-Tout-Terrain est au top de l’organisation. Il nous a mitonné un « sac de sortie nouveau-né » aux petits oignons ! Léger et compact, mais fonctionnel et complet !

Il est également parvenu –Dieu seul sait comment- à installer nos trois monstrueux sièges auto à l’arrière de la voiture. Tout est dans le concept d’emboitement. On ferme la porte gauche. On met Petit-Deux dans son siège, on arrime bien l’ensemble et on fait glisser au plus près de la porte. On met Miss-Trois dans sa nacelle, on attache le tout et on fait glisser au plus près de Petit-Deux. On répète enfin l’opération avec Petit-Un et son rehausseur, qu’on tasse bien contre Miss-Trois. On vérifie que tous les membres des enfants sont à l’intérieur, avant de claquer vigoureusement la porte droite, et le tour est joué !

Main de Miss-Trois

Les trajets en voiture sont pleins de gaieté. Petit-Un et Petit-Deux testent en ce moment l’intégralité de leur répertoire de berceuses sur leur petite sœur. Et aussi « I like to move it move it » parce qu’ils l’ont apprise en cours de musique à l’école.

Vers de nouveaux horizons…

Car les deux grand frères sont bien sûr de tout cœur avec nous dans cette nouvelle aventure, et ont hâte de faire découvrir leurs endroits préférés à Miss-Trois. Ainsi, dès le soir de notre retour de la maternité, Petit-Un est allé déterrer le lit-bébé de voyage et nous a demandé quand on pourrait aller à l’hôtel pour l’essayer. Petit-Deux quant à lui s’est promis d’apprendre à la nouvelle venue comment utiliser les ascenseurs. Il se projette avec emphase dans de grandes envolées lyriques: « Ouiiiii! Avec tous les boutooooooons! »

Certes, un bébé présente certaines limites qu’ils n’avaient pas vraiment envisagées. Petit-Un est un peu déçu de ne pas pouvoir balader sa sœur sur ses épaules, comme il l’espérait, « parce qu’elle est toute petite, tu sais! » Il se rattrape en choisissant pour elle « la plus belle couche » à chaque change. Petit-Deux pour sa part s’est grandement étonné de ce que sa petite sœur ne lui répondait pas. « Elle est trop petite: elle ne sait pas encore parler. » Stupéfaction. « Quoi, elle ne parle même pas Thaïlandais? »

Famille Tout-Terrain

Tous les cinq, nous regardons maintenant vers les mêmes horizons. De belles découvertes. Des rencontres pleines d’humanité. Des aventures qui nous feront grandir, tous ensemble.

8 bonnes raisons d’allaiter en voyage

Pour ceux qui me connaissent un peu, je suis une Maman allaitante convaincue, quoi que je n’en parle pas tant que ça. A mon sens, allaiter est un choix intime, et il n’est pas évident pour moi de lever le voile sur ce pan personnel de mes relations avec bébé. Bref, j’ai toujours apprécié d’allaiter en voyage, un peu partout, en Chine, en Malaisie, en Thaïlande, en Indonésie, en France, au Vietnam, en balade, sur des plages, sur des bateaux, sur des lits, des canapés, des matelas, des tapis, dans des musées, des taxis, des ascenseurs, des tuk-tuks, des marchés… à peu près n’importe où, où nos pas nous ont portés, avec nos marmailloux.

Petit-Trois suivra bientôt le même chemin, je l’espère, pour de nouveaux moments de complicité partagés! Et au-delà des bienfaits de l’allaitement maternel, un bébé qui tête en voyage, c’est non seulement très pratique, mais aussi l’occasion de rencontres et d’échanges sympas! Petit florilège de toutes les bonnes raisons de téter par monts et par vaux…

 

Tetee dans le parc naturel de Khao Laem Ya

 

1. Rien faire: tout est prêt

Besoin de téter? Pouf, un bébé, un sein, et c’est prêt! Rien à réchauffer, rien à préparer, rien à laver! L’allaitement maternel est l’arme ultime de qui veut voyager léger!

 

2. Un petit casse-croute, toujours à porte de main

On s’est perdus en route et on est en retard? On n’a pas pris assez d’eau en balade? Le magasin de la dernière chance est fermé? Des fourmis ont grignoté tout le goûter? Besoin d’une solution de secours?… Pas de soucis, sans aucune logistique préalable, une petite tétée peut vous sauver la mise!

 

3. Moins de risques de déshydratation (pour les bébés non diversifiés)

Par temps chaud, un bébé allaité à la demande sait gérer ses besoins d’hydratation. Le lait de début de tétée hydrate, et sa composition devient de plus en plus nourrissante au fil de l’allaitement. Par grande chaleur, un nourrisson demandera donc le sein plus fréquemment, mais pour des tétées plus courtes: faites-lui confiance!

 

4. Idéal pour les enfants malades ou patraques

Les changements du voyage ont détraqué l’estomac de bébé? Il est patraque ou déboussolé et ne veut plus manger? Ou pire, même plus boire? Une bonne tétée est digeste et rassurante, et permet souvent de repartir du bon pied!

 

5. Limiter les douleurs d’oreilles liées aux variations de pression en avion

Pour le décollage et l’atterrissage, mettez bébé au sein! La succion permettra de soulager l’inconfort ou les douleurs aux oreilles qu’il pourrait ressentir, à cause des variations de pression.

(Pour les Maman qui n’allaitent pas, un bon biberon marche aussi.)

 

6. Contre les petits maux du quotidien…

Un petit eczéma ou des rougeurs à cause de la chaleur? Un nez un peu bouché ou des yeux qui commencent à couler? Quelques gouttes de lait maternel dans les yeux, le nez ou sur la peau peuvent apaiser des débuts de conjonctivite, de rhinite ou les petites irritations de bébé!

 

7. Un peu de réconfort dans des contextes inconnus

Bébé n’est pas serein dans un environnement qu’il ne connaît pas? Trop de stimulations l’ont excité ou angoissé? Rien de tel qu’une petite tétée pour l’apaiser! Tout contre Maman, il retrouve des odeurs connues, il caresse un grain de peau familier, il est à l’écart du bruit et du mouvement, et s’apaise en un clin d’œil.

 

8. L’occasion de jolies rencontres

Une vieille Chinoise de Xi’an… Elle m’a taillé la bavette et raconté que son fils, le grand et fort beau gars qui travaille là-bas, elle l’a allaité jusqu’à trois ans, et que surtout, je dois faire téter mon bébé le plus longtemps possible, pour qu’il devienne grand et fort comme ça…

Une jeune femme Thaï, frêle et timide, dans un magasin de meubles de Chiang Mai… Elle m’a invitée à m’assoir à ses côtés pour une tétée « en double … Et son sourire, et ses yeux brillants de fierté, alors qu’elle me présentait, son premier fils, de quelques jours seulement…

Un serveur aux gestes maladroits, dans un grand restaurant de Shanghai… Il nous a apporté une couverture, de peur que Petit-Un et moi ne nous refroidissions…

 

Allaiter en voyage, ce n’est pas plus compliqué qu’à la maison, et surtout, me semble-t-il, c’est la solution la plus simple, logistiquement parlant. Tentez le coup, allez-y, et laissez-vous aller… Rien n’empêche de changer d’avis si ça ne vous convient pas, car finalement, c’est entre votre bébé et vous que tout se joue!

 

Questions Pratiques – Allaiter en Voyage…

  • Allaiter publiquement n’est pas acceptable dans toutes les cultures. Les capes d’allaitement proposent une alternative pratique pour allaiter presque partout, et en toute discrétion.
  • Certaines Mamans ont besoin d’un minimum d’intimité pour allaiter… glissez un paréo ou un grand châle dans votre sac de change… c’est toujours pratique pour une tête inopinée, ou pour changer des petites fesses à l’improviste
  • Les slings, porte-bébés (physio) et autres écharpes sont des alliés de choix pour les tétées de voyage. Plus besoin même de s’arrêter: bébé sera comblé sans même interrompre les activités des plus grands!

 

Logo de La Leche League
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Comment protéger bébé par fortes chaleurs

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Revue des points essentiels pour protéger son bébé ou son enfant de la chaleur, à la maison comme en voyage. Adoptez les bons comportements et sachez reconnaître les signes d’alerte en cas de coup de chaleur!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Bien hydrater bébé est primordial, par temps chaud
  • Les activités à l’extérieur par fortes températures
  • Quid du portage par fortes chaleurs?
  • S’organiser en intérieur, quand il fait chaud
  • Comment habiller bébé par fortes chaleurs
  • Bébé a trop chaud: les signes d’alerte
 Comment protéger bébé par fortes chaleurs – Télécharger en PDF

 

Fiche Pratique – Comment protéger bébé par fortes chaleurs

On recommande de conserver la chambre de bébé entre 18 et 20 degrés. Mais voilà, vous habitez dans un pays chaud, vous êtes en voyage sous les tropiques, ou alors c’est tout simplement l’été à la maison! Il y a de quoi se faire des nœuds au cerveau, d’autant qu’il est souvent carrément impossible –et impensable- d’espérer faire redescendre la température!

Pas de panique, des tas de bébés et d’enfants vivent et grandissent très bien dans les zones tropicales et subtropicales. Les températures préconisées en France sont surtout des repères pour s’orienter en hiver –et prévenir des risques liés aux pièces surchauffées.

Pour l’été ou sous des climats chauds, il importe surtout d’éviter les écarts de température trop importants entre intérieur et extérieur. En parallèle, surveillez toujours la température corporelle de bébé et veillez à ce qu’il ne se déshydrate pas.

 

Cette Fiche Pratique rappelle les principales règles à suivre, en cas de fortes chaleurs, pour sécuriser votre bébé ou votre enfant à la maison comme dans ses activités en extérieur, en se centrant en particulier sur les problématiques récurrentes de l’hydratation, l’habillement, et le portage.

 

Comment protéger bébé par fortes chaleurs – Télécharger en PDF

 

Cette Fiche Pratique vous a servi? Vous avez des questions? Vous souhaitez l’enrichir?… Laissez vos témoignages en commentaire!

 

Balade en Thailande par temps chaud

 

 


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Prendre l’avion avec un bébé

Les longs voyages en avion sont une petite aventure, et encore plus avec un bébé. Mais en laissant de côté ses appréhensions pas forcement rationnelles, et surtout en s’organisant un peu, un vol avec un tres jeune enfant n’est pas bien compliqué.

Il n y a pas d’âge minimum pour prendre l’avion pour un bébé en bonne santé, mais il est généralement recommandé d’attendre une semaine après la naissance, et d’avoir fait les premiers vaccins. Pour les trajets internationaux hors Union Européenne, votre enfant aura de toute façon besoin de son propre passeport, qui demande généralement plusieurs semaines, pour être établi. Chez nous, Petit-Un a connu son premier vol à vingt-huit jours, et Petit-Deux a quatre mois.

A l'aeroport

 

Réserver un bassinet bébé avant le départ

Le bassinet est le petit panier dans lequel le bébé dormira pendant le vol. Il est fixé juste devant le siège des parents. Pour le décollage, l’atterrissage et en cas de turbulences, le bébé doit rejoindre les genoux de ses parents. Cet équipement rajoute un vrai confort au temps de vol: le bébé aura son « lit » et vous pourrez vous reposer les bras.

Le bassinet se réserve d’abord au pré-enregistrement Internet, 48 heures avant le vol. Au moment de l’enregistrement, pensez cependant à bien le rappeler au personnel de la compagnie. Selon les compagnies, il y a un poids, une taille et/ou un âge maximum pour avoir droit au bassinet. Si vous y tenez, vérifiez les conditions à l’avance, histoire de « raccourcir » votre enfant d’un ou deux centimètres au besoin, lorsqu’ on vous posera la question.

 

Bien réfléchir au contenu du bagage à main

Le bébé a droit à « son » bagage à main, en plus de celui du parent. Je trouve qu’il est plus efficace de séparer les affaires du bébé pour les avoir à portée de main très rapidement. Moins le bagage à main est volumineux, plus c’est pratique, mais gare à ne rien oublier d’essentiel. Point principal: ne pas lésiner sur les couches. Le vol détraque parfois le transit des petits… plusieurs fois, nous avons dû jeter quelques bodys irrécupérables et malodorants dans les toilettes d’avions ou d’aéroports. Prévoir donc aussi des vêtements de rechange, des mouchoirs et des lingettes en grand nombre -en l’espèce, je privilégie l’efficacité à l’écologie. Rajouter enfin du Doliprane enfant, qui existe maintenant en mini dosettes toutes légères: je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours pendant les trajets en avion que nos enfants faisaient de nouvelles dents et la gentille poussée de fièvre qui va avec…

On pensera bien sûr au Doudou. Pour les bébés non allaités, on n’oubliera pas biberons et/ou sucettes. Il y a souvent des petits pots fournis dans l’avion, mais pas toujours. Je prends donc généralement quelques gourdes de compote ou de soupe, qui évitent le transport et la manipulation de cuillères. A peu près tout le reste se trouve aisément durant le vol. Les boissons, les biscuits, petits pains et snacks sont soit en libre-service, soit s’obtiennent sur demande auprès du personnel de bord. On peut facilement solliciter des couvertures et coussins supplémentaires en cas de besoin

Coussin et couvertures

Poussette ou Porte-Bébé?

Selon les aéroports, la poussette va ou non jusqu’à la porte d’embarquement, et se récupère soit en descente de l’avion, soit avec les bagages -après la douane et avoir parcouru à pieds les dédales de couloirs de l’aéroport. A moins de bien connaitre les procédures des aéroports de départ et d’arrivée, je trouve qu’il est plus simple de planifier sans poussette que de se la voir retirée à un moment pas pratique. Chez nous, on met donc la poussette en bagage en soute et on compte sur les porte-bébés physiologiques, écharpes de portage et autres slings. Pour un tout petit, privilégier le sling ou l’écharpe, mais attention de savoir assez correctement manœuvrer la bête pour se sentir à son aise. Egalement en vol, un porte-bébé physiologique (ou autre écharpe) sera bien pratique, au cas où votre bébé ait besoin de ressentir le bercement de la marche. Je ne regrette jamais d’en avoir glissé un dans le bagage à main!

 

A l’aéroport

Arrivez en avance pour l’enregistrement des bagages. En cas de problème avec votre pré-enregistrement sur Internet, le personnel pourra rattraper le coup –et fera le maximum pour vous si vous avez des enfants – mais personne ne pourra plus vous aider si l’avion est déjà plein. Au moment de la confirmation des sièges, rappelez bien que vous aurez besoin d’un bassinet pour bébé.

A l’étape suivante,  je trouve toujours le contrôle de sécurité stressant, quand il faut faire vite et se déshabiller avec un bébé dans les pattes. D’ailleurs, le personnel n’est souvent pas aimable. Là on est contents ne n’avoir pas trop de bagages, pas de liquides, pas de ceinture, des chaussures plates qui ne sonnent pas… Pour éviter les liquides, on peut prendre des gourdes pour enfant vides, que l’on remplit au besoin, ou sinon acheter de l’eau après le passage sécurité.

Pour l’embarquement, les familles avec des bébés ou de très jeunes enfants ont la priorité pour entrer dans l’avion. N’hésitez pas: c’est bien plus pratique d’installer bagages et enfants tant que l’appareil est quasi vide.

Embarquement

 

Le décollage et l’atterrissage

Dans la plupart des compagnies, le personnel de bord vous fournira une ceinture bébé, qui permet d’attacher votre enfant sur les genoux, pour le décollage et l’atterrissage. Certaines compagnies estiment que la ceinture peut représenter un risque pour l’enfant (risque pour les os du bassin en cas de choc) et ne proposent pas de ceinture enfant. Je ne partage pas leur avis et estime qu’une chute représenterait un risque supérieur pour l’enfant. Dans ces cas-là, j’utilise un porte-bébé.

Au décollage et surtout à l’atterrissage, votre enfant est susceptible d’avoir mal aux oreilles à cause des variations de pression. La meilleure solution est faire téter votre enfant: biberon, sein ou sucette. Ces différentes solutions ont visiblement toutes fonctionné sur nos enfants. En tout cas, nous n’avons jamais rencontre ce type de douleurs.

 

Les activités en vol

A vingt-huit jours, Petit-Un a passé la moitié de son premier vol à observer le signe lumineux « no smoking », et l’autre moitié du vol à dormir. Le ronron de l’avion berce généralement bien, et même Petit-Deux, qui ne dormait jamais dans la vraie vie, a fait de belles siestes dans les airs.

Sur un vol long, la question des distractions devient problématique à partir du moment où l’enfant commence à savoir se déplacer. Un petit qui déambule sans arrêt dans les allées de l’avion est assez pénible pour les autres voyageurs. Il faut donc trouver à l’occuper autrement et gagner du temps. Les repas et le grignotage constituent un bon divertissement, avec des « découvertes » à répartir dans le temps: couverts, lingette parfumée, biscuits ou bout de pain… Un truc qui a bien marché chez nous c’était les céréales: une boite mini de Chocapics à grignoter a l’unité, ça dure vraiment longtemps!

Les boissons sont a disposition pendant les vols long courrier

Côte activités en tant que telles, le collage de gommettes fonctionne toujours très bien: nous utilisons pour cela les grosse gommettes rondes qui s’achètent par plaques et ne reviennent vraiment pas cher. Pensez aussi à de petites lectures si votre enfant aime ça. L’Ipad –ou autre écran- nous a également parfois dépannés: pour ces âges, on peut trouver quelques applications de musique ou comptines pour les tout-petits. Nous avons aussi une appli « Fireworks », que mon âme d enfant et moi-même apprécions autant que ma progéniture: il s’agit tout simplement de faire exploser des feux d’artifices en collant son doigt sur l’écran.

Dans les cas quasi désespérés, l’activité ultime, c’est d’aller changer la couche

 

Changer bébé en vol

Bien que petits, presque toutes les toilettes d’avion disposent de tables à langer. Le personnel de bord garde les cabines propres et je n’ai jamais rencontré de souci particulier. Plus encore, si votre petit a vraiment besoin de se rafraichir les idées, le change est une récréation à recommander.

Table a langer dans l avion

D’abord, on est tout seul dans les toilettes et on n’embête pas les autres voyageurs –à condition de ne pas faire ça dans les deux dernières heures du vol, quand tout le monde cherche à passer aux toilettes. Il y a plein de boutons et de petites portes, dans les toilettes, qui distribuent les serviettes douces pour se moucher, les serviettes rêches pour s’essuyer les mains, le papier WC en rouleau, le parfum, le savon… Il y a des voyants lumineux. Un miroir. On peut se laver les mains trois fois si le cœur nous en dit… Bref, ce n’est pas le paradis, mais une bouffée d’oxygène certaine, au cas où!

Toilettes de l'avion

 

Les compagnies où les enfants sont les bienvenus

Les compagnies d’Asie du Sud Est comme Thaï Airways et Malaysia Airlines sont vraiment très « Kids Friendly« . Le personnel de bord est plaisant et très arrangeant pour les enfants. Dans la mesure du possible, ils essayent toujours de trouver des sièges supplémentaires pour rendre le vol plus agréable. J’ai en revanche un moins bon souvenir de Vietnam Airlines, mais je ne sais plus pourquoi. Nous sommes peut être mal tombés.

On voyage bien aussi, avec un bébé, chez Air France, mais on sent les personnels de bord plus stressés et moins flexibles. Enceinte et avec deux enfants de deux ans et demi et quatre ans, on m’a refusé un embarquement prioritaire, car je n’avais plus de bébé de moins de deux ans. A prix égal, nous privilégions donc Thaï Airways.

En revanche lorsque nous habitions en Chine, nous évitions plutôt les compagnies chinoises, pour les long-courriers. Les personnels étaient certes très prévenants, mais les Chinois ont l’habitude de peu dormir, de beaucoup discuter, plaisanter, jouer aux cartes, se promener, manger (…) pendant les vols. En un mot, ces voyages étaient généralement bruyants et n’aidaient pas à la sérénité des enfants.

 

 

Vous penserez sûrement à d’autres trucs utiles à partager… Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus!

D’autre part, si vous avez des applis pas cher à recommander, et qui ont eu du succès auprès de vos enfants, je noterai vos idées avec plaisir… pour des tests en famille dès notre prochain voyage!

 

 

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