Le parc national de Pha Taem ou comment j’ai douté, puis recru en l’humanité

Je suis généralement d’un naturel paisible et agréable. Mais par une curieuse tournure d’esprit, j’ai la contrariété persistante.

Le parc national de Pha Taem, nous l’avons visité il y a six mois maintenant. Nous l’avons adoré. Pour ses peintures rupestres si bien conservées. Pour ses paysages accidentés, sa terre rouge et ses résineux centenaires. Mais j’y ai été fort agacée, aussi, si bien que cinq brouillons plus tard, j’ai toujours un mal de chien à pondre ce billet.

 

Les racines de la colère

A l’origine de mon mécontentement, une broutille. La Thaïlande pratique un système de double prix, à destination des étrangers. On demande généralement à ces derniers de payer les billets d’entrée cinq à dix fois plus cher que les locaux. Considérons que c’est une forme d’impôt progressif. On l’accepte. Sauf que ce jour-là, la Ranger de l’entrée a voulu faire du zèle. Malgré la gratuite affichée pour les enfants de moins de trois ans, elle a exigé un billet pour Miss-Trois. Elle nous a accuse de resquiller. (Ben oui, on a déguisé notre enfant de six mois en bébé pour éviter de payer pour elle, c’est évident!) Elle nous a traités avec le pire mépris, et en public en plus. C’était il y a six mois et j’en bous encore de colère…

Parc National de Pha Taem

« On s’en va! », j’ai dit à Papa-Tout-Terrain. Mais il m’a fait remarquer qu’on venait de faire mille cinq cent bornes pour voir ce parc et qu’on n’y reviendrait pas forcément. Vu comme ça… J’ai consenti à entrer. Après un regard de tueur en direction de la Ranger. Ca ne mange pas de pain.

 

Où le soleil écrase le parc national de Pha Taem

Nous voilà donc dans la magnifique réserve de Pha Team, à la frontière d’avec le Laos. A deux pas du Mékong qui a sculpté, au fil des siècles, un paysage géologique de failles et de belles falaises ocres. Le parking est à même le rocher, sur un promontoire plein d’ornières et de cuvettes rocailleuses. C’est beau.

Le soleil du matin écrase l’esplanade de ses rayons. D’après le thermomètre de la voiture, il fait déjà 45°. Nous apercevons quelques familles en fin de balade. Ils ont des têtes de merguez en fin de vie. Nous allons avoir chaud. Nous nous équipons pour la circonstance. Des panneaux indiquent une balade de quatre kilomètres. Aux vues des conditions climatiques, nous n’irons certainement pas au bout.

Dans ma tête, je suis en train de rédiger un mail à l’office des parcs nationaux de Thaïlande. Les choses n’en resteront pas là avec cette Ranger. Elle a été d’une grossièreté inacceptable!

On croise des hommes préhistoriques. Des faux. Enfin de vrais gens déguisés en faux hommes préhistoriques. L’intention est bonne mais tout cloche un peu. L’un a trop chaud et sa perruque sous le bras. L’autre fait une soupe de feuilles dans une demi noix de coco. Qu’il sert dans les gobelets de plastique Ikea bleu fluo. Un jardinier en tongs fatiguées s’est tapé l’incruste et fume une clope ramollie avec ses potes primitifs. Il se donne bonne conscience, en alimentant le feu de menues brindilles.

 

La fabuleuse découverte des peintures rupestres

La promenade s’enfonce dans le flanc de la falaise, à l’ombre de conifères géants qui sentent bon la forêt. Nous arrivons rapidement aux premières peintures rupestres.

Les dessins sur la roche ont été incroyablement préservés, depuis la préhistoire. La falaise forme un toit naturel qui les a gardés du temps et des intempéries pendant plus de trois mille ans. Je me demande comment les peintres de jadis ont pu atteindre de telles hauteurs. Faute d’explications en anglais, nous supposerons que le Mékong a, depuis, creusé la falaise, par érosion hydraulique.

Peintures Rupestres du parc national de Pha Taem

Et si j’écrivais à la police du tourisme, plutôt… Je prépare mentalement un nouveau courrier. Ne pas oublier de joindre une copie scannée des billets… Elle nous a traités comme des brigands, en plus!

Le deuxième ensemble des peintures rupestres est encore plus riche et plus foisonnant. C’est vraiment très émouvant de retrouver ici les traces d’hommes et de femmes qui nous ont précédés de plusieurs millénaires. Nous nous amusons à repérer les formes et les symboles, avec les enfants. On distingue des contours de mains, des silhouettes humaines, ainsi que de nombreux animaux: des poissons, des tortues et même un éléphant!

Peintures Rupestres du parc national de Pha Taem - elephant

C’est magnifique et passionnant. Nous sommes enchantés. L’ombre fait un peu oublier la touffeur des lieux. Les enfants marchent bien. Et la balade n’est somme toute pas très difficile. Nous poursuivons jusqu’au troisième groupe de fresques. Elles aussi sont à couper le souffle. D’après la carte, nous avons largement dépassé la moitié de la randonnée! C’est une très bonne nouvelle: nous irons jusqu’au bout sans problème!

Peintures Rupestres du parc national de Pha Taem

 

Où l’échelle est déterminante

Dans les hauteurs de la falaise, nous observons les rayons de miel de ruches sauvages. On dirait qu’ici les années passent sans donner prise au temps. On imagine sans peine le relief et la végétation dans lesquels évoluaient nos lointains ancêtres. Quel environnement enchanteur!… et pourtant si hostile, aussi…

Ma contrariété de m’a pas quittée. Je râle toujours intérieurement. Je pourrais contacter l’ambassade de France, même… C’est une question de principe, après tout. Et j’ai des principes. Je reprends mon mail mental à zéro…

Mais nous voilà déjà au quatrième et dernier groupe de peintures rupestres. D’après la carte, nous avons presque atteint le terme de notre visite! Les enfants ont été très courageux et ont très bien marché! Plus que quelques encablures de falaise à remonter et nous aurons presque retrouvé la voiture! Ca tire un peu la langue, dans les rangs, mais on en voit le bout…

Parc National de Pha Taem

Arrivés en haut, c’est la douche froide. Un nouveau panneau nous signale qu’on est à peine à la moitié du chemin, en fait. Et il n’y a plus de forêt. Juste la falaise et le soleil écrasant. On reprend la carte. Elle n’est pas à l’échelle. Pas du tout du tout. Crotte! Avec les enfants, il nous faudra sûrement une petite heure de marche, et en plein soleil!

Il nous reste heureusement beaucoup d’eau. Alors nous nous asseyons à l’abri d’un petit kiosque pour reprendre courage avant cette fin de balade, qui risque bien d’être éreintante.

 

Le sauvetage miraculeux

Nous sommes bientôt rejoints par une grande famille thaïe, qui a visiblement eu la même idée. Ils sont bien une quinzaine, dont une bonne moitié d’enfants. Sans doute profitent-ils des congés de Songkran pour se retrouver et se promener dans leur région d’origine. Ils sont drôlement bien équipés: ils ont même des bacs à glaçon pour rafraîchir leur eau! Et ils ont même la gentillesse de nous en proposer.

Une mère de famille est particulièrement intéressée par nos enfants. Par bonheur, ils sont tous de bon poil et se laissent volontiers aller au jeu des selfies. Puis on échange quelques mots, dans les limites de mon thaï indigent. Les sexes et âges des enfants. Notre nationalité. Bref, les informations de première nécessité. Autant se détendre en faisant un brin de causette et laisser les enfants se reposer un peu avant l’effort à venir.

Parc National de Pha Taem

Un pick-up surgit soudain de nulle part, dans un nuage de poussière ocre, et vient s’arrêter pile poil devant nous. C’est pour nos amis de kiosque! Ca alors! Ils sont vraiment bien organisés! Nous ne savions même pas qu’un chemin menait jusque là! Et en même temps, ces gens-là ont un avantage certain sur nous, puisqu’ils sont du coin.

Courtoisement, la dame avec qui je papotais propose de nous ramener. Poliment, je refuse. (Des fois je suis trop polie, je crois.) Mais elle insiste. Sa gentille semble sérieuse. Ils vont nous tirer une belle épine du pied! On s’entasse alors tous dans le pick-up, à la mode locale. Je suis invitée en cabine, parce qu’il y a la clim, pour Miss-Trois. (Bénit soit ce bébé!) Nous y entrerons à sept! Sept personnes, auxquelles il faut rajouter la bonne dizaine de la remorque, bien sur!

Dans le pick-up qui nous a sauves

 

Et tout est bien qui finit bien!

Le chemin du retour est rapide, lorsqu’on est motorisé. Ca devise et ça papote. Je ressors mon histoire à une autre dame qui ne l’avait pas entendue. Je toute façons, je ne peux pas tellement raconter autre chose: je suis à sec, niveau vocabulaire!

Rendus à bon port, nous remercions chaleureusement nos sauveurs!

…Et pour ma part, cette jolie rencontre m’en a presque fait pardonner à ma Ranger véreuse, à propos de laquelle je n’ai finalement jamais écrit de courrier!…

Erection géologique en forme de champignon - Parc National de Pha Taem

Sur le chemin du retour, une érection géologique en forme de champignon, qui fait également la renommée du parc national de Pha Taem.

 


La Parc National de Pha Taem en pratique

  • Coordonnées GPS: 15.399114, 105.508269
  • Ouvert tous les jours de 6h à 18h. Possibilité de dormir sur place.
  • Le ticket adulte pour les étrangers coûte 400 THB. Le ticket pour les enfants de plus de 3 ans est de 200 THB.
  • La promenade d’observation des peintures rupestres fait quatre kilomètres. Nous avons parcouru la partie « intéressante » en prenant notre temps, en une heure et demie environ. Il restait deux kilomètres de sentier à plat que nous n’avons pas emprunté.
  • Prévoyez de l’eau, des chapeaux et des chaussures correctes: il y a du dénivelé et la fin du sentier n’est pas ombragée.

Le temple du fond de la grotte – Tham Khao Prathun Bureau of Monks

Nous avons entendu parler d’un drôle de temple, aux confins de la province de Rayong. Ce temple du fond de la grotte, on ne l’atteint que par bateau. Plus encore, ce temple, on ne le découvre qu’au terme de la traversée d’une grotte marine.

Tôt levés, nous renouons vite avec les habitudes de nos week-ends: direction les sombres montagnes du nord de Rayong. Leurs formes abruptes témoignent d’un passé géologique torturé. Inhospitalières, touffues, infranchissables et souvent vierges, encore, de toute présence humaine. Certes, cette région ne ressemble pas à la Thaïlande des cartes postales. Elle est si belle, pourtant, que l’on y revient toujours.

 

Une balade dominicale pour les familles

La route sillonne entre les plantations d’hévéas, comme il y en a plein la région. Parce que les inondations et le climat tropical ne sont pas les amis du cantonnier, quelques plaques de goudron subsistent entre les nids de poule.

On arrive. Nous attendions un lieu intimiste et coupé du monde. Mais déception: c’est plein de voitures. Un garde nous fait nous garer dans un parking sillonné de tranchées boueuses. Nous sommes entourés de pick-up locaux et de voitures antiques. Les gens du coin sont venus en famille élargie, pour passer ensemble du bon temps, peut-être la journée. Ce sera l’occasion aussi de prêter ses respects aux divinités des lieux.

En Asie, on a la fibre commerciale. Un petit marché s’est improvisé entre le parking et le temple. L’odeur des douceurs locales nous chatouille les narines. Bien vaillants ceux qui résistent!

1 - Tham Khao Prathun Bureau of Monks - Le temple du fond de la grotte

Un premier sanctuaire est niché dans un repli de la paroi anthracite. Quelques pas plus loin, un attroupement. C’est le départ des bateaux, pour le temple du fond de la grotte. Je devrais dire des baquets, plutôt. C’est dans ces drôles de bassines que le pèlerin sera poussé et dirigé par des moussaillons immergés jusqu’à l’épaule. Les visiteurs se pressent dans un désordre organisé, que nous peinons à décrypter.

2 - Tham Khao Prathun Bureau of Monks - Le temple du fond de la grotte

Tout le monde est très occupé. Un vieux monsieur qui crie régulièrement dans un haut-parleur nous fait signe de retourner en arrière. Il nous faut des tickets. Pas d’anglophone, pas de panneaux. Nous tournons un peu. Une vieille dévote nous délivre finalement les précieux sésames. Il n’y a pas de prix. L’on verse son obole dans une urne destinée au temple.

Dans la confusion, Petit-Deux a décrété qu’il ne voulait plus prendre le bateau. Il n’aime pas les grottes, d’ailleurs. Les bateaux non plus. Et il a mal au genou.

 

L’aventure du bateau

On retrouve l’homme au haut-parleur. Ses invectives sont des numéros. On a le « 59 », il s’agit de prêter l’oreille! Je laisse Papa-Tout-Terrain se dépatouiller avec Petit-Deux. D’abord, il est bien plus persuasif que moi, et en plus il ne sait pas compter en thaï. C’est ça le travail d’équipe!…

4 - Tham Khao Prathun Bureau of Monks - Le temple du fond de la grotte

Une dame me tape sur l’épaule. Elle aussi a un bébé à la main. On compare. Mon modèle de un an, est plus grand que le sien, qui n’a que huit mois. On se flatte mutuellement. Puis elle a l’idée de faire faire « Hi five! » aux bambins. C’est facile comme tout, bien sûr. Les bébés voient tout de suite ce qu’on attend d’eux et sont enthousiastes. Ils ont la main molle et le regard fuyant. Petit simulacre: « Oh, c’est trop mignon »… Crotte, on en est déjà au numéro « 56 ». Re-crotte, une autre dame attend derrière avec un autre bébé à comparer. On échange quelques gouzis-gouzis gentils. Ca va être à nous… Fausse alerte, ils ont perdu le numéro « 52 ». Ca y est! Cette fois-ci, c’est à nous!

Il n’y a pas une seconde à perdre, tel un seul homme, la famille Tout-Terrain se rue sur l’embarcation. Le capitaine du baquet en reste interloqué. Ca tangue un peu. Le monsieur du haut-parleur dit des trucs. Mais on ne comprend rien. On découvre alors que la deuxième dame au bébé parle anglais. Elle nous explique alors gentiment la marche à suivre: baisser la tête et ne pas toucher la roche. Elle nous montre aussi un type en chaussettes et en habits de cycliste. C’est son mari. Il prévoit de rejoindre à pied le temple du fond de la grotte. Pendant qu’on papote, ca mitraille sévère, tout autour. Ce n’est pas tous les jours que l’on doit voir une famille d’étrangers par ici.

Le temple du fond de la grotte: voyage au centre de la terre

Le bateau s’enfonce maintenant dans les profondeurs de la terre. La faille dans laquelle nous nous engageons n’est ni large ni haute. Elle résonne du bruit des bateleurs et des rires de leurs passagers. Dans une atmosphère bon-enfant, un peu mystique, mais somme toute enjouée. J’ai envie de jouer à Pince-mi et Pince-moi, dans ma tête. C’est exactement le bateau que je m’étais toujours imaginé!

5 - Tham Khao Prathun Bureau of Monks - Le temple du fond de la grotte

La traversée n’est pas très longue. Bien vite, nous débouchons de l’autre côté, dans un temple complètement entouré de rochers à pic. Ce n’est plus une grotte en tant que telle mais une cachette inviolable, une sorte de gouffre au cœur de la montagne. Loin, très haut derrière les rochers, on distingue quelques pans de ciel bleu.

L’atmosphère est étouffante d’humidité.

3 - Tham Khao Prathun Bureau of Monks - Le temple du fond de la grotte

Les familles s’égaient en direction des différents autels. Prêtent leurs respects à Bouddha et à quelques divinités animistes. Beaucoup se sont habillés pour l’occasion. Certains portent encore les couleurs du deuil, en l’honneur du feu roi Bhumibol. D’autres ont choisi de « s’assortir » avec leurs amis ou leurs proches. On se photographie, on se selfie. En prières ou en offrandes. Ou avec Miss-Trois et ses boucles dorées, qui sont l’objet de toutes les curiosités.

Dans les renforts des parois, de nombreuses cavités naturelles ont été converties en chapelles. Certaines sont très profondes, et magnifiques de dentelles géologiques. Toutes suintent l’humidité. Le sol est recouvert d’une glaise visqueuse et luisante. (Nous compterons quelques chutes dans nos rangs.) Les roches dégouttent. C’est beau. C’est impressionnant. Ca a quelque chose de magique.

6 - Tham Khao Prathun Bureau of Monks - Le temple du fond de la grotte

 

Le petit marché de Tham Khao Prathun

Sur le chemin du retour, nous cédons finalement aux odeurs alléchantes qui s’échappent du petit marché. Saucisses thaïes, salade de papaye, petit pains à la vapeur, brochettes de porc caramélisées, riz gluant et fruits frais nous composeront un excellent déjeuner aux saveurs locales.

7 - La vieille dame aux dents rouges de noix de betel

Une Mamie aux dents rouges de noix de bétel s’est entichée de Miss-Trois. Elle la promène d’éventaire en éventaire, la présentant à ses copines vendeuses. Auprès de l’une de ses connaissances, elle négocie un esquimau artisanal. Je retiens son geste: Miss-Trois n’est encore qu’un bébé, tout de même…

 

Flâneries dans un autre « temple-grotte »

Nous reprenons la route en direction d’un sanctuaire voisin, repéré par Papa-Tout-Terrain. Le Wat Tham Wattana Mongkon est lui aussi dissimulé dans une cuvette au milieu d’un pic de roche sombre. On y accède via une arche monumentale dans la paroi.

8 - Wat Tham Wattana Mongkon

Le relief et les couleurs y sont à couper le souffle. Non loin, de petits ponts en dos d’âne enjambent un joli cours d’eau. Quelques singes juchés sur la falaise nous observent d’en haut. Malheureusement, tout est désert. Pas de fidèles, pas de prières. C’est beau, mais il nous semble que les lieux manquent un peu de ce petit supplément d’âme…

La balade au temple du fond de la grotte a laissé de grandes traces de boues sur nos chaussures. Sur le chemin du retour, Petit-Deux s’active pour nettoyer les siennes: il déteste avoir les pieds sales. Petit-Un astique plus mollement, surtout parce qu’on lui a demandé de le faire. On l’entend soudain s’exclamer. Dans un rugissement de fierté, il montre à son frère: « Regarde! J’ai des chaussures en 32 ans! » Admiration non feinte. Sourire complice des parents.

 

 

Le Tham Khao Prathun Bureau of Monks en pratique

  • Coordonnées GPS: 13.123835, 101.597555
  • L’entrée est libre. On fait une offrande de son choix au moment où l’on demande le ticket pour prendre le bateau de la grotte marine
  • Le temple est d’accès libre, il n’y a donc pas d’horaires. Malgré tout, gardez en mémoire que les activités en Thaïlande ne commencent souvent pas très tôt, et ne finissent généralement pas très tard. Il me semble raisonnable de penser qu’entre 10h30 et 16h, on trouvera des personnes pour conduire les bateaux.
  • Compter 1h30 à 2h pour la visite, en comprenant le temps d’attente pour le bateau. L’attente en soi est un moment d’observation très vivant et intéressant.

 

Le Wat Tham Wattana Mongkon en pratique

  • Coordonnées GPS: 13.095763, 101.607254
  • L’accès au temple est libre.
  • Comptez entre vingt et trente minutes pour vous imprégner des lieux et de leur atmosphère.

 

Où l’on cueille des insectes au parc de Kaeng Tana

A Ubon Ratchathani, Petit-Deux est littéralement tombé en amour pour notre hôtel, le V Hôtel, un hôtel très ordinaire au demeurant. Mais songez un peu, c’est lui qui l’avait choisi, personnellement (avec moi), quand nous avions fait des réservations du voyage! Je n’avais pas tellement eu le choix, d’ailleurs, vu qu’il me tournait alors autour comme une grosse mouche collante. Par dessus mon épaule, il avait avisé des photos du lobby: « Mais, c’est un ascenseur! » On avait alors dû repasser ensemble image par image, et en agrandissant, les vues à 360 degrés de la réception, pour bien confirmer l’affaire. C’était bon. Il y avait bien un ascenseur. Nous avions trouvé l’hôtel de ses rêves!

Le V Hôtel date d’il y a sept semaines, maintenant, mais cet endroit, Petit-Deux ne l’a pas oublié. Alors que nous construisions hier un ascenseur en Legos (oui, oui, toujours), notre cadet s’est écrié: « Attention, on ne fait pas un ascenseur n’importe comment! Je veux un ascenseur de six étages! Comme celui de mon hôtel! Tu sais, le V Hôtel! »

(Et non, je n’ai eu ni assez de patience ni assez de pièces de Lego pour construire les six étages.)

 

Une histoire de gongs

Bref, nous partons ce jour-là pour le parc national de Kaeng Tana, à deux pas du Laos. Nous comptons y voir de beaux panoramas sur le Mun, la rivière qui le traverse. Songkran oblige, les routes sont très embouteillées. Las de circuler à une allure d’escargot sur une nationale sans intérêt, nous obliquons sur des chemins de traverse. Nous n’irons pas plus vite mais au moins, la route sera belle!

Nous passons devant un magasin de gongs. Les mêmes que ceux des temples. C’est la première fois qu’on voit ça en Thaïlande. C’est très amusant, c’est là que les moines doivent s’approvisionner. Deux cent mètres plus tard, une nouvelle échoppe, avec gongs et tambours. Puis une autre et une autre encore. En arrière-cour, on distingue des ateliers. Les pièces, petites et grandes y sont travaillées et peintes à la main!

1 - Chez le marchand de gongs

C’en est trop pour nous! Impossible de résister! Nous pénétrons timidement dans l’une des boutiques, qui ressemble en fait à un grand hangar. Nous ne savons pas si les touristes sont les bienvenus, vu qu’il s’agit d’objets religieux… Mais business is business en Asie, et n’importe quel acheteur est accueilli les bras ouverts.

Les prix affichés nous semblent élevés. C’est sûrement parce que les institutions bouddhistes sont souvent très riches, en Thaïlande. Papa-Tout-Terrain et Petit-Un testent le son de chaque instrument. Les gros leur plaisent beaucoup mais ne sont pas facile à transporter. Ils n’aiment pas la sonorité des petits. On change de magasin. Cette fois-ci les décorations peintes ne sont pas assez fines. A la troisième boutique, ils trouveront finalement l’élu.

Voici donc l’histoire du gong que vous aviez vu dans ce billet. Il trône aujourd’hui dans notre cuisine, et sert à battre le rappel, à l’heure des repas.

 

Ballade sur les ponts suspendus de Kaeng Tana

Le parc national se targue de posséder les ponts suspendus les plus longs d’Issan. Ils seront l’objet de notre première balade. Mon vertige ne s’est pas arrangé depuis les hauteurs de Khao Phra Wihan, alors je serre un peu les dents, et surtout la main de Petit-Deux qui me dit ne pas m’inquiéter. Qu’il me retiendra très fort si je tombe.

2 - Pont suspendu de Keang Tana

Effectivement, le pont est long. La vue est belle sur le Mun mais j’en profite peu. On arrive enfin au bout. Il fait très chaud, et le soleil est de plomb. Heureusement que Papa-Tout-Terrain a emporté trois litres d’eau: d’un trait, nous en buvons la moitié! Nous nous auto-congratulons d’avoir appris à Miss-Trois à boire à la bouteille, à six mois, car nous avons encore oublié son gobelet.

3 - Peche aux insectes

Quelques centaines de mètres plus loin, nous tombons sur un curieux attroupement. Deux vieux messieurs du coin, entourés d’une demi-douzaine de petits enfants, sont en train de pêcher des sortes de cigales dans les arbres. Pour ce faire, ils enduisent de longs bambous d’une pâte collante qu’ils approchent de l’insecte afin de l’engluer. La suite est assez cruelle, puisqu’ils arrachent les ailes des animaux, qu’ils collectent ensuite dans un panier. Ils nous montrent qu’on peut manger les ailes. Et aussi les cigales (vivantes… pouah!). Celles du panier, ils les rapporteront à la maison pour les frire.

4 - Ils ont attrappe des cigales

Nous poursuivons la balade et atteignons le second pont. Nous n’irons que jusqu’à mi-chemin pour la vue. Le soleil tape dur, et nous craignons pour les enfants. Nous terminons nos réserves d’eau sur le chemin du retour et retrouvons avec plaisir la fraîcheur dans la voiture.

5 - Peche aux insectes

 

Nouvelle descente ébouriffante vers la grotte de Pra

Nous nous arrêtons pour une pause déjeuner, et achetons du riz gluant et du poulet grillé à un vieux couple de locaux. Juste à côté de nous, ils ont étalé une nappe à même le sol, où se restaurent leurs petits enfants, dont ils ont sûrement la garde pour les vacances scolaires. Nous avons le même menu, mais les bambins sont bien plus adroits que nous pour rouler entre leurs doigts les boulettes de riz gluants qu’ils enfournent ensuite, sans autre forme de procès.

C’est parti pour une deuxième balade. Petit-Deux gémit qu’il a trop chaud, trop mal aux pieds, et qu’il ne pourra pas aller plus loin. On le motive en jouant au super héros. On active la force 1, puis la force 2, puis la force 86… Il accélère courageusement et oublie un peu sa fatigue.

6 - Balade de nos super heros

Nous arrivons presque à la grotte. Il ne reste qu’à descendre le long de la paroi rocheuse pour pouvoir l’admirer. Horreur, une fois de plus c’est très à pic. Et pour couronner le tout, il s’agit d’escaliers naturels, irréguliers au possible. On se tâte et devant l’enthousiasme de Petit-Un, on finit par y aller. Ca descend, c’est humide, c’est terreux, c’est cabossé, et les enfants adorent. C’est l’aventure! Ils sont d’excellents randonneurs, mais surtout extrêmement disciplinés dans les endroits qui peuvent devenir dangereux. Ils s’en sortent comme des chefs et nous arrivons atteignons vite notre but. La grotte ne présente aucun intérêt, mais la muraille naturelle, tapissée de racines et de lianes, est magnifique. A travers les feuilles des arbres tropicaux, on devine le Mun, qui glisse juste un peu en contrebas.

7 - Pres de la grotte de Pra

 

Baisse de régime

Il fait très humide et très chaud, alors nous ne nous éternisons pas. Le retour au point de départ est difficile. Cette fois-ci Petit-Deux n’est plus motivé du tout et ne veut plus avancer. Le pauvre n’a que quatre ans. Physiquement, ce n’est pas facile pour lui. En plus d’en avoir assez, il n’a pas la langue dans sa poche. Il ne fait que râler et dépense sans doute quatre fois plus d’énergie via ses cordes vocales que par l’usage qu’il fait de ses pieds.

8 - Balade dans le parc national de Kaeng Tana

Petit-Un en revanche fait preuve d’une endurance et d’une régularité singulières. Il est rare que l’on ne l’entende se plaindre, et il ne s’arrête jamais. Nous espérons tout de même qu’il tiendra le coup, car nous avons encore prévu une dernière balade pour aujourd’hui, et ce devrait être la plus belle…

9 - Balade dans le parc national de Kaeng Tana

 

Les incroyables rives du Mun

Parce que nous anticipons quelques réticences des garçons quant à la suite du programme, nous décidons d’acheter boissons et fruits frais, que nous dégusterons sur les bords du Mun, notre ultime étape. La zone n’est pas ombragée, aussi attendions nous que le soleil ne soit plus à son zénith pour la visiter.

Parc National de Kaeng Tana

La balade commence plutôt bien, cela dit. Un système de pompes et de tuyaux d’arrosages percés arrose et rafraîchit les visiteurs en début de circuit. Fous rires et éclaboussures. Très vite, il n’y a plus de sentier. Juste des rochers érodés, troués et percés, qui longent les rives de la rivière. Nos enfants, ascendants chèvres, s’en donnent à cœur joie et sautillent de cailloux en cailloux. Même pour les adultes c’est follement amusant!

10 - Vue sur le Mekong dans le parc national de Kaeng Tana

Nous sommes à la fin de la saison sèche. Le niveau de l’eau est au plus bas. De forts courants se brisent pourtant contre les rives rocheuses. Un peu plus loin, là où le Mun est plus paisible, quelques locaux se baignent en famille. Malgré les regards suppliants des enfants, nous ne tenterons pas l’aventure, car nous ne sommes pas capables d’estimer le danger.

11 - Vue sur le Mekong dans le parc national de Kaeng Tana

Nous aurons adoré notre visite du parc national de Kaeng Tana, pour ses belles balades et ses panoramas magnifiques sur le Mun. De façon très surprenante par ailleurs, le parc était presque désert. Nous avons pu profiter des lieux en toute quiétude, et en garderons de magnifiques souvenirs.

0 - Cascadeurs au parc national de Kaeng Tana

 

Paisible soirée sur les rives du Mékong

Cerise sur le gâteau, nous avions réservé pour la nuit un très joli hôtel sur les bords du Mékong. La vue était envoûtante. Nous en avons profité royalement, un mojito à la main, pendant que les enfants s’ébattaient dans la piscine avec un petit Léo de passage. Petit-Un, qui n’avait rencontré de Léo jusqu’alors, a passé la soirée à l’appeler « thé-au-lait ». Le cerveau des enfants a parfois des connections que l’adulte peine à comprendre.

12 - Hotel sur les berges du Mekong

Nous avons enchaîné sur un délicieux dîner, avec coucher de soleil sur le fleuve. Fait unique au cours de ce voyage, le restaurant était même équipé d’une chaise bébé pour Miss-Trois! (Sans harnais. On ne peut pas tout avoir. Dans ces cas-là, c’est comme en mer, on garde toujours une main pour le bateau… euh, pour le bébé.) Bref, j’ai mangé d’une main, mais le genou libre, et ça fait un bien fou!

Chaises-bebe en Thailande

A la table d’à côté, un jeune couple de Thaïs a longuement louché sur nos enfants avant de s’approcher, et nous en complimenter avec ravissement. « Dites bonjour les enfants! » « Cot, cot, cot!… » S’exclame Petit-Un. J’ai envie de rentrer sous terre. On enchaîne, l’air de rien… « You look like chicken! » s’exclame soudain Petit-Un. Ca y est, on est morts de honte. En même temps c’est vrai que nos deux interlocuteurs ont tous deux un tee-shirt jaune, et assorti. On essaye de noyer le poisson et heureusement les plats arrivent. Ca fait diversion. Le jeune couple s’apprête à prendre congé. « Bye bye chicken! », tonitrue Petit-Un. On lui donne des coups de pieds sur la table. Alors la jeune femme se met à bouger les bras… enfin les ailes et répond: « Cot, cot, coooot! Bye-bye! Cooot!!! », puis se repart tranquillement en tortillant des plumes-arrières, tel un gallinacée.

Un instant, j’ai cru être devenue folle.

13 - Coucher de soleil sur le Mekong

 

 

Le parc National de Kaeng Tana en pratique

  • Coordonnées GPS de l’entrée: 15.265773, 105.482485
  • Prix adulte: 400 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents. Nos enfants ont été exemptés de billet. (C’est souvent du cas par cas pour les enfants)
  • Nous avons identifié trois balades dans le parc: (1) La balade des deux ponts suspendu sur la rivière Mun – compter 2 kilomètres aller-retour. (2) La promenade jusqu’à la grotte de Pra (2 km aller retour) qui peut se poursuivre jusqu’à un Rock Garden (rajouter 1 km aller-retour). (3) La balade le long des rives du Mun, pour le panorama. Il n’y a pas de sentier balisé mais l’on peut suivre facilement la rive sur environ 500 mètres.
  • Nous avons été surpris par la faible densité de l’ombre, dans le parc. Les végétaux y sont différents des forets tropicales où nous nous promenons souvent. Pensez à bien vous équiper de chapeaux, de crème solaire et d’eau.

 

 

Grottes sacrées du nord de Rayong

Pour motiver les enfants, on leur a dit qu’on allait visiter les grottes de La Chasse à l’Ours. On ne les a pas motivés du tout, en fait. On leur a fait super peur et ils voulaient rentrer à la maison. Il a fallu tout reprendre depuis le début. On a bien expliqué qu’il n’y avait pas d’ours en Thaïlande. (Internet m’a par la suite révélé le contraire, mais j’ai menti en toute bonne foi.) Que les ours vivaient aux Etats-Unis et au Canada. Mais que la Thaïlande avait de très belles grottes et qu’il serait dommage de louper ça!

1 - Nord de la Province de Rayong

Résultat des courses, les enfants veulent maintenant visiter les Etats-Unis et le Canada.

 

Grottes sacrées de Thailande

Nous sommes au nord est de la province de Chonburi, une région peu courue des touristes. Nous ne croiserons d’ailleurs absolument personne sur ces sites, en dehors d’une poignée de moines résidents, d’une meute de singes et de quelques hirondelles.

2 - La grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

La Thaïlande compte plus de cinq milles grottes répertoriées, mais on estime qu’il en existe au moins le triple. Les grottes sont considérées comme des lieux sacrés par les bouddhistes. Des temples sont fréquemment érigés aux alentours, et il n’est pas rare de trouver autels et offrandes dans les cavités du rocher, pour apaiser les esprits des lieux.

 

La grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

Comme il est d’usage de le faire avec certains arbres sacrés et vénérables, des stalactites ont été entourées de guirlandes, de tissus colorés et couvertes à la feuille d’or par les pèlerins qui s’y recueillent. Le bouddhisme thaïlandais porte souvent en lui des accents d’animisme et de paganisme archaïques que je trouve très touchants.

3 - Stalactite sacree de la grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

Papa-Tout-Terrain profite de l’occasion pour organiser une petite leçon sur les stalacTites et les stalagMites. Celles qui Tombent et celles qui Montent. Petit-Un est captivé. Le cours magistral est suivi d’une interrogation orale: « Alors, qu’est-ce que ca fait une stalagMite? »… « Euh… Ca fait des cailloux! » Ca n’est pas si faux.

4 - Stalactite ou stalagmite...

Nous sommes au cœur de la jungle tropicale. La végétation luxuriante ne parvient pas à atténuer la touffeur des lieux. Des ombres noires volettent de-ci de-là, et profitent de la fraîcheur relative des cavités. Nous les prenons d’abord pour des chauves-souris, avant d’identifier des hirondelles. Sans doute sont-elles de passage, car nous sommes en pleine saison des migrations.

5 - La grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

Papa-Tout-Terrain avise une énorme stalactite qui s’est détachée de la paroi. Il l’escalade avec les deux garçons.

6 - La grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

Le rocher est gigantesque et a dû faire un bruit du tonnerre au moment de sa chute. Il y avait peut-être des dinosaures dans le coin, ce jour là. (Oui, il y a eu des dinosaures en Thaïlande. Et même des très gros.) On se sent tout petit, en perspective.

7 - La grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

De l’autre cote de la route, le temple de Khao Hat Yot respire le calme et la sérénité, tapi contre une montagne qui semble presque menaçante. Les lieux sont déserts, à l’exception de quelques moines en train de déjeuner. On a vraiment l’impression d’être en dehors du monde, en ces lieux. La sensation est très étonnante.

8 - Wat Khao Ha Yot

 

La grotte de Khao Cha-Ang Ha Yot

  • Coordonnées GPS: 13.161505, 101.597503
  • L’entrée est libre: pas de tickets ni d’horaires d’ouverture. Les lieux sont à visiter en journée.
  • La grotte est très facile d’accès. Il y a un parking en contrebas. Il suffit de franchir un petit pont puis de grimper une trentaine de marches pour accéder aux premiers autels dans la roche. Munissez-vous de bonnes chaussures car le sol peut être glissant.

 

En deuxième étape, Papa-Tout-Terrain a repéré de belles grottes dans la montagne Cha-Ang. C’est affreusement mal indiqué en anglais comme en thaï. On les trouve en divers endroits sur les cartes, surtout là où elles ne sont pas. Bref, nous tournons beaucoup en rond, avant de tomber sur un joli monastère, dont les cellules des moines sont charmantes, bien que très modestes.

9 - Cellules des moines bouddhistes

Les moines aussi sont charmants. Ils expliquent des tas de trucs à Papa-Tout-Terrain qui ne comprend rien, sauf qu’on n’est pas au bon endroit.

Pendant ce temps là, j’ai droit à mon heure de gloire devant une famille locale ébahie. Miss-Trois sur la hanche, les fesses en l’air, la tête en bas, je me bats pour réparer le désastre qu’a fait Petit-Deux en mangeant un onigini (un sushi triangulaire) dans la voiture. Alors que je reprends avec dignité ma place de copilote, sous les éclats de rires joyeux, Papa-Tout-Terrain me suggère de demander notre route à ces autochtones hilares. « Je crois qu’ils t’aiment bien… » « Ca va pas la tête! »

Guidés par le hasard, nous reprenons vers le nord, tombons sur un autre temple, en traversons l’enceinte et arrivons au pied d’un escalier immense qui conduit à un autel dans le rocher. Nous tentons notre chance et découvrons deux vastes grottes cachées dans les plis de la paroi. C’est justement ce qu’on cherchait!

 

La grotte de Wat Khao Cha-Ang

Nous pénétrons dans les deux cathédrales communicantes. Hélas, les moines ont un peu bétonné et électrifié ce magnifique cadre, pour donner socles et éclairages à leurs statues de Bouddha. Ils ont même installé un gros ventilateur rouillé en plein milieu, pour des raisons pratiques évidentes.

10 - La grottes de Wat Khao Cha-Ang

Bref, en plus d’une mauvaise luminosité, j’ai toutes les peines du monde à faire une photo correcte des lieux, qui sont néanmoins très jolis. Là où le regard arrive à faire abstraction de quelques éléments moches, j’ai l’impression de les voir énormes et clignotants au milieu de mes photos.

Un peu plus loin, les enfants découvrent des cloches sacrées sur lesquelles ils s’empressent de frapper les trois coups qui doivent leur porter chance.

11 - Cloches sacrees dans la grottes de Wat Khao Cha-Ang

(Ce n’est pas forcément évident sur la photo, mais Petit-Deux tape bien sur une cloche et non sur son frère.)

12 - Singes autour de la grottes de Wat Khao Cha-Ang

De retour à la voiture, nous y repérons un singe en train de bronzer tranquillement sur le capot. Ou de faire la sieste. En regardant plus attentivement, nous lui trouvons vite des tas de copains. Comme en de nombreux temples, une horde de singes peuple le Wat Khao Cha-Ang. Considérés comme des animaux sacrés, ils y sont nourris par les fidèles et les moines.

 

La grotte de Wat Khao Cha-Ang

  • Coordonnées GPS: 13.199996, 101.581785
  • L’entrée est libre: pas de tickets ni d’horaires d’ouverture. Les lieux sont à visiter en journée.
  • On accède a la grotte par un escalier a pic que l’on découvre après avoir traverse l’ensemble du complexe du temple. Il y a cinq minutes d’ascension pour arriver aux grottes.

 

 

 

Le Faux Pas – Plages de Rayong

Je ne me moque pas. C’est juste un faux pas. Mais on a bien le droit de rigoler un p’tit peu, quand même… Waha haha haha hahaha! Bon, attendez une seconde que je recouvre mes esprits…

 

Le projet

On part pour un joli week-end en famille. Un week-end calme dans une région loin de tout. La nature, la jungle, le chant des oiseaux.

L’hôtel est si reculé qu’il y a une heure de route jusqu’au restaurant le plus proche. Du coup, on s’est préparé un pique-nique royal. Et un petit déjeuner aussi. On a même pris des ballons et des buts pour jouer au foot. Et des poteaux pour jouer au rugby.

Nous sommes à peine partis que du fond de la caisse, les sardines nous rebattent déjà les oreilles: « Quand-est-ce qu’on pourra manger le pique-nique? » « T’as bien pris MES chips, hein? » « Je pourrai manger tout le jambon tout seul? » « Quant-est-ce qu’on mange? » « Gniii!!! » (Ca c’est Princesse-Punk qui ne sait pas parler mais adore manger.)

Nous montons la musique pour faire revenir le calme. « Pop See Ko » a un gros succès ces temps-ci. C’est hautement intellectuel alors ça met tout le monde d’accord.

 

Le Faux Pas

On approche du but. Le jour est encore jeune. Tant mieux, nous pourrons profiter du joli bungalow en bois traditionnel, (de ses moustiques) et du vert jardin de jungle tropicale.

Soudain, le visage de Papa-Tout-Terrain s’obscurcit en un air soucieux. « On est le combien? » Sans attendre ma réponse, il s’arrête sur le bord de la route en un crissement de pneus et compulse frénétiquement son téléphone. Il n’a pas l’air de rigoler. Même Pop See Ko s’arrête de chanter.

« C’est pas le bon jour. »

Effectivement, il a réservé l’hôtel à une date aléatoire sans aucun rapport avec notre week-end. Ca me donne drôlement envie de rire. (Mais je me retiens, vu sa tête.) D’habitude, ce genre de dysfonctionnements relève plutôt de ma compétence. Voyez plutôt, j’ai même réussi à louper la rentrée scolaire cette année!

Et puis c’est bête, mais les grains de sable dans notre organisation m’amusent follement. On va pouvoir dormir à la belle-étoile? Etre recueillis par les bergers et leur troupeau de yaks? Construire une cabane en bambou dans le repli d’un rocher et faire un feu de joie pour tenir les tigres éloignés ? (Il reste quelques tigres à l’état sauvage en Thaïlande). C’est infiniment romantique!

 

La réparation

« Quand est-ce que je pourrai avoir mon hamburger? » coupe Petit-Un, soudain inquiet. « Non, pardon. Quand-est ce que je pourrai avoir mon han-bour-gueur, s’il vous plait? » Il a bien compris la gravité de la situation. La formule de politesse est certes un peu opportuniste. Mais j’apprécie l’effort qu’il fait pour imiter mon accent français. Et dire qu’il n’y voit pas (encore) malice, le bougre!

Papa-Tout-Terrain tapote fébrilement sur son Smartphone. « C’est bon, j’ai un autre hôtel! » C’est en plein centre-ville. Dommagepour la grotte et les yaks. (Il n’y a d’ailleurs pas de yaks en Thaïlande.) Petit-Deux en revanche est fou de joie: il y a même un ascenseur avec des boutons!

Quant à notre pique-nique, c’est finalement sur les belles plages de la province de Rayong que nous le dégusterons, entre deux parties de foot et un magnifique coucher de soleil. Les enfants ont été si conquis qu’ils souhaitent déjà réitérer l’aventure…

Le Faux Pas - Plage de Rayong

 

… Et en bonus, puisque nous n’avons pas pu annuler la réservation initiale, elle sera l’occasion d’une nouvelle balade en famille pour bientôt! C’est à se demander si Papa-Tout-Terrain ne l’a pas fait exprès!…

 

Le Faux Pas - Plage de Rayong

Le Faux Pas - Plage de Rayong

Le Faux Pas - Plage de Rayong

Poilades et tracas de la saison des pluies

Chez nous en Thaïlande c’est le pic de la saison humide. Pendant deux mois, elle nous offre presque quotidiennement de vraies belles pluies de compétition! Au premier orage, l’eau monte si vite qu’elle transforme en un clin d’œil les rues animées en rivières grondantes. La végétation vivace et luxuriante remplace les herbes jaunes et sèches du printemps. Et l’herbe croît si vite que les jardiniers ont bien du mal à tenir le rythme! Voici par exemple le champ face à ma fenêtre, deux semaines après le dernier passage du tracteur-tondeuse:

Vegetation pendant la saison des pluies - Thailande

Je commence par vous raconter ma vie. Allez, ca me fait plaisir!… Mais si vous cherchez des infos plus factuelles pour préparer un voyage en Thaïlande vous pouvez sauter à la fin de l’article. (Je ne le prendrai pas mal.)

 

« Que d’eau, que d’eau » comme disait le très inspiré président Mac Mahon

Dans la Thaïlande rurale, les anciens étaient malins: ils bâtissaient sur pilotis. Les habitations étaient ainsi protégées des nuisibles et des crues soudaines. En revanche, effet de mode ou effet de coût, les quartiers urbains et périurbains ont principalement été construits dans des styles occidentaux. Pire encore, de nombreuses zones industrielles et parfois résidentielles ont été développées sur des marécages. Du coup, tout de suite, ça inonde vite!

D’inondations, en coupures d’électricité, en routes bloquées, la saison des pluies désorganise le quotidien. C’est parfois irritant. Mais comme en France par temps de neige, il y a aussi un peu d’inattendu et d’excitation pas tout à fait désagréables. Ce sont des jours où tout le monde y va de sa photo sur Facebook et Instagram. Qui les pieds dans l eau, le portail dans l’eau, le scooter dans l’eau, la voiture dans l’eau…

Facebook public de Firzty Shawatida Kuptawatin

Bon, on arrive avec deux heures de retard au bureau. Et on sait qu’il nous faudra cinq heures pour rentrer le soir. Mais c’est l’occasion de discuter à celui qui aura la plus longue (de route) la plus profonde (de flaque) ou la plus mouillée (de maison).

Pour changer un peu, je vous fais un « top » de mes contrariétés et de mes petits plaisirs, par ces temps humides…

 

Top 1 – J’aime pas – Avoir des enfants exécrables

L’humidité oscille entre 80% et 90%. La température avoisine les 35 degrés. Il pleut chaque jour. Et certaines années, on ne voit pas le soleil de deux semaines entières. Nécessairement, les sorties des enfants sont limitées au strict minimum. Et, ca tape un peu sur les nerfs quand on a cinq ans et qu’on a envie de faire un foot avec les copains. Soyons clairs, ce n’est pas le moment ou les enfants sont les plus adorables!

 

Top 1 – J’aime – Courir dans les flaques

C’est presque inavouable mais un bel orage tropical me redonne toujours une âme d’enfant. Il m’est difficile de résister au plaisir de courir sous la pluie chaude et de sauter à pieds joints dans les trous d’eau!

J’ai encore succombé ce week-end, moitié par délice, moitié par nécessité car on était en retard… et vu le regard médusé des gardes qui m’observaient, j’imagine que ma satisfaction était plutôt visible.

Inondations - Saison des pluies en Thailande

 

Top 2 – J’aime pas – Sentir le moisi

Avec des niveaux d’humidité qui battent tous les records, impossible de faire sécher le linge! On laisse tomber les langes et les couches lavables de Miss-Trois, on reporte les lessives, on relave ce qui sent vraiment trop mauvais et parfois même, on est bien obligé de porter ce qui sent juste un peu le moisi…

 

Top 2 – J’aime – Faire de belles photos d’inondations

L’eau est montée de cinquante centimètres en une dizaine de minutes… Les policiers ont de l’eau jusqu’au genou, les piétons s’emballent dans des sacs poubelle, les pick-up s’arrêtent sous les ponts des autoroutes pour protéger leur marchandise, et on ne voit plus les roues des scooters… Photographier les inondations devient presque un sport national, en saison humide!

 

Top 3 – J’aime pas – Se doucher à l’eau froide

« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » (vous aurez reconnu Baudelaire) pendant des jours et des jours, le chauffe-eau solaire est bien en peine de faire quoi que ce soit pour me rendre service. Inutile, il me contemple d’un air abruti, tandis que je me lave à l’eau froide.

Inondations - Saison des pluies en Thailande

Source

 

Top 3 – J’aime – Pêcher des poissons en pleine rue

L’usine de Papa-Tout-Terrain est contiguë à une grosse ferme piscicole… Une crue ayant fait déborder les bassins d’élevage, les poissons se sont fait la malle… pour se retrouver à nager en pleine rue! A l’heure de la débauche, les ouvriers n’avaient alors plus qu’à se pencher pour rapporter chez eux leur diner. Et je n’exagère pas: ce n’est pas un, mais plusieurs « pêcheurs » que Papa-Tout-Terrain a vu agir de la sorte!

Dans le même ordre d’idées, notre région compte de nombreux élevages de crocodiles. Crocodiles qui n’hésitent pas non plus à s’échapper, à la faveur d’inondations. Les journaux en tous cas relaient régulièrement de tels épisodes.

 

Top 4 – J’aime pas – Faire des cauchemars

Mes cauchemars sont le résultat de la conjonction de plusieurs facteurs. D’une part, pendant les orages, l’eau peut monter très vite, et par surprise. D’autre part, les égouts et autres marais thaïlandais grouillent de varans, ces bestioles préhistoriques qui ressemblent à des lézards hauts sur pattes, mais qui peuvent faire jusqu’à trois mètre de long et tuer une vache.

Bref, je me vois seule, dans la voiture. Soudain, l’eau monte si vite, et sans alerte préalable, au point que je me vois quitter mon véhicule pour plonger dans des eaux noires peuplées des varans les plus gros et les plus dégoutants que j’aie eu à rencontrer. A chaque fois que je prends le volant, et durant toute la saison humide, j’en ai des sueurs froides!

Varan - Thailande

 

Top 4 – J’aime – Renforcer la foi en les divinités compétentes

C’est l’histoire de l’usine d’à cote de la mienne, qui est inondée chaque semaine, en cette saison. Arrêt des lignes, retards, problèmes de qualité… la direction est bien embêtée.

Heureusement, cette année, la parade a été trouvée: un autel à destination de Bouddha a été élève, a l’entrée des bâtiments. Il parait que cette protection leur permettra désormais d’échapper a toute crue intempestive. Je suis peut être trop rationnelle, mais personnellement, j’aurais plutôt investi sur des tranchées.

 

Top 5 – J’aime pas – Risquer de rencontrer des serpents nageurs

Le département des Ressources Humaines a diffusé des conseils de prudence à l’intention des employés de l’usine… j’apprends à cette occasion qu’il est recommandé de se promener en pantalon et chaussures de sécurité dans les zones inondées. En effet, les crues font sortir de leurs trous les serpents, qui n’hésitent alors pas à nager dans les eaux pluviales pour se sauver. (Saviez vous que les serpents nageaient?)

 

Top 5 – J’aime – Voir qu’on est tous à égalité devant une crue

Parfois, je ne suis pas très charitable, voire un peu mesquine. J’avoue tout: j’ai eu un fugace sentiment de satisfaction amusée l’autre jour, en voyant deux nénettes en costume Chanel, qui venaient de noyer le moteur de leur Porsche sous un mètre d’eau. Comme quoi, il y a une justice quand on n’a pas la moindre jugeote: si le 4×4 de devant s’est arrêté car l’eau était trop profonde, il y avait peu de chance que la Porsche se mette à nager!

(Oui, c’est mesquin, je vous l’avais dit.)

 

Top 6 – J’aime pas – Voguer en voiture

L’histoire est arrivée à Papa-Tout-Terrain lors de notre première saison humide en Thaïlande. Ce jour-là, la pluie avait arrêté le trafic. Chacun dans son véhicule attendait la décrue. L’eau arrivait au niveau du bas de caisse de notre berline.

Quand soudain, surgit de nulle part un camion énorme aux roues immenses. Ainsi équipé, le chauffeur peut, sans risque, fendre l’étendue liquide. D’un bon coup d’accélérateur, il traverse donc la zone quasi-lacustre, générant par là-même une énorme vague.

Pendant de longues secondes, Papa-Tout-Terrain a ainsi littéralement vogué sur l’eau, bien cramponné à son volant. J’imagine la sensation très rassurante!

Inondations - Saison des pluies en Thailande

 

Top 6 – J’aime – Apprendre à conduire dans l’eau

J’ai pas eu le choix, j’ai appris à conduire dans l’eau. La première fois j’ai (presque) fermé les yeux et appuyé le plus fort possible sur l’accélérateur. J’ai fort heureusement réussi à surmonter l’obstacle. Mais je me suis fait un peu gronder par Papa-Tout-Terrain, aussi. Il paraît que j’aurais pu noyer mon moteur. Je ne le savais pas, moi! Depuis, j’ai appris qu’il faut aller lentement, mais ne pas freiner et surtout ne pas s’arrêter. Pourquoi on ne nous enseigne pas ça, à l’auto-école?

 

Top 7 – J’aime pas – Voir tourner mes sauces

J’ai voulu faire des mini-gougères. Ne sont ressorties du four que de petites crottes plates et dures. La pâte à choux n’aime pas l’humidité. Et les meringues, ce n’est pas mieux! Impossibles à cuire, elles restent désespérément momolles et collent aux doigts. On ne peut même plus cuisiner ce qu’on veut!

 

Top 7 – J’aime – Faire des gerbes d’eau en roulant

A la faveur d’orages fulgurants, l’eau monte vite sur les chaussées. En pleine campagne, c’est l’occasion rêvée pour fendre les flaques en voiture et faire s’élever d’immenses gerbes d’eau sur les bas-côtés: « Pfffffffitttt!!!… » A l’arrière, on entend les applaudissements et les rires cristallins des enfants: « Papa, encore une flaque, encore une flaque! »

Inondations - Saison des pluies en Thailande

Source

 

Top 8 – J’aime pas – La saison de toutes les cochonneries

Merci l’humidité: la saison des pluies est celle où prolifèrent les moustiques, et où explosent les épidémies de dengue. C’est aussi le temps des grippes qui vont et viennent sans qu’on en voie jamais le bout. Difficile de maintenir un environnement sain avec une telle moiteur!

 

Top 8 – J’aime – Faire croire aux enfants qu’ils sont responsables du mauvais temps

Allez je le dénonce… Papa-Tout-Terrain a expliqué aux enfants que leurs mauvais comportements déclenchaient irrémédiablement de violents orages, avec d’importants risques de coupures d’électricité, leur bête noire. Qu’ils crient, frappent ou se mettent en colère, sitôt la tempête menace… Alors certes, mentir aux enfants, c’est mal. Mais pour ramener le calme en deux temps trois mouvements, il n’y a rien de plus efficace!

Amis voyageurs…

On ne va pas se mentir, la Thaïlande reste plus agréable en dehors de la saison des pluies. On m’a demandé plusieurs fois s’il était pour autant impensable d’y voyager à ces moments-là. Je ne serai pas formelle à ce sujet. Si l’on est conscient des limites intrinsèques à la saison humide, il peut aussi être agréable de voyager en saison basse, à condition d’adapter correctement son itinéraire et de prévoir, au besoin, des solutions alternatives.

 

Les avantages à voyager pendant la saison humide…

  • La saison des pluies est naturellement la saison basse, touristiquement parlant: les attractions et sites sont donc moins fréquentés, les prix sont plus intéressants, et les disponibilités plus importantes, au niveau du parc hôtelier.
  • Bien souvent, une partie de la journée sera tout de même ensoleillée, malgré la mousson. Malheureusement, ce n’est pas systématique non plus, et il arrive de passer de longs jours dans la grisaille.
  • Quoi qu’il en soit, même s’il fait gris, il fera bon. Venant de l’automne frissonnant des zones tempérées, vous ne pourrez être qu’agréablement surpris par les douces températures qui réchaufferont vos (vieux) os.

Vegetation pendant la saison des pluies - Thailande

 

Limites et risques inhérents à la saison des pluies:

  • S’il pleut à Bangkok, vous trouverez facilement une activité de repli dans un musée ou un centre commercial. Méfiez-vous en revanche des zones exclusivement balnéaires où une pluie violente interrompt généralement l’ensemble des distractions.
  • Pendant la saison humide, les moustiques se multiplient. Il est particulièrement important de s’en protéger convenablement pour éviter de graves maladies (dengue, dengue hémorragique, encéphalite japonaise en milieu rural et paludisme dans certaines zones frontalières)
  • Si vous venez pour la chaleur, vous êtes sûr d’en avoir. Si vous venez pour le soleil, personne ne peut en revanche vous garantir que vous rentrerez bronzé.
  • Dans certaines zones comme Koh Lanta, une partie du parc hôtelier ainsi que certaines attractions gardent porte close durant la saison des pluies. Les choix restreints d’activités risquent de rendre les jours pluvieux encore plus monotones.

 

Où aller et quelles zones éviter?

Lorsqu’on planifie son voyage, l’idéal est de vérifier le niveau des précipitations par zone géographique, en fonction des dates retenues pour son séjour.

Precipitations par zone geographique - Thailande

Source

  • Pour ne pas prendre de risques inutiles, évitez les treks en saison humide, en particulier dans la région de Chiang Mai, car la jungle y est alors beaucoup trop humide et dangereuse. Ne faites pas confiance à des agences qui vous proposeraient de telles excursions à cette époque de l’année.
  • Il est déconseillé de prendre le bateau durant la saison des pluies: la mer est imprévisible et devient facilement dangereuse (dixit mes collègues thaïs).
  • Dans certaines zones insulaires du sud ouest de la Thaïlande, la mer est trop troublée, durant la saison humide, pour permettre la plongée sous-marine.

 

Comment s’organiser?

  • Si vous voyagez pendant la saison des pluies, réservez-vous une importante souplesse par rapport au planning et au circuit d’origine. Rien ne vous empêchera ainsi de changer d’itinéraire à la dernière minute, si la météo vous l’impose!
  • Profitez des avantages de la basse saison en réservant les hôtels à la dernière minute. Vous serez assez libre de votre itinéraire et pourrez sûrement découvrir quelques perles! Méfiez vous tout de même des zones les plus touristiques et soyez prévoyant lors des jours fériés thaïs pendant lesquels les locaux partent volontiers.
  • Si vous voyagez avec des enfants, gardez flexible au maximum l’organisation de vos journées. Vous pourrez ainsi dédier les moments pluvieux aux siestes ou aux activités calmes.

 

Les Vergers tropicaux de Suphattra Land – Rayong

Avec mon tour de taille de cachalot austral, ma mobilité s’est un poil réduite. C’est temporaire, hein. Juste que je suis enceinte. Même Petit-Un l’a remarqué. L’autre jour, en voiture, et avec toute la candeur de ses cinq ans, il m’a lâché de but en blanc un « Maman, moi, je vas être grosse comme toi! » qui lui passait par la tête. Gratuitement!

Nous nous tournons donc ces temps-ci vers des activités adaptées à ma corpulence et à mes capacités physiques. Aussi, notre excursion au parc Suphattra Land de Rayong a-t-elle été l’occasion d’une excellente synthèse entre activité familiale, culturelle, gourmande et reposante! La visite consiste en une découverte –motorisée– des vergers du lieu et des fruits tropicaux qui y poussent, avec dégustations à la clé!

 

Suphattra Land en Pratique

  • Coordonnées GPS: 12°47’59.0″N 101°13’49.0″E
  • Prix « étrangers » – adulte: 400 THB – enfant: 200 THB. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents.
  • Ouverture de 8h à 17h.
  • Durée de l’activité: deux bonnes heures. Nous avons prolongé la journée en direction du vieux de port Rayong, à une trentaine de minutes en voiture.
  • La meilleure saison pour visiter les vergers va de janvier à avril. C’est la haute saison pour la récolte des fruits, le moment où il y en a la plus grande diversité, et c’est aussi l’époque où ils sont les meilleurs.

Découverte des arbres et des fruits

A Suphattra Land, la promenade se fait en bus ouvert. Moment de pure joie pour les enfants. Petit-Deux nous explique que c’est le plus beau jour de sa vie, avec la fois où il avait pris l’ascenseur (lequel?). C’est aussi un moyen de locomotion idéal pour un troisième trimestre de grossesse.

Suppathra Land

On traverse un petit verger aménagé, à la découverte des arbres fruitiers locaux. Il est juste dommage qu’août soit plutôt une saison creuse en l’espèce. Les fruits des arbres sont plutôt clairsemés. Nous observerons beaucoup de feuillages.

Arbre a Durians et Durian

Les plus gros des fruits tropicaux sont toujours source d’étonnement. Les durians pèsent dans les cinq ou six kilos. De par leur poids, leur taille et leurs redoutables piques, ils tuent chaque année quelques passants malchanceux, en tombant de leurs arbres. Le fruit du jaquier semble moins souvent mis en accusation en la matière, de ce que j’en ai lu dans la presse. Et pourtant, cette énorme protubérance vert-jaune peut peser jusqu’à trente-six kilos!

Jacquier et ses fruits

Ça ne se mange pas, mais un peu plus loin, nous tombons sur une plantation d’hévéas. Je l’ignorais jusqu’à récemment: la Thaïlande est le premier pays producteur et exportateur de caoutchouc naturel au monde. Avec l’explosion du marché automobile en Asie, la demande ne cesse de croître et ce commerce est extrêmement profitable. Aujourd’hui, près de 10% de la population Thaï vit directement ou indirectement de cette culture, principalement dans le cadre d’exploitations familiales.

Heveas

 

Premier ravitaillement: le buffet de fruits

La visite est interrompue par la dégustation d’un immense buffet de fruits. L’étalage est magnifique et même hors saison, le choix reste large, parmi les fruits tropicaux. Il y a bien sûr des mangues, que nous adorons tous. Sauf Petit-Un. Il ne mange pas de fruits: c’est contraire à sa religion. Papa-Tout-Terrain a un petit faible pour les beaux fruits du dragon, à la peau rose bonbon et à la chair blanche, douce et sucrée, constellée de petits grains noirs.

Petit-Deux se jette tant et tant sur les mangoustans et les ramboutans qu’il est repéré par les dames du parc. Elles trouvent ça trop mignon, le couvrent de fruits et le prennent en photo. Pour ma part, j’ai un petit faible pour les durians, dont je vous ai parlé en long et en large, dans un récent billet. Ces pauvres fruits sont d’ailleurs exilés sur un étalage spécifique et éloigné, tellement ils sont malodorants!

Buffet de fruits

Par chance, nous sommes seuls quand le bus passe nous reprendre. Le chauffeur est adorable! Il installe les enfants, juste à côté de lui, sur une banquette de co-pilote où ils ont presque l’impression de conduire. Petit-Un est ravi. Il dévore l’environnement du regard, se tortille un peu et lance des blagues au chauffeur. Petit-Deux est sérieux comme un Pape, désireux d’être à la hauteur de la lourde responsabilité qui lui est confiée. A chaque fois que le bus ralentit, il sourit aimablement pour être photographié par le personnel du parc.

Suppathra Land

 

Du bon et du moins bon…

On passe maintenant aux arbres épineux. Nous découvrons le salak, un petit palmier piquant qui prospère sur les sols arides et sur lequel pousse le « fruit du serpent », ou salak (quelle imagination!). On l’appelle « fruit du serpent » en raison de sa peau écaillée. J’avais adoré le goût acidulé de ce fruit à la peau lisse, qui pousse à Bali. La version thaïlandaise en revanche est plutôt momolle, avec une peau pleine de piquants, impossible à éplucher, et un goût marqué de terre. Beurk!

Salak

 

Etonnants fruits tropicaux…

Viennent ensuite les manguiers et les arbres à longane. Ils n’ont pas de fruits: ce n’est pas la saison. Dommage pour Petit-Deux, car le longane est son fruit préféré. « Long-an » veut dire « œil du dragon » en chinois. Extérieurement, ça ressemble à une grosse bille marron, avec un léger duvet. L’intérieur est proche du litchi, en goût et en consistance, avec un noyau similaire, mais le tout est un peu plus petit. Lors de notre précédent passage à Suphattra Land Park, Petit-Deux s’était montré tellement enthousiaste qu’il était vu offrir une branche chargée de fruits, par les jardiniers! Lui et Papa-Tout-Terrain peuvent en manger des tonnes, malgré les rappels à l’ordre de notre nounou: « Attention, c’est une nourriture « chaude » qui déséquilibre les fluides du corps et pourrait vous rendre malade! »

Arbre a Ramboutans

Un peu plus loin, le conducteur de bus nous montre les arbres à mangoustan –un fruit « froid »– et à ramboutan –un autre fruit « chaud ». Avec Papa-Tout-Terrain, on rigole bêtement en regardant les ramboutans… on pense tous les deux a la même chose… Avez-vous déjà vu un ramboutan? C’est rose et poilu… Bref, depuis qu’un collègue nous a expliqué que ces fruits lui évoquaient des testicules, force nous est de constater que la ressemblance est frappante! Papa-Tout-Terrain me souffle: « T’as vu, il y en a plein qui pendent… ». Nouveaux gloussements. Les enfants et le chauffeur de bus se retournent et nous dévisagent d’un air bizarre. On fait des têtes d’ange en essayant de reprendre notre sérieux.

Mangoustan et Ramboutan

 

Deuxième ravitaillement: le buffet de salades

Nous doublons des serres où sont cultivées des salades hors sol. Le chauffeur-guide n’en n’est pas peu fier. Pour nous, ça ne nous semble pas vraiment révolutionnaire. C’est juste des salades, quoi.

Nous atteignons une seconde station de dégustation: la station des salades. Je ne sais pas pourquoi ils ont organisé les étapes en un repas à l’envers. Nous avons droit à des feuillages à volonté et à des salades de papaye locales. C’est délicieux mais ça pique très fort. Certains visiteurs ont été prévoyants, ils déballent un pique-nique de poulet grillé et de riz gluant pour accompagner les plats de végétaux.

Preparation des salades de papaye

Petit-Un est exempté de verdure: il hérite d’une saucisse. En revanche il tombe amoureux de la sauce vinaigrette. Il essaye de nous convaincre d’en rapporter à la maison. En vain. Il faut dire que dans les poches, ça serait salissant. En désespoir de cause, il essaye de récupérer tout ce qui reste au fond de nos assiettes, à l’aide d’une fourchette. Au moins, l’exercice est intéressant en terme de motricité fine!

 

Des abeilles et des ruches

Après un dernier petit tour de bus, vient la dernière étape: celle des abeilles. Sans doute pour la fécondation des fruits, le parc est plein de ruches. Les enfants sont très impatients. Depuis plusieurs semaines, nous lisons et relisons « Les Abeilles » de la collection Mes P’tits Docs, que les enfants adorent. C’est d’ailleurs en partie pour ces insectes que nous avons opté pour une visite de Suphattra Land aujourd’hui –et aussi pour y acheter du miel, dont Papa-Tout-Terrain est très friand.

La ruche et sa planche d'envol

Nous observons une ruche de démonstration. Mais où sont les larves? Et les nymphes? Sans doute dans des cellules, car nous ne les verrons pas. En revanche, les enfants repèrent très vite la reine des abeilles, entourée de ses ouvrières. Nous observons la planche d’envol de la ruche que défendent des abeilles « gardiennes » contre les intrus. Puis nous voyons comment le miel est extrait des rayons, à l’aide d’une centrifugeuse… Avant d’y goûter, bien sûr! Une fois de plus, nous repartirons avec plusieurs kilos de ce délicieux suc, pour nous et pour notre nounou. On espère qu’elle aime ça, d’ailleurs, car on lui en rapporte des brouettes à tous les coups!

Observation de l'interieur de la ruche

 

Fin de journée à Rayong

La visite finie, nous ne sommes qu’à une vingtaine de kilomètres de Rayong. C’est un endroit que j’ai déjà largement évoqué, et que nous aimons beaucoup, pour son port coloré, ses beaux paysages marins, son temple chinois pittoresque et ses excellents restaurants. Malgré le ciel gris et la mer démontée de la saison des pluies, la lumière est belle ce jour-là. Nous y terminerons la journée, à ramasser des coquillages, avant de nous attabler devant quelques nourritures marines fabuleusement accommodées.

Port de Rayong

 

Plage de Rayong

 

Coquillages

 

Decoration du temple chinois de Rayong

 

On a ramasse des coquillages

La Grotte de Phraya Nakhon

Au sud de Hua Hin, le relief de la cote Thaïlandaise change. Les montagnes se font plus escarpées, se couvrent d’une végétation plus dense et plus sombre. On pénètre dans le Parc Naturel de Khao Sam Roi Yod. Des roches sombres aux formes romantiques et torturées se découpent sur le bleu profond du ciel et le turquoise de la mer. Fait rare, la côte est presque entièrement préservée de constructions humaines. Nous sommes immédiatement conquis. Nous nous trouvons bien, dans cette atmosphère sauvage.

 

La Grotte de Phraya Nakhon en Pratique:

  • Coordonnées GPS pour le point de départ: 12°12’22.5″N 100°00’34.5″E
  • Entrée du parc de Khao Sam Roi Yod: 200 THB par adulte, 100 THB par enfant, gratuit pour les plus petits
  • Du point de départ, on peut (1) partir pour une rando « longue », de deux ou trois heures, jusqu’à la grotte, ou (2) opter pour une version « familiale »: un bateau de pêcheur nous conduit par mer sur une plage intermédiaire (Laem Sala Beach), qui réduit le temps de balade à une petite heure
  • Transport aller-retour à destination de Laem Sala Beach: 400 THB par bateau (dix minutes)
  • Durée de l’ascension pour la rando « courte »: 30 à 60 minutes selon les marcheurs
  • A emporter impérativement: de l’eau en grande quantité, de l’anti moustique et de bonnes chaussures
  • Il est recommandé d’arriver dans la grotte avant 11h le matin, pour profiter d’une luminosité idéale
  • A la fin de la balade, l’on peut se restaurer et se baigner agréablement sur la Laem Sala Beach

 

Parc de Khao Sam Roi Yod

 

Traversée en bateau

Nous nous sommes levés tôt pour visiter la grotte de Phraya Nakhon, au cœur du parc. L’expédition commence par une traversée en bateau. Des pêcheurs locaux aux visages tannés par le soleil et le sel font la navette.

Bateau de Pecheur

Il n’y a pas d’embarcadère. Shorts relevés, poches sécurisées, enfants sur les épaules et sacs à dos sur la tête, nous progressons jusqu’aux barques. La traversée est brève. Nous accostons sur une plage de sable blanc. Il nous semble presque y être les premiers humains! L’environnement y est magnifiquement préservé, propre et soigneusement entretenu.

Nous nous engageons sur le chemin qui mène à la grotte de Phraya Nakhon. Un panneau indique une distance de 430 mètres. Peut-être s’agit-il d’un dénivelé, car il nous aura fallu un peu plus d’une heure pour les parcourir. Ça monte dur. C’est assez glissant. Et bien sûr il fait chaud et humide. Mais ça reste faisable, même avec des handicaps: une femme enceinte de huit mois et demi (moi) et Petit-Deux, trois ans et une gastro.

Depart pour la Grotte de Phraya Nakhon

 

Un beau chemin semé d’embuches

Le chemin est accidenté, découpé, rocailleux et magnifique. La forêt humide revêt de belles couleurs vertes et profondes. L’ombre des feuilles se meut au gré de la brise marine et des rayons du soleil.

A mi-chemin, un belvédère propose une délicieuse vue en surplomb des flots et des ilots environnants. Le panorama nous récompense largement des premiers litres de sueur versés. Du haut, l’on mesure l’effort accompli.

Belvédère en chemin pour la grotte de Phraya Nakhon

On repart. Par bonheur, nous avons avec nous des chips « Sour Cream and Onion » qui remotivent les enfants lors des coups de mou et dans les passages les plus ardus. Autres indispensables: de bonnes chaussures, de l’eau en quantité, un anti moustique efficace, et le « porte-garçon » -car depuis que nous n’avons plus de bébé a la maison, toute mention de « porte-bébé » déclenche irrémédiablement les foudres de Petit-Deux. Vous ai-je d’ailleurs dit que cet enfant était vaguement susceptible?

Nous grimpons en parallèle d’un groupe de sinophones chaussé de Crocs et qui, sans eau, aura autrement plus souffert que nous pendant l’ascension. Nous croisons également ne nombreuses familles allemandes et néerlandaises, très équipées en matériel de marche et de montagne.

Mais globalement, notre fine équipe de Pieds Nickelés ne se débrouille pas si mal! Nous avons même presque fière allure lorsque nous atteignons le sommet! D’autant que les enfants ont grimpé tout seuls et avec grand courage.

 

La grotte de Phraya Nakhon

Arrivée en haut je suis atteinte d’une sorte de vague à l’âme lorsque je découvre qu’il faut descendre une bonne centaine de mètres pour pénétrer dans la grotte! Tout ça pour ça! C’était bien la peine de monter!

La Grotte de Phraya Nakhon

Le gouffre est humide et chaud. Ses voutes monumentales sont couvertes de stalactites immenses. Tout au fond, une gigantesque crevasse laisse passer le soleil. Nous arrivons un peu tard: la luminosité est sensée être meilleure avant onze heures. Il est presque midi: les rayons sont moins francs et plus diffus. Les contrastes sont moins nets.

Au centre de la grotte, un pavillon a été bâti pour marquer la visite du roi Rama V. D’autres rois se sont également rendus dans ces lieux magiques et y ont laissé leurs imposantes signatures –de presque un mètre de hauteur, tout de même! (Rien à voir donc avec mes paraphes en patte de mouches au bas des notes de frais).

C’est le moment ou Petit-Deux choisit de m’informer d’un besoin extrêmement pressant, rapport à sa gastro. Super! On est en pleine zone royale et sacrée. Et dans un parc naturel protégé. S’il se soulage ici, on ira en prison pour crime de lèse-majesté et on aura une amende pour non-respect de l’environnement!

 

La folle cavalcade

Il faut agir vite. Nous sortons le porte-garçon. Je chausse Petit-Deux sur le dos. Papa-Tout-Terrain se charge du paquetage et de Petit-Un. En route! On progresse vite. Dans l’urgence, dirais-je même. L’éblouissant paysage passe au second plan de nos préoccupations.

Pour distraire Petit-Deux de ses besoins les plus triviaux, on fait la conversation. Je lui promets tout ce qu’il veut. Un poney. Des frites. D’autres chips. Des bonbons. Vénal, lui veut des pièces. Depuis quelques temps, il adore en avoir dans les poches, en faire des tas, les compter, les admirer les reproduire sur papier… Il négocie comme un marchand de tapis. On se fixe des objectifs ambitieux mais réalistes, pour l’acquisition de chaque piécette. Le contenu de mon porte-monnaie y passe.

Laem Sala Beach

Soudain pouf, Petit-Deux a oublié son envie. Il demande à marcher à nouveau. Il me rend ma monnaie, qui alourdit son pantalon et repart, guilleret. Bien vite, nous atteignons tout de même la plage (et ses toilettes) dans un soupir de soulagement. Mais c’est trop tard pour Petit-Deux. Plus besoin du tout! Il ne se souvient même plus d’avoir eu envie. Charmant enfant!

 

Une très belle excursion

Soyons francs, bien que ce léger contretemps ait un peu hâté notre redescente, il n’a rien gâché de notre visite. Nous avons adoré le lieu et son sublime environnement. Plus que la grotte, c’est d’abord la balade et l’environnement qui nous ont conquis.

Retour de la Grotte de Phraya Nakhon

Nous reprenons le bateau, pour retrouver la voiture. Les enfants, désormais rodés au débarquement dans la mer, s’en donnent à cœur joie. Shorts remontés en haut des cuisses, chaussures à la main, ils courent dans l’eau en s’éclaboussant joyeusement. Mais à peine seront-ils installés dans leurs sièges auto qu’ils s’endormiront profondément…

Fin d'une belle balade a Khao Sam Roi Yod

Le Parc National Namtok Phlio – Chanthaburi

 

Le Parc Namtok Phlio en Pratique

  • Coordonnées GPS: 12°31’40.5″N 102°10’45.9″E
  • Prix adulte: 200 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents.
  • Prix enfant: 100 THB. Petit-Un, 5 ans, a payé. Petit-Deux, 3 ans, était gratuit -décision au jugé visuel par la vendeuse de tickets.
  • Ouverture de 7h à 17h.
  • Durée de l’activité: entre une bonne heure pour voir le principal et une journée pour une balade étoffée suivie d’une baignade paisible au milieu des poissons.
  • Précautions: bien s’équiper pour la balade, d’autant que le chemin est peu fréquenté (eau, répulsif moustique, chaussures fermées et pantalons, bâton de rando)

La découverte des lieux

C’est le week-end. Nous arrivons au Parc Naturel de Namtok Phlio en milieu de matinée. Il fait déjà très chaud et très humide, mais il semble que beaucoup des visiteurs n’aient pas encore commencé leur journée, car le parking est encore presque vide.

Une fois n’est pas coutume, on se gare à l’extérieur de la réserve naturelle et l’on n’y pénètre qu’à pied. Google Map ne propose qu’un seul accès, mais il existe en réalité six entrées au parc, qui correspondent chacune à une balade, et souvent à une cascade. Faute de mieux, j’ai photographié la carte affichée sur le site. Elle nous permettra de mieux nous orienter si nous revenons!

Plan du Parc National de Namtok Phlio

Pour rejoindre la cascade « Phlio », trois options s’offrent à nous:

  • Une route goudronnée et droite d’environ 500 mètres, avec dénivelé d’environ 100 mètres
  • Un « nature trail » à travers la jungle, pour profiter de la nature et peut-être découvrir la faune locale
  • Une voiturette de golf pour relier la cascade via la route goudronnée, sans se fatiguer

Plan d'acces a Namtok Phlio

Petit-Un et Petit-Deux tentent sans succès de me convaincre que la voiture de golf est le meilleur choix. Papa-Tout-Terrain est dans un état proche du liquide, à cause de l’humidité, et me laisse décider. Je choisis la voie la plus difficile, celle qui doit mener au paradis: le « nature trail« . Petit-Deux a des chaussures fermées et j’ai des chips dans le sac: nous sommes bien équipés!

Plan du Nature Trail - Namtok Phlio

 

En route sur le Nature Trail

Le sentier commence sur un petit pont qui enjambe le bas de la cascade. L’eau est transparente et regorge de gros poissons aux couleurs sombres. Une famille locale en visite s’est déjà installée, fesses dans l’eau, bien décidée à profiter de la fraicheur des lieux. Ça donne envie! Vivement qu’on arrive au sommet! Les enfants tentent de négocier un plongeon sans balade. Refus parental. On se baignera quand on sera en haut… mais bien tenté!

Poissons et Visiteurs - Namtok Phlio

Dès le début, ça monte dur! Puis ça descend dur! Puis ça remonte. Le chemin est assez irrégulier, avec beaucoup de pierres instables. Pas facile pour les enfants, mais ils sont vaillants. Papa-Tout-Terrain regrette d’avoir oublié son bâton de rando, pour nous protéger des serpents. Il s’en taille un, de fortune, dans le corps d’un bambou. Les enfants veulent aussi le leur. Papa-Tout-Terrain sait toujours trouver de bons bâtons: une fois de plus, il assume sa tâche avec succès. Les garçons sont ravis et tâtent le terrain de leur bout de bois. Ils tâtent tant et tant que ça n’avance plus. Nous devons nous fâcher et les menacer de confiscation pour remettre la marmaille en route.

La végétation alterne, suivant l’altitude. En bas, près de la cascade, les végétaux sont sombres, vivaces et touffus, comme dans la jungle. Des lianes tombent sur le chemin. Cela plait beaucoup à Petit-Un, qui nous demande de l’appeler « Spiderman ». Lorsque l’on s’élève, on pénètre dans des forêts de bambous, épaisses, mais lumineuses et sèches. Le sol est rendu glissant par le tapis de feuilles desséchées qui jonche le sol. Petit-Deux trébuche plusieurs fois. Il commence à bougonner. A la chute suivante, je crie, joviale: « Banana Man! ». Curieusement, ça lui plait énormément. Il continuera toute la promenade avec fierté, au cri de « Banana Man », sans plus se plaindre ni se décourager! Par crainte de voir son titre perdre en valeur, Petit-Un se rebaptise alors « Spiderman Man ». Et ça marche aussi pour le faire avancer.

Nature Trail - Namtok Phlio

Les zones de bambous sont superbes, presque aussi belles que les forets que j’avais traversées en Chine. Malheureusement, zone « bambou » ou zone « jungle », il y a pas mal de moustiques et j’ai oublié les répulsifs. Je commence à m’inquiéter. Autre point pas très rassurant, depuis une demi-heure que nous sommes partis, nous n’avons croisé aucun promeneur. Nous savons que les zones peu fréquentées augmentent les risques de rencontrer des serpents. Nous sommes d’autant plus prudents mais regrettons de ne pas mieux nous être équipés. Il faut dire que rien de ce que j’avais lu à propos de ce parc ne laissait présager un environnement aussi sauvage. Heureusement tout de même, nous avons apporté de l’eau à profusion… et tant mieux, car il fait très chaud et l’on sent que l’on se déshydrate vite!

 

… Et on fait demi-tour…

Le chemin rejoint la cascade. Il faut traverser à gué, sur de gros rochers. C’est beau. Mais ça devient difficile. L’autre côté, avec une paroi pierreuse qui remontre presque à pic est même carrément impraticable. Une corde est sensée aider les promeneurs à se tracter vers le haut. Il n y a que six ou sept mètres à grimper, mais c’est trop risqué pour des enfants qui ne seraient pas le croisement d’Indiana Jones et de Lara Croft. A regret, nous rebroussons chemin. En fait, Papa-Tout-Terrain est plutôt content parce qu’il avait très très chaud. Pour le principe, « Banana Man » et « Spiderman Man », qui avaient jusqu’alors râlé pour rebrousser chemin, protestent qu’ils voudraient continuer la balade.

Nous avons eu chaud en ballade - Namtok Phlio

Nous retrouvons le point de départ, à côté du bas de la cascade et des poissons. Je propose de prendre la route goudronnée pour nous rendre aux chutes d’eau. Les garçons, à qui on a déjà fait le coup une fois, refusent en bloc l’argument de « On nagera avec les poissons quand on aura fini la promenade qui mène aux chutes d’eau! », malgré mon ton enthousiaste. J’interroge Papa-Tout-Terrain du regard. « Comme tu veux… » lance-t-il avec un vague sourire et la tête d’un mec qui va demander le divorce si je lui demande de faire un pas de plus. Je rends les armes. On laisse tomber les chutes d’eaux et on s’arrête aux premiers poissons venus.

 

Barbotage avec les poissons des cascades

Je mets les enfants en slip. Petit-Deux proteste que moi je ne suis pas en culotte et qu’il veut aussi porter un short. On compare la taille de nos jambes et je lui explique que vu la petite taille des siennes, il a tout intérêt à opter pour le slip s’il veut entrer un minimum dans l’eau. Il est sensible à mon argument. Au début, nous faisons bien attention de ne pas mouiller nos vêtements. Les énormes poissons noirs sont partout. De leur queue, ils nous caressent nonchalamment les jambes. Quelques menus fretins nous mordillent les pieds.

Petit-Deux et les Poissons

Très vite, Petit-Un se laisse emporter par son envie irrépressible d’attraper les poissons. Il se jette dans l’eau, glisse, et se relève trempé. Petit-deux suit son exemple. S’ensuit une longue séance de poursuites marines, dont Petit-Un sort bredouille. Il se plaint de ce que les animaux sont trop rapides pour lui et me demande de les lui attraper. Il est déçu quand je lui explique que moi aussi je suis trop lente et conclut que la prochaine fois il apportera une canne à pêche.

Petit-Un et les Poissons

Le soleil tape dur et la faim commence à nous tenailler. Les visiteurs du parc sont désormais très nombreux, et il devient difficile de trouver des emplacements libres, dans l’eau. Nous prenons la direction d’un curieux restaurant dont j’ai entendu parler, et auquel on n’accède que par bateau: la Pu Nim Farm.

Je repars un peu frustrée de notre visite du parc national de Namtok Phlio. Notre balade a été écourtée et nous n’avons pas vu les chutes d’eau. J’ai cependant beaucoup aimé notre –trop courte- promenade. Papa-Tout-Terrain beaucoup moins. Il a eu trop chaud et n’était pas rassuré de n’avoir pas croisé d’autres promeneurs. Les enfants quant à eux ont adoré la baignade au milieu des poissons, et auraient bien fait durer le plaisir… J’espère que nous reviendrons, ne serait-ce que pour profiter des chutes d’eau, cette fois-ci!

 

En bref – Activités au Parc Namtok Phlio

  • Nature Trail: 1,2 kilomètre. La durée de la promenade est évaluée à 45 minutes sur les panneaux d’information du parc. A mi-chemin, nous avons jugé le sentier impraticable pour des enfants. Ouvert de 7h à 16h.
  • Chutes d’eau Phlio: à 500 mètres de l’entrée, on peut les relier via une route goudronnée. Possible location de voiturettes de golf pour les personnes à faible mobilité.
  • Cinq autres randonnées sont possibles dans le parc naturel de Namtok Phlio, par des entrées différentes.

 

 

Retour en Haut de Page

Cascades et Poissons Facétieux à Khao Khitchakut – Chanthaburi

Tout a commencé par un début de week-end morose. Une semaine de travail difficile pour les parents, et des mois à venir qui s’annoncent pires. Un jour à vouloir se rouler en boule dès le matin devant la télé. Le truc qu’on n’a pas fait depuis bien trois ans. « On fait quoi ce week-end? », demande Papa-Tout-Terrain d’un ton pas convaincu. Je sors l’appli « Notes » de mon téléphone et reprends la liste des idées de sortie: un parc d’oiseaux vers Chachoengsao, une ferme du côté de Pattaya, le parc naturel de Khao Khitchakut près de Chanthaburi…

Chanthaburi? Papa-Tout-Terrain tend l’oreille. C’est presque à trois heures de route. Le changement de paysage pourrait nous faire du bien. Je sens son regard s’éclairer. Notre goût de l’aventure a déjà repris le dessus. Nous proposons l’excursion aux garçons qui sautent de joie. Dix minutes plus tard, on a trouvé un hôtel, fait un semblant de valise, et on saute dans la voiture.

La route passe vite, en chansons. Depuis que les enfants ont découvert les classiques français de leur âge, impossible de rouler en silence. Petit-Un adore « Mon âne… », surtout pour les « souliers li-LA-LA-LAS ». Il a une mémoire d’éléphant et connait presque tous les CD par cœur. Petit-Deux a une nette préférence pour « J’ai vu le loup, le renard et la belette », qu’il prononce « molette », comme la clé homonyme. J’ai fort à faire à passer d’une piste à l’autre, pour préserver une égalité parfaite entre les auditeurs, garantie d’un trajet serein.

 

Balade dans Khao Khitchakut

Nous dépassons les temples et la zone religieuse de Khao Khitchakut. Le pèlerinage est très couru par les Thaïs, car il n’ouvre que quelques mois dans l’année. Nous aurions bien visité les lieux par curiosité, mais nous choisissons d’éviter la foule et de rejoindre rapidement le calme de nature. Google Map nous conduit dans un chemin étroit et fort accidenté. Apres un moment de doute, on débouche dans la cour d’une très vieille dame, cassée en deux sur qui ce qui semble être une lessive. De toute évidence, nous ne sommes pas au bon endroit. Quelques tâtonnements plus tard et grâce à l’intuition de Papa-Tout-Terrain, nous arrivons à l’entrée de Khao Khitchakut qui conduit à la « Krating Waterfall« . Avant la balade, j’incite les garçons à enfiler des baskets, qui seront plus confortables pour marcher. Ils refusent et gardent leurs sandales. Bon, tant pis, c’est leurs pieds.

La balade suit les circonvolutions d’une rivière, au cœur de la jungle. Le chemin est ombragé et suffisamment fréquenté pour qu’on ne s’inquiète pas de rencontrer des animaux sauvages louches. Au fil de l’ascension, nous découvrirons neuf chutes d’eau successives. Aux niveaux inférieurs, beaucoup de Thaïs s’arrêtent pour pique-niquer, s’allonger au bord de l’eau ou faire trempette au milieu des poissons. Certains ont même installé leur tente pour camper. L’ambiance est détendue et familiale.

Khao Khitchakut - ambiance familiale

 

Autour de la cascade de Krating

Plus on monte, plus le sentier est difficile, mais les garçons se débrouillent comme des chefs. Devoir sauter et grimper de pierre en pierre rajoute du piquant à l’expérience. Petit-Deux ne réclame pas une seule fois les bras. Il gémit juste en continu, rapport aux cailloux et au sable qui s’infiltrent dans ses chaussures. C’était bien là le problème des sandales, et il avait été prévenu. A chaque fois que je le lui rappelle, beau joueur, il interrompt ses plaintes pendant au moins deux secondes.

Khao Khitchakut - Ca grimpe

A l’avant-dernière cascade, nous décidons de ne pas aller plus loin, car l’ultime section du chemin nous semble trop abrupte et dangereuse. Un peu déçus, les garçons retrouvent vite leur enthousiasme lorsqu’on leur propose de tremper les pieds dans l’eau. Nous avisons une jolie cascade, ou folâtre déjà un groupe de jeunes gens. Nos enfants sont accueillis à grand renfort d’éclaboussures et d’éclats de rire.

Devant ce petit public ébahi, un jeune homme improvise un saut périlleux depuis un plongeoir naturel, à cinq ou six mètres de hauteur. J’en frissonne. Au deuxième tour, il propose à Petit-Un (quatre ans et demi) de le suivre. Petit-Un est bien sûr ravi et n’hésite pas. Je lui rappelle qu’il ne sait ni mettre la tête sous l’eau, ni nager … et qu’il faut sauter de très haut. Après un temps de réflexion, il renonce à son projet. Ouf (soupir maternel rassuré) … Pas facile de grandir et d’apprendre à faire des choix rationnels…

Les garçons et moi avons trempé les pieds dans l’eau. Les fesses aussi pour Petit-Deux. Des poissons s’approchent et viennent nous mordiller les orteils. Ca fait hurler les enfants de rire, surtout quand il s’agit mes pieds. Eux se retirent à toute vitesse dès qu’un « requin » s’approche un peu (notez leur sens de l’hyperbole).

Poissons de Khao Khitchakut

 

Une jolie promenade, mais pas facile partout…

Nous amorçons la redescente. « Ça va pas du tout… », dramatise Petit-Deux, car des gravillons entrent dans ses chaussures maintenant humides et adhèrent à ses pieds. On s’arrête. Dépoussiérage de semelles. Polissage d’entre les orteils. J’y sacrifie la propreté de mon écharpe. On reprend. La fatigue commence à se faire sentir. On avance encore un peu avec la promesse d’une douceur à la pause suivante. On suit tous ensemble les numéros décroissants des niveaux de cascade, en se fixant des objectifs. Petit-Deux obtient finalement une place à califourchon sur mon dos, mais il aura été très vaillant, du haut de ses trois ans. Nous terminons en beauté, avec une glace à l’apéro (hum, hum, on est passés devant la glace d’abord), puis des sandwiches au thon.

La balade a beaucoup plu à tous. En réalité, elle n’est pas longue du tout: 1,2 kilomètres pour rejoindre la cascade la plus haute, d’après les panneaux de l’entrée. Mais avec l’important dénivelé, les petites pattes des enfants, et les pauses régulières, nous avons crapahuté près de trois heures. Ça reste tout à fait faisable avec des enfants (et une femme enceinte), mais il faut penser à emporter assez d’eau, bien sûr, parce qu’on est en pleine nature, que ça grimpe, et qu’il fait forcément un peu chaud.

 

Chao Lao Beach

Pour nous rafraîchir, nous optons pour une fin d’après-midi en bord de la mer. Il faut dire que nous avions déjà visité le centre de Chanthaburi deux ans plus tôt. De mémoire, nous avions aimé le calme de la balade autour de la cathédrale, et particulièrement apprécié de parcourir les ruelles du quartier historique de la communauté de Chanthaboon, qui longe la rivière. Le marché des pierres précieuses m’avait laissé un souvenir mitigé: intriguant de par ses activités fourmillantes, l’endroit était principalement fréquenté par des négociants du Moyen Orient qui me dévisageaient d’un air goguenard et soupçonneux, moi, femme de famille avec deux petits enfants accrochés à mes basques.

Nous prenons la direction de Chao Lao Beach, une plage conseillée sur un dépliant de notre hôtel. Il y a un peu de route depuis le centre de Chanthaburi, mais le paysage est joli, surtout lorsqu’on longe la côte. Nous arrivons juste pour profiter du coucher du soleil. C’est la marée basse et de nombreux Thaïs se sont dispersés sur le sable, en famille ou entre amis, pour profiter des derniers rayons du soleil. Il reste çà et là des trous d’eau dans lesquels les enfants pataugent et cherchent des coquillages et des Bernard l’Hermite. La plage est très propre et visiblement bien entretenue. Nous en profitons jusqu’à ce que la nuit tombe.

Chao Lao Beach

 

Un excellent dîner

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant du coin, plein à craquer et visiblement couru des locaux. Leur poisson en papillote, cuit à la braise, est un délice. Je le commande sur photo, après une petite visite au cuisinier, parce que je suis bien incapable de le retrouver sur la carte en Thaï. Nous optons aussi pour de grosses crevettes et des coquillages. Les fruits de mers sont délicieusement frais et charnus. Les coquilles vernies et nacrées sont une révélation pour les enfants. Je fais plusieurs allers-retours aux lavabos pour leur en nettoyer quelques-unes (beaucoup en fait), dont ils se remplissent les poches.

Papa-Tout-Terrain prend un air boudeur, clame que je suis folle, qu’on ne prend pas les coquilles au restaurant et que lui n’ira rien laver du tout. Mais je ne le regrette pas: les garçons auront passé un repas très calme, à empiler et emboîter des coquillages, qu’ils ont ensuite rapportés à la maison et rangés parmi leurs trésors.

Poisson grille a Chao Lao Beach

 

Nous passons la nuit au Rimnaam Klangchan Hotel de Chanthaburi, bâtiment tout neuf à l’architecture moderne et élaborée. Mention spéciale pour le design de la salle de bain, et pour les éclairages particulièrement soignés. En dehors du plaisir de dormir dans une belle chambre, l’ambiance un peu compassée de l’établissement ne m’a pourtant pas parue tout à fait adaptée aux enfants, au point que nous avons éludé le temps du petit déjeuner pour ne pas trop déranger nos voisins, un poil guindés.

 


Le parc de Khao Khitchakut en pratique

  • Coordonnées GPS de l’entrée du parc (la vraie): 12.838202, 102.121095
  • Prix du ticket adulte: 200 THB pour les étrangers, 40 THB pour les Thais et residents en Thaïlande, au moment ou nous avons visite le parc. (Depuis, de nombreux parc nationaux ont change de politique refusent le tarif « thaï » a tous les étrangers, y compris residents.)
  • L’unique randonnée, qui longe la cascade de Krating, n’est pas très longue. Comptez une demi-journée pour profiter de la baignade dans la cascade avec les poissons.
  • Prévoyez toutefois d’être équipé de bonnes chaussures et d’anti-moustique en saison humide.

 

La plage de Chao Lao en pratique

  • Coordonnées GPS de la plage: 12.532074, 101.944804. (Extrémité sud.) De là on peut longer le rivage vers le nord ouest. Aux endroits où la route ne longe plus la plage, on peut retrouver la mer en prenant les chemins de traverse.
  • Coordonnées GPS du restaurant: 12.538594, 101.937490.

 

 

Retour en Haut de Page