Le Site Archéologique de Ban Prasat


Les mariages traditionnels se terminent tôt en Thaïlande. En partant de la belle cérémonie organisée pour P’Kung et P’O, il nous reste l’après-midi devant nous. Destination Phimai, l’un des derniers gros sanctuaires Khmers que nous n’ayons pas visité, en Thaïlande.

En cours de route, on tombe sur un autre mini vestige Khmer, Prasat Ban Prasat. Puis sur des fouilles d’excavation datant de la préhistoire, dans l’ancien village de Ban Prasat (oui, ça s’appelle pareil)… de trop belles occasion pour que des curieux comme nous ne passent leur route!

Prasat Ban Prasat: une petite ruine khmère en passant…

 

Prasat Ban Prasat en Pratique:

  • Coordonnées GPS: 15°11’42.4″N 102°10’38.3″E
  • Prix: Gratuit pour tous
  • Le site n’est pas clos et reste toujours ouvert à la visite
  • Durée de l’activité: un quart d’heure, en passant

 

Prasat Ban Prasat - Petite ruine Khmere

Prasat Ban Prasat n’est mentionné nulle part jusqu’à l’entrée du village. Construite au 13eme siècle, cette chapelle d’hôpital n’a conservé qu’un bassin, le bas de ses murs et de son gopura, mais ni sculptures ni bas-reliefs n’y ont subsisté. L’édifice semble toujours être utilisé à l’occasion, comme lieu de culte. Plus amusant, il est totalement intégré dans la vie rurale du village, derrière deux poulaillers et une vieille dame qui range des sacs de grains.

Du fond de la voiture, Petit-Un se réjouit tout haut de retrouver des vestiges khmers: « Un bel temple, ça me fait un plaisir »! Cool, il est aussi accroché que nous!

Prasat Ban Prasat - Petite ruine Khmere

La visite est courte. Nous ne resterons pas longtemps, mais en profitons pour remettre des habits civils, après les beaux vêtements du mariage. Je me glisse avec délice dans mon vieux short élimé de « sale jeune », si confortable pour mon gros ventre, et tellement pratique avec ses grandes poches. Pour la fin de la journée, j’aurai une belle tête mais un bas moche. Tant pis!

Prasat Ban Prasat - Petite ruine Khmere

Le Site Archéologique de Ban Prasat

 

Le Site Archéologique de Ban Prasat en Pratique:

  • Coordonnées GPS: 15°14’44.4″N 102°22’15.8″E
  • Prix: Gratuit pour tous
  • Ouverture de 8h30 à 16h30.
  • A voir: le site se compose d’un petit musée ainsi que de trois fosses d’excavation, où sont mises à jour des tombes de trois périodes différentes (1000 avant J-C, 600 avant J-C, et 13eme siècle de notre ère). En plus des aspects archéologiques, le musée présente la vie rurale et les traditions agraires de la région.
  • Durée de l’activité: une heure environ

 

Les plus anciens vestiges retrouvés sur le site archéologique de Ban Prasat datent environ de l’an 1000 avant Jésus-Christ. Le village était alors habité par une communauté rurale sédentaire qui cultivait le riz et élevait des animaux domestiques, mais qui appartenait à une civilisation bien distincte de celle de Ban Chiang (au Nord de l’Isan, dans la région d’Udon Thani). Il semble que depuis cette période, le village ait toujours été habité.

Fosse avec squelettes et ceramiques

Les premières excavations datent des années 1980. Trois fosses et été fouillées, qui correspondent à trois périodes bien distinctes de l’histoire du village. La fosse la plus ancienne date d’il y a 3000 ans, la seconde d’il y a 1700 ans, et la troisième d’il y a 600 ans, donc de la période angkorienne. Comme le souligne Petit-Un avec enthousiasme, on y trouve « des squelettes qui sont très morts ». Les corps sont enterrés sur le dos, mais leur orientation cardinale varie d’une période à l’autre, et parfois même entre les squelettes d’une même époque. Nous n’avons trouvé ni analyses ni commentaires à ce sujet. Y a-t-il une logique ou les squelettes ont-ils été enterrés de façon aléatoire?

Fosse avec squelettes et bijoux

Les rites funéraires semblent avoir varié avec le temps. Dans les temps les plus reculés, les corps sont enterrés avec des armes et des ossements d’animaux. Dans les périodes plus récentes, on retrouve des poteries et des bijoux dans les fosses. Petit-Deux s’est beaucoup intéressé à l’identification des bracelets et des bagues des squelettes. Il commence aussi à savoir en repérer la tête et les jambes… Il en était très fier, et mine de rien, ce n’est pas si évident que ça, quand on a trois ans!

 

Le musée de Ban Prasat

Le petit musée de la ville se découpe en deux thématiques distinctes. Une première partie de l’exposition présente les céramiques et bijoux découverts lors des excavations. Ce n’est pas inintéressant, mais tout de même loin de la richesse des découvertes de Ban Chiang, par exemple.

Le Musee de Ban Prasat

La seconde partie du musée m’a en revanche beaucoup plue. Elle présente les objets et les traditions de la vie rurale de la région. Nous y retrouvons des paniers tressés destinés, suivant le type, soit à porter, soit à mesurer les céréales, des nasses à poisson, ainsi que des outils traditionnels avec lesquels l’on travaille la terre. Deux ou trois panneaux informatifs passionnants y décrivent les fêtes et les rites traditionnels liés aux récoltes et à la célébration de la fécondité.

Ne nous y trompons pas, cela reste un très petit musée, qui se parcourt en une vingtaine de minutes. Mais à mon sens, il vaut vraiment le coup d’œil pour qui passe à proximité.

 

Un Petit Village paisible

L’intérêt de la visite consiste aussi en la traversée du village et l’observation du quotidien de ses habitants. La présence de nos enfants rend la tâche facile. Une Maman et son jeune garçon s’approchent pour nous regarder de plus près et échanger un « hello » bienveillant. Un peu plus loin, une dame allaite un nourrisson. Nous échangeons un sourire satisfait et complice.

Sur les chemins du village, nous croisons d’énormes iules qui m’effraient un peu. Apres vérification, elles ne sont pas dangereuses, mais quels gros vers de terre! Elles sont plus grosses que des Knakis! Cela dissuade même les enfants de les tripoter! Petit-Un se plaît en revanche à ramasser de belles graines noires et brillantes, tombées d’arbres autochtones. Il en a des collections plein les poches! Une vieille dame qui tresse des tiges végétales le suit d’un regard attendri.

Oiseau exotique de Ban Prasat

Un peu plus loin, un vieux monsieur a taillé dans un bois léger de jolis oiseaux exotiques dont le cou s’incline au gré du vent, grâce à un système de balancier. Nous en choisissons un, en souvenir de cette jolie étape. Nous avisons aussi un bel instrument à cordes, également de facture « maison », et dont la caisse de résonance est tendue en peau de serpent. Le vieil homme l’accorde devant nous et en sort quelques notes. Les sonorités sont harmonieuses pour qui connait bien la musique locale, je crois. Elles ressemblent en tout cas aux musiques que nous pouvons entendre dans des concerts de rue. Notre oreille occidentale n’est pas très habituée à ces mélodies, mais l’instrument est beau dans sa rusticité, et la peau de serpent lui confère un caractère sauvage qui nous plait.

Nous en demandons le prix. Le vieil homme n’ose pas nous parler Thaï. Nous ne pouvons même pas l’y encourager car nous manquons de vocabulaire. Alors nous nous sourions. Puis nous lui tendons un IPhone, pour qu’il y inscrive son prix. L’homme nous considère d’un œil un peu paniqué. Il n’ose pas toucher le téléphone. Pendant qu’il retourne sa chambre à la recherche d’un stylo, nous faisons de même –sans succès- avec notre sac à dos. Il nous note finalement un prix sur un vieux cahier… certains de ses chiffres sont écrits en miroir, et le total n’a rien de logique: ce n’est pas un nombre rond, et surtout pas assez cher du tout. Ce monsieur a visiblement peu l’habitude de l’écrit. Une voisine arrive à la rescousse et nous aidera finalement à débloquer la situation.

Instrument a Corde de Ban Prasat02

Sans rien d’extraordinaire, ce village nous a plu, avec ses traditions, son quotidien paisible, et ses habitants aux regards pleins d’humanité. Nous découvrons que plusieurs maisons ont des activités de « Home Stay »: elles reçoivent des touristes pour la nuit, mangent avec eux et leur font visiter le village… Peut-être aurons-nous l’occasion d’y revenir, et de goûter le temps de quelques heures à la lenteur paisible de cette ruralité ordinaire

 

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Isan, Nord-Est de Thaïlande

Carte de nos principales excusions en Isan – Nord-Est de la Thaïlande

Nos principales excursions en Isan

Cliquez pour agrandir (Sources de la carte)

 

Les coins que nous avons découverts et aimés

Dans la province de Buriram:

Dans la province de Kalasin:

Dans la province de Khon Kaen:

  • King Cobra village – Attraction**
  • Wat Thung Setthi – Temple Bouddhiste contemporain***
  • Prasat Puay Noi – Temple Khmer***

Dans la province de Nakhon Ratchasima:

Dans la province de Roi-Et:

Dans la province de Sisaket:

Dans la province de Surin:

Dans la province d’Udon Thani:

 

Quelques mots de l’Isan – Nord-Est de la Thaïlande…

L’Isan est une immense région du nord-est de la Thaïlande, attenant au Laos et au Cambodge. Encore largement agricole, cette zone s’est proportionnellement développée plus lentement que le reste du territoire, pour des raisons d’infrastructures de transport, entre autres. Sous forte influence religieuse et culturelle de l’empire Khmer, entre les 9eme et 13eme siècles, l’Isan conserve de magnifiques vestiges des périodes préangkoriennes et angkoriennes.

Carte de l'Isan en Thailande

Sources: Wikipedia

 

Comme à peu près tout le monde, nous avons découvert l’Isan par le sud, avec le beau parc naturel de Khao Yai.

Plus tard, de beaux paysages en somptueux temples Khmers, découverts sans méthode via les photos d’amis et de collègues, l’idée d’un road trip en Isan s’est impose comme une évidence. Nous avons adore cette région, riche d’humanité, chaleureuse, et simple. Déjà nous y sommes retournés pour le mariage de ma collègue P’Kung, et le plaisir de quelques nouvelles découvertes… et j’en suis sure, nous y retournerons encore!

Prasat Mueang Tam

 

 

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Le Sanctuaire de Phimai

Nous profitons d’un long week-end et de l’invitation au mariage de P’Kung pour visiter une partie du sud de l’Isan que nous ne connaissons pas encore. Direction le parc historique et le sanctuaire de Phimai, puis le musée national de Phimai . En chemin, nous découvrirons aussi, par hasard, les vestiges du village préhistorique de Ban Prasat, qui valent le détour si l’on est dans le coin.

 

Le Sanctuaire de Phimai en Pratique:

  • Coordonnées GPS: 15°13’08.2″N 102°29’40.5″E
  • Prix adulte: 100 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents. Un dépliant –de qualité- en français nous a été fourni en même temps que le ticket.
  • Prix enfant: au jugé, nos enfants (3 et 5 ans) sont entrés gratuitement
  • Ouverture de 7h30 à 18h.
  • Durée de l’activité: Prévoir 1 à 2 bonnes heures, en fonction de son amour des vestiges Khmers. Privilégier une visite tôt le matin pour limiter la chaleur et éviter les visiteurs sur les photos.

 

La saison des pluies l’impose, nous nous couvrons d’anti-moustique avant d’entamer la visite. Le temps est orageux et l’air humide: un climat idéal pour se faire piquer!

« Il y a plein de grosses pierres qui attendent des petits garçons! »… Les enfants qui trainaient des pieds en sortant de la voiture sautent de joie et se précipitent à l’entrée du site. Décidément, ils aiment autant que nous les ruines khmères!

 

Le sanctuaire de Phimai: un complexe majeur de la période khmère

Construit aux 11 et 12eme siècles, le sanctuaire de Phimai est l‘un des temples khmers les plus importants de Thaïlande. Il est construit en grès, et non en latérite comme la plupart des édifices religieux de la région de la même époque. Le grès est un matériau plus dur, moins aisé à travailler, mais plus noble, ce qui reflète le caractère d’exception de Phimai. Du coup, le bâtiment vieilli différemment, aussi, et a tendance à s’effriter, alors que la latérite, elle, se creuse de petits cratères.

Ce sanctuaire majeur est situé à l’extrême limite d’une longue route sacrée qui traversait le Royaume khmer et reliait Phimai à Angkor. C’est sans doute la raison pour laquelle le complexe de temple de Phimai est orienté vers le sud, sud-est: il « regarde » dans la direction d’Angkor.

Bêtement, je ne retrouve plus le dépliant reçu sur le site, et qui en proposait une carte très lisible et pertinente. Je crois l’avoir donné à Papa-Tout-Terrain ou mis dans une poche quand Petit-Deux a insisté pour que je lui serve de monture « parce qu’il y a des cailouuuuuuux, par teeeeeeeerre! ». Oui, il est toujours sensible de l’orteil on avait oublié de le chausser de baskets. Bref, j’ai emprunté un plan sur le site de Korat Magazine, qui permettra de se repérer:

Phimai Historical Park - Map

On entre par le sud. Sur la gauche, un « petit » bâtiment annexe, nommé Klang Ngoen sur le plan, était destiné à abriter les familles royales qui s’y habillaient, avant les processions religieuses. L’édifice n’a rien d’exceptionnel. En revanche, par sa taille, la finesse de ses linteaux et la largeur de ses couloirs de circulation, il préfigure déjà l’immensité somptueuse du sanctuaire tout entier.

Phimai - Klang Ngoen

 

Une architecture classique de la période angkorienne

Les garçons sont très impatients d’entamer enfin les choses sérieuses. Déjà, ils ont rejoint, en courant, le pont aux nâgas, qui donne accès au gopura sud de l’enceinte extérieure. Les parents aussi ont adopté le pas de course pour suivre les marmailloux. Et ne pas les perdre entre deux murs antiques. En réalité, donc, les photos datent du trajet retour. Mais permettez-moi une pause narrative pour placer quelques mots. Le pont aux nâgas symbolise le lien et le passage entre le monde des mortels et le monde des dieux. C’est un motif que l’on retrouve très fréquemment dans les édifices Hindous. Le nâga, qui a une, cinq ou sept têtes joue un rôle de gardien et de médiateur entre la terre et le ciel.

Phimai - Pont aux Nagas

Depuis, et après une intéressante discussion avec notre nounou, j’ai découvert que le nâga était également présent dans certains édifices bouddhistes de Thaïlande, où il est considéré comme un animal sacré.

Nous sommes étonnés par l‘excellent état de préservation des sculptures. Nous ne saurons le fin mot de l’histoire qu’un peu plus tard, lorsque nous tomberons par hasard sur la « réserve à Nâgas »: un champ de serpents bétonnés, aux structures en acier, et méthodiquement ordonnés en rangées disciplinées, prêts à remplacer un congénère détérioré. De toute évidence, depuis les restaurations initiées dans les années 1960, beaucoup des sculptures originales ont été déplacées au musée National de Phimai et remplacées par des copies, ce qui est, somme toute, très cohérent en termes de conservation du patrimoine.

Phimai - Pont aux Nagas et Gopura

Nous entrons dans la première enceinte par le gopura sud. Le gopura est un élément typique de l’architecture hindouiste, qui consiste en une entrée dans l’enceinte sacrée. Il représente la grandeur des dieux. Au fil des siècles, il tend de plus en plus souvent à la démesure, avec profusion de sculptures et de décorations. Le complexe de Phimai ayant deux enceintes imbriquées, l’on franchit donc deux gopuras successivement avant d’atteindre le sanctuaire. Chacune des enceintes est en réalité dotée de quatre gopura, soit un par mur d’enceinte.

Phimai - Passage Central entre l'enceinte exterieure et l'enceinte exterieure du complexe

Toujours au pas de course, nous atteignons le passage central, qui mène à l’enceinte intérieure de l’édifice. J’arrive à mettre la main sur Petit-Deux qui accepte mollement de m’attendre. Petit-Un, de la voix, tente d’exciter son frère en l’intéressant à de nouvelles découvertes. Je souffle comme un vieux buffle en fin de labour. Décidément, le marathon n’est pas d’actualité pour moi à six mois de grossesse! Derrière le deuxième gopura, plus grand et plus somptueux, on commence à deviner les Prangs du sanctuaire central. La perspective et l’alignement architectural sont étonnants et magnifiques. Papa-Tout-Terrain me fait remarquer que si nous étions seul sur le site, l’on pourrait voir le sanctuaire central depuis le pont aux nâgas, et sans doute même depuis l’entrée de l’allée principale.

Phimai - Sanctuaire Central

 

La somptueuse enceinte intérieure du sanctuaire de Phimai

Nous atteignons enfin la partie la plus centrale du complexe. La zone comporte deux Prangs, une bibliothèque ainsi que le sanctuaire principal. Si les bâtiments annexes et l’enceinte extérieure sont de grès rose, les édifices religieux principaux ont été bâtis dans un grès gris très clair, qui leur confère encore une majesté plus grande. Les Prangs sont magnifiquement ornés de sculptures aux motifs religieux. Tout comme les nâgas, ce sont certainement des copies, car nous en retrouverons des rangées sagement alignées à côté des serpents.

Phimai - Sanctuaire Central

Cela ne retire rien à la noblesse et a l’éclat architectural des bâtiments. Certains linteaux sont sculptés avec une finesse et une élégance que nous avons rarement rencontrées jusqu’ alors. Les encadrements des ouvertures, des gopuras et mêmes des allées de circulation des enceintes, sont adroitement décorés de personnages mi religieux, mi facétieux.

Phimai - Linteau de porte

Ca y est, on a perdu Petit-Deux! Il était là il y a deux secondes. Il voulait partir à droite, pendant que Petit-Un développait les raisons pour lesquelles il souhaitait visiter la galerie d’enceinte, sur la gauche. Je n’ai pas entendu pas grand-chose des raisons de Petit-Un. Il se trouve déjà à une bonne cinquantaine de mètres, et ne vois plus Petit-Deux. Papa-Tout-Terrain part à sa recherche. Sans succès. Heureusement l’asticot réapparaît quelques secondes plus tard, fort content de lui, après avoir fait seul le tour de la bibliothèque.

Nos enfants commencent à apprécier une certaine indépendance lors des visites, mais n’ont pas toujours le réflexe de nous avertir de leurs explorations, ce qui nous cause souvent des sueurs froides. Ils ne sont que deux mais nous passons toujours une bonne partie de nos visites à compter « Un, deux… c’est bon! »… « Un, deux… c’est bon! »… « Un… Ou est deux?… Ah, deux, c’est bon… » J’imagine que c’est le lot de tous les parents, mais avez-vous été jusqu’à vraiment égarer des enfants en visite? Et comment leur avez-vous appris à s’éloigner, dans le respect de consignes élémentaires de sécurité?

Phimai - Le Sanctuaire Central

Nous retournons au point de départ par le chemin des écoliers. Nous zigzaguons entre les zones architecturales centrales et les allées qui longent l’enceinte extérieure. La finesse et l’omniprésence des bas-reliefs, sur tous les bâtiments, jusqu’aux plus humbles, ne cesse de réjouir nos regards.

Phimai - Mur de l'enceinte exterieure

Le Musée National de Phimai

Le Musée National de Phimai en Pratique

  • Coordonnées GPS: 15°13’29.4″N 102°29’40.0″E
  • Prix adulte: 100 THB pour les étrangers, 20 THB pour les Thaï. Dans l’empressement, on a payé le prix « étranger » sans demander le prix « thaï »… Bon, en même temps, on participe ainsi à la préservation de ce très beau patrimoine.
  • Prix enfant: gratuit
  • Ouverture de 9h00 à 16h00.
  • Durée de l’activité: 35 minutes au pas de course, poussés par les enfants et l’heure de fermeture. Dans l’idéal, compter plutôt une heure à une heure et demie.

 

Nous complétons notre découverte du sanctuaire de Phimai par la visite du musée de la ville, après une pause glacée. Petit-Deux a une petite langue et met tant et tant de temps à venir à bout de son cône à la fraise que nous arrivons bien tard et manquons de peu de trouver porte close. Il est vrai aussi que le musée ferme particulièrement tôt, à 16 heures.

Musee National de Phimai - Linteau

Il serait pourtant dommage de le louper! Ses collections sont d’une grande richesse. En particulier ses sculptures et de bas-reliefs khmers, particulièrement bien conservés, restaurés et mis en valeur. La plupart des œuvres datent des 10 aux 13eme siècles, et sont de nature religieuses, principalement influencées par l’Hindouisme. J’ai le plaisir de noter que Petit-Deux connait et reconnait désormais parfaitement les nâgas. En dehors des nâgas et des dragons, il faut admettre que les musées ne sont pas (encore) les terrains de jeux favoris des enfants. Les bâtiments heureusement fournissent escaliers et rampes pour handicapés qui leur permettront de belles glissades, pendant que les parents se passionnent pour des images de Shiva et de Vishnu.

Musee National de Phimai - Linteau

Le musée présente des pièces magnifiques, et propose un panorama très intéressant d’œuvres rapportées de plusieurs temples, majeurs et mineurs, de l’Isan. On y trouve des statues Hindoues et des statues bouddhistes, plus récentes. Et surtout de très nombreux linteaux qui représentent avec force détails et personnes des scènes de cérémonies religieuses. Les œuvres sont bien éclairées et mises en valeur. L’exposition des plus grosses pièces, dans un hangar extérieure, est sans doute, d’ailleurs, encore plus somptueuse

Musee National de Phimai - Fronton

Malheureusement, nous avons eu un peu peine à trouver une cohérence d’ensemble dans l’exposition. Les sculptures sont mélangées avec des armoires et des bijoux, et la progression historique n’est pas évidente. Il ne semble pas y avoir de ségrégation géographique non plus. Même les différentes religions paraissent vouloir se mêler les unes aux autres. Le manque de commentaires d’ordre général, en anglais, vient renforcer ce sentiment de confusion. Avec quelques jours de recul nous avons beaucoup apprécié cette visite, visuellement, mais restons un peu sur notre faim, en regrettant de ne pas en avoir appris plus.

Musee National de Phimai - Vases

 

Autour de Phimai

Nous finissons le musée assez fatigués d’une journée déjà riche en visites et en événements. (Et un peu éprouvés par une maxi-colère de Petit-Deux.) Du coup comme une cruche, j’en oublie la promenade prévue de Sai Ngam, une petite île entièrement recouverte des ramifications d’un banian géant. Les photos avaient pourtant l’air magnifique!… Bref, si vous préparez une excursion à Phimai, ne faites pas comme nous, n’oubliez pas bêtement cette étape!

Sur le chemin du retour vers Korat, nous faisons enfin une dernière halte à Prasat Hin Phanomwan, un ancien sanctuaire khmer, désormais totalement dédié à la religion et aux cérémonies bouddhistes. On va dire que c’est la nature, mais j’ai un peu honte d’avouer que je m’étais endormie en route… Bref je n’ai pas eu l’énergie de descendre de la voiture pour visiter le site. A la place, j’ai mangé un bonbon « hamburger » avec Petit-Deux, tout en gardant un œil sur Petit-Un, qui n’avait même pas daigné se réveiller.

Prasat Hin Phanomwan

Papa-Tout-Terrain a été plus courageux, et a apprécié le détour. Il a été très impressionné par les énormes Bouddhas installées dans les allées et les sanctuaires principaux, et par l‘intensité du culte qui leur était rendu.

Prasat Hin Phanomwan

 

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P’Kung’s Wedding

There was a very special day last week-end: P’Kung’s wedding day! I had known P’Kung since last year, when she joined our « Customer Service » team. Together, we went through hardships and also met great successes. But most importantly, at all times, P’Kung had brightened our team’s atmosphere with her nice smile and her great kindness. I was really happy to know P’Kung was about to get married and even happier to be invited to join, for this very special day. This was the first time we were invited to a traditional Thai wedding!

It seems that wedding ceremonies are traditionally organized in the brides’ hometowns. That is why P’Kung was going to get married in Nakhon Ratchasima. This was good news for us: apart from its capital, we like this region a lot for its nice landscape, its fascinating history and cultural heritage, as well as for its handicrafts.

P’Kung and her future husband recently had a traditional Thai house built there, around which wedding party had been planned. Wedding ceremony by itself would mainly be organized inside the house. Related activities such as meals, music and dancing would be arranged in the nearby garden.

It is the beginning of rainy season. Luckily the sun is shining for P’Kung’s big day! The night before, a huge thunderstorm has washed away all clouds and nicely refreshed atmosphere. The ground is just a little muddy, so we are invited to wear casual shoes, which makes us feel comfortable immediately.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries et l'equipe du Customer Service

I am really happy to see again the whole « Customer Service » team! Everyone from the team is wearing matching Thai traditional clothes. How beautiful they are! With a great kindness, Noon will guide us during all wedding activities and explain for us the different steps of the traditional ceremony, in Thailand. On the very morning, she says, the groom came to the bride’s house, and had to cross a symbolic fence of braided flowers hold by guests, keeping him away from his future wife.

We are led to the newlyweds’ bedroom. Inside, P’Kung and P’O’s house is bright and new and really pleasant. Rooms are spacious and sunny. And very busy too. Family, friends and neighbors are there to congratulate and praise the couple. The living-room has been dedicated to receive foods and offerings brought earlier to the bride and groom, in procession. It looks like we missed the beginning of ceremonies…

Our children are in very good hands. My nice colleagues help them taking off their shoes and climbing up the stairs. Surrounded with so many beautiful young ladies, our boys look really happy, though somehow impressed.

Mariage Traditionnel Thai - les enfants sont bien entoures

At last, we meet up with P’Kung. She is a beautiful bride, in her traditional golden dress! Even more, she radiates happiness. On her forehead, three dots have been drawn as a blessing, with a paste of powder and water. We are both pregnant of around the same term, and pregnancy really suits P’Kung. Since early in the morning, Little-Two has been expecting to see the bride. All the way, he could not help speaking about her (and we all know that Little-Two can talk a lot…)… but, still, I am quite surprised to see him jump on P’Kung’s lap and kiss her on both cheeks!

Petit-Deux embrasse la mariee

It is the first time I meet with P’O, the groom. Kindness and serenity are radiating from his face. I like him immediately. I wish him the greatest happiness, for himself and his family. In the meanwhile, Little-One is very busy taking pictures with my pretty colleagues. After usual congratulations and blessings, wedding ceremony is carried on under the house, in an open space where traditional wedding scenery has been arranged.

The newlyweds are seated in front of their audience, the groom on the right side. They are crowned with white circlets, linked together with a thread representing bounds which shall attach them together forever, for the good and for the bad. Then, the groom fastens a gold necklace around the bride’s neck, symbolizing financial safety and stability he commits to bring to his future family.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries

Then come the bride’s and the groom’s parents. They praise and bless the young couple, by pouring scented water on their hands, with a shell. They are followed by family, friends, neighbors and relatives, who will proceed to the same ritual. Noon explains us she will not join this ceremonial, as you must be older than the newlyweds to be allowed to.

Mariage Traditionnel Thai - On verse l'eau benite sur les mains des maries_1

I am getting a little tired. My colleagues kindly propose me to sit among older ladies from the assembly, with the boys by my side. Children have been placed close to a really big box, containing small gifts for guests. They are very excited to help unwrapping gifts from the box. In parallel, they hunt for bugs to give to Noon, who will gently keep collecting them with the greatest patience.

Mariage Traditionnel Thai - La ceremonie

It is our turn to give our blessing to the young couple. We carefully observe preceding guests, so as to avoid mistakes. I am going first, together with Little-One. The latter is responsible for carrying our wedding gift, in an envelope. One of my young colleagues provides us with a shell, full of scented water. Little-One enthusiastically grabs it and pours water… on flowers placed besides the groom. Everybody tries to restrain his laughter. Our second try, on the groom’s hands, is much better. And then comes the brides’. Our envelope is a little wet, but we did not do so badly, after all!

Mariage Traditionnel Thai - Felicitations aux maries

Then, we receive as a gift a lovely colorful towel, nicely wrapped in a glass, and decorated with a pretty bow. We will be happy to bring back home this cute souvenir from P’Kung’s wedding! After a few more pictures, wedding ceremony comes to an end. It is now time for sharing wedding meal together. Noon explains us that the bride and groom’s relatives have spent the whole night cooking. What a huge piece of work! But its result is superb! All dishes are excellent! A large glowing pink fish is particularly exquisite. I am very happy to get the chance and spend some more time with « Customer Service » team, sharing this great lunch. A few moments later, even P’Kung can join us! Almost everybody is here!

Le repas de mariage traditionnel Thai

Little-One has been hearing music playing for some time. He cannot wait to go dancing. Though his Dad has escorted his to the dance floor, he seems much more interested in my lovely colleagues –to which he will keep referring for all week-end! After a little while, he is even invited to join dancers and singers, on the stage! What a great experience!

Mariage Traditionnel Thai - Le bal

Wedding party is almost finished. As Noon explained us, traditional weddings in Thailand will take place in the morning. Tired with so many discoveries and nice encounters, our children need a nap, anyway. From our side, we have been really happy to join and share P’Kung and P’O’s joy. My husband has taken many great pictures, and we will keep really great memories of their wedding!

… After coming back home, the children could not help opening their towels-gifts… and loved them! They found them so soft and smooth that they now sleep together with them!

Thank you so much, P’Kung and P’O! We wish you the greatest happiness for your future family!

 


By exception, I wrote this article in both French and English, as a great thanks to P’Kung, her new husband, and all my great colleagues from « Customer Service » team! It was so good to see you all again! Thank you all for the really nice time we had together! Thank you!!!


To French Version – Article en français

 

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Le mariage de P’Kung

Ce week-end est un week-end spécial: celui du mariage de P’Kung. J’ai connu P’Kung l’année dernière, lorsqu’elle a rejoint notre équipe du « Customer Service ». Ensemble, nous avons traversé des difficultés, et connu de belles réussites. Par tout temps, P’Kung illuminait l’équipe de son sourire et de sa bienveillance. Aussi étais-je heureuse d’apprendre qu’elle allait se marier, et plus heureuse encore qu’elle nous invite à partager ce jour si spécial. C’était la première fois que nous étions invités à un mariage traditionnel en Thaïlande.

Il est semble-t-il de coutume d’organiser la cérémonie dans la région d’origine de la mariée. P’Kung s’est donc mariée à Nakhon Ratchasima. Ça tombe bien: en dehors de la capitale provinciale, c’est une région que nous aimons beaucoup: nous la trouvons très belle pour ses paysages, et très riche pour son histoire, sa culture et son artisanat.

Là-bas, P’Kung et son futur mari se sont fait construire une belle maison traditionnelle, autour de laquelle a lieu la fête. La cérémonie du mariage sera principalement organisée dans la maison. Les réjouissantes annexes, le repas, la musique et le bal auront lieu sous un chapiteau installé juste à côté.

C’est le début de la saison des pluies, mais par chance, le ciel nous épargnera durant les réjouissances. La veille en revanche, un énorme orage a délavé les environs, rafraîchi l’atmosphère et rendu boueux le terrain alentour. On nous invite donc à déambuler en tongs. Nous n’en n’avons pas, ce qui règle la question, mais nous nous sentons tout de suite à l’aise, devant la gentillesse conviviale de nos hôtes.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries et l'equipe du Customer Service

Je retrouve avec grand plaisir toute l’équipe du « Customer Service ». Tous ont revêtu des costumes Thaï traditionnels et assortis. Comme ils sont beaux! Noon a la gentillesse de nous guider durant tout le mariage et de commenter les différentes étapes de la cérémonie traditionnelle. Elle nous explique que le matin même, le marié s’est rendu dans la maison de la mariée, et qu’il a symboliquement dû franchir une barrière de fleurs tressées, qui le séparait de sa future femme.

On nous conduit à l’entrée de la chambre des futurs époux. L’intérieur de la maison de P’Kung et P’O est très agréable: tout neuf et de bois blond. Les pièces sont grandes et lumineuses. Très occupées aussi. La famille, les amis et les voisins se pressent, nombreux, pour présenter leurs respects aux mariés. Une pièce a été organisée pour recevoir les offrandes de nourriture. Je crois que nous avons loupé le début de la cérémonie, pendant laquelle nourriture et cadeaux ont été apportés en procession au jeune couple.

Les enfants sont entre de très bonnes mains. Mes collègues les aident à retirer leurs chaussures, à grimper les escaliers. Entourés de tant de si jolies jeunes femmes, les garçons sont tout sourire, quoi qu’un peu impressionnés.

Mariage Traditionnel Thai - les enfants sont bien entoures

Nous retrouvons enfin P’Kung. Elle est une très belle mariée, dans sa robe traditionnelle dorée. Et surtout, elle rayonne. Trois points d’une pâte à base de talc ont été tracés sur son front, en guise de bénédiction. Comme moi, elle est enceinte et nos bébés arriveront à peu près en même temps. La grossesse lui va très bien! Depuis le matin, Petit-Deux attendait de voir enfin la mariée. Dans la voiture, il ne parlait que d’elle (on l’on sait tous qu’il peut parler beaucoup…). A ma grande surprise, il se jette dans ses bras et l’embrasse.

Petit-Deux embrasse la mariee

C’est la première fois que je rencontre le marié. Son visage respire la gentillesse et la sérénité. Il me plait bien. Je lui souhaite beaucoup de bonheur dans sa nouvelle famille. Pendant ce temps, Petit-Un est très occupé à se faire photographier au milieu de mes jolies collègues. Apres les félicitations d’usage, le mariage se poursuit sous la maison, un espace ouvert sur l’extérieur, et où a été installé le décor de la cérémonie.

Les futurs époux s’installent sur le devant de la scène, le marié à droite, comme c’est la tradition. Des couronnes blanches, reliées par un fil, sont déposées sur leurs têtes. Le lien symbolise leur attachement pour toujours, pour le meilleur et pour le pire. Au micro, les Papas des mariés se relaient pour remercier les invités et adresser leurs félicitations au jeune couple. Le marié attache ensuite au cou de son épouse un collier d’or, qui représente la sécurité financière et la stabilité qu’il apportera à sa nouvelle famille.

Mariage Traditionnel Thai - Les maries

Puis, les parents des époux bénissent tour à tour le jeune couple, en leur versant sur les mains de l’eau parfumée, à l’aide d’un coquillage. Ensuite viennent la famille, les voisins et les proches. Noon m’explique qu’elle ne pourra pas prendre part à cette partie de la cérémonie, car pour cela, il faut être plus âgé que les mariés.

Mariage Traditionnel Thai - On verse l'eau benite sur les mains des maries_1

Je fatigue un peu. Mes collègues me proposent gentiment de m’assoir au milieu des vieilles dames de l’assemblée. Les enfants sont installés à mes côtés, tout près d’un grand carton qui sert de réserve aux petits cadeaux destinés aux invités. Ils participent avec grand plaisir au déballage du carton, et en profitent pour réunir les insectes qu’ils trouvent et les offrir à Noon, qui les collectionne avec beaucoup de gentillesse.

Mariage Traditionnel Thai - La ceremonie

C’est notre tour de donner notre bénédiction aux jeunes époux. On regarde bien les invites qui nous précèdent, histoire de ne pas faire de bêtises. Petit-Un m’accompagne. Il est chargé de porter l’enveloppe qui contient notre cadeau de mariage. Une jeune collègue nous tend un coquillage plein d’eau. Dans l’enthousiasme, Petit-Un s’en empare… et arrose généreusement le bouquet de fleur placé sous les mains du marié. Tout le monde étouffe un fou rire. On recommence sur les mains du marié. Puis de la mariée. L’enveloppe a un peu pris l’eau mais le cœur y est. On ne s’est pas trop mal débrouillés.

Mariage Traditionnel Thai - Felicitations aux maries

On nous offre ensuite en cadeau une serviette joliment enroulée dans un verre et décorée d’un nœud. Nous serons ravis de rapporter à la maison cet adorable souvenir du mariage. Apres quelques séances photos, la cérémonie du mariage se clôture et l’on nous propose de passer à table.

Le repas de mariage traditionnel Thai

Noon m’explique que des proches des mariés ont cuisiné toute la nuit, en prévision de la fête. Quel travail, mais le résultat est à la hauteur! Tous les plats sont excellents! Un énorme poisson aux reflets rosés et brillants est particulièrement succulent! J’ai le plaisir de retrouver toute l’équipe du « Customer Service » autour du repas, et d’échanger les dernières nouvelles. P’Kung vient également nous retrouver. Nous sommes presque au complet!

Déjà, Petit-Un ne tient plus en place. Sous charmante escorte, il rejoint la piste de danse. Papa-Tout-Terrain le suit de loin, mais il n’a d’yeux que pour mes jolies collègues, dont il parlera tout le week-end. Quelques instants plus tard, Petit-Un est même invité à danser sur la scène qu’animent un chanteur et sa troupe de danseuses.

Mariage Traditionnel Thai - Le bal

Les festivités du mariage tirent à leur fin. Comme Noon me l’a expliqué, les mariages traditionnels ont lieu le matin, en Thaïlande. Epuisés par toutes ces jolies rencontres et ces découvertes, les enfants commencent d’ailleurs à fatiguer. La sieste sera bienvenue! De notre côté, nous sommes ravis d’avoir pu venir, pour partager le bonheur de P’Kung et P’O. Papa-Tout-Terrain a fait de nombreuses et très belles photos du mariage! Nous repartons avec de très beaux souvenirs!…

… Quant aux jolies serviettes qui nous ont été offertes en cadeau, par les mariés… les garçons n’ont pas résisté au plaisir de les ouvrir, et ils les ont trouvées tellement douces que maintenant ils dorment avec!

Merci P’Kung et P’O! Tous nos vœux de bonheur pour votre belle famille!

 

 


Une fois n’est pas coutume… cet article est en français et en anglais, en guise de remerciement pour P’Kung, son époux, et toute l’équipe du « Customer Service ». C’était un très grand plaisir de tous vous retrouver! Merci mille fois pour ces beaux moments partages avec vous!


To English Version – Article en anglais

 

 

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Des singes et des ruines – Lopburi

L’entrée de Lopburi est moche. Ne pas se laisser décourager par l’architecture triste et laide, ni par les embouteillages. Et les hôtels plutôt moyens, et pas vraiment de bon restaurant. Et peu d’air qui circule d’où une atmosphère un poil étouffante.

Ne pas se laisser décourager, parce que nous, on a vraiment bien aime cette ville, avec ses chouettes vestiges du XIIe, son ancien palais royal et ses singes. Mieux encore, nous sommes tombés par hasard en pleine fête du Roi Narai: représentations traditionnelles et costumes d’époque, “street food” locale et excitation populaire ont réjoui les petits et les grands!

Comme d’habitude tout de même, prévoir de l’eau à profusion et si possible des excursions en début de matinée ou fin d’après-midi, car le soleil tape dur, sur certains sites.

 

Le complexe de temples Khmer de Wat Phra Si Mahathat

Sur la partie ancienne, c’est le site de Wat Phra Si Mahathat (fin du XIIe siècle) qui m’a le plus marquée, d’autant que nous étions alors presque seuls à le visiter! C’est un complexe de temples Khmers, réhabilité en 1985, si l’on en croit la datation des briques. Le parc historique donne une bonne idée du plan au sol des temples. Quelques bâtiments –très certainement rénovés– restent debout, ornés de moulures aux motifs délicats.

Le complexe de temples de Wat Phra Si Mahathat a Lopburi

Ils fournissent aussi, à l’occasion, une ombre salvatrice. On se promène au cœur des temples anciens, on parcourt les couloirs et les allées, on grimpe les escaliers, on franchit le pas des portes… Libres d’explorer et de crapahuter à leur guise, les enfants se sont vite passionnés pour le lieu: sauts périlleux dans des volées de marches inégales, observation de bas-reliefs d’éléphants et de statues de bouddhas sans têtes, collection de plumes de pigeons…

Le complexe de temples de Wat Phra Si Mahathat a Lopburi

 

Les singes et Phra Prang Sam Yot

Le site de Phra Prang Sam Yot est quant à lui beaucoup plus connu et beaucoup plus couru. Avec ses trois prangs, il a fière allure, cet ancien temple Khmer de la fin du XIIe siècle, lieu de culte Hindu, avant de devenir Bouddhiste. Mais c’est d’abord pour ses singes qu’on y accourt. Nous les premiers, bien entendu, d’autant que nous avons utilisé l’argument “singe” toute la journée pour trainer les enfants de musées en temples.

Une Thai en Costume Traditionnel devant le temple de Phra Prang Sam Yot

On est arrivés « aux singes » un peu impréparés. Nous les les savions possiblement voleurs et parfois agressifs. Et avions donc bien anticipé ces points: sacs fermés, ni lunettes ni chapeaux, et respect des distances de sécurité. J’ai cependant tranquillement abandonne Petit-Deux dans un grand escalier (une sombre histoire de porte que je n’arrivais pas à fermer)… pour le retrouver dix seconde plus tard hurlant de frayeur, flanqué de deux bébés singes qui lui caressaient les cheveux et tentaient de l’entraîner avec eux en le tirant par la main. Un peu style remake du Livre de la Jungle.

 

Toujours se méfier des singes, malgré tout…

Heureusement, Petit-Deux n’est pas rancunier: dès lors qu’il a eu retrouvé mes bras, il a été ravi d’observer de près les petits macaques qui m’escaladaient! Papa-Tout-Terrain et Petit-Un de leur côté se sont bien amusés à prendre des photos et ont élaboré une technique pour faire fuir les animaux curieux par la force centrifuge, en tournant sur eux-mêmes à toute vitesse. Nous sommes cependant restes méfiants et avons évité les contacts trop proches et trop longs avec les animaux, surtout les plus gros, visiblement plus agressifs.

Temple de Phra Prang Sam Yot et ses singes - Lopburi

Et pendant ce temps-là, un petit couple de Chinois s’était fait piquer son téléphone…

Le lendemain, nous repassons à proximité du site en voiture. Dans ce contexte, les singes n’hésitent pas à grimper sur les véhicules, et même à vider les coffres des pickups… Rien à dévaliser chez nous, alors nos petits compagnons se sont attaqués aux joints de caoutchouc du toit! On a mis un petit moment à comprendre l’origine des bruits de mastication…

…Un temps follement amusés, on s’est soudain rappelés en adultes que c’était peut-être toxique pour les singes et qu’en plus ça abimait sûrement la voiture. Bon, discretos, on a renfoncé les joints à la sauvage après coup et ça se voit plus trop…

Des singes escaladent notre voiture a Lopburi

Nous avons aimé cette visite et les enfants aussi. En revanche soyons clairs, l’attraction peut ne pas plaire à tout le monde. D’abord, vu le nombre des singes, l’environnement ne sent tout de meme pas tres bon. Et puis les animaux ont pris des habitudes agressives et peu plaisantes au contact répété des touristes. Surtout avec des enfants, il semble donc indispensable de garder un maximum de prudence.

 

Le Palais du Roi Narai

Troisième vestige majeur de la ville, et de facture bien postérieure aux deux précédents sites, le Palais du Roi Narai (fin du XVIIe siècle) date de l’époque ou Lopburi était la seconde capitale du royaume d’Ayutthaya. L’enceinte est globalement bien conservée: cours intérieures, salle du trône, vestiges d’une citerne, d’étables pour les éléphants, d’entrepôts royaux… Elle abrite également le musée National, réparti en plusieurs pavillons (fin du XIXe).

Le Musée National n’est pas immense, mais assez riche, et présente de façon transversale l’histoire de la région. Les enfants ont surtout aimé la période préhistorique et antique, donc moi aussi (en traduction, je n’ai pas eu le loisir de me pencher sur les autres sections). Des bijoux, des silex, des armes millénaires, des poteries… ces objets évoquent étroitement ceux de l’histoire occidentale, et je suis étonnée de trouver tant de ressemblances dans ces vestiges primitifs. “Wahou, Maman, un vrai squelette vivant!” Oui, il y avait même un squelette (bien mort depuis plus de vingt siècles), et pour Petit-Un, ça a été le clou du musée!

Ça c’est la visite du Palais hors période de la “Fête du Roi Narai” (King Narai Reign Fair). Heureusement que nous avons visité Lopburi deux fois, parce que pendant les festivités annuelles, qui durent une dizaine de jours, on ne voit pas le lieu de la même façon.

 

Fête costumée pour le Roi Narai

Nous sommes tombés par hasard en plein dans la dernière soirée de la trentième édition de l’événement. Nous ne saurons pas si ce soir-là était le plus grandiose mais nous avons découvert une fête énorme, joyeuse, colorée et populaire qui nous a tous séduits, au fur et à mesure que nous avancions dans les rues anciennes de la ville.

Defile en customes traditionnels pour la Fete du Roi Narai (Lopburi)

Dans le Palais, on découvre les cours successives, éclairées de lanternes et de bougies. Des stands de nourritures festives et de produits locaux se serrent un peu partout. Presque tous les badauds (sauf nous) sont vêtus de costumes traditionnels aux hautes coiffes dorées. Ils se pressent gaiement, se photographient, s’apostrophent, se complimentent, grignotent, s’arrêtent pour écouter quelques notes de musiques ou les répliques d’une représentation théâtrale. Les enfants, souvent peu à l’aise dans la foule, sont ravis: barbe à papas et douceurs Thaï, photos parmi des musiciens traditionnels et avec quelques jeunes filles entreprenantes, procession aux chandelles moyennant une petite offrande aux représentants d’un temple… Je retrouve même une mamie à la coiffe somptueuse, en pleine conversation avec Petit-Un, et découvre qu’il parle Thaï, en fait, malgré sa réserve habituelle!

Photo en customes traditionnels lors de la Fete du Roi Narai a Lopburi

 

Miracle de fin de soirée

La fin de soirée mérite également le récit. Alors que nous nous étions tranquillement garés sur l’esplanade vide d’un temple, quelques heures plus tôt, nous découvrons que la zone s’est transformée en parking géant. Sous la gestion habile des moines du coin. L’imbrication des véhicules est digne d’un Rubicube. Chacun est garé sans freins.

Pour nous tirer de là, un moine brillant de transpiration avance et pousse cinq ou six pickups. Quand survient le drame: le conducteur de la dernière voiture a oublié d’enlever son frein à main. La nuit est encore jeune, rapport à nos petits asticots dont nous tentons de préserver le sommeil. Impossible de savoir combien d’heures nous devrons attendre le conducteur maudit. Nous sommes bien embêtés. D’autant que même le moine a disparu… quand soudain il revient en sauveur, muni d’une espèce de gros cric à roues. Crouiiic, crouiiic, crouiiic… ni une ni deux, le moine soulève les roués bloquées et dégage le dernier véhicule! Dieu soit loué!

Un moine deplace un pick up qui nous gene - Lopburi (Thailande)

 

Le temple Wat Thep Phithak Punnaram (Nakhon Ratchasima)

Sur le chemin du retour, tout près de la Nationale 2, nous faisons halte au temple Wat Thep Phithak Punnaram (« Wat » veut dire « temple »), connu pour son immense Bouddha blanc qui trône au milieu d’une montagne, et surtout, pour les 1250 marches qu’il faut grimper pour l’atteindre. Le chiffre de 1250 représente le nombre des moines qui s’étaient rassemblés, à l’occasion du premier sermon de Bouddha. Bref, on grimpe, il fait chaud.

Petit-Deux refuse de faire un pas. Je le prends sur le dos. On s’arrête plusieurs fois pour boire, on motive Petit-Un en parlant d’un paquet de chips. Petit-Deux râle parce que je grimpe trop lentement et qu’ il voudrait les chips tout de suite, on arrive en haut, on enlève les chaussures parce que c’est sacré, on regarde les gens prier et brûler de l’encens. On étouffe (à cause des gens qui prient) un cri quand Petit-Deux s’approche du vide, on profite de la vue, on explique à Petit-Deux que non on ne peut pas ouvrir les chips au pied du Bouddha…

 

… et on redescend!

Finalement, on trouve un coin pour les chips, les garçons s’arrachent le paquet et finissent par le déchirer, on ramasse les chips au milieu des fourmis, on finit l’eau qui est un peu chaude et avec des poissons de chips, on redescend les marches qui restent avec Petit-Deux qui fait “les grandes jambes”, C’est à dire qu’ il saute une marche sur deux et manque à chaque pas de rouler dans le vide vu qu’en fait, ses jambes, elles sont petites… et enfin on arrive en bas. C’était bien pour la vue, pour le bon moment en famille, pour se dégourdir les pattes et deviser en balade. Après, c’est une montagne avec un bouddha (normal mais blanc) en haut, il faut bien le dire. C’est peut-être un peu haut pour qui n’a pas l’intention de prier.

Le Temple Wat Thep Phithak Punnaram au Nord de Khao Yai

 

 


Lopburi en Pratique

  • Wat Phra Si Mahathat – Coordonnées GPS: 14.798618, 100.613919 – Ouvert tous les jours de 7h00 à 17h00. Le ticket adulte coûte 50 bahts. Comptez 1h à 1h30 de visite.
  • Phra Prang Sam Yot – Coordonnées GPS: 14.803099, 100.613962 – Ouvert tous les jours de 6h00 à 18h00. Comptez 30 minutes à 1h de visite.
  • Le Palais du Roi Narai – Coordonnées GPS: 14.801884, 100.610068   (Attention, le Palais du Roi Narai n’est pas correctement situé dans Google Map) – Ouvert tous les jours de 8h30 à 16h30. Le ticket adulte coûte 50 bahts. Comptez 1h30 de visite.
  • Wat Thep Phithak Punnaram – Coordonnées GPS: 14.616313, 101.265526 – Entrée libre.

 

 

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Balades, animaux et jungle à Khao Yai

Les Grands-Parents-Tout-Terrain sont en visite! C’est l’occasion de leur faire découvrir de chouettes coins de Thaïlande! Première nuit au sud de Khao Yai. J’ai opté pour l’Ingpai Resort, qui se trouve à quelques kilomètres de l’entrée sud du parc. C’est une zone sans touristes et sans hébergements, ou presque: tout le contraire de Khao Yai nord. L’hôtel est bon marché. Nous n’en n’attendons pas grand-chose. Guidée par le GPS, la voiture fend la jungle, sur une route minuscule et sans lumière.

Nous arrivons au pied de quelques maisons traditionnelles de bois. Deux femmes édentées et pas du tout anglophones surgissent de nulle part pour nous conduire à notre bungalow. De tous leurs chicots, elles sourient aux enfants qui, pas du tout impressionnés, échangent quelques mots en Thaï. La chambre est très agréable: propre, vaste, et lumineuse de bois blond. Un grand matelas deux personnes a été rajouté pour les enfants, et le chauffe-eau dispense une eau encore plus chaude qu’à la maison. C’est royal! Je ne suis juste pas très rassurée d’être au bout du monde, et demande à Papa-Tout-Terrain d’envoyer un texto à des proches, pour nous localiser: au moins demain, ils pourront retrouver nos os (oui, je suis grave confiante au fin fond de la nature…).

Ingpai Resort

Le lendemain aux aurores, opération Tetris pour Papa-Tout-Terrain. Quatre valises, deux sièges auto, un matelas, des sacs à dos, des sacs à mains, des sacs informes, sans compter les exigences et incompatibilités des passagers: Petit-Un veut « un grand-parent » à ses côtés, tandis que Petit-Deux ne s’assoit qu’à côté de Maman-Tout-Terrain, qui elle a mal au cœur à cause de sa grossesse.

 

Premier Contact avec la Faune de Khao Yai

On entre finalement à Khao Yai. C’est vraiment à deux pas de l’hôtel. Nous traverserons d’abord la zone sud, territoire des éléphants. A l’entrée du parc, on trouve des tas d’affiches sur la façon dont se comporter si l’on en croise un. En gros il faut laisser l’éléphant tranquille et ne pas le poursuivre pour le photographier. Tout de même, l’inverse ne me viendrait pas à l’idée! Ca me rappelle justement qu’avant le week-end, Papa-Tout-Terrain m’avait montré la vidéo d’un éléphant irascible du parc, en train d’attaquer la voiture de touristes sûrement relous. J’espère tout de même ne pas avoir à rencontrer d’éléphant en liberté.

Nous croisons un très beau singe. Un macaque. Les enfants râlent. Ils voudraient lui donner une banane. On explique qu’on est dans une zone protégée et qu’on ne doit pas nourrir les animaux sauvages. Les enfants râlent plus fort et ne se sentent pas concernés. Nous sommes en pleine séance éducative lorsqu’un cycliste nous hèle avec des signes de bras insistants.

On s’arrête. Il voit notre tête et prend la figure embêtée du mec qui ne parle pas anglais. Ça l’a refroidi d’un coup et il abandonne l’idée de communiquer. On s’apprête à repartir quand on voit devant nous un pick-up qui recule à toute vitesse, suivi d’un type qui court comme un dératé. Suivi d’un éléphant très placide. L’éléphant traverse la route en humant des touffes d’herbe de ci de là. Puis il s’enfonce dans la jungle tout en poursuivant ses activités d’éléphant. C’est la première fois que je voyais un éléphant en liberté et j’ai trouvé l’épisode très émouvant!

Elephant a Khao Yai

 

Balades dans la Jungle

On passe au visitor center pour récupérer une carte (médiocre d’ailleurs, j’aurais dû en imprimer une d’Internet), avant d’entamer notre première balade. Suivant les recommandations de mes collègues Thaï, nous sommes en pantalon-chaussettes-baskets, avec les jambes bien couvertes pour éviter les serpents, sangsues et autres joyeusetés que je n’ai pas bien comprises. En fait, les Thaïs, eux, sont en short et tongs. Les balades sont jolies et la jungle est bien entretenue. Je m’entends: on est au cœur de la forêt tropicale et on n’a pas du tout du tout envie de sortir du sentier tracé, mais le chemin est dégagé et bétonné sur un mètre de largeur si bien qu’on se sent en sécurité, et que l’on sait où l’on met les pieds.

Il n’empêche qu’il faut ouvrir grand les mirettes. Petit-Un nous a sauvés d’un serpent qui traversait paisiblement le sentier, mais qui nous avait échappé. Heureusement, très averti des risques des reptiles, il s’est arrêté net et a retenu Papa-Tout-Terrain qui ouvrait la marche. Quel sang-froid pour notre grand, qui n’a pas encore cinq ans! Il en a tout de même tremblé de frayeur pendant un petit moment. Moi aussi, d’ailleurs!

 

La Haew Narok Waterfall

Khao Yai propose une demi-douzaine de balades de longueurs différentes, dont la plupart mènent à des cascades. D’autres excursions sont possibles mais doivent se faire avec des guides expérimentés. Sur les quatre circuits testés –sur deux jours-, j’ai particulièrement aimé le chemin qui mène à la Haew Narok Waterfall, pas très long, facile et ludique pour les petits, avec de nombreux ponts. La dernière volée d’escaliers à pic est cependant assez glaçante. Mon vertige et moi-même avons dû prendre notre courage à deux mains et Petit-Deux en Buzzidil (notre porte-bébé du moment) pour aller jusqu’au belvédère final. Mon cavalier s’est même permis de pester sous prétexte que j’étais trop lente et que ça le fatiguait. Le début de la saison sèche (novembre) est sans doute le meilleur moment de l’année pour ces balades: il reste beaucoup d’eau dans les cascades, mais les chemins sont facilement praticables.

 

Petite digression. En route pour la Haew Narok Waterfall, nous avons vu un petit crocodile nager dans une rivière. En d’autres lieux, nous avons également vu des touristes barboter dans des cours d’eau, en dépit de panneaux qui l interdisait… à cause de la présence d’alligators, justement. Encore plus pour nous, étrangers, parce que nous ne connaissons pas bien cet environnement et sa faune, il m’est vraiment avis de respecter strictement les indications données dans le parc.

 

Les animaux de la tombée de la nuit…

Nous passons la seconde nuit au nord de Khao Yai. Comme le crépuscule est propice à l’observation des animaux sauvages, nous avons prévu de clôturer la journée par une dernière traversée sud-nord du parc. Suite à des soucis d’éléphants, plus personne ne peut entrer dans le parc après 18h, mais ceux qui y sont déjà peuvent s’y déplacer librement (et même y camper pour les très courageux). Nous ne nous attarderons tout de même pas trop, je ne tiens pas à dormir entre les pattes d’un pachyderme. Il est 17h15 et justement, la voiture qui nous précède s’arrête, en warning.

Ce coup-ci, on reconnait le signe de l’éléphant! Je suis bien contente de ne pas être la première voiture! Par chance, on est juste derrière, et on voit super bien. Cet éléphant a opté, ce soir-là, pour une balade sur le goudron. Nous le suivrons pendant un bon quart d’heure -avec une pensée pour les véhicules qui, de l’autre côté de la route, doivent faire l’opération à reculons. Tout ce temps-là, l’éléphant nous ignorera royalement. Et très vite les enfants aussi passeront à autre chose: un éléphant qu’on ne peut nourrir de bananes n’est décidément pas très intéressant! Nous croiserons encore deux éléphants, des daims, et peut-être un gaur (animal de type buffle à cornes courbées, et dont le territoire se situe au nord de Khao Yai).

 

Confort et Sérénité au Santosha Health Lifestyle Resort

Lors de précédentes excursions, nous avions déjà testé l’hébergement autour de Khao Yai, que nous avions trouvé coûteux et de qualité médiocre. Sur recommandation, nous logeons cette fois-ci au Santosha Health Lifestyle Resort, un peu plus loin de l’entrée du parc. C’est un peu cher, mais franchement confortable, et nous avons été délicieusement accueillis. Les chambres sont spacieuses et les lits immenses, le personnel est souriant, et le tout est meublé avec tant de goût que Papa-Tout-Terrain aurait bien acheté un banc pour rapporter chez nous. Summum de l’idéal pour nos enfants, “il y a même des poules dans le jardin!!!”

Santosha Resort

La piscine est très chouette, dans un beau paysage montagneux. Il paraitrait également que les cours de yoga –gratuits- de sept heures du matin sont top. Mais soyons réalistes, avec mes cernes de presque cinq ans d’âge, je n’ai vraiment pas la gueule de quelqu’un qui va se lever spécialement pour aller faire du yoga aux aurores! Mention spéciale enfin pour le pain maison du petit déjeuner, servi chaud. Le genre de pain tellement bon que j’en ai oublié les nausées de grossesse. Le genre de pain sur lequel toute la famille s’est jetée et un peu empiffrée de façon trop pas discrète. Bref, du pain qui déchire, parole de Français!

 


Le Parc de Khao Yai en Pratique

  • Coordonnées GPS de l’entrée nord: 14.507851, 101.378993
  • Coordonnées GPS de l’entrée sud: 14.222194, 101.405611
  • Prix adulte: 400 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents. Gardez votre ticket si vous voulez sortir puis rentrer à nouveau sur la même journée.
  • L’entrée dans le parc se fait entre 8h et 18h.
  • Il existe cinq trajets balisés pour la promenade. Ne tentez en aucun cas de sortir des sentiers sans un accompagnant local sérieux.
  • On peut dormir sur place dans des bungalows ou dans le camping. Si vous avez le temps, prévoyez la visite du parc sur deux jours pour bien en profiter.
  • En fonction des distances, pensez a bien vous équiper pour la balade: eau, répulsif moustique, chaussures fermées et pantalons, bâton de rando

 

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