Le Bateau de Guerre – Rayong

A onze jours, Miss-Trois a visité un bateau de guerre. C’était notre première escapade à cinq.

Nous sommes partis un peu à l’improviste. Besoin de changer d’air et de fuir le couvercle de pluie qui enserrait notre région. Besoin de nous retrouver en famille après le séjour à la maternité. Besoin de redonner aux deux grands frères les repères connus de nos balades dominicales. Et surtout, envie de se faire plaisir, tous ensembles.

HTMS Prasae

Je vous parlerai ici des jolis lieux parcourus, des retrouvailles en famille et du bonheur de renouer avec nos délicieuses balades. Niveau organisation, c’est passé mais on a un peu galéré. Restent des ajustements et des progrès à faire. Va falloir retrouver nos reflexes! Je prépare un billet sur ce thème, pour très bientôt… entre deux tétées!

 

Comment on a failli ne jamais arriver…

On a fait les bagages, trouvé et réservé un petit hôtel pour la nuit et c’est parti mon kiki!

« T’as de l’argent au fait? » Euh non… Toi pas? C’est là qu’on a réalisé qu’en plus, on avait perdu la carte bancaire de Papa-Tout-Terrain. Qui, quand et comment? Nous ne saurons jamais. On a tourné deux heures et demie dans les bleds alentours pour trouver une banque en état de fonctionner. Le système informatique de la première avait lâché. La deuxième ne reconnaissait pas le code barre du livret bancaire. Nous n’avons pas trouvé la troisième indiquée sur la carte. La quatrième a été la bonne.

Papa-Tout-Terrain nous a largués sur le parking. (Si vous vous rappelez la façon dont les sièges auto sont entassés dans le véhicule, vous comprenez pourquoi on n’avait pas la motivation de détacher les enfants). Entre la file d’attente et les employés qui ne parlaient quasiment pas anglais -mais qui, par chance, étaient très prévenants- Papa-Tout-Terrain en a eu pour une bonne heure. Cette heure, les deux garçons l’ont d’ailleurs bien employée à négocier avec moi des bonbons, en échange d’un calme relatif, rapport à Miss-Trois qui essayait de dormir.

Quand Papa-Tout-Terrain est revenu, on a sérieusement hésité à jeter l’éponge, à rentrer à la maison, se tanner dans le canapé et se désoler en faisant les loques devant la télé. (À ce propos, vous ai-je dit que Papa-Tout-Terrain avait justement encore une conjonctivite ce jour là?)

« Manque plus qu’on crève un pneu » a-t-il râlé pour la forme. Mais heureusement, on n’a pas crevé.

 

La curieuse destinée du HTMS Prasae

A la frontière des provinces de Rayong et Chanthaburi, Papa-Tout-Terrain avait repéré un navire de guerre. Techniquement je ne pourrais pas en dire grand-chose, mais en tout cas il se visite, depuis qu’il a été reformé, et c’est assez rare pour mériter le détour!

HTMS Prasae

J’aime bien l’histoire de ce bateau, alors je vais vous la raconter. Au départ, il a été construit à l’intention de l’US Navy, durant la deuxième guerre mondiale. En 1945, il a été transféré à l’armée soviétique, pour combattre aux côtés des Américains contre le Japon. Seulement voilà, quand il est arrivé chez les Russes, la guerre était déjà finie. Et bien vite, les Américains et les Russes n’ont plus été tres copains. Du coup les Américains ont voulu récupérer leur bateau. Mais comme les Russes n’étaient pas hyper coopératifs, ça a trainé jusqu’en 1949.

De 1949 à 1951, les Américains ont envoyé le bateau faire la guerre en Corée, avant de le donner a la Thaïlande, alliée contre la Corée. C’est en Thaïlande que le navire a finalement obtenu son ultime nom, le HTMS Prasae.

Le bateau a ensuite vécu une paisible vie militaire jusqu’à devenir mémorial, en 2003. Il est aujourd’hui à sec sur la terre ferme, mais a priori toujours plein de munitions, si bien que certaines de ses salles ne se visitent pas.

 

Navire de guerre et yeux d’enfants

Entrer dans ce bateau, c’est un peu comme entrer dans un livre d’histoire militaire. J’ignorais que ce genre de bâtiments, même reformés, se visitait seulement. Petit-Un est captivé par la hune: « Dis on pourra monter sur la Tour Eiffel? » A notre grand effroi, Petit-Deux escalade à toute vitesse l’échelle métallique qui mène sur le pont principal. Ils veulent tout voir. Ils ont l’air de jeunes chiens fous dont Papa-Tout-Terrain a bien du mal à contenir l’enthousiasme.

On monte a bord du HTMS Prasae

On jette un coup d’œil dans les cabines. Tout cela n’a pas l’air bien confortable. A la proue, on a une vue magnifique sur la mer. Dans ma tête je me refais Titanic, à la romantique et tout, quand la voix sévère de Papa-Tout-Terrain me fait sursauter: « Petit-Deux, il est in-ter-dit de s’approcher des barrières! » Effectivement, c’est l’une des failles d’un bateau de guerre: rien n’y est très sécurisé pour les enfants.

Du pont superieur de HTMS Prasae

Le navire est plein d’escaliers, de demi-ponts imbriqués et de recoins improbables. On monte, on redescend. A chaque plate-forme, on découvre une arme différente. Elles sont sacrément grosses, tout de même! Et même le fait d’être assez tièdes vis a vis du militaire en général ne nous empêche pas de nous enthousiasmer!

Du haut de la cabine du pilote…

Dans son sling, Miss-Trois commence à me tenir un peu chaud. Il faut dire qu’il n’y a pas un poil de vent sur le bateau et qu’avec la saison des pluies, l’humidité de l’air est à son paroxysme. En attendant nos petits hommes, nous nous refugions à l’ombre, sur une grosse caisse de munitions. (La caisse de munition est dans l’esprit du récit, mais c’est une liberté narrative. Pour de vrai, on s’est assises sur un truc de ferraille du bateau que je suis incapable de nommer.)

Cabine de pilotage du HTMS Prasae

Les courageux terminent la visite par le pont le plus élevé et la cabine de pilotage. Papa-Tout-Terrain est très surpris par l’exigüité du local. Il n’y reste malheureusement presque rien de l’appareillage d’origine.

Village de pecheurs sur la riviere Prasae

En revanche, vus du haut, les environs sont magnifiques. De là, on distingue un petit village de pêcheurs qui dort à l’orée d’une mangrove épaisse. Vous avez remarqué que nous adorons les mangroves et les villages de pêcheurs? Car les villages de pêcheurs font toujours des photos charmantes, pleines de couleurs dont le chatoyant s’est à peine terni, comme blotti un pied dans le passé. Et des mangroves, nous aimons les clairs-obscurs, les racines inextricables, les sentiers touffus, où chaque pas nous mène à une nouvelle découverte végétale ou animale. Nous ne pouvons pas louper ça. Sitôt la visite du bateau bouclée, nous partons y jeter un coup d’œil.

 

Petites mangroves pour gens fatigables

Deux parcours distincts permettent de sillonner la mangrove de l’embouchure de la rivière Prasae. Un court parcours pédagogique, avec panneaux informatifs et stations d’observations, semble majoritairement destiné à des visites d’écoles. Un second sentier, d’une longueur de deux kilomètres, permet de s’enfoncer plus loin au cœur de cette foret dont les pieds trempent dans une eau mi-douce, mi salée.

Mangroves sur la riviere Prasae

Pour préserver la famille, nous optons pour le parcours éducatif, qui est bien plus bref. Le cadre est joli, frais et soigné. A l’entrée, un canot décoratif, partiellement immergé dans l’eau impressionne beaucoup Petit-Un. Dès son retour en classe le lundi, il en fera un beau dessin!

Comme de coutume, les visiteurs sont invités à parcourir les lieux sur un sentier de bois surélevé, qui serpente à travers les arbres. Cette fois-ci il n’y a pas de rambarde, d’ailleurs, et nous craignons à chaque instant l’éventuel plongeon d’un enfant dans les contrebas boueux.

Mangroves sur la riviere Prasae

Le chemin permet une balade en landau. Ce confort n’est pas négligeable: Miss-Trois peut s’y reposer bien à plat, je ne lui tiens pas chaud et surtout, elle ne me tient pas chaud. Par chance, Papa-Tout-Terrain a de bons muscles, lorsqu’il s’agit de déplacer l’imposant attelage dans les escaliers du joli pont de l’arrivée!

La promenade aura été brève, mais il est raisonnable de s’en tenir là. Nous reviendrons une autre fois pour tester le parcours long. Nous rejoignons l’hôtel pour reposer dix petites -et grandes- jambes, qui auront besoin de toutes leurs forces, le lendemain, pour une mini rando dans le parc naturel de Khao Chamao.

Miss-Trois, la Cinquième « Tout-Terrain »

Le 30 août est arrivée notre tant attendue Miss-Trois.

De Tout-Terrain elle porte bien le nom. Une heure et demie après la rupture de la poche des eaux, à l’issue d’une course folle sur les autoroutes de Thaïlande, Miss-Trois a pointé le bout de son joli petit nez rose, pile poil quand nous sommes arrivés à la maternité.

Trois tours de cordon et une hémorragie plus tard, tout le monde va bien. Et nous pouvons confirmer l’excellence des établissements hospitaliers et des équipes soignantes en Thaïlande.

Doucement nous nous préparons pour bientôt à de nouvelles aventures en famille.

Pieds de Miss-Trois

Miss-Trois a reçu le vaccin BCG, à mon sens l’un des plus importants pour se balader en Asie.

Elle et moi faisons des tests « sling » et « écharpe » sur de petites sorties, pour se sentir à l’aise avant de plus longues excursions. Après Petit-Deux, Miss-Trois me semble si petite et légère! Il n’est pas évident pour moi de retrouver les réflexes d’installation d’un nouveau-né.

Prochain défi: la tétée en écharpe. Nous avons bien essayé jeudi en allant chercher les grands frères à l’école. Cela s’est soldé par un échec cuisant. Soit elle est trop haute, soit j’ai les seins trop courts. (Je penche pour la première version.) Elle est toute petiote… ça change mes repères! Nous recommencerons au calme.

En route pour l’aventure!

Papa-Tout-Terrain est au top de l’organisation. Il nous a mitonné un « sac de sortie nouveau-né » aux petits oignons ! Léger et compact, mais fonctionnel et complet !

Il est également parvenu –Dieu seul sait comment- à installer nos trois monstrueux sièges auto à l’arrière de la voiture. Tout est dans le concept d’emboitement. On ferme la porte gauche. On met Petit-Deux dans son siège, on arrime bien l’ensemble et on fait glisser au plus près de la porte. On met Miss-Trois dans sa nacelle, on attache le tout et on fait glisser au plus près de Petit-Deux. On répète enfin l’opération avec Petit-Un et son rehausseur, qu’on tasse bien contre Miss-Trois. On vérifie que tous les membres des enfants sont à l’intérieur, avant de claquer vigoureusement la porte droite, et le tour est joué !

Main de Miss-Trois

Les trajets en voiture sont pleins de gaieté. Petit-Un et Petit-Deux testent en ce moment l’intégralité de leur répertoire de berceuses sur leur petite sœur. Et aussi « I like to move it move it » parce qu’ils l’ont apprise en cours de musique à l’école.

Vers de nouveaux horizons…

Car les deux grand frères sont bien sûr de tout cœur avec nous dans cette nouvelle aventure, et ont hâte de faire découvrir leurs endroits préférés à Miss-Trois. Ainsi, dès le soir de notre retour de la maternité, Petit-Un est allé déterrer le lit-bébé de voyage et nous a demandé quand on pourrait aller à l’hôtel pour l’essayer. Petit-Deux quant à lui s’est promis d’apprendre à la nouvelle venue comment utiliser les ascenseurs. Il se projette avec emphase dans de grandes envolées lyriques: « Ouiiiii! Avec tous les boutooooooons! »

Certes, un bébé présente certaines limites qu’ils n’avaient pas vraiment envisagées. Petit-Un est un peu déçu de ne pas pouvoir balader sa sœur sur ses épaules, comme il l’espérait, « parce qu’elle est toute petite, tu sais! » Il se rattrape en choisissant pour elle « la plus belle couche » à chaque change. Petit-Deux pour sa part s’est grandement étonné de ce que sa petite sœur ne lui répondait pas. « Elle est trop petite: elle ne sait pas encore parler. » Stupéfaction. « Quoi, elle ne parle même pas Thaïlandais? »

Famille Tout-Terrain

Tous les cinq, nous regardons maintenant vers les mêmes horizons. De belles découvertes. Des rencontres pleines d’humanité. Des aventures qui nous feront grandir, tous ensemble.

Le voyage en avion avec de jeunes enfants

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Comment s’organiser sans se compliquer la vie et comment planifier un voyage sur un vol long-courrier avec bébé, en toute sérénité!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Que mettre dans le bagage à main?
  • Qu’est-ce qu’on mange?
  • Comment est-ce qu’on dort?
  • Comment se distraire sans s’embêter?
  • Le Focus: Les temps principaux du voyage – avant le vol, à l’aéroport, en cabine, en vol, le décollage et l’atterrissage
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Fiche Pratique – Le Voyage en avion avec de jeunes enfants

Les voyages en avion ont toujours un caractère un peu exceptionnel… Il est donc bien normal que cette perspective inquiète les jeunes parents, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un vol long-courrier: comment va-t-on s’organiser pour ne pas s’emmêler les pinceaux entre bébé, les bagages et les documents de vols? Comment l’enfant acceptera-t-il d’être ballotté un peu partout dans l’aéroport? De quelle façon gérer l’ennui et l’oisiveté pendant le temps du vol? Comment éviter de déranger les autres voyageurs?

Voyager en avion avec des enfants_2

De l’autre côté du miroir, il suffit que je me replonge dans mes souvenirs de petite fille ou que je repense aux yeux brillants d’excitation de mes enfants pour me rappeler que finalement, les petits, eux, se font une fête de prendre l’avion… et franchement, pour un parent, un vol long-courrier peut être clairement agréable, à condition de s’être un peu organisé en amont!

Chez les Tout-Terrain, nous avons commencé tôt: à 28 jours, nous embarquions déjà Petit-Un pour un Shanghai-Paris… et retour. Le vol a été parfait. Notre bébé n’avait jamais si bien dormi depuis sa naissance –et nous non plus!… et lors des périodes de veille, il a contemplé avec beaucoup d’intérêt le signal lumineux « No Smoking » qui surplombait son bassinet.

Voyager en avion avec des enfants_1

 

Cette Fiche Pratique est le fruit de nos expériences et de nos ratés, de nos trouvailles, de nos déconvenues et de nos astuces qui sont devenues routine, après cinq ans de voyages ici et là, avec des petits. De la préparation du bagage à main au pré-enregistrement, de la gestion des repas au sommeil et aux activités en avion, nous balayons les principaux aspects du vol en proposant des solutions pratiques pour répondre à tous les doutes qui pourraient tout naturellement tracasser les jeunes parents.

 

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… Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous référer à l’article Prendre l’Avion avec un bébé

 


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8 bonnes raisons d’allaiter en voyage

Pour ceux qui me connaissent un peu, je suis une Maman allaitante convaincue, quoi que je n’en parle pas tant que ça. A mon sens, allaiter est un choix intime, et il n’est pas évident pour moi de lever le voile sur ce pan personnel de mes relations avec bébé. Bref, j’ai toujours apprécié d’allaiter en voyage, un peu partout, en Chine, en Malaisie, en Thaïlande, en Indonésie, en France, au Vietnam, en balade, sur des plages, sur des bateaux, sur des lits, des canapés, des matelas, des tapis, dans des musées, des taxis, des ascenseurs, des tuk-tuks, des marchés… à peu près n’importe où, où nos pas nous ont portés, avec nos marmailloux.

Petit-Trois suivra bientôt le même chemin, je l’espère, pour de nouveaux moments de complicité partagés! Et au-delà des bienfaits de l’allaitement maternel, un bébé qui tête en voyage, c’est non seulement très pratique, mais aussi l’occasion de rencontres et d’échanges sympas! Petit florilège de toutes les bonnes raisons de téter par monts et par vaux…

 

Tetee dans le parc naturel de Khao Laem Ya

 

1. Rien faire: tout est prêt

Besoin de téter? Pouf, un bébé, un sein, et c’est prêt! Rien à réchauffer, rien à préparer, rien à laver! L’allaitement maternel est l’arme ultime de qui veut voyager léger!

 

2. Un petit casse-croute, toujours à porte de main

On s’est perdus en route et on est en retard? On n’a pas pris assez d’eau en balade? Le magasin de la dernière chance est fermé? Des fourmis ont grignoté tout le goûter? Besoin d’une solution de secours?… Pas de soucis, sans aucune logistique préalable, une petite tétée peut vous sauver la mise!

 

3. Moins de risques de déshydratation (pour les bébés non diversifiés)

Par temps chaud, un bébé allaité à la demande sait gérer ses besoins d’hydratation. Le lait de début de tétée hydrate, et sa composition devient de plus en plus nourrissante au fil de l’allaitement. Par grande chaleur, un nourrisson demandera donc le sein plus fréquemment, mais pour des tétées plus courtes: faites-lui confiance!

 

4. Idéal pour les enfants malades ou patraques

Les changements du voyage ont détraqué l’estomac de bébé? Il est patraque ou déboussolé et ne veut plus manger? Ou pire, même plus boire? Une bonne tétée est digeste et rassurante, et permet souvent de repartir du bon pied!

 

5. Limiter les douleurs d’oreilles liées aux variations de pression en avion

Pour le décollage et l’atterrissage, mettez bébé au sein! La succion permettra de soulager l’inconfort ou les douleurs aux oreilles qu’il pourrait ressentir, à cause des variations de pression.

(Pour les Maman qui n’allaitent pas, un bon biberon marche aussi.)

 

6. Contre les petits maux du quotidien…

Un petit eczéma ou des rougeurs à cause de la chaleur? Un nez un peu bouché ou des yeux qui commencent à couler? Quelques gouttes de lait maternel dans les yeux, le nez ou sur la peau peuvent apaiser des débuts de conjonctivite, de rhinite ou les petites irritations de bébé!

 

7. Un peu de réconfort dans des contextes inconnus

Bébé n’est pas serein dans un environnement qu’il ne connaît pas? Trop de stimulations l’ont excité ou angoissé? Rien de tel qu’une petite tétée pour l’apaiser! Tout contre Maman, il retrouve des odeurs connues, il caresse un grain de peau familier, il est à l’écart du bruit et du mouvement, et s’apaise en un clin d’œil.

 

8. L’occasion de jolies rencontres

Une vieille Chinoise de Xi’an… Elle m’a taillé la bavette et raconté que son fils, le grand et fort beau gars qui travaille là-bas, elle l’a allaité jusqu’à trois ans, et que surtout, je dois faire téter mon bébé le plus longtemps possible, pour qu’il devienne grand et fort comme ça…

Une jeune femme Thaï, frêle et timide, dans un magasin de meubles de Chiang Mai… Elle m’a invitée à m’assoir à ses côtés pour une tétée « en double … Et son sourire, et ses yeux brillants de fierté, alors qu’elle me présentait, son premier fils, de quelques jours seulement…

Un serveur aux gestes maladroits, dans un grand restaurant de Shanghai… Il nous a apporté une couverture, de peur que Petit-Un et moi ne nous refroidissions…

 

Allaiter en voyage, ce n’est pas plus compliqué qu’à la maison, et surtout, me semble-t-il, c’est la solution la plus simple, logistiquement parlant. Tentez le coup, allez-y, et laissez-vous aller… Rien n’empêche de changer d’avis si ça ne vous convient pas, car finalement, c’est entre votre bébé et vous que tout se joue!

 

Questions Pratiques – Allaiter en Voyage…

  • Allaiter publiquement n’est pas acceptable dans toutes les cultures. Les capes d’allaitement proposent une alternative pratique pour allaiter presque partout, et en toute discrétion.
  • Certaines Mamans ont besoin d’un minimum d’intimité pour allaiter… glissez un paréo ou un grand châle dans votre sac de change… c’est toujours pratique pour une tête inopinée, ou pour changer des petites fesses à l’improviste
  • Les slings, porte-bébés (physio) et autres écharpes sont des alliés de choix pour les tétées de voyage. Plus besoin même de s’arrêter: bébé sera comblé sans même interrompre les activités des plus grands!

 

Logo de La Leche League
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Comment protéger bébé par fortes chaleurs

 

La Fiche Pratique en quelques mots:

  • Revue des points essentiels pour protéger son bébé ou son enfant de la chaleur, à la maison comme en voyage. Adoptez les bons comportements et sachez reconnaître les signes d’alerte en cas de coup de chaleur!

Les points clé de la Fiche Pratique:

  • Bien hydrater bébé est primordial, par temps chaud
  • Les activités à l’extérieur par fortes températures
  • Quid du portage par fortes chaleurs?
  • S’organiser en intérieur, quand il fait chaud
  • Comment habiller bébé par fortes chaleurs
  • Bébé a trop chaud: les signes d’alerte
 Comment protéger bébé par fortes chaleurs – Télécharger en PDF

 

Fiche Pratique – Comment protéger bébé par fortes chaleurs

On recommande de conserver la chambre de bébé entre 18 et 20 degrés. Mais voilà, vous habitez dans un pays chaud, vous êtes en voyage sous les tropiques, ou alors c’est tout simplement l’été à la maison! Il y a de quoi se faire des nœuds au cerveau, d’autant qu’il est souvent carrément impossible –et impensable- d’espérer faire redescendre la température!

Pas de panique, des tas de bébés et d’enfants vivent et grandissent très bien dans les zones tropicales et subtropicales. Les températures préconisées en France sont surtout des repères pour s’orienter en hiver –et prévenir des risques liés aux pièces surchauffées.

Pour l’été ou sous des climats chauds, il importe surtout d’éviter les écarts de température trop importants entre intérieur et extérieur. En parallèle, surveillez toujours la température corporelle de bébé et veillez à ce qu’il ne se déshydrate pas.

 

Cette Fiche Pratique rappelle les principales règles à suivre, en cas de fortes chaleurs, pour sécuriser votre bébé ou votre enfant à la maison comme dans ses activités en extérieur, en se centrant en particulier sur les problématiques récurrentes de l’hydratation, l’habillement, et le portage.

 

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Balade en Thailande par temps chaud

 

 


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Voyager en Thaïlande avec des enfants?

Comme tout heureux propriétaire d’une adorable marmaille, nous voyageons désormais un peu moins légers et un peu plus préparés… Mais qu’en est-il au pays des sourires? A nos yeux, si l’envie vous tient, foncez! La Thaïlande avec des enfants est une destination facile à planifier, facile à vivre au quotidien, et très sûre, par-dessus le marché. Revenons ensemble sur les points clés d’un voyage…

 

Le trajet long-courrier en avion

Pas de panique avant un vol long-courrier: l’avion offre une pléiade de distractions, et finalement le trajet passe vite. Pour peu que l’on s’organise à l’avance et que l’on voyage léger, prendre un avion avec un bébé ne présente aucun obstacle majeur. Par la suite, pour les « petits-grand » (3-6 ans), un vol est source de divertissements multiples. Il suffit d’anticiper quelques activités complémentaires pour meubler les possibles moments de creux. Je n’ai pas l’expérience propre des plus grands, mais ils me semblent bien autonomes en vol: entre l’écran de l’avion, les repas, les lectures personnelles ou autres Pads, il me semble ne jamais les entendre.

Je recommande toutefois de réserver des vols directs par des compagnies aériennes reconnues, pour éviter les complications inutiles. Pour bénéficier des tarifs les plus bas, il est conseillé de réserver si possible cinq à six mois à l’avance, de voler hors vacances scolaires, et plutôt en milieu de semaine. Air France propose un panorama pratique de ses tarifs, sur six mois. On le trouve facilement via des moteurs de recherche avec des mots clés de type « billet d’avion Air France Paris Bangkok »:

Tarifs Air France par dates

Capture d’écran du site d’Air France – http://www.airfrance.fr/vols/paris+bangkok

A noter, jusqu’à deux ans, un bébé peut voyager sur les genoux de ses parents et ne paie que 10% du prix du billet. De deux à douze ans, l’enfant paie environ 70% du billet adulte, selon le vol et les conditions tarifaires. Apres deux ans, l’avion devient donc vraiment coûteux. Raison de plus pour voyager avec des moins de deux ans!

 

Le logement

Une fois en Thaïlande, les hôtels sont pléthore, qu’on les réserve à l’avance ou qu’on les trouve sur place. Nous fonctionnons plutôt par réservation, pour vérifier les avis d’autres voyageurs, et éviter les déceptions. L’inverse ne présente pas de risque majeur non plus. Le budget pour l’hôtel dépendra bien sûr du niveau de confort désiré: air conditionné ou non, eau chaude ou non, petit déjeuner occidental ou local, cadre romantico-exotique ou plus dépouillé. En ce qui nous concerne, nous recherchons au moins la clim, qui aide à bien limiter les moustiques.

Les enfants sont la plupart du temps acceptés gratuitement, à condition d’utiliser la literie existante. L’on peut parfois demander des lits d’appoint payants. En ce qui nous concerne, nous optons souvent pour des solutions de type « suite » ou « junior suite », qui offrent plus d’espace, tout en nous permettant de rester groupés.

Dans la mesure du possible, nous évitons les hôtels qui ciblent trop la clientèle étrangère. Ces établissements ont tendance à être chers pour une qualité moindre, et surtout, nous n’avons pas forcément envie de côtoyer des hordes de Russes et de Chinois… car la Thaïlande reste un pays de tourisme de masse. A l’opposé, nous avons souvent d’excellentes expériences dans des hôtels plus familiaux, et à la clientèle plutôt locale. L’ambiance y est généralement très détendue, et même si les personnels ne parlent pas toujours bien anglais, ils cherchent systématiquement à nous rendre service et à nous satisfaire, encore plus parce que nous voyageons avec de jeunes enfants.

 

La nourriture

Une bonne partie de la nourriture locale est très épicée, mais l’on trouve facilement des repas adaptés aux enfants. Les petits déjeuners Thaïs proposent presque systématiquement des sortes de « porridge », à base de bouillon et de riz, qui plaisent bien aux petits. Le pain de mie est également répandu.

Pour les autres repas, on trouvera à peu près partout des riz frits (khao pad kong –aux crevettes, khao pad khai –au poulet), des nouilles sautées (pad thai), des omelettes (Khai chiao), des poissons frits ou du poulet grille. Les plats dits « chinois » ne sont généralement pas épicés non plus. Ils sont issus de l’héritage des migrations chinoises en Thaïlande, au début de vingtième siècle. Il s’agit principalement de viandes ou légumes sautés à la sauce soja ou à la sauce aux huîtres. On peut vérifier que le plat n’est pas piquant en demandant « mai ped » (prononcer « maye pède »).

En solution de dépannage, on peut toujours commander du riz blanc. Pour les cas extrêmes, ou l’on ne trouve pas d anglophone, j’ai une photo de riz blanc sur mon téléphone. Et parce qu’on traite vraiment bien nos enfants, on a toujours des dosettes de ketchup en poche, histoire d’améliorer l’ordinaire. Restent enfin les « 7 Eleven« , superettes ouvertes 24h/24, et que l’on trouve presque partout. L’on peut y acheter du pain de mie ou des raviolis asiatiques, qui plaisent toujours aux petits.

A cela s’ajoute pléthore de fruits exotiques que l’on achète épluchés et prédécoupés. Un sachet coûte 20 à 30 baths, mais les prix peuvent augmenter dans les zones touristiques.

Il faut faire attention de ne boire que de l’eau en bouteille scellée. Ça se trouve absolument partout. Bien se méfier des glaçons, car on ne connait pas la provenance de l’eau. En dehors des grands établissements ou de glaçons faits achetés soi-même, l’idéal est de s’abstenir.

 

Problématique de santé en Thaïlande avec des enfants

Il n y a pas de cabinets médicaux en Thaïlande. On consulte les médecins dans les hôpitaux. Nous sommes toujours –et partout- tombés sur des médecins compétents et à l’écoute, et qui parlaient au moins un minimum d’anglais. Le réseau hospitalier est étroitement maillé. On n’est jamais loin d’un centre de soin, mais les infrastructures sont meilleures dans les grandes villes. Bangkok possède parmi les meilleurs hôpitaux d’Asie.

Avec de très enfants jeunes, évitez les îles mal desservies et loin d’hôpitaux aux standards internationaux. On dit que l’on peut s’éloigner d’une heure de route d’un bon hôpital, par année de l’enfant. Cela semble un équilibre raisonnable.

Un point qui peut être bon à savoir, dans les hôpitaux, les médecins éloignent souvent d’emblée les parents lorsqu’ils ont besoin de pratiquer des soins – nous avons testé la prise de sang, le lavage d’yeux pour une conjonctivite, la radio et le plâtrage d’un bras cassé (bref, on a des enfants, quoi). L’expérience a montré qu’en m’imposant, ma présence n’était finalement pas refusée par le personnel soignant, mais tellement rassurante et réconfortante pour l’enfant…

Pour le reste, mieux veut partir correctement vacciné. En plus des vaccins obligatoires en France, le BCG me paraît important pour l’Asie, de même que l’encéphalite japonaise –qui s’attrape par les moustiques. Les risques sanitaires principaux: les moustiques, les intoxications alimentaires, le soleil, les serpents et les bobos mal soignés. Des précautions minimum doivent permettre de se prémunir contre une majorité d’incidents.

Dans la valise, on pense à emporter des protections efficaces contre les moustiques: anti moustiques pour la peau, les vêtements, les chambres d’hôtel si l’on prévoit des hébergements de bas standing et manches longues pour les soirées. On s’équipe de chapeaux et crèmes solaires de bon indice –ou mieux, on évite de s’exposer au soleil. En cas d’intoxication alimentaire, on évite surtout la déshydratation –et on boit du coca. En cas de fièvre suspecte ou de bobo louche, on n’hésite pas à consulter… Contre les serpents, on évite les chemins peu fréquentés ou herbeux, on regarde ou l’on met les pieds, et l’on prévient bien les enfants. Pas de panique non plus, en dehors des parcs naturels, nous n’avons jamais croisé de serpents en zone touristique.

Les transports sur place

On se déplace facilement –et pour pas cher- en Asie. Pas besoin de véhicule à Bangkok, l’on s’y déplace aisément en taxis, tuk-tuk, ou métro. Pour le reste du pays, si l’on opte pour de l’itinérant avec un petit budget, on se tournera vers des transports locaux: trains, bus, minibus, taxi-motos… Il faut avoir le temps et l’esprit un peu aventurier, mais ça se fait.

Si l’on cherche à gagner en efficacité, fiabilité et rapidité, on louera une voiture ou un minibus, avec ou sans chauffeur.

On peut également conduire soi-même avec un permis international, mais il faut se souvenir qu’on roule à gauche en Thaïlande. L’adaptation n’est somme toute pas si difficile. L’essuie-glace et les clignotants étant inversés, on se mélange juste un peu les pinceaux le premier jour. Dans les voitures manuelles (ce n’est pas la norme en Thaïlande), le changement de vitesse se fait de la main gauche. L’avantage d’une voiture individuelle est une meilleure autonomie. Mais en cas d’accrochage, cela peut aussi représenter des heures de galère.

La conduite n’est ni difficile, ni nerveuse, mais il peut y avoir de l’imprévu sur les routes, dans la mesure où les travaux sont parfois mal signalés, et que les conducteurs locaux peuvent s’arrêter dans des endroits inattendus. Songez enfin à vous équiper d’un bon GPS, pour profiter de votre autonomie et découvrir les routes secondaires! Nous aimons personnellement beaucoup Google Map, bien que certains de nos amis le jugent peu fiables…

Quant aux sièges auto, malheureusement, personne n’en n’utilise ici. A chacun de voir la solution dans laquelle il se sent le plus en confiance. Certaines familles décident par exemple d’apporter leurs sièges auto en avion ou d’en acheter sur place. Pour notre part, quand nous devons faire sans siège auto, je garde les plus petits en écharpe ou porte-bébé physiologique ventral, en prenant garde à bien caler la tête. Nous asseyons ensuite les enfants plus grands avec des ceintures d’adultes, en essayant de les sécuriser au maximum. C’est le rapport sécurité/pratique qui nous semble le plus équilibre, mais chacun aura une vision un peu différente du sujet.

J’ai découvert récemment sur le très astucieux blog des Petits Globes Trotteurs deux solutions alternatives pour la sécurité en voiture: le gilet de sécurité voiture (Ridesafer) et le réhausseur de voyage gonflage (Bubble Bum). Nous n’avons pas testé, mais ces pistes me semblent vraiment intéressantes!

 

Les activités

Le gros des activités en Thaïlande est adapté aux enfants. Paradoxalement, nous profitons peu des plages qui demandent pas mal de surveillance et un constant combat contre une exposition dangereuse au soleil. Notre trio gagnant: parc naturels, ruines et animaux.

 

Il y a beaucoup de parcs naturels en Thaïlande, qui permettent de se balader dans des sentiers fréquentés et bien entretenus, avec donc un risque minoré de rencontrer des animaux suspects. On a cependant souvent l’occasion d’y observer une faune très variée (éléphants, singes, oiseaux, crocodiles, papillons…). L’ambiance des parcs nationaux est familiale et bon enfant. La fréquentation est principalement Thaï. On s’y sent bien.

A noter: prévoir au minimum de l’eau et des chaussures fermées pour les excursions.

 

Il y a beaucoup de ruines Khmer dans le centre et l’est du pays: Ayutthaya, Lopburi, Kampaeng Phet, Sukhothai, sud des provinces de Buriram, Surin et Sisaket… En dehors des sites les plus connus, beaucoup de ces lieux sont peu fréquentés, et l’on apprécie ces découvertes intimistes. Nos enfants aiment à pouvoir divaguer presque librement dans les vestiges, se plaisent à explorer des endroits vaguement mystérieux, et adorent grimper et sauter parmi les vielles pierres.

A noter: éviter les moments de grosse chaleur, dans la journée.

 

Les attractions avec des animaux sont très nombreuses en Thaïlande, et ont toujours beaucoup de succès. Spectacles ou balades avec des éléphants, fermes éducatives, tigres, crocodiles, serpents, singes… Les jardins zoologiques offrent souvent grande proximité avec les animaux. Nos enfants adorent nourrir les animaux de la ferme ou les éléphants.

A noter: bien surveiller les petits, car ils ont souvent la possibilité de voir les animaux de très très près.

Sur la question des animaux sauvages retenus en captivité pour le divertissement des touristes, subsiste tout de même une forte question d’éthique. Je tends personnellement à éviter de plus en plus souvent ces lieux, et réfléchis à la façon dont présenter ces problématiques aux enfants: comment leur faire découvrir de grands animaux sans pouvoir les leur montrer? Comment leur inculquer le respect des êtres vivants alors qu’on les voit malheureux et en captivité?… Je crois qu’il en va la de la réflexion intime de chacun, et la mienne est toujours en cours…

 

L’accueil

En Thaïlande, et encore plus avec des enfants. Vous serez bien accueillis. Il faut toutefois faire une distinction entre les zones les plus touristiques et les régions plus reculées. Aller dans un endroit touristique, c’est comme visiter Paris quand on est Chinois. C’est une valeur sûre, et l’environnement répond à un minimum syndical en termes d’intérêt, de beauté des sites, d’hébergement et d’accueil. Cela dit vous restez un touriste parmi d’autres, l’on vous fait des prix de touriste, et l’on vous propose des attractions de touristes. C’est un peu cher mais confortable pour un séjour pépère sur la plage.

Cependant à mon sens, c’est si vous avez l’occasion de sortir des zones balnéaires que vous pourrez découvrir les aspects les plus enchanteurs du pays, et en particulier des gens magnifiques. Il sera peut être difficile de trouver un steak frites, ou un interlocuteur anglophone… Mais on vous accueillera avec des sourires non feints, on se mettra en quatre pour vous, on fera tout pour mettre vos enfants à l’aise… Attendez-vous juste à ce que les vieilles Mamies (surtout) essayent –avec gentillesse- de toucher vos enfants… les gens sont curieux et ont le contact facile, ce qui ne plaît pas à tous les petits!

Astuce: dans les marchés ou autres lieux très fréquentés, j’installe souvent Petit Deux en porte-bébé ventral pour le protéger des mains baladeuses.

Un patre et ses boeufs en Thailande

 

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Prendre l’avion avec un bébé

Les longs voyages en avion sont une petite aventure, et encore plus avec un bébé. Mais en laissant de côté ses appréhensions pas forcement rationnelles, et surtout en s’organisant un peu, un vol avec un tres jeune enfant n’est pas bien compliqué.

Il n y a pas d’âge minimum pour prendre l’avion pour un bébé en bonne santé, mais il est généralement recommandé d’attendre une semaine après la naissance, et d’avoir fait les premiers vaccins. Pour les trajets internationaux hors Union Européenne, votre enfant aura de toute façon besoin de son propre passeport, qui demande généralement plusieurs semaines, pour être établi. Chez nous, Petit-Un a connu son premier vol à vingt-huit jours, et Petit-Deux a quatre mois.

A l'aeroport

 

Réserver un bassinet bébé avant le départ

Le bassinet est le petit panier dans lequel le bébé dormira pendant le vol. Il est fixé juste devant le siège des parents. Pour le décollage, l’atterrissage et en cas de turbulences, le bébé doit rejoindre les genoux de ses parents. Cet équipement rajoute un vrai confort au temps de vol: le bébé aura son « lit » et vous pourrez vous reposer les bras.

Le bassinet se réserve d’abord au pré-enregistrement Internet, 48 heures avant le vol. Au moment de l’enregistrement, pensez cependant à bien le rappeler au personnel de la compagnie. Selon les compagnies, il y a un poids, une taille et/ou un âge maximum pour avoir droit au bassinet. Si vous y tenez, vérifiez les conditions à l’avance, histoire de « raccourcir » votre enfant d’un ou deux centimètres au besoin, lorsqu’ on vous posera la question.

 

Bien réfléchir au contenu du bagage à main

Le bébé a droit à « son » bagage à main, en plus de celui du parent. Je trouve qu’il est plus efficace de séparer les affaires du bébé pour les avoir à portée de main très rapidement. Moins le bagage à main est volumineux, plus c’est pratique, mais gare à ne rien oublier d’essentiel. Point principal: ne pas lésiner sur les couches. Le vol détraque parfois le transit des petits… plusieurs fois, nous avons dû jeter quelques bodys irrécupérables et malodorants dans les toilettes d’avions ou d’aéroports. Prévoir donc aussi des vêtements de rechange, des mouchoirs et des lingettes en grand nombre -en l’espèce, je privilégie l’efficacité à l’écologie. Rajouter enfin du Doliprane enfant, qui existe maintenant en mini dosettes toutes légères: je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours pendant les trajets en avion que nos enfants faisaient de nouvelles dents et la gentille poussée de fièvre qui va avec…

On pensera bien sûr au Doudou. Pour les bébés non allaités, on n’oubliera pas biberons et/ou sucettes. Il y a souvent des petits pots fournis dans l’avion, mais pas toujours. Je prends donc généralement quelques gourdes de compote ou de soupe, qui évitent le transport et la manipulation de cuillères. A peu près tout le reste se trouve aisément durant le vol. Les boissons, les biscuits, petits pains et snacks sont soit en libre-service, soit s’obtiennent sur demande auprès du personnel de bord. On peut facilement solliciter des couvertures et coussins supplémentaires en cas de besoin

Coussin et couvertures

Poussette ou Porte-Bébé?

Selon les aéroports, la poussette va ou non jusqu’à la porte d’embarquement, et se récupère soit en descente de l’avion, soit avec les bagages -après la douane et avoir parcouru à pieds les dédales de couloirs de l’aéroport. A moins de bien connaitre les procédures des aéroports de départ et d’arrivée, je trouve qu’il est plus simple de planifier sans poussette que de se la voir retirée à un moment pas pratique. Chez nous, on met donc la poussette en bagage en soute et on compte sur les porte-bébés physiologiques, écharpes de portage et autres slings. Pour un tout petit, privilégier le sling ou l’écharpe, mais attention de savoir assez correctement manœuvrer la bête pour se sentir à son aise. Egalement en vol, un porte-bébé physiologique (ou autre écharpe) sera bien pratique, au cas où votre bébé ait besoin de ressentir le bercement de la marche. Je ne regrette jamais d’en avoir glissé un dans le bagage à main!

 

A l’aéroport

Arrivez en avance pour l’enregistrement des bagages. En cas de problème avec votre pré-enregistrement sur Internet, le personnel pourra rattraper le coup –et fera le maximum pour vous si vous avez des enfants – mais personne ne pourra plus vous aider si l’avion est déjà plein. Au moment de la confirmation des sièges, rappelez bien que vous aurez besoin d’un bassinet pour bébé.

A l’étape suivante,  je trouve toujours le contrôle de sécurité stressant, quand il faut faire vite et se déshabiller avec un bébé dans les pattes. D’ailleurs, le personnel n’est souvent pas aimable. Là on est contents ne n’avoir pas trop de bagages, pas de liquides, pas de ceinture, des chaussures plates qui ne sonnent pas… Pour éviter les liquides, on peut prendre des gourdes pour enfant vides, que l’on remplit au besoin, ou sinon acheter de l’eau après le passage sécurité.

Pour l’embarquement, les familles avec des bébés ou de très jeunes enfants ont la priorité pour entrer dans l’avion. N’hésitez pas: c’est bien plus pratique d’installer bagages et enfants tant que l’appareil est quasi vide.

Embarquement

 

Le décollage et l’atterrissage

Dans la plupart des compagnies, le personnel de bord vous fournira une ceinture bébé, qui permet d’attacher votre enfant sur les genoux, pour le décollage et l’atterrissage. Certaines compagnies estiment que la ceinture peut représenter un risque pour l’enfant (risque pour les os du bassin en cas de choc) et ne proposent pas de ceinture enfant. Je ne partage pas leur avis et estime qu’une chute représenterait un risque supérieur pour l’enfant. Dans ces cas-là, j’utilise un porte-bébé.

Au décollage et surtout à l’atterrissage, votre enfant est susceptible d’avoir mal aux oreilles à cause des variations de pression. La meilleure solution est faire téter votre enfant: biberon, sein ou sucette. Ces différentes solutions ont visiblement toutes fonctionné sur nos enfants. En tout cas, nous n’avons jamais rencontre ce type de douleurs.

 

Les activités en vol

A vingt-huit jours, Petit-Un a passé la moitié de son premier vol à observer le signe lumineux « no smoking », et l’autre moitié du vol à dormir. Le ronron de l’avion berce généralement bien, et même Petit-Deux, qui ne dormait jamais dans la vraie vie, a fait de belles siestes dans les airs.

Sur un vol long, la question des distractions devient problématique à partir du moment où l’enfant commence à savoir se déplacer. Un petit qui déambule sans arrêt dans les allées de l’avion est assez pénible pour les autres voyageurs. Il faut donc trouver à l’occuper autrement et gagner du temps. Les repas et le grignotage constituent un bon divertissement, avec des « découvertes » à répartir dans le temps: couverts, lingette parfumée, biscuits ou bout de pain… Un truc qui a bien marché chez nous c’était les céréales: une boite mini de Chocapics à grignoter a l’unité, ça dure vraiment longtemps!

Les boissons sont a disposition pendant les vols long courrier

Côte activités en tant que telles, le collage de gommettes fonctionne toujours très bien: nous utilisons pour cela les grosse gommettes rondes qui s’achètent par plaques et ne reviennent vraiment pas cher. Pensez aussi à de petites lectures si votre enfant aime ça. L’Ipad –ou autre écran- nous a également parfois dépannés: pour ces âges, on peut trouver quelques applications de musique ou comptines pour les tout-petits. Nous avons aussi une appli « Fireworks », que mon âme d enfant et moi-même apprécions autant que ma progéniture: il s’agit tout simplement de faire exploser des feux d’artifices en collant son doigt sur l’écran.

Dans les cas quasi désespérés, l’activité ultime, c’est d’aller changer la couche

 

Changer bébé en vol

Bien que petits, presque toutes les toilettes d’avion disposent de tables à langer. Le personnel de bord garde les cabines propres et je n’ai jamais rencontré de souci particulier. Plus encore, si votre petit a vraiment besoin de se rafraichir les idées, le change est une récréation à recommander.

Table a langer dans l avion

D’abord, on est tout seul dans les toilettes et on n’embête pas les autres voyageurs –à condition de ne pas faire ça dans les deux dernières heures du vol, quand tout le monde cherche à passer aux toilettes. Il y a plein de boutons et de petites portes, dans les toilettes, qui distribuent les serviettes douces pour se moucher, les serviettes rêches pour s’essuyer les mains, le papier WC en rouleau, le parfum, le savon… Il y a des voyants lumineux. Un miroir. On peut se laver les mains trois fois si le cœur nous en dit… Bref, ce n’est pas le paradis, mais une bouffée d’oxygène certaine, au cas où!

Toilettes de l'avion

 

Les compagnies où les enfants sont les bienvenus

Les compagnies d’Asie du Sud Est comme Thaï Airways et Malaysia Airlines sont vraiment très « Kids Friendly« . Le personnel de bord est plaisant et très arrangeant pour les enfants. Dans la mesure du possible, ils essayent toujours de trouver des sièges supplémentaires pour rendre le vol plus agréable. J’ai en revanche un moins bon souvenir de Vietnam Airlines, mais je ne sais plus pourquoi. Nous sommes peut être mal tombés.

On voyage bien aussi, avec un bébé, chez Air France, mais on sent les personnels de bord plus stressés et moins flexibles. Enceinte et avec deux enfants de deux ans et demi et quatre ans, on m’a refusé un embarquement prioritaire, car je n’avais plus de bébé de moins de deux ans. A prix égal, nous privilégions donc Thaï Airways.

En revanche lorsque nous habitions en Chine, nous évitions plutôt les compagnies chinoises, pour les long-courriers. Les personnels étaient certes très prévenants, mais les Chinois ont l’habitude de peu dormir, de beaucoup discuter, plaisanter, jouer aux cartes, se promener, manger (…) pendant les vols. En un mot, ces voyages étaient généralement bruyants et n’aidaient pas à la sérénité des enfants.

 

 

Vous penserez sûrement à d’autres trucs utiles à partager… Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus!

D’autre part, si vous avez des applis pas cher à recommander, et qui ont eu du succès auprès de vos enfants, je noterai vos idées avec plaisir… pour des tests en famille dès notre prochain voyage!

 

 

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