Les enfants responsables de leurs valises – On a testé!

 

Pour la première fois, lors de notre tout récent tour de l’Isan, au nord-est de la Thaïlande, nous avons proposé aux enfants d’être en charge de leurs propres valises. Notre offre a remporté un franc succès. Malgré de petits soucis de mise en place, l’expérience a été concluante et a soutenu l’intérêt des garçons pendant toute la durée du séjour, tout en allégeant (un peu) la logistique pour les parents.

 

Premiers ennuis avec la liste des valises

Lors de notre dernière excursion, nous avions préparé les bagages un jour avant le départ, ce qui avait causé une énorme frustration pour les enfants. Une fois les valises prêtes, pourquoi ne pouvait-on pas enfin partir? Et pire encore, pourquoi fallait-il retourner une journée à l’école? Bref, cette fois-ci, nous avons opté pour un paquetage de dernière minute, qui a mieux répondu à la perception temporelle de nos petits-grands.

Liste des Valises Enfant

J’avais préparé le terrain à l’avance: une liste détaillée du contenu des valises en lettres et en dessin, à l’attention des enfants. Le nombre des tenues n’était pas spécifié, histoire de proposer une réflexion commune. J’ai revu, comme une formalité, l’ensemble des documents avec les enfants. A la fin de mon exposé, je n’ai lu que l’incompréhension dans leurs yeux… On a donc repris plus lentement… et surtout, il allait falloir adapter la méthode! Les principaux points de blocage:

  • Les enfants n’ont pas compris la vision matricielle proposée. Ils ont eu beaucoup de difficultés à se repérer dans le tableau et n’ont pas compris l’organisation en colonnes et en lignes. Présentation à clarifier mais conserver. Il me semble que cette compétence est à leur portée et leur sera utile.
  • J’avais prévu seize types d’accessoires par valise. C’est beaucoup trop. C’est très long à préparer et cela nuit d’autant à la lisibilité de la liste. Petit-Un (quatre ans et demi) a eu la concentration de préparer une petite dizaine d’éléments et Petit-Deux (trois ans) a laissé tomber après cinq. Sur des valises « week-end », je pense pouvoir laisser l’intégralité de la préparation aux enfants, mais pour des séjours longs, je leur proposerai pour l’instant une répartition des tâches.
  • La réflexion sur le nombre de tenues à prévoir en fonction de la durée du voyage n’a pas du tout intéressé les garçons. La fait qu’un seul accessoire de chaque type ne soit dessiné, a encore rajouté à la confusion. Combien de slips pour neuf jours de voyage? « Un. » « Aujourd’hui tu as besoin de combien de slips? » « Un. » « Et demain? » « Un. » Alors pendant deux jours tu as besoin de combien de slips? » « Un. » « Mais voyons, aujourd’hui un, demain un, ça fait deux… » « Mais t’as dessine qu’un seul slip… »J’ai finalement rempli les cases toute seule… et les enfants ont été incapables de me relire… je ne dessine pas les chiffres comme à l’école américaine qu’ils fréquentent. Bref, la prochaine fois je pré-imprimer ces champs!

Ca commençait plutôt mal. J’ai donc repris les listes des garçons et leur ai indiqué pas à pas la marche à suivre. « Nous avons besoin de neuf tee-shirts… allez chercher neuf tee-shirts!… »

 

Préparation du contenu des bagages

Les garçons ont donc choisi leurs neuf tee-shirts, avec un plaisir évident. Puis les shorts. Les chemises. Les slips. Pour finir par les chaussettes. Apres Petit-Deux a lâché prise. Puis le pull, le pantalon, les pyjamas, le doudou, et la Grand-Un a également abandonné, mais le principal y était!

Ensemble, nous avons coché la liste au fil de l’eau, en fonction des éléments préparés. Grand-Un a écrit un premier « OK », puis s’est rabattu sur de grand « X », moins contraignants. Petit-Deux a écrit certains « O » du « OK », car c’est une lettre qu’il affectionne particulièrement. Je trouve plaisant d’intégrer leur apprentissage de l’écriture dans des situations de la vie réelle.

Exercice d'ecriture

Les garçons ont choisi ensemble certains vêtements pour s’accorder et s’habiller pareil. Ils ont choisi des habits offerts par leurs grands-parents, des habits un peu trop petits qui leurs rappelaient de bons moments, et des habits qu’ils aimaient tout simplement. Alors bien sûr, quand le tee-shirt arrivait à la valise, je devais souvent un peu le replier… Que quand Grand-Un a fièrement décompté ses dix-sept tee-shirts, on a dû un peu négocier pour en laisser certains… Bien sûr, aussi, que quand Petit-Deux a choisi des chaussettes taille six mois –que j’avais eu la flemme de ranger dans les cartons « bébé »- j’ai été obligée de réexpliquer un peu, tests à l’appui, le principe et les notions de taille…

Ca y est, les enfants ont fini leurs valises!

On a tout rangé dans de petites valises qui nous servent habituellement de bagages à main en avion. Elles roulent et gardent une taille adaptée aux enfants. Tout de suite, ça a été le coup de foudre. Les valises ont été promenées aux quatre coins de la maison, ont servi d’accessoires, grandeur nature, pour jouer à l’aéroport et à l’enregistrement des bagages. A mon insu, Petit-Deux a rajouté un collier de perles multicolores ainsi que son short pour le lendemain, en boule, et que j’ai cherché plusieurs jours.

 

Les enfants responsables de leurs valises pendant le séjour

Pendant un peu plus d’une semaine, les garçons ont assume avec grand sérieux la responsabilité qui leur était confiée. Ils ont toujours tiré leurs valises d’un lieu à l’autre, ont chaque soir sorti leurs pyjamas et choisi leurs tenues tous les matins. Ils connaissaient bien le contenu de leurs bagages et s’en sont très bien tirés. J’ai pensé un peu tard à initier un « sac de linge sale » et à en expliquer l’usage. A ne pas oublier pour la prochaine fois: ça aide conserver une bonne tenue des bagages. Globalement pour moi, la logistique des vacances a été clairement allégée.

Les Valises sont pretes!

En pendant de cette autonomie nouvelle, nous nous sommes employés à respecter ou du moins accepter les goûts et choix des garçons, qui ont parfois opté pour des habits bien mal assortis ou peu adaptés, mais auxquels ils tenaient…

Au jour 6 par exemple, Petit-Un a avisé le pull rangé au fond de la valise, au cas où. Il faisait 38 degrés dehors ce jour-là, et la température est par la suite montée à 42. « J’ai froid, a-t-il déclaré, je veux mettre un pull aujourd’hui« . Et Petit-Deux de s’écrier que lui aussi voulait un pull. Nous avons expliqué que nous trouvions qu’il faisait tout de même plutôt chaud, avons montré le soleil, lu ensemble le thermomètre de la voiture qui indiquait un chiffre élevé, mais rien ne les en a fait démordre. Ils sont partis avec leurs pulls.

De dix minutes en dix minutes, nous tâtions le terrain pour vérifier si le pull était toujours indispensable. Petit-Deux n’a pas tenu longtemps. Petit-Un a été plus coriace, puis s’est résolu, en fin de matinée, à quitter sa pelisse avec regret: « mais je l’aime, mon pull, parce qu’il est très beau ». Une fois rassuré sur la beauté du polo qui était sous le pull, il n’a pas semblé fâche de retrouver un peu de relative fraicheur. Bref, s’habiller en adéquation avec son environnement, ça s’apprend aussi et ça se teste, en incluant quelques ratés!

Les Tresors Rapportes par Petit-Deux

En bonus, les garçons ont adoré pouvoir rassembler leurs souvenirs en un espace qui leur était propre. Petits cadeaux, savons d’hôtel, billets des musées… ils ont tout conservé et ont eu grand plaisir à retrouver leurs trésors, une fois de retour à la maison!

 

En conclusion

Une expérience, des responsabilités et un apprentissage tout neuf qui ont ravi les enfants et que les parents ont apprécié. Cela a demandé de notre part un encadrement différemment réparti, mais finalement pas plus contraignant qu’autrement. Et puis surtout, on garde au fond des yeux le sourire fier de nos petits-grands, à chaque fois qu’ils nous disaient: « Attends, c’est MOI qui prend MA valise »…

La prochaine fois, c’est dit, on remet ça, mais il va falloir que je retravaille mes listes et ma méthodologie!

 

 

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Thai Thani, Art & Culture Village –Pattaya

Thai Thani est un petit parc qui propose une jolie reconstitution de lieux choisis de Thaïlande traditionnelle, au sud de Pattaya. Ou plutôt, il y a deux Thai Thani. Ce Thai Thani là, miroir coloré de la Thaïlande rurale que nous aimons. Et le Thai Thani pour les bus chinois: un ensemble d’attractions de peu d’intérêt, pour la consommation rapide de touristes de passage.

Plan du Village de Thai Thani - Pour les Chinois...

 

Le parc d’attraction n’a bien sur rien d’authentique, mais propose de très intéressantes reconstitutions d’habitats traditionnels de Thaïlande, une zone consacrée à la religion, un petite exposition, et la présentation d’un ensemble d’activités classiques au pays.

Temple de Thai Thani

 

Coup d’œil dans les maisons Thaï traditionnelles

Notre partie préférée de la visite est la découverte des maisons locales, qui présentent des différences marquées, en fonction de leur localisation géographique et des origines ethniques de leurs habitants. Comme de coutume en Thaïlande, on retire ses chaussures avant d’entrer. Si j’y avais pensé, j’aurais mis des tongs aux enfants parce qu’on a passé beaucoup de temps à détacher et remettre les lanières des sandalettes!

Les maisons sont construites en bois, et surélevées sur pilotis afin de protéger les habitants des serpents, des rongeurs, et des inondations pendant la saison des pluies, car alors, l’eau peut monter très vite. Contrairement à ce que j’ai longtemps cru, ces bâtiments n’appartiennent pas au passé: l’une de mes collègues, jeune mariée et tout juste enceinte de son premier enfant, est en train de faire construire l’une de ces magnifiques maison de bois, pour sa nouvelle famille. Il s’agit bien sûr d’habitations des campagnes. Dans les villes, ciment et bétons sont devenus la norme.

Maison Thai traditionnelle a Thai Thani

Nous avons çà et là visité –ou dormi- dans de ces maisons de bois, et j’ai toujours eu la surprise de les trouver étonnamment fraiches. Sans doute les bois utilisés sont-ils de bons isolants thermiques. Par ailleurs, les ouvertures ménagées dans les murs permettent généralement une bonne circulation de l’air –et des moustiques. Des habitations visitées, il m’a toujours semblé que la cuisine était située dans une zone détachée des chambres et des pièces de vie. Parfois, les habitants cuisinent même au rez-de-chaussée de la maison, entre les pilotis. Il semble que l’objectif soit de limiter la chaleur dans les pièces principales de l’habitation. Le mobilier est rare et les pièces plutôt dépouillées, ce qui correspond assez aux intérieurs que nous avons pu apercevoir autour du vieux marché de Chachoengsao, par exemple.

Maison de l'ethnie Lahu a Thai Thani

Habitats des minorités ethniques

Dans le parc sont également présentés les habitats d’ethnies minoritaires aux tailles beaucoup plus modestes. Egalement sur pilotis, les maisons sont construites de bambous et de feuilles ou de chaume. Dommage qu’elles ne soient pas meublées, car on s’imagine moins bien la façon dont on y vit (ou vivait?… nous n’avons jamais rencontre de telles habitations, « en vrai »).

Maison Karen a Thai Thani

On trouve une maison de l‘ethnie Akha (qui vient des montagnes du nord de la Thaïlande), une autre de la tribu Lahu (originaire de l’ouest de Chiang Rai) et une dernière de l’ethnie Karen (au nord-ouest du pays, proche de la Birmanie). Peut-être parce qu’il s’agit d’habitations du nord du pays, elles semblent beaucoup moins bien ventilées et à l’intérieur, il y fait fort chaud, sous les latitudes de Pattaya. Leurs occupants ne doivent par ailleurs pas être bien gros, car les planchers en bambous ne paraissent pas très épais et j’ai trouvé qu’ils ployaient dangereusement sous mes pas.

Maison Akha a Thai Thani

 

Petit aperçu de cultures locales

L’on se balade à pieds ou en rickshaw, ces vélos qui tirent une carriole pour le transport de passagers. (Le rickshaw me semble plus traditionnel de la Chine que de la Thaïlande, mais je peux me tromper.) Chez nous, c’est Papa-Tout-Terrain qui pédale. Il le fait très bien! Les enfants ne se privent pas pour l’encourager à aller « Plus vite! Plus vite! » Au fil des sentiers, l’on découvre d’autres stations plus ou moins traditionnelles. Il y a un temple bouddhiste, doublé d’une galerie de statues. A chacune de ces divinités est accolé le nom d’un jour de la semaine. Cela manque un peu d’explications: nous ne saurons pas à quoi cela correspond. Dommage.

Galerie de Divinites de Thai Thani

Un peu plus loin, on peut acheter ombrelles et éventails, et les peindre soi-même, si l’on s’en sent l’inspiration. Une halte y est certainement amusante pour peu que l’on ne soit pas accompagné de jeunes enfants. Car l’atelier n’a rien d’adapté aux joyeux barbouilleurs de maternelle. L’échoppe nous a cependant approvisionnés en cadeaux de Noel pour la famille et en décorations pour la maison. Ces ombrelles, même vierges, ont de belles couleurs et une grande variété de formats: pratique et joli!

Rickshaw a Thai Thani

 

Découverte des arts traditionnels…

En fin de circuit, le « village artisanal » propose un panorama d’activités Thaï traditionnelles: cuisine, décoration de fruits et de fleurs, musique… Curieusement, peu de badaud s’y promenaient, lors de notre visite, alors que ce lieu est l’occasion de découvrir de nombreux arts du quotidien dans le pays. Arrêtez-vous au stand « cuisine » et demandez une salade de papaye (option non épicée disponible). Avez-vous seulement déjà vu un Thaï préparer sa salade dans le grand mortier traditionnel en granit?

Salade de Papaye a Thai Thani

Un peu plus loin, un stand de musique traditionnelle, avec ses instruments aux couleurs chaudes et aux formes inconnues. Puis un atelier de sculpture de fruits en d’improbables motifs floraux. Puis une échoppe qui présente la préparation des fleurs pour les cérémonies… et si ça n’a pas l’air bien difficile, essayez une fois pour voir, par une sorcellerie inexpliquée, si l’on n’est pas Thaï, ça ne tient jamais, ces compositions florales!

 

Les attractions pour les Chinois

Au fond du parc, une autre zone est destinée aux attractions pures. La cible est clairement les groupes de voyageurs chinois. L’intérêt culturel est nul. La distraction vaut un petit détour, mais sur un temps très limité.

Spectacle a Thai Thani

En ces temps de Nouvel An Thaï, les touristes chinois sont immédiatement cueillis dans le bus et équipés de sortes de pyjama aux motifs floraux de Songkran. Ils sont conduits presque directement dans un petit théâtre pour assister à une représentation plutôt médiocre de danses prétendument locales. Le spectacle est semble-t-il ouvert à tous, mais le commentaire se fait uniquement en chinois. On ne perd rien, cela dit, tant il s’agit de banalités sur la Thaïlande et le Nouvel An Thaï. Les danseurs sont très souriants et font de leur mieux, mais la chorégraphie est tellement rudimentaire que je pourrais en être l’auteur. Au terme de la représentation, tous les spectateurs volontaires sont équipés de récipients métalliques de type saladier, et il s’organise une grande bataille d’eau, puisée dans des bassins prévus à cet effet. Moyennement culturel, mais très amusant!

Jeux d'eau a Thai Thani

Nous étions les seuls non chinois de l’assistance. Les seuls aussi à ne pas être équipés de pyjamas. Nous nous sommes donc contentés de prendre des photos.

Pour ne pas être injuste vis-à-vis de nos co-spectateurs Chinois… Je ne leur reproche ni la facilité des attractions qui leurs sont destinées, ni le fait de voyager en groupes nombreux. Ces groupes ne nous sont pas particulièrement agréables. Souvent bruyants, désordonnés. Un peu trop insistants vis-à-vis de nos enfants -pensez, pour une fois qu’ils voient des blondinets « en vrai »… Il faut en même temps bien garder en mémoire que beaucoup de ces touristes ne parlent aucune langue étrangère et n’auraient jamais quitté leur pays sans ce type de voyages organisés. La Chine est un pays qui s’ouvre tout juste au reste du monde. Et ses visiteurs sont finalement aussi inexpérimentés que l’ont certainement été un jour nos parents ou nos grands-parents…

 

Le repas et la parade

En fin de journée, le parc propose une parade en costumes traditionnels Thaï puis un repas spectacle. J’en ai vu des photos drôlement chouettes. J’ai lu quelques avis qui disaient que la nourriture était bonne. Mais je garde notre jugement en suspens. Nous sommes venus plusieurs fois dans ce parc, mais jamais aux bonnes heures. Peut-être aurons-nous un jour d’en tester les attractions de fin de journée?

 


Thai Thani en pratique

  • Coordonnées GPS: 12.774004, 100.929147
  • Ouvert de 10h30 à 19h
  • Tickets de 300 à 900 THB selon qu’ils incluent ou non le déjeuner ou le diner.

 

 

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Songkran: festivités du nouvel an Thaï

Songkran est une fête du calendrier bouddhiste, qui célèbre l’unité familiale, le renouveau et la purification. Renouveau et purification, parce que Songkran marque le retour de la saison humide. C’est le moment où la végétation sèche recommence à verdir. La fête dure traditionnellement trois jours, et ses dates dépendaient à l’origine du calendrier lunaire. Les contraintes de l’industrie moderne ont finalement mené à fixer les festivités sur la période du 13 au 15 avril. C’est moins poétique mais plus pratique pour les entreprises. Dans les faits, les célébrations s’étendent au moins sur une semaine. Cette semaine-là, tout le pays s’arrête, toutes les usines ferment et toutes les administrations suspendent leurs activités. Il y a deux ans, en visite dans le nord du pays, nous avions bien des difficultés à seulement trouver des restaurants ouverts.

Procession religieuse pendant Songkran

Songkran est avant tout une fête familiale. Plusieurs jours avant le début des congés officiels, les ouvriers de mon usine commencent petit à petit à s’absenter. Ils rentrent dans leurs provinces natales, voir leurs parents. Et les axes routiers sont de plus en plus congestionnés. On sent flotter une ambiance d’avant Noel. Chacun veut boucler ses activités au plus vite, et tous ont déjà un peu l’esprit occupé par les fêtes à venir. Mes clients locaux nous pressent pour refaire leurs stocks avant les congés. Mes contacts étrangers insistent pour qu’on boucle toutes les expéditions avant la fermeture des douanes. Au bureau, mes équipes rapportent plus volontiers des grignotages à partager, et s’échangent des décorations et images bouddhistes.

Songkran - Jeux d'eau

 

Songkran à l’usine

A la veille des congés, mon entreprise invitera un groupe de neuf moines, pour procéder aux cérémonies et aux bénédictions d’usage.

Les moine bouddhistes a l'usine

Nous irons d’abord nous incliner devant l’autel de Brahma, dont mes collègues estiment qu’il apportera bonne fortune et affaires florissantes à la société. Puis nous adresserons une prière à la maison des esprits. Ils ne faut pas oublier les esprits! Même s’ils sont moins influents et donc objectivement secondaire. Ce sont toujours des cérémonies gaies et colorées, avec des fleurs, beaucoup d’encens, et où l’on gratifie les divinités de nourritures variées et appétissantes -que l’équipe se partage après, surtout pour les snacks sucrés.

Priere a La Maison des Esprits

Dans un deuxième temps, nous procéderons aux offrandes de nourritures aux moines bouddhistes, suivi d’un temps de prières chantées et d’une procession. Heureusement que les religions sont très ouvertes ici, et que les collègues sont flattés de me voir me joindre à eux, avec ma tête de française, Parce que globalement, je ne me sens jamais très à ma place dans ces cérémonies ou l’on prie des divinités qui ne sont pas les miennes. J’en ai discuté avec un collègue qui m’ont proposé une réponse assez savoureuse: « Mieux vaut pour toi prier en plus les divinités bouddhistes, c’est une sécurité supplémentaire, finalement. Moi par exemple, pour ne prendre aucun risque, je vais de temps en temps faire des prières chez les hindous et les catholiques… on ne sait jamais. » C’est une position pragmatique.

L'on presente ses Respects devant l'autel de Brahma

 

Renouveau et rituels de purification

Le tout se conclura par les rites de purification. On aspergera d’eau une statue de bouddha, pour éloigner la malchance. Puis l’on versera de l’eau sur mains des managers, en signe de purification. Toujours dans le cadre de ces cérémonies, l’année dernière, mes équipes m’avaient également marqué le visage d’un mélange d’huile parfumée et de talc. Selon le degré de détente au sein de l’entreprise, les célébrations peuvent se terminer en bataille d’eau générale, avec pistolets à eau et tout.

Les enfants fêteront également Songkran à l’école. On nous demande des crocs, des vêtements de rechange et des serviettes de bain pour ce vendredi.

Songkran - Jeux d'eau

 

La Thaïlande sur les routes

Puis, dès que possible, chacun prendra la route pour rejoindre sa famille. Cette immense transhumance concerne tout le monde, et conduit à des embouteillages énormes. Il y a deux ans, il nous avait fallu six heures pour traverser la métropole de Bangkok. En cette période, les routes sont spécialement dangereuses et les accidents nombreux, d’autant que les conducteurs n’hésitent pas à boire de l’alcool pour profiter de la fête. Généralement, mieux vaut éviter de rouler la nuit.

En parallèle, durant les festivités, les villes s’organisent autour de leurs polices et de citoyens volontaires pour dresser des barrages filtrants destinés à stopper les automobilistes les plus avinés. Toujours lors de notre précédant périple de Songkran, j’ai souvenir que nous avions été copieusement arrêtés pour des contrôles… qui avaient parfois fini en séance photos avec nos blondinets! Je ne serais d’ailleurs pas surprise d’apprendre que quelque part entre Lampang et Chiang Mai, ma famille trône en bonne place sur les plaquettes de communication de la police locale…

Songkran - Jeux d'eau

 

Songkran et les jeux d’eau

Une fois chacun chez soi, viendra ensuite le clou du spectacle: le moment des jeux d’eau! (Je passe sous silence les célébrations et les repas familiaux que je nous n’avons malheureusement pas l’occasion de connaître). Pour faire durer la fête, les villes s’organisent en mettant en place des festivités tournantes. Dans la province ou nous vivons, chaque jour durant une semaine, une nouvelle ville héberge les jeux d’eau et les fêtards. L’on voit les locaux passer en pickup d’une localité à l’autre, avec un immense bidon d’eau, des pistolets en plastiques, et la moitié de la famille dans le coffre. Les jeunes gens sont les plus enragés. Ils vont jusqu’à remplir leurs réserves d’eau de glaçons, histoire de bien rafraîchir les idées de leurs adversaires!

Songkran - Jeux d'eau

 

Des celebrations bon enfant et familiales

Moins chaotiques mais plus authentiques, j’avais aussi beaucoup aimé traverser les séances plus familiales de jeux d’eaux, dans les très petits villages ou sur les routes de campagne. Les familles, toutes générations confondues, se réunissent autour de leur entrée. Avec à boire et à manger. Et surtout bien armées de bidons, de pistolets et de seaux, pour asperger promeneurs et véhicules de passage. Nous sommes d’ailleurs tombés sur des enfants tout petits qui nous balançaient déjà des seaux d’eau avec une vigueur stupéfiante!… Parfois encore, nous avons été arrêtés pour des « travaux » de purification sur notre voiture, à l’aide d’une boue à base de talc coloré et d’eau. La voiture est rentrée chamarrée, et tellement marquée d’anecdotes et de jolis souvenirs que nous avons presque regretté de devoir la faire laver!

Notre voiture pendant Songkran 2014

La plupart des photos de l’article datent de Songkran 2014. Au détour de nos découvertes de cette année, je raconterai et illustrerai notre Songkran 2016 dans de prochains posts. Je craignais seulement d’avoir moins le temps et le loisir de revenir sur ces points culturels, qui me paraissent dignes de quelques lignes.

 

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Trouver une Mary Poppins à l’étranger

On lui confie ce qu’on a de plus précieux: nos enfants. On attend d’elle qu’elle soit là pour eux, là pour nous, et qu’elle nous représente en toutes circonstances. Pas facile de recruter une « nanny » parfaite, et d’entretenir, dans les deux sens, une relation sereine sur le long terme. Voici les petits trucs issus de notre expérience… et finalement, on ne s’en n’est pas trop mal sortis, puisque nous avons trouvé deux perles, d’abord en Chine, puis maintenant en Thaïlande.

 

Recruter une nounou

A chaque marché ses spécificités, son offre et sa demande propres. Commencez par vous rapprocher des familles étrangères à proximité pour connaître les façons de faire, les niveaux de salaires, les attributions habituelles des nounous, ce qui vous permettra à votre tour de formuler le périmètre de vos attentes. A Shanghai, nous étions passés par une agence de recrutement spécialisée, et il semble que cette possibilité existe dans la plupart des grandes villes. Quand nous sommes arrivés dans notre campagne thaïlandaise en revanche, il a fallu nous tourner vers des intermédiaires: d’autres nounous qui nous présentaient ensuite leurs copines.

Un entretien avec la ou les candidat(e)s est primordial, avant de prendre sa décision. Dans l’idéal, préparez à l’avance une grille de vos questions, de vos exigences minimum et de vos limites en termes de conditions et de salaires. En Chine, notre agent était en charge de la traduction lors des rencontres, et nous avions étudié chaque point en détail. Après avoir soumis une bonne demi-douzaine de candidates à un questionnaire détaillé, nous avons finalement opté pour la personne entre les bras de qui Petit-Un avait eu l’air de se sentir bien immédiatement.

En Thaïlande, je n’avais pas de traducteur, seulement une intermédiaire à l’anglais très approximatif. Au bout d’une bonne demi-heure, j’avais juste compris que ma candidate avait deux grands adolescents, et l’air de bonne volonté. J’en ai déduit qu’elle avait réussi à élever au moins deux enfants en les gardant entiers, ce qui était un point positif. Le feeling passait bien, Petit-Deux l’avait visiblement tolérée (c’était déjà énorme pour Petit-Deux) et comme je n’avais pas encore trouvé de travail, je savais que je resterais à la maison encore quelques semaines pour veiller au grain. Nous avons donc tente –et parfaitement réussi- l’aventure ensemble.

Nos choix finalement ont été moins rationnels qu’intuitifs, mais en définitive c’est sur des valeurs relationnelles que se construit ensuite le quotidien avec une nanny. Dès l’accord de principe, et afin de partir sur des bases saines, il est décisif de bien se mettre d’accord sur les conditions de l’embauche: salaire, horaires et durée du travail, bonus, rémunération des heures supplémentaires, conditions d’augmentation, congés annuels… En Chine comme en Thaïlande, peu de nannies ont un contrat de travail, mais l’accord conclu est une sorte de gentleman agreement qu’il convient de respecter de part et d’autre.

Il est très recommandé de demander une visite médicale, préalable au début de l’activité. Beaucoup d’hôpitaux proposent des check-up en package, à ces fins. Il y a en général au moins vérification pour le VIH, diverses hépatites, et la tuberculose (très important dans les pays asiatiques en développement).

 

Quelles taches lui confier?

Chacun déterminera ses priorités pour sa nounou, en fonction de la situation familiale. Chez nous la question ne s’est guère posée, car les deux parents Tout-Terrain ont toujours travaillé à plein temps, avec des horaires assez long. La priorité numéro un est donc celle de s’occuper des enfants: finir de les préparer pour l’école si besoin, les récupérer après l’école, les faire manger, et organiser des activités et rencontres avec les copains pour les temps de loisir. Nous avons tendance à insister sur l’aspect socialisation pour deux raisons: d’abord, nous trouvons nos enfants plus épanouis s ils ne fonctionnent pas uniquement en circuit fermé, à la maison, et d’autre part, beaucoup de nounous préfèrent elles aussi pouvoir sortir, rencontrer leurs homologues, discuter, échanger… bref, ne pas être coupées du monde.

Quand les enfants sont à l’école ou dorment pour les plus petits, les nannies sont généralement en charge du gros du ménage. A chacun son niveau d’exigence. Chez nous, il suffit que ce soit vivable, mais nous ne regarderons pas la poussière sur le dessus du congélateur (bon, le jour où il y a eu des cafards morts là-haut, on a fait une petite réflexion, toute de même…).

Les culottes sechent

En raison de nos nombreux enfants –deux c’est « nombreux » en Chine- et de nos longs horaires, nous avons proposé à nos nannies de leur recruter une petite main, en charge de l’entretien de la maison. A Shanghai comme en Thaïlande, l’expérience s’est mal finie, avec crêpage de chignons à la clé: « tu nettoies mal! », « les enfants que tu devrais garder salissent tout ce que je nettoie! »… La morale de l’histoire est que dans les deux cas, nos nannies d’origine préféraient faire le travail, mais pour un salaire augmenté. Au final, ces petites problématiques se résolvent plutôt facilement via une communication régulière et franche.

Dans beaucoup de familles, les nannies sont aussi en charge des repas, et parfois même des courses. Comme les personnes qui travaillent pour les familles étrangères sont souvent spécialisées sur le marché « expat », beaucoup de nounous ont acquis des compétences culinaires qui dépassent les spécialités locales: des lasagne au kimchi, en passant par le bœuf bourguignon ou la quiche. C’est pratique pour gagner du temps… Chez nous, on aime trop cuisiner en famille pour déléguer ca a quiconque! Pourtant, peut être une fois par mois, notre cordon bleu nous fait la surprise de nous préparer des rouleaux de printemps, de la salade de papaye ou un curry Massaman. C’est exceptionnel, et du coup toujours très plaisant!

Salade de Papaye

Enfin, à force de bonne entente et de confiance acquise, notre nounou a progressivement pris sous sa responsabilité la gestion de l’ensemble des petits tracas de la maison: vérifier, gérer et payer les factures, organiser les petits travaux de maintenance, commander des bidons d’eau ou des fruits pour les enfants… Elle a, à sa disposition permanente, une boite de menue monnaie pour les dépenses du quotidien, ce qui est bien plus pratique pour tout le monde!

 

Quel salaire? Et comment entretenir de bonnes relations?

On rencontre deux types de stratégies salariales, chez les expats. Certains estiment qu’il n’est pas logique que le salaire de leur nanny ne dépasse le salaire moyen local, d’autres ont le raisonnement inverse. Nous faisons plutôt partie de la seconde catégorie. Payer à notre nanny un salaire élevé pour le marché nous permet en premier lieu de nous assurer de sa stabilité à son poste. En Thaïlande comme en Chine, l’on change facilement d’emploi. A salaire égal, les employés sont vite tentés d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, si bien que l’industrie compte des taux de turnover de l’ordre de 15 à 20%, parfois plus. Cet aspect est d’autant plus primordial chez nous, où les deux parents travaillent.

Le salaire ne représente cependant qu’un aspect d’une relation sereine avec une nounou. A notre départ de Chine, nous avons découvert avec stupéfaction qu’ayant –contractuellement- mal indexé les hausses de salaires sur le coût de la vie, la rémunération de notre nounou était passée dans une tranche basse, sans même qu’elle ne nous en informât. Sans doute parce qu’elle se sentait bien chez nous et surtout dans notre environnement. Nous sommes en particulier absents toute la journée. Cela laisse à nos nannies le loisir d’inviter à tout moment d’autres enfants et leurs nounous, pour jouer ou le temps d’un repas. La famille de notre nanny passe aussi chez nous régulièrement, sans que cela ne nous pose problème. Son mari vient parfois déjeuner –et apporte toujours une surprise aux enfants, sa fille passe souvent faire ses devoirs en sortant de l’école, avant de jouer avec les petits… Finalement, l’équilibre se trouve par des arrangements réciproques, qui rendent le quotidien plus agréables à tous, et permettent l’établissement d’une profonde confiance mutuelle.

Crepes

 

Quelles limites poser?

Bien sûr, la question se pose à chaque fois que l’on confie à un tiers la responsabilité de son ou de ses enfants, mais a l’étranger, il me semble que la problématique est exacerbée, dans la mesure où les différences culturelles peuvent lourdement influer sur les usages et la façon dont on élève les enfants.

En Chine par exemple, un enfant dont l’on prend bien soin est beaucoup nourri… beaucoup trop à mon sens. En outre, il est de bon ton que les bébés et les jeunes enfants, à partir de trois mois, consomment au moins un œuf par jour. Notre nounou m’expliquait avec regret que dans son jeune âge, sa fille avait manqué de nourritures suffisamment riches, ce qui expliquait sa petite taille. Entre autres raisons, beaucoup de Chinois ont connu la faim ou tout du moins les privations, et veulent inverser la tendance pour les générations suivantes. Le sujet tenait très à cœur à notre nounou, et il m’a toujours été très difficile de la pousser à réduire les quantités des repas.

Avec notre nounou actuelle, les sujets de désaccord que j’ai pu rencontrer étaient moins graves, mais parfois source d’étonnement. Ainsi, durant notre première année en Thaïlande, elle habillait nos deux tout le jour –et tous les jours- en pyjama. J’avais fait deux piles, « vêtements de jour » et « vêtements de nuit », expliqué et réexpliqué… En vain. A la maison ou à l’extérieur, ils ne portaient que des pyjamas – changés et lavés le matin et le soir. Rien de grave donc. J’avais juste un peu honte vis-à-vis des voisins… Ca faisait style les parents qui n’achètent pas de vêtements « civils » à leurs enfants. A force, nous avons compris que la nounou considérait nos vêtements de jour comme trop inconfortables. Nous avons un peu modifié la garde-robe avec le temps, et la question s’est résolue d’elle-même.

Les Chaussettes sechent

Il est finalement primordial de savoir être pragmatique, de fixer des limites pour les quelques points sur lesquels on ne veut pas transiger, et de rester flexible sur le reste. Par exemple, chez nous, les exigences fondamentales consistent en des repas un minimum équilibrés, et pas ou très peu de télévision.

Ces principes pacifiques et modérés sont d’autant plus importants en Asie, où l’on évite en général les conflits frontaux. Celui qui se fâche a rarement gain de cause, et si l’interlocuteur se tait, cela signifie plutôt qu’il fera bien ce qu’il veut, une fois l’orage passé. De même, si quelqu’un m’affirme que « c’est une question de culture », tous les voyants sont au rouge: en clair, mon opinion ne sera simplement pas respectée. D’où l’intérêt de choisir ses batailles et de les prioriser. Et finalement, si l’on confie ses enfants à une nounou, c’est déjà qu’on accepte qu’elle élève nos enfants pour nous en notre absence, et qu’on lui fait assez confiance pour prendre les bonnes décisions à notre place, non?

 

Et les questions linguistiques?

Curieusement, la barrière de la langue s’est toujours très vite estompée, dans nos expériences. On part sur l’accord de principe fondamental de faire le meilleur pour les enfants, et l’on fait tout pour s’entendre et se comprendre au mieux. Au pire on utilise Google image, des gestes, des exemples, mais on s’en sort toujours. Dans les mauvais jours, nos nounous n’ont pas donné aux enfants que j’avais préparé pour eux au frigo ou oublié de repasser une chemise urgente… bref, pas la fin du monde, quoi!

Quant à nos (petits) enfants, ils s’embêtaient encore moins, et ont au début utilisé n’importe quelle langue un peu au pif, avec leurs nouveaux interlocuteurs. A notre arrivée en Thaïlande, ils communiquaient ainsi en majorité en anglais avec leur nounou, mais complétaient au besoin avec des mots français, des mots thaï, du dialecte thaï (j’ai ainsi appris que « slip » se disait « slip » dans un dialecte de la frontière du Laos), et des mots inventés. Ca, entre parenthèse, ça a été un grand étonnement pour moi de les entendre parler tous les trois en utilisant un mot clairement ni français ni anglais, de poser la question de s’il s’agissait d’un mot thaï, et de m’entendre répondre que non pas du tout, c’était juste un mot qu’ils utilisaient ensemble, dans tel ou tel contexte!

Avec le temps, le recours à l’anglais pour la maison et les copains s est uniformisé, tandis que le thaï est généralement utilisé avec les intervenants extérieurs locaux et pour les chansons.

 

En conclusion bonus, je ne résiste pas au plaisir de vous raconter cette anecdote, qui date du temps où nous étions en Chine… Un matin alors que je partais pour mon usine, notre nounou, une dame respectable d’une cinquantaine d’année, me lance un « Je t’aime! » sonore, dans le couloir. « Comment? Plait-il? »… Elle m’avait entendu, chaque jour, répéter ces mots à Papa-Tout-Terrain, lorsqu’ il s’en allait travailler, et en avait déduit que c’était une façon de se souhaiter une bonne journée…

 

 

Fiches Pratiques à télécharger:

 

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Les enfants font leurs valises

Petit-Un a bientôt cinq ans et Petit-Deux un peu plus de trois ans. Ils aiment gagner chaque jour en autonomie, et prendre de nouvelles responsabilités. Bref, nous avons deux petits garçons heureux de grandir. Grande première pour les vacances qui arrivent: chacun se chargera de préparer ses propres valises.
Comme les enfants commencent à s’intéresser aux supports écrits, aux mots et aux sonorités, nous avons préparé pour eux une liste du contenu attendu de leurs bagages. Nous reverrons le document en famille avant de lancer le projet!
Evidemment, nous envisageons plus cette activité comme un jeu que comme une obligation… Ne participeront que les volontaires… et tout volontaires qu’ils soient, nous ne les laisserons pas partir à poil s’ils oublient tous les slips, par erreur! Nous prévoyons bien sur une révision finale des valises avant le départ, et une session de rattrapage en cas d’oubli accidentel!

Valise

 

… Je reviendrai dans quelques temps pour un retour d’expérience sur le sujet.

 

Temporairement, je partage notre première version de la « Liste des Bagages Enfants ». Je prévois de la rallonger et l’optimiser pour mieux répondre aux soucis méthodologiques rencontrés par les garçons. J’ai juste besoin d’un poil de temps et d’une solution technique…

Liste Valise Enfant pour les Enfants

 

 

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