Voyager en Thaïlande avec des enfants?

Comme tout heureux propriétaire d’une adorable marmaille, nous voyageons désormais un peu moins légers et un peu plus préparés… Mais qu’en est-il au pays des sourires? A nos yeux, si l’envie vous tient, foncez! La Thaïlande avec des enfants est une destination facile à planifier, facile à vivre au quotidien, et très sûre, par-dessus le marché. Revenons ensemble sur les points clés d’un voyage…

 

Le trajet long-courrier en avion

Pas de panique avant un vol long-courrier: l’avion offre une pléiade de distractions, et finalement le trajet passe vite. Pour peu que l’on s’organise à l’avance et que l’on voyage léger, prendre un avion avec un bébé ne présente aucun obstacle majeur. Par la suite, pour les « petits-grand » (3-6 ans), un vol est source de divertissements multiples. Il suffit d’anticiper quelques activités complémentaires pour meubler les possibles moments de creux. Je n’ai pas l’expérience propre des plus grands, mais ils me semblent bien autonomes en vol: entre l’écran de l’avion, les repas, les lectures personnelles ou autres Pads, il me semble ne jamais les entendre.

Je recommande toutefois de réserver des vols directs par des compagnies aériennes reconnues, pour éviter les complications inutiles. Pour bénéficier des tarifs les plus bas, il est conseillé de réserver si possible cinq à six mois à l’avance, de voler hors vacances scolaires, et plutôt en milieu de semaine. Air France propose un panorama pratique de ses tarifs, sur six mois. On le trouve facilement via des moteurs de recherche avec des mots clés de type « billet d’avion Air France Paris Bangkok »:

Tarifs Air France par dates

Capture d’écran du site d’Air France – http://www.airfrance.fr/vols/paris+bangkok

A noter, jusqu’à deux ans, un bébé peut voyager sur les genoux de ses parents et ne paie que 10% du prix du billet. De deux à douze ans, l’enfant paie environ 70% du billet adulte, selon le vol et les conditions tarifaires. Apres deux ans, l’avion devient donc vraiment coûteux. Raison de plus pour voyager avec des moins de deux ans!

 

Le logement

Une fois en Thaïlande, les hôtels sont pléthore, qu’on les réserve à l’avance ou qu’on les trouve sur place. Nous fonctionnons plutôt par réservation, pour vérifier les avis d’autres voyageurs, et éviter les déceptions. L’inverse ne présente pas de risque majeur non plus. Le budget pour l’hôtel dépendra bien sûr du niveau de confort désiré: air conditionné ou non, eau chaude ou non, petit déjeuner occidental ou local, cadre romantico-exotique ou plus dépouillé. En ce qui nous concerne, nous recherchons au moins la clim, qui aide à bien limiter les moustiques.

Les enfants sont la plupart du temps acceptés gratuitement, à condition d’utiliser la literie existante. L’on peut parfois demander des lits d’appoint payants. En ce qui nous concerne, nous optons souvent pour des solutions de type « suite » ou « junior suite », qui offrent plus d’espace, tout en nous permettant de rester groupés.

Dans la mesure du possible, nous évitons les hôtels qui ciblent trop la clientèle étrangère. Ces établissements ont tendance à être chers pour une qualité moindre, et surtout, nous n’avons pas forcément envie de côtoyer des hordes de Russes et de Chinois… car la Thaïlande reste un pays de tourisme de masse. A l’opposé, nous avons souvent d’excellentes expériences dans des hôtels plus familiaux, et à la clientèle plutôt locale. L’ambiance y est généralement très détendue, et même si les personnels ne parlent pas toujours bien anglais, ils cherchent systématiquement à nous rendre service et à nous satisfaire, encore plus parce que nous voyageons avec de jeunes enfants.

 

La nourriture

Une bonne partie de la nourriture locale est très épicée, mais l’on trouve facilement des repas adaptés aux enfants. Les petits déjeuners Thaïs proposent presque systématiquement des sortes de « porridge », à base de bouillon et de riz, qui plaisent bien aux petits. Le pain de mie est également répandu.

Pour les autres repas, on trouvera à peu près partout des riz frits (khao pad kong –aux crevettes, khao pad khai –au poulet), des nouilles sautées (pad thai), des omelettes (Khai chiao), des poissons frits ou du poulet grille. Les plats dits « chinois » ne sont généralement pas épicés non plus. Ils sont issus de l’héritage des migrations chinoises en Thaïlande, au début de vingtième siècle. Il s’agit principalement de viandes ou légumes sautés à la sauce soja ou à la sauce aux huîtres. On peut vérifier que le plat n’est pas piquant en demandant « mai ped » (prononcer « maye pède »).

En solution de dépannage, on peut toujours commander du riz blanc. Pour les cas extrêmes, ou l’on ne trouve pas d anglophone, j’ai une photo de riz blanc sur mon téléphone. Et parce qu’on traite vraiment bien nos enfants, on a toujours des dosettes de ketchup en poche, histoire d’améliorer l’ordinaire. Restent enfin les « 7 Eleven« , superettes ouvertes 24h/24, et que l’on trouve presque partout. L’on peut y acheter du pain de mie ou des raviolis asiatiques, qui plaisent toujours aux petits.

A cela s’ajoute pléthore de fruits exotiques que l’on achète épluchés et prédécoupés. Un sachet coûte 20 à 30 baths, mais les prix peuvent augmenter dans les zones touristiques.

Il faut faire attention de ne boire que de l’eau en bouteille scellée. Ça se trouve absolument partout. Bien se méfier des glaçons, car on ne connait pas la provenance de l’eau. En dehors des grands établissements ou de glaçons faits achetés soi-même, l’idéal est de s’abstenir.

 

Problématique de santé en Thaïlande avec des enfants

Il n y a pas de cabinets médicaux en Thaïlande. On consulte les médecins dans les hôpitaux. Nous sommes toujours –et partout- tombés sur des médecins compétents et à l’écoute, et qui parlaient au moins un minimum d’anglais. Le réseau hospitalier est étroitement maillé. On n’est jamais loin d’un centre de soin, mais les infrastructures sont meilleures dans les grandes villes. Bangkok possède parmi les meilleurs hôpitaux d’Asie.

Avec de très enfants jeunes, évitez les îles mal desservies et loin d’hôpitaux aux standards internationaux. On dit que l’on peut s’éloigner d’une heure de route d’un bon hôpital, par année de l’enfant. Cela semble un équilibre raisonnable.

Un point qui peut être bon à savoir, dans les hôpitaux, les médecins éloignent souvent d’emblée les parents lorsqu’ils ont besoin de pratiquer des soins – nous avons testé la prise de sang, le lavage d’yeux pour une conjonctivite, la radio et le plâtrage d’un bras cassé (bref, on a des enfants, quoi). L’expérience a montré qu’en m’imposant, ma présence n’était finalement pas refusée par le personnel soignant, mais tellement rassurante et réconfortante pour l’enfant…

Pour le reste, mieux veut partir correctement vacciné. En plus des vaccins obligatoires en France, le BCG me paraît important pour l’Asie, de même que l’encéphalite japonaise –qui s’attrape par les moustiques. Les risques sanitaires principaux: les moustiques, les intoxications alimentaires, le soleil, les serpents et les bobos mal soignés. Des précautions minimum doivent permettre de se prémunir contre une majorité d’incidents.

Dans la valise, on pense à emporter des protections efficaces contre les moustiques: anti moustiques pour la peau, les vêtements, les chambres d’hôtel si l’on prévoit des hébergements de bas standing et manches longues pour les soirées. On s’équipe de chapeaux et crèmes solaires de bon indice –ou mieux, on évite de s’exposer au soleil. En cas d’intoxication alimentaire, on évite surtout la déshydratation –et on boit du coca. En cas de fièvre suspecte ou de bobo louche, on n’hésite pas à consulter… Contre les serpents, on évite les chemins peu fréquentés ou herbeux, on regarde ou l’on met les pieds, et l’on prévient bien les enfants. Pas de panique non plus, en dehors des parcs naturels, nous n’avons jamais croisé de serpents en zone touristique.

Les transports sur place

On se déplace facilement –et pour pas cher- en Asie. Pas besoin de véhicule à Bangkok, l’on s’y déplace aisément en taxis, tuk-tuk, ou métro. Pour le reste du pays, si l’on opte pour de l’itinérant avec un petit budget, on se tournera vers des transports locaux: trains, bus, minibus, taxi-motos… Il faut avoir le temps et l’esprit un peu aventurier, mais ça se fait.

Si l’on cherche à gagner en efficacité, fiabilité et rapidité, on louera une voiture ou un minibus, avec ou sans chauffeur.

On peut également conduire soi-même avec un permis international, mais il faut se souvenir qu’on roule à gauche en Thaïlande. L’adaptation n’est somme toute pas si difficile. L’essuie-glace et les clignotants étant inversés, on se mélange juste un peu les pinceaux le premier jour. Dans les voitures manuelles (ce n’est pas la norme en Thaïlande), le changement de vitesse se fait de la main gauche. L’avantage d’une voiture individuelle est une meilleure autonomie. Mais en cas d’accrochage, cela peut aussi représenter des heures de galère.

La conduite n’est ni difficile, ni nerveuse, mais il peut y avoir de l’imprévu sur les routes, dans la mesure où les travaux sont parfois mal signalés, et que les conducteurs locaux peuvent s’arrêter dans des endroits inattendus. Songez enfin à vous équiper d’un bon GPS, pour profiter de votre autonomie et découvrir les routes secondaires! Nous aimons personnellement beaucoup Google Map, bien que certains de nos amis le jugent peu fiables…

Quant aux sièges auto, malheureusement, personne n’en n’utilise ici. A chacun de voir la solution dans laquelle il se sent le plus en confiance. Certaines familles décident par exemple d’apporter leurs sièges auto en avion ou d’en acheter sur place. Pour notre part, quand nous devons faire sans siège auto, je garde les plus petits en écharpe ou porte-bébé physiologique ventral, en prenant garde à bien caler la tête. Nous asseyons ensuite les enfants plus grands avec des ceintures d’adultes, en essayant de les sécuriser au maximum. C’est le rapport sécurité/pratique qui nous semble le plus équilibre, mais chacun aura une vision un peu différente du sujet.

J’ai découvert récemment sur le très astucieux blog des Petits Globes Trotteurs deux solutions alternatives pour la sécurité en voiture: le gilet de sécurité voiture (Ridesafer) et le réhausseur de voyage gonflage (Bubble Bum). Nous n’avons pas testé, mais ces pistes me semblent vraiment intéressantes!

 

Les activités

Le gros des activités en Thaïlande est adapté aux enfants. Paradoxalement, nous profitons peu des plages qui demandent pas mal de surveillance et un constant combat contre une exposition dangereuse au soleil. Notre trio gagnant: parc naturels, ruines et animaux.

 

Il y a beaucoup de parcs naturels en Thaïlande, qui permettent de se balader dans des sentiers fréquentés et bien entretenus, avec donc un risque minoré de rencontrer des animaux suspects. On a cependant souvent l’occasion d’y observer une faune très variée (éléphants, singes, oiseaux, crocodiles, papillons…). L’ambiance des parcs nationaux est familiale et bon enfant. La fréquentation est principalement Thaï. On s’y sent bien.

A noter: prévoir au minimum de l’eau et des chaussures fermées pour les excursions.

 

Il y a beaucoup de ruines Khmer dans le centre et l’est du pays: Ayutthaya, Lopburi, Kampaeng Phet, Sukhothai, sud des provinces de Buriram, Surin et Sisaket… En dehors des sites les plus connus, beaucoup de ces lieux sont peu fréquentés, et l’on apprécie ces découvertes intimistes. Nos enfants aiment à pouvoir divaguer presque librement dans les vestiges, se plaisent à explorer des endroits vaguement mystérieux, et adorent grimper et sauter parmi les vielles pierres.

A noter: éviter les moments de grosse chaleur, dans la journée.

 

Les attractions avec des animaux sont très nombreuses en Thaïlande, et ont toujours beaucoup de succès. Spectacles ou balades avec des éléphants, fermes éducatives, tigres, crocodiles, serpents, singes… Les jardins zoologiques offrent souvent grande proximité avec les animaux. Nos enfants adorent nourrir les animaux de la ferme ou les éléphants.

A noter: bien surveiller les petits, car ils ont souvent la possibilité de voir les animaux de très très près.

Sur la question des animaux sauvages retenus en captivité pour le divertissement des touristes, subsiste tout de même une forte question d’éthique. Je tends personnellement à éviter de plus en plus souvent ces lieux, et réfléchis à la façon dont présenter ces problématiques aux enfants: comment leur faire découvrir de grands animaux sans pouvoir les leur montrer? Comment leur inculquer le respect des êtres vivants alors qu’on les voit malheureux et en captivité?… Je crois qu’il en va la de la réflexion intime de chacun, et la mienne est toujours en cours…

 

L’accueil

En Thaïlande, et encore plus avec des enfants. Vous serez bien accueillis. Il faut toutefois faire une distinction entre les zones les plus touristiques et les régions plus reculées. Aller dans un endroit touristique, c’est comme visiter Paris quand on est Chinois. C’est une valeur sûre, et l’environnement répond à un minimum syndical en termes d’intérêt, de beauté des sites, d’hébergement et d’accueil. Cela dit vous restez un touriste parmi d’autres, l’on vous fait des prix de touriste, et l’on vous propose des attractions de touristes. C’est un peu cher mais confortable pour un séjour pépère sur la plage.

Cependant à mon sens, c’est si vous avez l’occasion de sortir des zones balnéaires que vous pourrez découvrir les aspects les plus enchanteurs du pays, et en particulier des gens magnifiques. Il sera peut être difficile de trouver un steak frites, ou un interlocuteur anglophone… Mais on vous accueillera avec des sourires non feints, on se mettra en quatre pour vous, on fera tout pour mettre vos enfants à l’aise… Attendez-vous juste à ce que les vieilles Mamies (surtout) essayent –avec gentillesse- de toucher vos enfants… les gens sont curieux et ont le contact facile, ce qui ne plaît pas à tous les petits!

Astuce: dans les marchés ou autres lieux très fréquentés, j’installe souvent Petit Deux en porte-bébé ventral pour le protéger des mains baladeuses.

Un patre et ses boeufs en Thailande

 

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La Swiss Sheep Farm – Pattaya

Je n’aime pas beaucoup Pattaya, mais puisque nous habitons dans le coin, nous en pratiquons régulièrement les parcs et attractions alentours. Nous avons testé ce week-end la toute nouvelle Swiss Sheep Farm, à une vingtaine de minutes au Sud du centre de Pattaya. Comme des idiots, nous n’avions pas vérifié les horaires d’ouverture, et nous sommes arrivés une demi-heure trop tôt. Nous avons d’abord un peu joué sur les balançoires proches des caisses, et le personnel nous a finalement très gentiment ouvert un bon quart d’heure avant l’horaire officiel.

Swiss Sheep Farm - Environnement

La Swiss Sheep Farm propose la reconstitution d’un village plus ou moins suisse, du moins clairement européen, et autour duquel s’articulent les pâturages d’animaux domestiques: moutons, canards, chèvres et poneys. Le tout petit village est amusant à parcourir, avec en son centre une fontaine à l’italienne et une placette pavée. L’atmosphère est fraiche. On y trouve un café, un restaurant, et quelques commerces de savons et autres petits cosmétiques. Le personnel est nombreux et vêtu de chemises à carreaux, bien sûr!

Swiss Sheep Farm

 

Un parc familial aux attractions variées

A la vue de nos deux garçons, toutes les gentilles « Suisses » que l’on croise nous orientent vers la salle des robots, les yeux brillants d’excitation. C’est une salle ou est reconstituée une quinzaine de grands robots en boulons, rutilants, chromés, et formidablement monstrueux. En plus de ne pas être très « robots », nos enfants sont un peu impressionnés. Ils demandent rapidement à passer à l’activité suivante.

Swiss Sheep Farm - Lac

Les distractions du parc sont nombreuses. Au bord du très poissonneux lac de Genève (?), nous observons voguer un voilier. A deux pas d’un horrible requin en pate à papier. Un peu plus loin, les enfants s’installent au volant de vielles voitures et miment une course effrénée. Mieux encore, Petit-Un peut poser fièrement –au milieu de canards indifférents- devant un antique avion de tourisme, repeint de couleurs rutilantes. Puis c’est au tour de Papa-Tout-Terrain de nous faire découvrir des qualités d’archer. Je ne soupçonnais pas. Et je vois deux petites paires d’yeux franchement ébahies! Au terme de la démonstration, Petit-Un demande, avec crainte et déférence, à prendre l’arc en main. Il veut savoir s’il pourra s’en servir, quand il sera plus grand.

Swiss Sheep Farm - Decors

Nous dépassons un moulin, puis une fermette et son tracteur, avant de franchir le seuil d’une maisonnette à la mystérieuse enseigne: « Candle House« . Pour une somme modique, les enfants peuvent couler leur propre bougie, avec une cire de la couleur de leur choix, et « planter » eux-mêmes la mèche. Ils sont ravis de repartir avec ce petit souvenir, qu’ils chériront tout le week-end.

Swiss Sheep Farm - Candle House

 

Autour des animaux de la ferme…

Swiss Sheep Farm - Enclos des moutons

Un peu plus loin, nous nourrissons d’herbe un troupeau de moutons, et flattons l’encolure de petits chevaux. Les bêtes sont belles et ont l’air bien entretenues. Elles doivent avoir chaud en revanche. Bon, nous aussi, un peu. Le parc vient d’ouvrir et les lapins ne sont pas encore arrivés. Il y a enfin des alpagas (payants) auxquels nous ne rendons pas visite. Nous terminons notre virée par une séance photos devant de nombreux et amusants décors en pâte à papier, et par un petit tour en tracteur-train pour les enfants.

Swiss Sheep Farm - Tracteur-train

 

Une balade légère et agréable…

Nous avons passé un très bon moment en famille dans la Swiss Sheep Farm. Ce n’est pas très long. Mais en prenant son temps, on peut compter deux petites heures de promenade. La visite s’articule autour d’activités simples, qui nous ont cependant tous distraits et réjouis. D’autant plus que nous étions alors presque seuls. En fin de matinée ont commencé à arriver quelques familles Thaï, qui sont toujours des co-visiteurs agréables. En revanche, aux vues des panneaux d’orientation, il me semble que le parc se destine à recevoir d’importants groupes de Chinois. Ces groupes arrivent-ils plus tard dans la journée ou sont-il seulement pour l’instant une cible marketing du parc? Je ne sais, mais j’imagine que l’atmosphère du lieu est bien différente -et moins agréable, dès lors qu’interviennent des bus de touristes en masse.

Swiss Sheep Farm - Epouvantail

 

Comme dans la plupart des parcs de ce type, les activités annexes ne sont pas incluses dans le prix du billet. Compter 30 bahts pour les bougies, 100 baht pour le tir à l’arc, 80 bath pour le tour en tracteur-train, 30 bath pour nourrir les animaux (hors herbe des moutons, incluse dans le ticket d’entrée). Il y a aussi des jeux de fléchettes, chamboule-tout, taureau mécanique… mais nous n’avons pas tout essayé. Pour les résidents étrangers en Thaïlande, penser à demander le « prix thaï » en présentant permis de conduire ou permis de travail.

 


La Swiss Sheep Farm en pratique

  • Coordonnées GPS: 12.773251, 100.945967
  • Ouvert de 10h à 19h
  • Ticket adulte: 90 THB pour les Thaïs et les étrangers résidents. 180 THB pour les étrangers non résidents.

 

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Les enfants font leurs valises

Petit-Un a bientôt cinq ans et Petit-Deux un peu plus de trois ans. Ils aiment gagner chaque jour en autonomie, et prendre de nouvelles responsabilités. Bref, nous avons deux petits garçons heureux de grandir. Grande première pour les vacances qui arrivent: chacun se chargera de préparer ses propres valises.
Comme les enfants commencent à s’intéresser aux supports écrits, aux mots et aux sonorités, nous avons préparé pour eux une liste du contenu attendu de leurs bagages. Nous reverrons le document en famille avant de lancer le projet!
Evidemment, nous envisageons plus cette activité comme un jeu que comme une obligation… Ne participeront que les volontaires… et tout volontaires qu’ils soient, nous ne les laisserons pas partir à poil s’ils oublient tous les slips, par erreur! Nous prévoyons bien sur une révision finale des valises avant le départ, et une session de rattrapage en cas d’oubli accidentel!

Valise

 

… Je reviendrai dans quelques temps pour un retour d’expérience sur le sujet.

 

Temporairement, je partage notre première version de la « Liste des Bagages Enfants ». Je prévois de la rallonger et l’optimiser pour mieux répondre aux soucis méthodologiques rencontrés par les garçons. J’ai juste besoin d’un poil de temps et d’une solution technique…

Liste Valise Enfant pour les Enfants

 

 

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Des singes et des ruines – Lopburi

L’entrée de Lopburi est moche. Ne pas se laisser décourager par l’architecture triste et laide, ni par les embouteillages. Et les hôtels plutôt moyens, et pas vraiment de bon restaurant. Et peu d’air qui circule d’où une atmosphère un poil étouffante.

Ne pas se laisser décourager, parce que nous, on a vraiment bien aime cette ville, avec ses chouettes vestiges du XIIe, son ancien palais royal et ses singes. Mieux encore, nous sommes tombés par hasard en pleine fête du Roi Narai: représentations traditionnelles et costumes d’époque, “street food” locale et excitation populaire ont réjoui les petits et les grands!

Comme d’habitude tout de même, prévoir de l’eau à profusion et si possible des excursions en début de matinée ou fin d’après-midi, car le soleil tape dur, sur certains sites.

 

Le complexe de temples Khmer de Wat Phra Si Mahathat

Sur la partie ancienne, c’est le site de Wat Phra Si Mahathat (fin du XIIe siècle) qui m’a le plus marquée, d’autant que nous étions alors presque seuls à le visiter! C’est un complexe de temples Khmers, réhabilité en 1985, si l’on en croit la datation des briques. Le parc historique donne une bonne idée du plan au sol des temples. Quelques bâtiments –très certainement rénovés– restent debout, ornés de moulures aux motifs délicats.

Le complexe de temples de Wat Phra Si Mahathat a Lopburi

Ils fournissent aussi, à l’occasion, une ombre salvatrice. On se promène au cœur des temples anciens, on parcourt les couloirs et les allées, on grimpe les escaliers, on franchit le pas des portes… Libres d’explorer et de crapahuter à leur guise, les enfants se sont vite passionnés pour le lieu: sauts périlleux dans des volées de marches inégales, observation de bas-reliefs d’éléphants et de statues de bouddhas sans têtes, collection de plumes de pigeons…

Le complexe de temples de Wat Phra Si Mahathat a Lopburi

 

Les singes et Phra Prang Sam Yot

Le site de Phra Prang Sam Yot est quant à lui beaucoup plus connu et beaucoup plus couru. Avec ses trois prangs, il a fière allure, cet ancien temple Khmer de la fin du XIIe siècle, lieu de culte Hindu, avant de devenir Bouddhiste. Mais c’est d’abord pour ses singes qu’on y accourt. Nous les premiers, bien entendu, d’autant que nous avons utilisé l’argument “singe” toute la journée pour trainer les enfants de musées en temples.

Une Thai en Costume Traditionnel devant le temple de Phra Prang Sam Yot

On est arrivés « aux singes » un peu impréparés. Nous les les savions possiblement voleurs et parfois agressifs. Et avions donc bien anticipé ces points: sacs fermés, ni lunettes ni chapeaux, et respect des distances de sécurité. J’ai cependant tranquillement abandonne Petit-Deux dans un grand escalier (une sombre histoire de porte que je n’arrivais pas à fermer)… pour le retrouver dix seconde plus tard hurlant de frayeur, flanqué de deux bébés singes qui lui caressaient les cheveux et tentaient de l’entraîner avec eux en le tirant par la main. Un peu style remake du Livre de la Jungle.

 

Toujours se méfier des singes, malgré tout…

Heureusement, Petit-Deux n’est pas rancunier: dès lors qu’il a eu retrouvé mes bras, il a été ravi d’observer de près les petits macaques qui m’escaladaient! Papa-Tout-Terrain et Petit-Un de leur côté se sont bien amusés à prendre des photos et ont élaboré une technique pour faire fuir les animaux curieux par la force centrifuge, en tournant sur eux-mêmes à toute vitesse. Nous sommes cependant restes méfiants et avons évité les contacts trop proches et trop longs avec les animaux, surtout les plus gros, visiblement plus agressifs.

Temple de Phra Prang Sam Yot et ses singes - Lopburi

Et pendant ce temps-là, un petit couple de Chinois s’était fait piquer son téléphone…

Le lendemain, nous repassons à proximité du site en voiture. Dans ce contexte, les singes n’hésitent pas à grimper sur les véhicules, et même à vider les coffres des pickups… Rien à dévaliser chez nous, alors nos petits compagnons se sont attaqués aux joints de caoutchouc du toit! On a mis un petit moment à comprendre l’origine des bruits de mastication…

…Un temps follement amusés, on s’est soudain rappelés en adultes que c’était peut-être toxique pour les singes et qu’en plus ça abimait sûrement la voiture. Bon, discretos, on a renfoncé les joints à la sauvage après coup et ça se voit plus trop…

Des singes escaladent notre voiture a Lopburi

Nous avons aimé cette visite et les enfants aussi. En revanche soyons clairs, l’attraction peut ne pas plaire à tout le monde. D’abord, vu le nombre des singes, l’environnement ne sent tout de meme pas tres bon. Et puis les animaux ont pris des habitudes agressives et peu plaisantes au contact répété des touristes. Surtout avec des enfants, il semble donc indispensable de garder un maximum de prudence.

 

Le Palais du Roi Narai

Troisième vestige majeur de la ville, et de facture bien postérieure aux deux précédents sites, le Palais du Roi Narai (fin du XVIIe siècle) date de l’époque ou Lopburi était la seconde capitale du royaume d’Ayutthaya. L’enceinte est globalement bien conservée: cours intérieures, salle du trône, vestiges d’une citerne, d’étables pour les éléphants, d’entrepôts royaux… Elle abrite également le musée National, réparti en plusieurs pavillons (fin du XIXe).

Le Musée National n’est pas immense, mais assez riche, et présente de façon transversale l’histoire de la région. Les enfants ont surtout aimé la période préhistorique et antique, donc moi aussi (en traduction, je n’ai pas eu le loisir de me pencher sur les autres sections). Des bijoux, des silex, des armes millénaires, des poteries… ces objets évoquent étroitement ceux de l’histoire occidentale, et je suis étonnée de trouver tant de ressemblances dans ces vestiges primitifs. “Wahou, Maman, un vrai squelette vivant!” Oui, il y avait même un squelette (bien mort depuis plus de vingt siècles), et pour Petit-Un, ça a été le clou du musée!

Ça c’est la visite du Palais hors période de la “Fête du Roi Narai” (King Narai Reign Fair). Heureusement que nous avons visité Lopburi deux fois, parce que pendant les festivités annuelles, qui durent une dizaine de jours, on ne voit pas le lieu de la même façon.

 

Fête costumée pour le Roi Narai

Nous sommes tombés par hasard en plein dans la dernière soirée de la trentième édition de l’événement. Nous ne saurons pas si ce soir-là était le plus grandiose mais nous avons découvert une fête énorme, joyeuse, colorée et populaire qui nous a tous séduits, au fur et à mesure que nous avancions dans les rues anciennes de la ville.

Defile en customes traditionnels pour la Fete du Roi Narai (Lopburi)

Dans le Palais, on découvre les cours successives, éclairées de lanternes et de bougies. Des stands de nourritures festives et de produits locaux se serrent un peu partout. Presque tous les badauds (sauf nous) sont vêtus de costumes traditionnels aux hautes coiffes dorées. Ils se pressent gaiement, se photographient, s’apostrophent, se complimentent, grignotent, s’arrêtent pour écouter quelques notes de musiques ou les répliques d’une représentation théâtrale. Les enfants, souvent peu à l’aise dans la foule, sont ravis: barbe à papas et douceurs Thaï, photos parmi des musiciens traditionnels et avec quelques jeunes filles entreprenantes, procession aux chandelles moyennant une petite offrande aux représentants d’un temple… Je retrouve même une mamie à la coiffe somptueuse, en pleine conversation avec Petit-Un, et découvre qu’il parle Thaï, en fait, malgré sa réserve habituelle!

Photo en customes traditionnels lors de la Fete du Roi Narai a Lopburi

 

Miracle de fin de soirée

La fin de soirée mérite également le récit. Alors que nous nous étions tranquillement garés sur l’esplanade vide d’un temple, quelques heures plus tôt, nous découvrons que la zone s’est transformée en parking géant. Sous la gestion habile des moines du coin. L’imbrication des véhicules est digne d’un Rubicube. Chacun est garé sans freins.

Pour nous tirer de là, un moine brillant de transpiration avance et pousse cinq ou six pickups. Quand survient le drame: le conducteur de la dernière voiture a oublié d’enlever son frein à main. La nuit est encore jeune, rapport à nos petits asticots dont nous tentons de préserver le sommeil. Impossible de savoir combien d’heures nous devrons attendre le conducteur maudit. Nous sommes bien embêtés. D’autant que même le moine a disparu… quand soudain il revient en sauveur, muni d’une espèce de gros cric à roues. Crouiiic, crouiiic, crouiiic… ni une ni deux, le moine soulève les roués bloquées et dégage le dernier véhicule! Dieu soit loué!

Un moine deplace un pick up qui nous gene - Lopburi (Thailande)

 

Le temple Wat Thep Phithak Punnaram (Nakhon Ratchasima)

Sur le chemin du retour, tout près de la Nationale 2, nous faisons halte au temple Wat Thep Phithak Punnaram (« Wat » veut dire « temple »), connu pour son immense Bouddha blanc qui trône au milieu d’une montagne, et surtout, pour les 1250 marches qu’il faut grimper pour l’atteindre. Le chiffre de 1250 représente le nombre des moines qui s’étaient rassemblés, à l’occasion du premier sermon de Bouddha. Bref, on grimpe, il fait chaud.

Petit-Deux refuse de faire un pas. Je le prends sur le dos. On s’arrête plusieurs fois pour boire, on motive Petit-Un en parlant d’un paquet de chips. Petit-Deux râle parce que je grimpe trop lentement et qu’ il voudrait les chips tout de suite, on arrive en haut, on enlève les chaussures parce que c’est sacré, on regarde les gens prier et brûler de l’encens. On étouffe (à cause des gens qui prient) un cri quand Petit-Deux s’approche du vide, on profite de la vue, on explique à Petit-Deux que non on ne peut pas ouvrir les chips au pied du Bouddha…

 

… et on redescend!

Finalement, on trouve un coin pour les chips, les garçons s’arrachent le paquet et finissent par le déchirer, on ramasse les chips au milieu des fourmis, on finit l’eau qui est un peu chaude et avec des poissons de chips, on redescend les marches qui restent avec Petit-Deux qui fait “les grandes jambes”, C’est à dire qu’ il saute une marche sur deux et manque à chaque pas de rouler dans le vide vu qu’en fait, ses jambes, elles sont petites… et enfin on arrive en bas. C’était bien pour la vue, pour le bon moment en famille, pour se dégourdir les pattes et deviser en balade. Après, c’est une montagne avec un bouddha (normal mais blanc) en haut, il faut bien le dire. C’est peut-être un peu haut pour qui n’a pas l’intention de prier.

Le Temple Wat Thep Phithak Punnaram au Nord de Khao Yai

 

 


Lopburi en Pratique

  • Wat Phra Si Mahathat – Coordonnées GPS: 14.798618, 100.613919 – Ouvert tous les jours de 7h00 à 17h00. Le ticket adulte coûte 50 bahts. Comptez 1h à 1h30 de visite.
  • Phra Prang Sam Yot – Coordonnées GPS: 14.803099, 100.613962 – Ouvert tous les jours de 6h00 à 18h00. Comptez 30 minutes à 1h de visite.
  • Le Palais du Roi Narai – Coordonnées GPS: 14.801884, 100.610068   (Attention, le Palais du Roi Narai n’est pas correctement situé dans Google Map) – Ouvert tous les jours de 8h30 à 16h30. Le ticket adulte coûte 50 bahts. Comptez 1h30 de visite.
  • Wat Thep Phithak Punnaram – Coordonnées GPS: 14.616313, 101.265526 – Entrée libre.

 

 

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Le Trésor du Musée Maritime – Chanthaburi

De passage à Chanthaburi, nous sommes tombés par hasard sur un dépliant publicitaire qui recommandait le fort de Noen Wong (Noen Wong Fort), et mentionnait la présence d’un musée maritime attenant. Pas un mot en revanche de notre guide. Nous nous y sommes rendus tout de même, un peu à l’aveugle, et n’avons pas regretté le détour!

 

Le fort de Noen Wong (Noen Wong Fort)

Les enfants traînent les pieds pour sortir de la voiture. Ils préfèreraient continuer à jouer avec leur nouvelle collection de coquillages, « récoltés » dans un restaurant de Chao Lao Beach.

Nous commençons par un tour des fortifications. De la forteresse de Noen Wong, il reste une sorte de tour de guet qui n’a pas l’air d’époque, mais surtout une imposante enceinte en brique, défendue par des canons régulièrement espacés. Le fort a été construit vers le début du XIXème siècle par le Roi Rama III, pour défendre le Royaume de Siam contre les invasions du Royaume du Vietnam. Datés de la même période, les canons sont visiblement importés d’Occident, ce qui n’est pas très étonnant vu les relations qui liaient alors le Siam avec les Etats Unis et la Grande-Bretagne. Petit-Un est très impressionné par les explications de Papa-Tout-Terrain, quant à l’utilisation du canon. Il répétera plusieurs fois la manœuvre de mise à feu.

Les canons du fort de Noen Wong

 

Le Musée Maritime (National Maritime Museum) de Chanthaburi

Autant l’extérieur du bâtiment ne paie pas de mine, autant le contenu du musée nous aura éblouis. La salle la plus impressionnante reconstitue une jonque Thaï traditionnelle, à taille réelle. Le bâtiment de bois sombre (traditionnellement en tek) était semble-t-il destiné au négoce. Comme sur les bateaux du sud de la Chine, de gros yeux sont peints sur la coque. Dans la croyance, ils protègent l’embarcation et lui permettent de « voir » les dangers.

Yeux sur la coque d'une jonque Thai

Par des ouvertures ménagées dans les flancs du bateau, nous découvrons les cales, qui regorgent de denrées exotiques et de liquides conservés dans des sortes d’amphores. Nous dépassons les cabines de l’équipage. Elles abritent dont un type en train de mourir d’une flèche d’Indien d’Amérique dans le ventre. Dieu soit loué, les enfants ne le remarquent pas. De là, des escaliers raides mènent sur le pont.

A l’étage, la reconstitution est fascinante. La plate-forme est envahies de cordages. En levant le bras, on peut toucher les « voiles », retenues par des sortes de nattes de bambous tressées, et qui se replient en accordéon, suivant de grandes lattes horizontales. Le pont est beaucoup moins plat que ce à quoi je m’attendais et les rebords ne sont pas bien hauts. Pas très sympa en cas de tempête! Les enfants se mettent à la barre et aident un moussaillon-mannequin à procéder à des manœuvres compliquées, pour la photo.

Les cales d'une jonque Thai

 

Vestiges marins et artisanat thaï

Un peu plus loin, une autre salle reconstitue des fouilles archéologiques maritimes. La scène s’observe depuis deux étages distincts, l’un pour la partie émergée, l’autre pour la partie sous-marine. Nous examinons les (faux) plongeurs contemporains fouiller les restes de la coque d’un bateau, envahis de coraux et d’animaux marins. Autour de ces thématiques, des activités à destination des enfants proposent de reconnaître à l’aveugle de (faux) objets anciens, extraits des restes de l’embarcation exposée: vases, cordages, tessons d’amphores… Les enfants sont encore un peu petits, mais je suis ravie de pouvoir leur proposer une première introduction aux principes de l’archéologie!

La suite du musée présente une profusion de maquettes de bateaux de style Thaïlandais, ainsi que plusieurs d’objets régionaux. C’est intéressant mais somme toute plus classique. Au final, la visite nous aura beaucoup plu, avec la petite limite que les explications en anglais sont parfois un peu sommaires. Cela nous a laissé le loisir de l’observation et l’imagination. Et soyons réalistes: avec les enfants dans les pattes, nous avons de toute façon rarement le temps de lire les panneaux de commentaires.

 

Le long des murailles…

Nous ne partirons bien sûr pas avant d’avoir nourri les carpes du bassin du musée. Il est toujours assez fascinant de voir ces dizaines de poissons se jeter sur la nourriture en formant une masse tellement compacte que ceux « du dessus » ne touchent même plus l’eau!

Les enfants nourrisent des carpes

Nous terminons la visite en faisant le tour des murailles circulaires du fort de Noen Wong, en voiture. Les fortifications de briques et de terre, vieilles de plus de deux cent ans, ont bien résisté à l’œuvre du temps. En revanche, il ne reste presque aucun bâtiment à protéger au cœur des murailles, juste quelques plantations et visiblement un temple –que nous n’avons pas trouvé. On se demande à quoi cela pouvait ressembler à l’époque du Royaume de Siam. Çà et là, il est émouvant de constater que la végétation et la nature commencent reprendre leurs droits.

 

Les marais salants de Chanthaburi et le Bord de Mer

Sur le chemin du retour vers la maison, nous traversons la zone de marais salants de Chanthaburi. Ils ne se visitent pas, a priori, mais nous pouvons observer au passage quelques ouvriers en pleine récolte. Sur le bord de la route, des baraques proposent à la vente d’énormes sacs de sel, pour une bouchée de pain. J’utilise en ce moment un sac d’un kilo (20 baths, soit un demi euro) qui devrait nous durer un an ou deux. Je trouve amusant et étonnant de cuisiner avec cette fleur de sel non raffinée et donc grisâtre, aux cristaux bien plus grossiers que ce que l’on trouve dans le commerce. Mais bon, ça reste du sel, quoi.

Paysage de marais salants pres de Chanthaburi

 

Un peu plus loin, nous dépassons les Mangroves de Khun Kraben. Le temps est trop court pour nous y arrêter, mais nous nous promettons d’y revenir. En revanche, nous nous permettons un dernier crochet dans une ferme piscicole voisine. L’entrée y est libre. L’on n’achète que la nourriture à distribuer aux animaux de l’élevage. Lorsque l’on jette la pitance dans les cages en pleine mer, l’on ne sait jamais quel type d’animal marin va surgir. Nous découvrons de magnifiques tortues géantes. Des poissons plus ou moins gros, plus ou moins vifs… Il y a parait-il des requins, mais nous ne les avons pas trouvés. La pause n’a pas été très longue, mais c’était une détente agréable. Il faut juste faire attention aux enfants car les rambardes protègent mal d’éventuels plongeons.

Avec du recul, ce n’était malgré tout pas une bonne idée que de laisser les enfants nourrir des poissons vivants. Avec des poissons morts. L’activité a ainsi passablement « parfumé » notre gentille marmaille, avant plusieurs heures de voiture…

Ferme Piscicole pres des Mangroves de Khun Kraben

 

 


Le musée maritime de Chanthaburi en pratique

 

 

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Cascades et Poissons Facétieux à Khao Khitchakut – Chanthaburi

Tout a commencé par un début de week-end morose. Une semaine de travail difficile pour les parents, et des mois à venir qui s’annoncent pires. Un jour à vouloir se rouler en boule dès le matin devant la télé. Le truc qu’on n’a pas fait depuis bien trois ans. « On fait quoi ce week-end? », demande Papa-Tout-Terrain d’un ton pas convaincu. Je sors l’appli « Notes » de mon téléphone et reprends la liste des idées de sortie: un parc d’oiseaux vers Chachoengsao, une ferme du côté de Pattaya, le parc naturel de Khao Khitchakut près de Chanthaburi…

Chanthaburi? Papa-Tout-Terrain tend l’oreille. C’est presque à trois heures de route. Le changement de paysage pourrait nous faire du bien. Je sens son regard s’éclairer. Notre goût de l’aventure a déjà repris le dessus. Nous proposons l’excursion aux garçons qui sautent de joie. Dix minutes plus tard, on a trouvé un hôtel, fait un semblant de valise, et on saute dans la voiture.

La route passe vite, en chansons. Depuis que les enfants ont découvert les classiques français de leur âge, impossible de rouler en silence. Petit-Un adore « Mon âne… », surtout pour les « souliers li-LA-LA-LAS ». Il a une mémoire d’éléphant et connait presque tous les CD par cœur. Petit-Deux a une nette préférence pour « J’ai vu le loup, le renard et la belette », qu’il prononce « molette », comme la clé homonyme. J’ai fort à faire à passer d’une piste à l’autre, pour préserver une égalité parfaite entre les auditeurs, garantie d’un trajet serein.

 

Balade dans Khao Khitchakut

Nous dépassons les temples et la zone religieuse de Khao Khitchakut. Le pèlerinage est très couru par les Thaïs, car il n’ouvre que quelques mois dans l’année. Nous aurions bien visité les lieux par curiosité, mais nous choisissons d’éviter la foule et de rejoindre rapidement le calme de nature. Google Map nous conduit dans un chemin étroit et fort accidenté. Apres un moment de doute, on débouche dans la cour d’une très vieille dame, cassée en deux sur qui ce qui semble être une lessive. De toute évidence, nous ne sommes pas au bon endroit. Quelques tâtonnements plus tard et grâce à l’intuition de Papa-Tout-Terrain, nous arrivons à l’entrée de Khao Khitchakut qui conduit à la « Krating Waterfall« . Avant la balade, j’incite les garçons à enfiler des baskets, qui seront plus confortables pour marcher. Ils refusent et gardent leurs sandales. Bon, tant pis, c’est leurs pieds.

La balade suit les circonvolutions d’une rivière, au cœur de la jungle. Le chemin est ombragé et suffisamment fréquenté pour qu’on ne s’inquiète pas de rencontrer des animaux sauvages louches. Au fil de l’ascension, nous découvrirons neuf chutes d’eau successives. Aux niveaux inférieurs, beaucoup de Thaïs s’arrêtent pour pique-niquer, s’allonger au bord de l’eau ou faire trempette au milieu des poissons. Certains ont même installé leur tente pour camper. L’ambiance est détendue et familiale.

Khao Khitchakut - ambiance familiale

 

Autour de la cascade de Krating

Plus on monte, plus le sentier est difficile, mais les garçons se débrouillent comme des chefs. Devoir sauter et grimper de pierre en pierre rajoute du piquant à l’expérience. Petit-Deux ne réclame pas une seule fois les bras. Il gémit juste en continu, rapport aux cailloux et au sable qui s’infiltrent dans ses chaussures. C’était bien là le problème des sandales, et il avait été prévenu. A chaque fois que je le lui rappelle, beau joueur, il interrompt ses plaintes pendant au moins deux secondes.

Khao Khitchakut - Ca grimpe

A l’avant-dernière cascade, nous décidons de ne pas aller plus loin, car l’ultime section du chemin nous semble trop abrupte et dangereuse. Un peu déçus, les garçons retrouvent vite leur enthousiasme lorsqu’on leur propose de tremper les pieds dans l’eau. Nous avisons une jolie cascade, ou folâtre déjà un groupe de jeunes gens. Nos enfants sont accueillis à grand renfort d’éclaboussures et d’éclats de rire.

Devant ce petit public ébahi, un jeune homme improvise un saut périlleux depuis un plongeoir naturel, à cinq ou six mètres de hauteur. J’en frissonne. Au deuxième tour, il propose à Petit-Un (quatre ans et demi) de le suivre. Petit-Un est bien sûr ravi et n’hésite pas. Je lui rappelle qu’il ne sait ni mettre la tête sous l’eau, ni nager … et qu’il faut sauter de très haut. Après un temps de réflexion, il renonce à son projet. Ouf (soupir maternel rassuré) … Pas facile de grandir et d’apprendre à faire des choix rationnels…

Les garçons et moi avons trempé les pieds dans l’eau. Les fesses aussi pour Petit-Deux. Des poissons s’approchent et viennent nous mordiller les orteils. Ca fait hurler les enfants de rire, surtout quand il s’agit mes pieds. Eux se retirent à toute vitesse dès qu’un « requin » s’approche un peu (notez leur sens de l’hyperbole).

Poissons de Khao Khitchakut

 

Une jolie promenade, mais pas facile partout…

Nous amorçons la redescente. « Ça va pas du tout… », dramatise Petit-Deux, car des gravillons entrent dans ses chaussures maintenant humides et adhèrent à ses pieds. On s’arrête. Dépoussiérage de semelles. Polissage d’entre les orteils. J’y sacrifie la propreté de mon écharpe. On reprend. La fatigue commence à se faire sentir. On avance encore un peu avec la promesse d’une douceur à la pause suivante. On suit tous ensemble les numéros décroissants des niveaux de cascade, en se fixant des objectifs. Petit-Deux obtient finalement une place à califourchon sur mon dos, mais il aura été très vaillant, du haut de ses trois ans. Nous terminons en beauté, avec une glace à l’apéro (hum, hum, on est passés devant la glace d’abord), puis des sandwiches au thon.

La balade a beaucoup plu à tous. En réalité, elle n’est pas longue du tout: 1,2 kilomètres pour rejoindre la cascade la plus haute, d’après les panneaux de l’entrée. Mais avec l’important dénivelé, les petites pattes des enfants, et les pauses régulières, nous avons crapahuté près de trois heures. Ça reste tout à fait faisable avec des enfants (et une femme enceinte), mais il faut penser à emporter assez d’eau, bien sûr, parce qu’on est en pleine nature, que ça grimpe, et qu’il fait forcément un peu chaud.

 

Chao Lao Beach

Pour nous rafraîchir, nous optons pour une fin d’après-midi en bord de la mer. Il faut dire que nous avions déjà visité le centre de Chanthaburi deux ans plus tôt. De mémoire, nous avions aimé le calme de la balade autour de la cathédrale, et particulièrement apprécié de parcourir les ruelles du quartier historique de la communauté de Chanthaboon, qui longe la rivière. Le marché des pierres précieuses m’avait laissé un souvenir mitigé: intriguant de par ses activités fourmillantes, l’endroit était principalement fréquenté par des négociants du Moyen Orient qui me dévisageaient d’un air goguenard et soupçonneux, moi, femme de famille avec deux petits enfants accrochés à mes basques.

Nous prenons la direction de Chao Lao Beach, une plage conseillée sur un dépliant de notre hôtel. Il y a un peu de route depuis le centre de Chanthaburi, mais le paysage est joli, surtout lorsqu’on longe la côte. Nous arrivons juste pour profiter du coucher du soleil. C’est la marée basse et de nombreux Thaïs se sont dispersés sur le sable, en famille ou entre amis, pour profiter des derniers rayons du soleil. Il reste çà et là des trous d’eau dans lesquels les enfants pataugent et cherchent des coquillages et des Bernard l’Hermite. La plage est très propre et visiblement bien entretenue. Nous en profitons jusqu’à ce que la nuit tombe.

Chao Lao Beach

 

Un excellent dîner

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant du coin, plein à craquer et visiblement couru des locaux. Leur poisson en papillote, cuit à la braise, est un délice. Je le commande sur photo, après une petite visite au cuisinier, parce que je suis bien incapable de le retrouver sur la carte en Thaï. Nous optons aussi pour de grosses crevettes et des coquillages. Les fruits de mers sont délicieusement frais et charnus. Les coquilles vernies et nacrées sont une révélation pour les enfants. Je fais plusieurs allers-retours aux lavabos pour leur en nettoyer quelques-unes (beaucoup en fait), dont ils se remplissent les poches.

Papa-Tout-Terrain prend un air boudeur, clame que je suis folle, qu’on ne prend pas les coquilles au restaurant et que lui n’ira rien laver du tout. Mais je ne le regrette pas: les garçons auront passé un repas très calme, à empiler et emboîter des coquillages, qu’ils ont ensuite rapportés à la maison et rangés parmi leurs trésors.

Poisson grille a Chao Lao Beach

 

Nous passons la nuit au Rimnaam Klangchan Hotel de Chanthaburi, bâtiment tout neuf à l’architecture moderne et élaborée. Mention spéciale pour le design de la salle de bain, et pour les éclairages particulièrement soignés. En dehors du plaisir de dormir dans une belle chambre, l’ambiance un peu compassée de l’établissement ne m’a pourtant pas parue tout à fait adaptée aux enfants, au point que nous avons éludé le temps du petit déjeuner pour ne pas trop déranger nos voisins, un poil guindés.

 


Le parc de Khao Khitchakut en pratique

  • Coordonnées GPS de l’entrée du parc (la vraie): 12.838202, 102.121095
  • Prix du ticket adulte: 200 THB pour les étrangers, 40 THB pour les Thais et residents en Thaïlande, au moment ou nous avons visite le parc. (Depuis, de nombreux parc nationaux ont change de politique refusent le tarif « thaï » a tous les étrangers, y compris residents.)
  • L’unique randonnée, qui longe la cascade de Krating, n’est pas très longue. Comptez une demi-journée pour profiter de la baignade dans la cascade avec les poissons.
  • Prévoyez toutefois d’être équipé de bonnes chaussures et d’anti-moustique en saison humide.

 

La plage de Chao Lao en pratique

  • Coordonnées GPS de la plage: 12.532074, 101.944804. (Extrémité sud.) De là on peut longer le rivage vers le nord ouest. Aux endroits où la route ne longe plus la plage, on peut retrouver la mer en prenant les chemins de traverse.
  • Coordonnées GPS du restaurant: 12.538594, 101.937490.

 

 

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Balades, animaux et jungle à Khao Yai

Les Grands-Parents-Tout-Terrain sont en visite! C’est l’occasion de leur faire découvrir de chouettes coins de Thaïlande! Première nuit au sud de Khao Yai. J’ai opté pour l’Ingpai Resort, qui se trouve à quelques kilomètres de l’entrée sud du parc. C’est une zone sans touristes et sans hébergements, ou presque: tout le contraire de Khao Yai nord. L’hôtel est bon marché. Nous n’en n’attendons pas grand-chose. Guidée par le GPS, la voiture fend la jungle, sur une route minuscule et sans lumière.

Nous arrivons au pied de quelques maisons traditionnelles de bois. Deux femmes édentées et pas du tout anglophones surgissent de nulle part pour nous conduire à notre bungalow. De tous leurs chicots, elles sourient aux enfants qui, pas du tout impressionnés, échangent quelques mots en Thaï. La chambre est très agréable: propre, vaste, et lumineuse de bois blond. Un grand matelas deux personnes a été rajouté pour les enfants, et le chauffe-eau dispense une eau encore plus chaude qu’à la maison. C’est royal! Je ne suis juste pas très rassurée d’être au bout du monde, et demande à Papa-Tout-Terrain d’envoyer un texto à des proches, pour nous localiser: au moins demain, ils pourront retrouver nos os (oui, je suis grave confiante au fin fond de la nature…).

Ingpai Resort

Le lendemain aux aurores, opération Tetris pour Papa-Tout-Terrain. Quatre valises, deux sièges auto, un matelas, des sacs à dos, des sacs à mains, des sacs informes, sans compter les exigences et incompatibilités des passagers: Petit-Un veut « un grand-parent » à ses côtés, tandis que Petit-Deux ne s’assoit qu’à côté de Maman-Tout-Terrain, qui elle a mal au cœur à cause de sa grossesse.

 

Premier Contact avec la Faune de Khao Yai

On entre finalement à Khao Yai. C’est vraiment à deux pas de l’hôtel. Nous traverserons d’abord la zone sud, territoire des éléphants. A l’entrée du parc, on trouve des tas d’affiches sur la façon dont se comporter si l’on en croise un. En gros il faut laisser l’éléphant tranquille et ne pas le poursuivre pour le photographier. Tout de même, l’inverse ne me viendrait pas à l’idée! Ca me rappelle justement qu’avant le week-end, Papa-Tout-Terrain m’avait montré la vidéo d’un éléphant irascible du parc, en train d’attaquer la voiture de touristes sûrement relous. J’espère tout de même ne pas avoir à rencontrer d’éléphant en liberté.

Nous croisons un très beau singe. Un macaque. Les enfants râlent. Ils voudraient lui donner une banane. On explique qu’on est dans une zone protégée et qu’on ne doit pas nourrir les animaux sauvages. Les enfants râlent plus fort et ne se sentent pas concernés. Nous sommes en pleine séance éducative lorsqu’un cycliste nous hèle avec des signes de bras insistants.

On s’arrête. Il voit notre tête et prend la figure embêtée du mec qui ne parle pas anglais. Ça l’a refroidi d’un coup et il abandonne l’idée de communiquer. On s’apprête à repartir quand on voit devant nous un pick-up qui recule à toute vitesse, suivi d’un type qui court comme un dératé. Suivi d’un éléphant très placide. L’éléphant traverse la route en humant des touffes d’herbe de ci de là. Puis il s’enfonce dans la jungle tout en poursuivant ses activités d’éléphant. C’est la première fois que je voyais un éléphant en liberté et j’ai trouvé l’épisode très émouvant!

Elephant a Khao Yai

 

Balades dans la Jungle

On passe au visitor center pour récupérer une carte (médiocre d’ailleurs, j’aurais dû en imprimer une d’Internet), avant d’entamer notre première balade. Suivant les recommandations de mes collègues Thaï, nous sommes en pantalon-chaussettes-baskets, avec les jambes bien couvertes pour éviter les serpents, sangsues et autres joyeusetés que je n’ai pas bien comprises. En fait, les Thaïs, eux, sont en short et tongs. Les balades sont jolies et la jungle est bien entretenue. Je m’entends: on est au cœur de la forêt tropicale et on n’a pas du tout du tout envie de sortir du sentier tracé, mais le chemin est dégagé et bétonné sur un mètre de largeur si bien qu’on se sent en sécurité, et que l’on sait où l’on met les pieds.

Il n’empêche qu’il faut ouvrir grand les mirettes. Petit-Un nous a sauvés d’un serpent qui traversait paisiblement le sentier, mais qui nous avait échappé. Heureusement, très averti des risques des reptiles, il s’est arrêté net et a retenu Papa-Tout-Terrain qui ouvrait la marche. Quel sang-froid pour notre grand, qui n’a pas encore cinq ans! Il en a tout de même tremblé de frayeur pendant un petit moment. Moi aussi, d’ailleurs!

 

La Haew Narok Waterfall

Khao Yai propose une demi-douzaine de balades de longueurs différentes, dont la plupart mènent à des cascades. D’autres excursions sont possibles mais doivent se faire avec des guides expérimentés. Sur les quatre circuits testés –sur deux jours-, j’ai particulièrement aimé le chemin qui mène à la Haew Narok Waterfall, pas très long, facile et ludique pour les petits, avec de nombreux ponts. La dernière volée d’escaliers à pic est cependant assez glaçante. Mon vertige et moi-même avons dû prendre notre courage à deux mains et Petit-Deux en Buzzidil (notre porte-bébé du moment) pour aller jusqu’au belvédère final. Mon cavalier s’est même permis de pester sous prétexte que j’étais trop lente et que ça le fatiguait. Le début de la saison sèche (novembre) est sans doute le meilleur moment de l’année pour ces balades: il reste beaucoup d’eau dans les cascades, mais les chemins sont facilement praticables.

 

Petite digression. En route pour la Haew Narok Waterfall, nous avons vu un petit crocodile nager dans une rivière. En d’autres lieux, nous avons également vu des touristes barboter dans des cours d’eau, en dépit de panneaux qui l interdisait… à cause de la présence d’alligators, justement. Encore plus pour nous, étrangers, parce que nous ne connaissons pas bien cet environnement et sa faune, il m’est vraiment avis de respecter strictement les indications données dans le parc.

 

Les animaux de la tombée de la nuit…

Nous passons la seconde nuit au nord de Khao Yai. Comme le crépuscule est propice à l’observation des animaux sauvages, nous avons prévu de clôturer la journée par une dernière traversée sud-nord du parc. Suite à des soucis d’éléphants, plus personne ne peut entrer dans le parc après 18h, mais ceux qui y sont déjà peuvent s’y déplacer librement (et même y camper pour les très courageux). Nous ne nous attarderons tout de même pas trop, je ne tiens pas à dormir entre les pattes d’un pachyderme. Il est 17h15 et justement, la voiture qui nous précède s’arrête, en warning.

Ce coup-ci, on reconnait le signe de l’éléphant! Je suis bien contente de ne pas être la première voiture! Par chance, on est juste derrière, et on voit super bien. Cet éléphant a opté, ce soir-là, pour une balade sur le goudron. Nous le suivrons pendant un bon quart d’heure -avec une pensée pour les véhicules qui, de l’autre côté de la route, doivent faire l’opération à reculons. Tout ce temps-là, l’éléphant nous ignorera royalement. Et très vite les enfants aussi passeront à autre chose: un éléphant qu’on ne peut nourrir de bananes n’est décidément pas très intéressant! Nous croiserons encore deux éléphants, des daims, et peut-être un gaur (animal de type buffle à cornes courbées, et dont le territoire se situe au nord de Khao Yai).

 

Confort et Sérénité au Santosha Health Lifestyle Resort

Lors de précédentes excursions, nous avions déjà testé l’hébergement autour de Khao Yai, que nous avions trouvé coûteux et de qualité médiocre. Sur recommandation, nous logeons cette fois-ci au Santosha Health Lifestyle Resort, un peu plus loin de l’entrée du parc. C’est un peu cher, mais franchement confortable, et nous avons été délicieusement accueillis. Les chambres sont spacieuses et les lits immenses, le personnel est souriant, et le tout est meublé avec tant de goût que Papa-Tout-Terrain aurait bien acheté un banc pour rapporter chez nous. Summum de l’idéal pour nos enfants, “il y a même des poules dans le jardin!!!”

Santosha Resort

La piscine est très chouette, dans un beau paysage montagneux. Il paraitrait également que les cours de yoga –gratuits- de sept heures du matin sont top. Mais soyons réalistes, avec mes cernes de presque cinq ans d’âge, je n’ai vraiment pas la gueule de quelqu’un qui va se lever spécialement pour aller faire du yoga aux aurores! Mention spéciale enfin pour le pain maison du petit déjeuner, servi chaud. Le genre de pain tellement bon que j’en ai oublié les nausées de grossesse. Le genre de pain sur lequel toute la famille s’est jetée et un peu empiffrée de façon trop pas discrète. Bref, du pain qui déchire, parole de Français!

 


Le Parc de Khao Yai en Pratique

  • Coordonnées GPS de l’entrée nord: 14.507851, 101.378993
  • Coordonnées GPS de l’entrée sud: 14.222194, 101.405611
  • Prix adulte: 400 THB pour les étrangers. Pas de « prix Thaï » pour les étrangers résidents. Gardez votre ticket si vous voulez sortir puis rentrer à nouveau sur la même journée.
  • L’entrée dans le parc se fait entre 8h et 18h.
  • Il existe cinq trajets balisés pour la promenade. Ne tentez en aucun cas de sortir des sentiers sans un accompagnant local sérieux.
  • On peut dormir sur place dans des bungalows ou dans le camping. Si vous avez le temps, prévoyez la visite du parc sur deux jours pour bien en profiter.
  • En fonction des distances, pensez a bien vous équiper pour la balade: eau, répulsif moustique, chaussures fermées et pantalons, bâton de rando

 

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Prendre l’avion avec un bébé

Les longs voyages en avion sont une petite aventure, et encore plus avec un bébé. Mais en laissant de côté ses appréhensions pas forcement rationnelles, et surtout en s’organisant un peu, un vol avec un tres jeune enfant n’est pas bien compliqué.

Il n y a pas d’âge minimum pour prendre l’avion pour un bébé en bonne santé, mais il est généralement recommandé d’attendre une semaine après la naissance, et d’avoir fait les premiers vaccins. Pour les trajets internationaux hors Union Européenne, votre enfant aura de toute façon besoin de son propre passeport, qui demande généralement plusieurs semaines, pour être établi. Chez nous, Petit-Un a connu son premier vol à vingt-huit jours, et Petit-Deux a quatre mois.

A l'aeroport

 

Réserver un bassinet bébé avant le départ

Le bassinet est le petit panier dans lequel le bébé dormira pendant le vol. Il est fixé juste devant le siège des parents. Pour le décollage, l’atterrissage et en cas de turbulences, le bébé doit rejoindre les genoux de ses parents. Cet équipement rajoute un vrai confort au temps de vol: le bébé aura son « lit » et vous pourrez vous reposer les bras.

Le bassinet se réserve d’abord au pré-enregistrement Internet, 48 heures avant le vol. Au moment de l’enregistrement, pensez cependant à bien le rappeler au personnel de la compagnie. Selon les compagnies, il y a un poids, une taille et/ou un âge maximum pour avoir droit au bassinet. Si vous y tenez, vérifiez les conditions à l’avance, histoire de « raccourcir » votre enfant d’un ou deux centimètres au besoin, lorsqu’ on vous posera la question.

 

Bien réfléchir au contenu du bagage à main

Le bébé a droit à « son » bagage à main, en plus de celui du parent. Je trouve qu’il est plus efficace de séparer les affaires du bébé pour les avoir à portée de main très rapidement. Moins le bagage à main est volumineux, plus c’est pratique, mais gare à ne rien oublier d’essentiel. Point principal: ne pas lésiner sur les couches. Le vol détraque parfois le transit des petits… plusieurs fois, nous avons dû jeter quelques bodys irrécupérables et malodorants dans les toilettes d’avions ou d’aéroports. Prévoir donc aussi des vêtements de rechange, des mouchoirs et des lingettes en grand nombre -en l’espèce, je privilégie l’efficacité à l’écologie. Rajouter enfin du Doliprane enfant, qui existe maintenant en mini dosettes toutes légères: je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours pendant les trajets en avion que nos enfants faisaient de nouvelles dents et la gentille poussée de fièvre qui va avec…

On pensera bien sûr au Doudou. Pour les bébés non allaités, on n’oubliera pas biberons et/ou sucettes. Il y a souvent des petits pots fournis dans l’avion, mais pas toujours. Je prends donc généralement quelques gourdes de compote ou de soupe, qui évitent le transport et la manipulation de cuillères. A peu près tout le reste se trouve aisément durant le vol. Les boissons, les biscuits, petits pains et snacks sont soit en libre-service, soit s’obtiennent sur demande auprès du personnel de bord. On peut facilement solliciter des couvertures et coussins supplémentaires en cas de besoin

Coussin et couvertures

Poussette ou Porte-Bébé?

Selon les aéroports, la poussette va ou non jusqu’à la porte d’embarquement, et se récupère soit en descente de l’avion, soit avec les bagages -après la douane et avoir parcouru à pieds les dédales de couloirs de l’aéroport. A moins de bien connaitre les procédures des aéroports de départ et d’arrivée, je trouve qu’il est plus simple de planifier sans poussette que de se la voir retirée à un moment pas pratique. Chez nous, on met donc la poussette en bagage en soute et on compte sur les porte-bébés physiologiques, écharpes de portage et autres slings. Pour un tout petit, privilégier le sling ou l’écharpe, mais attention de savoir assez correctement manœuvrer la bête pour se sentir à son aise. Egalement en vol, un porte-bébé physiologique (ou autre écharpe) sera bien pratique, au cas où votre bébé ait besoin de ressentir le bercement de la marche. Je ne regrette jamais d’en avoir glissé un dans le bagage à main!

 

A l’aéroport

Arrivez en avance pour l’enregistrement des bagages. En cas de problème avec votre pré-enregistrement sur Internet, le personnel pourra rattraper le coup –et fera le maximum pour vous si vous avez des enfants – mais personne ne pourra plus vous aider si l’avion est déjà plein. Au moment de la confirmation des sièges, rappelez bien que vous aurez besoin d’un bassinet pour bébé.

A l’étape suivante,  je trouve toujours le contrôle de sécurité stressant, quand il faut faire vite et se déshabiller avec un bébé dans les pattes. D’ailleurs, le personnel n’est souvent pas aimable. Là on est contents ne n’avoir pas trop de bagages, pas de liquides, pas de ceinture, des chaussures plates qui ne sonnent pas… Pour éviter les liquides, on peut prendre des gourdes pour enfant vides, que l’on remplit au besoin, ou sinon acheter de l’eau après le passage sécurité.

Pour l’embarquement, les familles avec des bébés ou de très jeunes enfants ont la priorité pour entrer dans l’avion. N’hésitez pas: c’est bien plus pratique d’installer bagages et enfants tant que l’appareil est quasi vide.

Embarquement

 

Le décollage et l’atterrissage

Dans la plupart des compagnies, le personnel de bord vous fournira une ceinture bébé, qui permet d’attacher votre enfant sur les genoux, pour le décollage et l’atterrissage. Certaines compagnies estiment que la ceinture peut représenter un risque pour l’enfant (risque pour les os du bassin en cas de choc) et ne proposent pas de ceinture enfant. Je ne partage pas leur avis et estime qu’une chute représenterait un risque supérieur pour l’enfant. Dans ces cas-là, j’utilise un porte-bébé.

Au décollage et surtout à l’atterrissage, votre enfant est susceptible d’avoir mal aux oreilles à cause des variations de pression. La meilleure solution est faire téter votre enfant: biberon, sein ou sucette. Ces différentes solutions ont visiblement toutes fonctionné sur nos enfants. En tout cas, nous n’avons jamais rencontre ce type de douleurs.

 

Les activités en vol

A vingt-huit jours, Petit-Un a passé la moitié de son premier vol à observer le signe lumineux « no smoking », et l’autre moitié du vol à dormir. Le ronron de l’avion berce généralement bien, et même Petit-Deux, qui ne dormait jamais dans la vraie vie, a fait de belles siestes dans les airs.

Sur un vol long, la question des distractions devient problématique à partir du moment où l’enfant commence à savoir se déplacer. Un petit qui déambule sans arrêt dans les allées de l’avion est assez pénible pour les autres voyageurs. Il faut donc trouver à l’occuper autrement et gagner du temps. Les repas et le grignotage constituent un bon divertissement, avec des « découvertes » à répartir dans le temps: couverts, lingette parfumée, biscuits ou bout de pain… Un truc qui a bien marché chez nous c’était les céréales: une boite mini de Chocapics à grignoter a l’unité, ça dure vraiment longtemps!

Les boissons sont a disposition pendant les vols long courrier

Côte activités en tant que telles, le collage de gommettes fonctionne toujours très bien: nous utilisons pour cela les grosse gommettes rondes qui s’achètent par plaques et ne reviennent vraiment pas cher. Pensez aussi à de petites lectures si votre enfant aime ça. L’Ipad –ou autre écran- nous a également parfois dépannés: pour ces âges, on peut trouver quelques applications de musique ou comptines pour les tout-petits. Nous avons aussi une appli « Fireworks », que mon âme d enfant et moi-même apprécions autant que ma progéniture: il s’agit tout simplement de faire exploser des feux d’artifices en collant son doigt sur l’écran.

Dans les cas quasi désespérés, l’activité ultime, c’est d’aller changer la couche

 

Changer bébé en vol

Bien que petits, presque toutes les toilettes d’avion disposent de tables à langer. Le personnel de bord garde les cabines propres et je n’ai jamais rencontré de souci particulier. Plus encore, si votre petit a vraiment besoin de se rafraichir les idées, le change est une récréation à recommander.

Table a langer dans l avion

D’abord, on est tout seul dans les toilettes et on n’embête pas les autres voyageurs –à condition de ne pas faire ça dans les deux dernières heures du vol, quand tout le monde cherche à passer aux toilettes. Il y a plein de boutons et de petites portes, dans les toilettes, qui distribuent les serviettes douces pour se moucher, les serviettes rêches pour s’essuyer les mains, le papier WC en rouleau, le parfum, le savon… Il y a des voyants lumineux. Un miroir. On peut se laver les mains trois fois si le cœur nous en dit… Bref, ce n’est pas le paradis, mais une bouffée d’oxygène certaine, au cas où!

Toilettes de l'avion

 

Les compagnies où les enfants sont les bienvenus

Les compagnies d’Asie du Sud Est comme Thaï Airways et Malaysia Airlines sont vraiment très « Kids Friendly« . Le personnel de bord est plaisant et très arrangeant pour les enfants. Dans la mesure du possible, ils essayent toujours de trouver des sièges supplémentaires pour rendre le vol plus agréable. J’ai en revanche un moins bon souvenir de Vietnam Airlines, mais je ne sais plus pourquoi. Nous sommes peut être mal tombés.

On voyage bien aussi, avec un bébé, chez Air France, mais on sent les personnels de bord plus stressés et moins flexibles. Enceinte et avec deux enfants de deux ans et demi et quatre ans, on m’a refusé un embarquement prioritaire, car je n’avais plus de bébé de moins de deux ans. A prix égal, nous privilégions donc Thaï Airways.

En revanche lorsque nous habitions en Chine, nous évitions plutôt les compagnies chinoises, pour les long-courriers. Les personnels étaient certes très prévenants, mais les Chinois ont l’habitude de peu dormir, de beaucoup discuter, plaisanter, jouer aux cartes, se promener, manger (…) pendant les vols. En un mot, ces voyages étaient généralement bruyants et n’aidaient pas à la sérénité des enfants.

 

 

Vous penserez sûrement à d’autres trucs utiles à partager… Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus!

D’autre part, si vous avez des applis pas cher à recommander, et qui ont eu du succès auprès de vos enfants, je noterai vos idées avec plaisir… pour des tests en famille dès notre prochain voyage!

 

 

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